Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Derrière la haie — Chapitre 3 · Troisième jour
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Derrière la haie
Chapitre 3 · Troisième jour
Mon sommeil fut mouvementé, troublé par un rêve étrange.
Mes thuyas étaient sous l'emprise maléfique de « la dame du transat », métamorphosée en une sorcière sylvestre. Sous l'effet de ses sorts, leurs branches prenaient vie, s'enroulaient autour de moi, m'immobilisaient, me ligotaient jusqu'à arracher mes vêtements. Je me retrouvais nu, écartelé, à la merci de leurs rameaux, totalement soumis à la volonté de la brune au visage diaphane. En proie à des désirs sans fin, elle se jouait de moi sans aucune retenue, me transformant en son objet sexuel. Pendant que les aiguilles urticantes me griffaient le torse, elle empoignait d'une main ferme ma queue pour me branler brutalement. Un rictus pervers au coin des lèvres, elle chuchotait des invocations : des mots que l'air même semblait avaler, inaudibles mais puissants. Les thuyas frémissaient, je sentais leurs racines, profondément ancrées dans le sol, se tordre sous la terre. Des branches ondulaient autour de moi, comme des bras qui n'avaient rien de protecteur.
Mes thuyas étaient sous l'emprise maléfique de « la dame du transat », métamorphosée en une sorcière sylvestre. Sous l'effet de ses sorts, leurs branches prenaient vie, s'enroulaient autour de moi, m'immobilisaient, me ligotaient jusqu'à arracher mes vêtements. Je me retrouvais nu, écartelé, à la merci de leurs rameaux, totalement soumis à la volonté de la brune au visage diaphane. En proie à des désirs sans fin, elle se jouait de moi sans aucune retenue, me transformant en son objet sexuel. Pendant que les aiguilles urticantes me griffaient le torse, elle empoignait d'une main ferme ma queue pour me branler brutalement. Un rictus pervers au coin des lèvres, elle chuchotait des invocations : des mots que l'air même semblait avaler, inaudibles mais puissants. Les thuyas frémissaient, je sentais leurs racines, profondément ancrées dans le sol, se tordre sous la terre. Des branches ondulaient autour de moi, comme des bras qui n'avaient rien de protecteur.
J'essayais de me débattre, mais chaque mouvement ne faisait que resserrer l'étreinte autour de mes chevilles et de mes poignets. Mes efforts étaient vains. Toujours agrippée à ma queue, d'un bras devenu élastique, la sorcière s'élevait dans les airs, son sexe au-dessus de ma bouche. Avec un cri guttural, la gorgone lançait un dernier sortilège. Des branches s'échappaient de toute part des thuyas, l'une se courbait comme un serpent et se faisait brindille pour plonger dans mon urètre au moment même où un courçon venait se loger dans mon anus. Une autre se dédoublait pour écarter outrageusement la vulve de ma tortionnaire, laissant les dernières ramilles s'enrouler autour de son clitoris. Enfin un surgeon sortait de terre et s'enfonçait dans sa rondelle. Ainsi en lévitation, la fée maléfique tremblait de toute part et s'abandonnait à un orgasme à faire rougir le dernier barreau de l'échelle de Richter.
Elle m'inondait d'un flot de cyprine tandis qu'une dernière pression sur ma bite provoqua un geyser de sperme.
Je me réveillais, en sursaut, sur cette dernière image. Si la trique matinale était bien présente, je dus constater qu'à défaut d'un geyser qui aurait souillé murs et plafond, seule une petite flaque chaude et poisseuse se prélassait sur mon ventre.
Je me réveillais, en sursaut, sur cette dernière image. Si la trique matinale était bien présente, je dus constater qu'à défaut d'un geyser qui aurait souillé murs et plafond, seule une petite flaque chaude et poisseuse se prélassait sur mon ventre.
Une sensation bizarre m'envahit alors. Le rêve avait laissé une marque bien réelle et je n'avais pas souvenir d'avoir une fois, de toute ma vie, éjaculé en dormant. « La dame du transat » m'avait-elle poursuivi dans mes songes, s'était-elle glissée à mon insu sous mes draps, m'avait-elle, vraiment, ensorcelé ou est-ce moi qui l'était tout simplement ?
Le réveil affichait 10h00 et un coup d'œil rapide à travers les volets me confirma que cette matinée serait aussi radieuse que les deux précédentes. Il était grand temps de me rendre dans mon jardin, curieux de voir quel effet les 20 centimètres de haie taillés la veille, avaient eu sur celui du voisin mais, surtout, par voie de conséquence, sur l'héroïne de mes pensées nocturnes que j'espérais retrouver de nouveau dans son transat.
J'enfilais un simple short, bien plus rapide et facile à enlever qu'un bas de pyjama, au cas où….
Dissimulé derrière la canisse j'observais le résultat de mes efforts de la veille.
La nouvelle coupe avait eu le résultat escompté. La bande d'ensoleillement s'était élargie. Elle se rapprochait de mon muret et elle englobait l'ensemble du transat. Ma haie réagissait comme une « peau de chagrin » bienveillante. A l'inverse de celle du roman, tout en se racornissant, elle exauçait mes désirs sans entamer ma vitalité, bien au contraire, si j'en jugeais par l'énergie vibrante qui animait mon corps et plus particulièrement mon entrejambe, même si je fus déçu de ne trouver personne sur la chaise longue.
Dissimulé derrière la canisse j'observais le résultat de mes efforts de la veille.
La nouvelle coupe avait eu le résultat escompté. La bande d'ensoleillement s'était élargie. Elle se rapprochait de mon muret et elle englobait l'ensemble du transat. Ma haie réagissait comme une « peau de chagrin » bienveillante. A l'inverse de celle du roman, tout en se racornissant, elle exauçait mes désirs sans entamer ma vitalité, bien au contraire, si j'en jugeais par l'énergie vibrante qui animait mon corps et plus particulièrement mon entrejambe, même si je fus déçu de ne trouver personne sur la chaise longue.
Pourtant celle-ci avait été déplacée de manière à se retrouver parfaitement au centre de la zone ensoleillée. Je remarquais une petite boule de chiffon de la même couleur que l'assise, posée dessus. A y regarder de plus près, je devinais un string ou peut être un tanga, en tous les cas, un sous-vêtement que je n'avais pas remarqué au premier coup d'œil tant il était minuscule et se fondait avec le tissu du siège. Il était posé dessus avec une discrétion presque trompeuse…
Était-ce un message, une invitation, une incitation à franchir le muret ?
Sans trop réfléchir, j'allais ramasser mon échenilloir télescopique, laissé au bord de ma haie, et dans un numéro d'équilibriste, je m'en servis comme d'une canne à pêche, pour récupérer la fine dentelle. L'opération ne dura qu'un instant et je fus soulagé ne pas avoir été surpris. Une fois fait, tel un chenapan, je me retirais au fond de mon jardin encore tremblant d'émotion et de crainte. Je décrochais mon larcin des griffes de mon élagueuse. C'était un string assez minimaliste, à peine un souffle de tissu. Son fin triangle était humide et je doutais que la rosée matinale y soit pour quelque chose. Je le portais à mes narines. Un parfum envoûtant se dégageait de cette dentelle effrontée. Un mélange délicat de fleur d'oranger, de vanille réchauffée par le soleil avec un soupçon de musc discret. Chaque inspiration était un vertige, une empreinte invisible mais brûlante, un parfum chargé d'abandon. Ce simple morceau de tissu était une invitation muette, une provocation clandestine.
Sans trop réfléchir, j'allais ramasser mon échenilloir télescopique, laissé au bord de ma haie, et dans un numéro d'équilibriste, je m'en servis comme d'une canne à pêche, pour récupérer la fine dentelle. L'opération ne dura qu'un instant et je fus soulagé ne pas avoir été surpris. Une fois fait, tel un chenapan, je me retirais au fond de mon jardin encore tremblant d'émotion et de crainte. Je décrochais mon larcin des griffes de mon élagueuse. C'était un string assez minimaliste, à peine un souffle de tissu. Son fin triangle était humide et je doutais que la rosée matinale y soit pour quelque chose. Je le portais à mes narines. Un parfum envoûtant se dégageait de cette dentelle effrontée. Un mélange délicat de fleur d'oranger, de vanille réchauffée par le soleil avec un soupçon de musc discret. Chaque inspiration était un vertige, une empreinte invisible mais brûlante, un parfum chargé d'abandon. Ce simple morceau de tissu était une invitation muette, une provocation clandestine.
J'inspirais encore, plus fort, cette effluve intime et je fus saisi d'ivresse, bien plus qu'avec un alcool fort. L'odeur s'infiltrait, envahissait tous les pores de ma peau, tout mon être. Cette exhalaison éveillait des images diffuses : un frisson sur une cuisse nue, une bouche entrouverte sur un soupir, la moiteur d'un corps après l'extase…. J'étais de nouveau ensorcelé ! J'étais excité, ou plus exactement dévoré par l'envie de boire à la source de « la dame du transat ».
Submergé par cette soif impérieuse, je glissais le string dans ma poche, enfilais un tee-shirt, sortis de chez moi et pris la direction de la maison voisine. Juste le temps de vérifier que la voiture de monsieur « casse-noisette » n'était pas là et je sonnais au portail.
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Commentaires ()
J'aime beaucoup votre style d'écriture.
Merci pour ce chaud moment et vivement la suite.
Mumu