Rosalie une domestique dévouée
Chapitre 6 · On embauche un jardinier
Couverture de Rosalie une domestique dévouée, par Docsevere Rosalie une domestique dévouée Chapitre 1 · La sucession Chapitre 2 · Les caprices des maîtres Chapitre 3 · Le travail de Rosalie Chapitre 4 · La cuisinière met toujours un peu d'elle-même dans ses plats Chapitre 5 · Rosalie et sa rosette Chapitre 6 · On embauche un jardinier Chapitre 7 · Promenons nous dans le bois (le bois dont je me chauffe) Chapitre 8 · La gouvernante Chapitre 9 · Les malheurs de Rosalie Chapitre 10 · Ma gouvernante soigne la cuisinière Chapitre 11 · Petites vacheries entre femmes Chapitre 12 · Telle est prise qui croyait prendre Chapitre 13 · Un plat qui se mange froid Chapitre 14 · Le dressage Chapitre 15 · Une dure à cuir(e) Chapitre 16 · Les malheurs d'Armande Chapitre 17 · De nouveaux plaisirs Chapitre 18 · Grasse matinée Chapitre 19 · On verrouille Armande Chapitre 20 · La saillie Chapitre 21 · Les jours heureux Chapitre 22 · Des jours tristes... Et l'espoir de jours meilleurs. Chapitre 23 · Le recrutement Chapitre 24 · Les débuts d'Honorine Chapitre 25 · La beauté et le désir Chapitre 26 · Tu seras punie par où tu as péché Chapitre 27 · Les préparatifs d'un départ Chapitre 28 · La couturière Chapitre 29 · La fête de Noël Chapitre 30 · Les étrennes d'Honorine Chapitre 31 · Sacrifice à Janus Chapitre 32 · Flagrant délit de lubricité Chapitre 33 · La ceinture Chapitre 34 · Le déjeuner sur l'herbe Chapitre 35 · Celles qui commandent. Et les autres. Chapitre 36 · Le cadeau d'adieu Chapitre 37 · Le con d'Honorine
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Rosalie une domestique dévouée — Chapitre 6 · On embauche un jardinier

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Rosalie une domestique dévouée

Chapitre 6 · On embauche un jardinier

Un matin, alors que j'avais fait venir notre vieux tâcheron pour lui demander s'il pouvait retaper les murs en torchis de l'écurie qui commençaient à se disjoindre, il me dit qu'il ne viendrait plus. C'était l'ancien jardinier, et il approchait des soixante-quinze ans. Il n'y avait pas besoin de lui poser davantage de questions pour se rendre à l'évidence : le pauvre homme était usé, fatigué. 
 Je lui demandai s'il connaissait quelqu'un au pays, de jeune et plus gaillard qui saurait faire toutes ces choses, et même jardiner, car tiens, je l'embaucherai à temps complet comme jardinier et homme à tout faire.
 Il se gratta la tête, pas bien longtemps, pour me dire qu'il y avait bien son neveu : il avait à peine trente ans, et ça serait susceptible de l'intéresser. Il était journalier chez les Pasquier mais il savait tout faire. Pardieu, c'est lui qui lui avait tout appris. 
 C'était un bon garçon, le fils de son frère, qui avait grandi dans le Perche mais s'était retrouvé orphelin à seize ans, et il était venu vivre chez lui et lui avait donné des coups de main.
En effet, je me rappelais l'avoir vu une fois ici, l'aider au jardin. En tout cas il s'en portait garant, je n'aurais pas à me plaindre de lui si je voulais bien l'embaucher. Ça les aiderait grandement tous les deux s'il trouvait un emploi à temps plein, et peut-être que si je le lui permettais il pourrait quand même continuer à donner des coups de mains pour les moissons et à faucher chez les voisins. 
 Ce fut entendu et je lui demandai donc que le neveu vienne se présenter dès que possible. 
 
L'après-midi même il fut là. C'était un grand garçon au poil roux qui me dépassait d'une demi-tête. Il n'avait pas l'air bien malin, mais il était costaud. L'ouvrage n'avait pas l'air de lui faire peur. 
À titre de garantie, je lui demandai d'abord qu'il me retape les murs souffrants et je l'embaucherais définitivement si j'étais content de ce qu'il aurait fait. 
 
 Il sut tout de suite quoi faire et en à peine deux jours il avait comblé les énormes fissures et consolidé les murs. Il s'y connaissait, du moins suffisamment pour cette tâche. Il m'avait montré qu'il en savait beaucoup sur la taille des arbres, des rosiers, sur les plantations, l'entretien du potager et qu'il s'acquitterait parfaitement de tout ce labeur. Par ailleurs, il vit bien que son oncle, le pauvre, n'avait pas eu beaucoup le temps de bien faire au jardin, étant donné que ma femme me faisait pression pour que je l'appelle le moins souvent possible. Avec lui à temps plein, la propriété, les jardins, tout serait remis en état et tout bien mieux entretenu. Tope là, l'affaire était faite. 
 
 Évidemment et comme je m'y attendais, l'embauche à temps complet de ce factotum plongea ma femme dans la stupéfaction et la mit en fureur.
 
 - Quoi ?! Mais vous allez nous mettre sur la la paille ! Vous déraillez totalement !
 - Ne vous en faites pas, nos comptes sont sains, et nous avons de quoi.
 - Ne comptez pas sur moi pour me serrer la ceinture. Et je vous interdis de toucher à ma dot !
 - Votre dot est intacte et elle le restera.
 - Vos rentes sont-elles tellement en augmentation que nous nous pouvons permettre une telle dépense régulière ? Pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas augmenter Marie ?!
— Nous n'en sommes pas encore là…
 
 Et prenant un air mystérieux et énigmatique je tournai les talons et la plantai là. 
 
° ° °
 
 
 Les premiers jours elle ne sortit pas de la maison, feignant d'ignorer le nouvel employé de maison. D'ailleurs je lui avais dit que, puisque cela semblait l'arranger, il serait sous ma responsabilité et sous mes ordres. Elle m'avait rétorqué : 
 
 - Bien entendu, mon ami. Que sais-je, moi, de l'entretien des bâtiments, et du jardin potager ? Je ne suis pas une fille de la campagne, vous le savez fort bien.
 - Oui, oui, bien entendu. Mais si vous vouliez en apprendre un peu sur les fleurs, les boutures, et la taille des rosiers…
— Pfff… Vous ne me voyez quand même pas en train de mettre les mains dans la terre ? Vous m'imaginez avec de la terre sous les ongles ? Pourquoi ne pas brouetter le fumier pendant que vous y êtes ?
 - Comme il vous plaira, mon amie. Moi je disais ça pour votre bien : peut-être que ça pourrait vous changer les idées, et l'air frais pourrait peut-être calmer vos migraines…
— Quoi ? Vous êtes médecin à présent ?! Je sais très bien ce qui est bon pour moi, je n'ai pas besoin de vos piètres conseils en la matière !
 
Je ne poursuivis pasla conversation et préférai la laisser là pour éviter qu'elle ne s'envenime. 
 
 
° ° °
 Quelques semaines passèrent. Le garçon faisait merveille, il était travailleur, sans cesse occupé à sa tâche. Je pensai au début qu'il cherchait à se faire bien voir, à montrer combien il était utile. 
 C'était sans doute vrai mais ça n'en était pas la seule raison : le bougre débordait d'énergie, de force, d'ardeur et de courage, et il aimait le travail, ça se voyait. De de plus il était plein d'idées qu'il me soumettait en permanence. J'étais ravi de ses initiatives qui attendaient (pas très longtemps) mon approbation et il faut bien avouer qu'en si peu de temps le domaine avait déjà commencé à changer d'allure.
Sa dernière idée était de vouloir monter une serre. J'étais intéressé mais je m'étais d'abord montré inquiet eu égard au coût que ça engendrerait. Il me rassura, il ne suffirait que de trouver le matériau, et dame, il y en avait çà et là sur la propriété qu'il se proposait de réutiliser (de bonnes poutres, un peu de métal, il ne faudrait acheter que ce qu'il manquait) ; et puis il me convainquit qu'une serre, sous notre climat un peu froid et très humide, permettrait de faire pousser des fleurs, de belles roses, des espèces plus fragiles ; et même améliorer le rendement du potager ou faire pousser des légumes plus méridionaux (des tomates, par exemple.)
 Je lui demandai s'il était sûr de lui. Il me répondit qu'on pourrait toujours faire des essais, et que si certaines espèces de légumes et de fleurs ne marchaient pas, on n'aurait qu'à en changer.
 Il débitait tout ça de la même voix calme et humble, mais je sentais que l'enthousiasme en lui était là. 
 Je fus partant pour l'expérience. Après tout, ça ne me coûterait pas tant. Et puis j'avais de nouvelles sources de revenus que, pour le moment, je ne voulais pas encore dévoiler à ma femme. 
 
° ° °
 
 Un certain début d'après-midi, dans mon bureau, alors que j'étais en train de besogner Rosalie (elle était à genoux sur le fauteuil, sa longue jupe retroussée sur les reins, ses gros nichons sortis et ballottant au rythme de mes coups de boutoir) elle me sortit entre deux orgasmes brefs :
 
 - Vous savez que Madame sort souvent au jardin, ces derniers temps ?
 
Son souffle était court, sa respiration saccadée. Je ralentis un peu, étonné tant du moment qu'elle avait choisi pour cette confidence que du sujet.
 
 - Ah bon, vraiment ? Elle doit aller inspecter les travaux et regarder avec circonspection si la serre se monte.
 - Oui, mais pas que…
 - Quoi donc ?
 
 Elle ricana :
 
 - C'est curieux… dit-elle sur un ton de mystère, l'air pensif
 - Oui c'est étonnant, moi je dirais. Mais qu'il y a-t-il donc… ?
 - Elle a un comportement bizarre… inhabituel…
 - Comme quoi ? Parlez que diable !
 
Rosalie se tut, soupira, comme emportée par la houle des mouvements de nos deux bassins collés l'un à l'autre, emportée par le plaisir au rythme des coups de pine qui ébranlaient le fond de sa chatte. J'interrompis tout mouvement, saisis ses deux mamelons qu'elle avait fort gros (ils semblaient s'épanouir depuis un moment sous l'effet de son activité sexuelle régulière, comme s'ils ne dégonflaient plus entre chaque saillie dont je la gratifiais deux à trois fois par semaine – ou bien était-ce sous l'effet des aspire-tétons en latex que je lui faisais porter chaque fois qu'elle m'aidait à l'écurie, revêtue du corset en latex, l'effet devenant peut-être durable) et je me mis à les pincer très fortement, du plus fort que je pus (en effet, je la soupçonnais à juste titre de vouloir me faire mariner, de prolonger le mystère pour se rendre intéressante) :
 
— Parlez donc, grosse bête ! Ou je vous tords les tétons jusqu'à ce que les larmes vous jaillissent des yeux !
 - AÏE, AÏE, NON ! AÏÏÏÏÏÏÏE ! Je vais tout vous raconter… mais arrêtez.
 - Alors allez-y, racontez !
— Ben c'est que Madame a été voir la serre en construction. Je l'ai vue plusieurs fois alors que j'allais dans la matinée donner du foin à Victorieux et nettoyer son box. Au début elle avait un visage fermé. Puis je l'ai vue aller parler au jardinier. Elle n'a pas haussé le ton, apparemment. La première fois elle est partie avec un air pincé. Mais par la suite je l'ai aperçue lui parler plusieurs fois, et elle semblait plus détendue. Elle semblait presque satisfaite, je vous jure !
 - Eh bien, tout arrive, Rosalie.
 - Oui, d'autant qu'elle est moins sur mon dos ces derniers temps.
— J'espérais bien que voir le terrain et les jardins dans un bel état la changerait d'humeur : eh bien voilà mon souhait réalisé. Et si en plus elle est moins après vous, c'est tant mieux pour tous deux.
— Oui, elle est moins sur notre dos… Et vous Monsieur, vous êtes bien dans ma chatte, et cela me va bien.
 - Oui, je le sais que vous aimez ça.
 - Oh ouiii, Monsieur, soupira-t-elle
 - Eh bien, il est tant de vous donner l'hallali, Rosalie, je vous ai assez besognée pour aujourd'hui, je m'en vais vous sabrer à fond !
 - OH OUIII, Monsieuuuuur, cria-t-elle tandis que mes mains venaient de lui attraper avec force les grosses poignées de ses hanches et que je lui envoyais mes coups de bélier à un rythme maximal.
 
 Elle rugit plus qu'elle ne cria, et très vite je sentis l'explosion arriver et jaillir, et je lui envoyai mes jets de foutre bien au fond d'elle. 
 
° ° °
Dans les semaines qui vinrent, Rosalie me faisait régulièrement un rapport bref mais amusé sur le changement de comportement de ma femme. Elle sortait beaucoup plus souvent, parlait souvent à Jules (le jardinier), tenant même avec lui, selon elle, de longues conversations, et même elle devenait souriante. Du moins, elle souriait à ce jeune homme, et seulement à lui. Si elle ne houspillait pratiquement plus Rosalie et ne cherchait plus la confrontation avec moi, je ne la voyais moi pas plus sourire qu'avant, ni à sa bonne, ni à moi-même. J'aurais presque pu douter de ce que Rosalie me racontait, et la soupçonner de faire l'intéressante en racontant des histoires. Mais d'une part je la connaissais bien, si cette grosse femme n'était pas bien maligne elle était trop naïve et trop franche pour être menteuse ; d'autre part je me rendais bien compte par moi-même que mon épouse me fichait une paix étonnante. 
 
 Un après-midi, entrant dans mon bureau, Rosalie avait un petit sourire entendu. Elle se dépêcha de refermer la porte. 
 
 - Oui, Rosalie ?
 - Quoi, Monsieur ?
— Vous avez l'air de quelqu'un qui a des choses à raconter. Et qui en meurt d'impatience. Eh bien parlez donc.
— Cela fait plusieurs jours que Madame se rend à la serre tous les matins. Elle passe beaucoup de temps dehors.
 - Oui, en effet, ça n'était pas dans ses habitude, rétorquai-je d'un ton un peu las.
— Je l'ai surprise alors que j'étais dans l'écurie - non loin de la porte mais dans l'obscurité, de telle sorte qu'elle ne m'a pas vue. Elle n'arrêtait pas de se retourner et de regarder derrière elle. Comme si elle avait quelque chose à cacher…
 - À ce point-là, Rosalie ? Vous êtes sûre que vous n'exagérez pas ? Que ça n'est pas le fruit de votre imagination ?
 - Je vous assure, Monsieur. Ne me dites pas que son comportement n'a pas changé, ces derniers jours ? Que vous ne l'avez pas vu ?
— Si bien-sûr, comme vous. Mais ce que vous me décrivez ne lui ressemble guère.
 - Je sais bien Monsieur. Mais tout le monde peut changer. Sous l'effet de quelque chose… ou de quelqu'un…
 - Comment Rosalie ?! Vous insinuez que ma femme s'intéresse à ce paysan ? Faites attention, malgré son caractère de chien et le comportement peu amène qu'elle a eu avec vous, vous lui devez quand même le respect !
 - Écoutez, Monsieur, je ne me permettrai aucune remarque déplacée sur Madame, vous le savez, Monsieur… Peut-être s'intéresse-t-elle à lui pour ce qu'il sait faire avec ses mains… ? Ou peut-être voit-elle en lui l'image d'un fils qu'elle n'a pas eu ?
— Oui, bon… Je n'en sais rien. Il se passe sans doute parfois des choses étranges dans la tête de ma femme, et j'avoue que j'ai peu souvent réussi à la comprendre.
 - La seule chose que je peux vous dire, Monsieur, c'est qu'elle lui parle gentiment, et avec beaucoup de sourires. Rien que ça, ça n'est pas très habituel…
 - Vous devez forcer le trait, Rosalie. Vous l'avez peut-être vue lui sourire une ou deux fois… N'en concluez rien.
— Si vous aviez vu, Monsieur, vous constateriez le changement comme moi. Vous savez, Monsieur ? Si vous vouliez vous rendre compte par vous-même vous pourriez m'accompagner discrètement le matin : d'une fenêtre de l'atelier qui est attenant à l'écurie on voit à peu près bien la la serre ; on pourrait de là observer discrètement.
 
 Je faillis grommeler, m'indigner encore une fois, mais je ne protestai pas : cette grosse fille un peu simple n'était pas dénuée de malice et je commençai à me faire à l'idée que son jugement n'était pas trop mauvais. Ou alors elle avait un sixième sens. 
 Après être resté silencieux un long moment, en proie à mes réflexions, je déclarai donc : 
 
 - Après tout, il n'est pas illégitime que je sache ce qui se passe chez moi. Vous avez raison, Rosalie, demain matin j'irai essayer de regarder dans la serre. Mais je ne vais pas rester là-bas toute la matinée à ce poste d'observation, à tenter de surprendre je ne sais quoi... la barbe…
 - Nous nous relaierons, Monsieur
 - Certainement pas ! J'irai seul, et vous Rosalie, resterez dans la maison.
 - Bien, Monsieur, répondit-elle avec une mine un peu déconfite. Soyez-y avant onze heures, c'est souvent vers cette heure-ci que « cela » se passe.
 - Merci Rosalie, conclus-je sur un ton plus conciliant.
 
Le lendemain matin donc, je sortis discrètement assez tôt et me rendis à l'écurie. Je m'étais doté d'une paie de jumelles grossissantes qui appartenaient à mon père et dont il s'était peu servi. Je les posai sur l'établi tout près de la fenêtre que m'avait indiquée Rosalie. Cette vieille commère avait raison : de cette fenêtre on voyait une grande partie de la serre. Celle-ci avait été finie d'être montée depuis déjà plusieurs semaines et Jules, le jardinier, avait commencé à l'aménager. Il y avait un coin consacré à des plantations en pleine terre et le dernier tiers accueillait des tables sur lesquelles il avait manifestement déposé des jardinières où il avait semé des fleurs ou je ne sais quoi d'autre.
Je dois reconnaître que j'avais un peu délaissé la serre et l'avancement des travaux ces derniers temps, surtout depuis que j'avais constaté qu'il avait fini de la construire. D'où le champ libre laissé à ma femme qui l'avait investi, si je peux m'exprimer ainsi. Jamais je n'aurais cru il y avait encore trois mois qu'elle s'intéresserait un jour au jardin ou à ses dépendances. 
Heureusement pour moi, elle ne mettait jamais les pieds à l'écurie – pas plus que Jules – car c'était mon domaine réservé (ainsi que celui de Rosalie qui m'y secondait lorsque je lui demandais.) Il faut dire que l'odeur de l'animal et de son crottin devaient largement indisposer ma femme qui avait reçu une éducation bourgeoise et mondaine. Mais l'odeur d'un autre animal ne semblait pas la déranger, loin de là. Elle semblait même l'avoir attirée. Ce que j'allais découvrir ce jour-là. 
 
Jules arriva tôt en effet, peu de temps après que je me sois installé à mon poste d'observation. Fidèle à ses habitudes d'homme besogneux, il s'affairait sans repos, bêchant, creusant, arrosant, plantant, et que sais-je. 
Vers les onze heures à ma montre, je vis ma femme apparaître et approcher de l'entrée de la serre. La bougresse jetait des coups d'œil répétés et nerveux derrière elle, comme si elle avait quelque chose à se reprocher. Rosalie disait donc vrai : pourquoi diantre avais-je douté d'elle ? 
 Mon épouse entra dans la serre, marchant d'un pas lent, laissant traîner ses yeux ici et là autour d'elle d'un air intéressé mais qui ne trompait pas : elle alla droit sur Jules. Qui la salua d'un air plutôt distrait. 
 Elle resta un long moment à côté de lui, lui parlant manifestement, puis le suivait à courte distance chaque fois qu'il se déplaçait et allait sans interrompre ce qu'il avait en train. Il me sembla qu'elle le collait presque. Puis soudain, tout contre son dos, je fus presque certain qu'elle avait passé sa main devant lui, comme pour saisir… quelque chose, que je n'osai imaginer ! Le bougre ne pouvait quasiment plus bouger, mais il n'essayait pas de se soustraire à elle. À un moment il tourna la tête et je vis sur son visage un sourire béat, presque idiot. Pas de doute, elle était en train de lui astiquer le mandrin, ma parole ! Et elle se frottait de tout son corps contre lui, lui faisant ressentir sa poitrine qu'elle avait forte (moins que celle de Rosalie, mais bien pleine) et appuyait son menton dans son cou à lui.
Lui semblait un peu gêné, et il le fut encore plus quand elle se laissa soudain tomber à genoux, à ses pieds. Les tables me dissimulaient la vue. Mais je le vis tendre son grand corps, rejeter sa tête en arrière, fermer à demi les yeux ; et comme il en titubait, il fit un ou deux pas en arrière et là je vis ! Ma femme s'activait devant sa culotte. De la main et sans aucun doute de la bouche à voir les oscillations de la tête : elle le pompait à un rythme effréné ! Diantre, où avait-elle appris de telles turpitudes ? Moi qui la croyait ignorante de ces choses, et si prude… Elle qui avait tout juste consenti à écarter un peu ses jambes le soir de nos noces, sans retirer sa chemise de nuit. Et il n'y avait pas eu grand risque que nous eussions une descendance dans les années suivantes. Elle aurait pu me reprocher d'avoir des maîtresses ou de lutiner les domestiques, franchement. 
Pour l'heure j'étais soufflé de ce à quoi j'assistais.
 Je décidai de n'en rien conter à Rosalie. Par contre, j'allais m'obliger à venir ici tous les matins pour voir si ce jeu allait se répéter.
 
 Le lendemain, ma femme ne se montra pas. Jules travailla un peu dans la serre puis sortit. Je savais qu'il avait quelques tailles de haie à faire. 
Mais le jour suivant elle reparut dans la serre. Elle a avait revêtu une robe longue légère, très élégante, qui flottait légèrement sur ses formes, et portait un chignon recherché, à l'orientale. 
Elle semblait un peu guindée, ne se départant pas de son port de tête hautain, de sa posture digne de femme du monde. Ce qui ne l'empêcha pas de récidiver avec son petit manège : je la vis poser ses mains sur les épaules musclées de Jules (il avait une tenue qui laissait dénudées ses épaules), puis elle se mit à le caresser, d'une façon, qui, vue d'ici, semblait sensuelle et féline. 
 Le bougre, dans la fougue de son jeune âge et avec son sang vif, ne pouvait bien entendu y rester insensible : il se retourna, posa ses mains sur l'arrondi des hanches de mon épouse, commença à la caresser ; ses mains semblaient bien s'enhardir et elles montaient et descendaient sur ses flancs, jusqu'à ses cuisses. Grâce à mes jumelles, je la vis bien, elle, et son expression.  Et son sourire ! Ce sourire que je ne lui avais jamais vu, le sourire d'une enfant enchantée, cet air charmé et mièvre.
 Le gaillard se mit à la presser et la serrer de plus près. Elle ne cherchait pas à échapper à son étreinte, ne faisait même pas mine de s'en offusquer. 
Et soudain, les gestes du jeune homme devinrent plus brusques (il devait être échauffé, et dame, personne n'aurait pu lui en vouloir, de la façon qu'elle s'était montré langoureuse) : il la fit pivoter, prit sa place, la poussa contre la table, et d'une main ferme tenant bien sa taille, il lui fit faire demi-tour et la bascula en avant. Et alors là, ce que je vis était inouï de mémoire de hobereau de campagne : le jardinier releva le bas de la robe de sa patronne et lui remonta jusque sur les reins… faisant apparaître sa croupe nue ! Ma femme, le cul à l'air offert au jardinier, dans ma serre, dans ma propriété ! La garce n'avait même pas mis de panty ! Je voyais comme la pleine lune dans un ciel clair, son fessier bien fendu, oblong, exposé à la concupiscence de mon employé !
 Bien entendu elle n'eut pas l'air de protester ni de se plaindre puisqu'elle resta bien docilement dans cette posture indécente, cette façon obscène. 
 Lui, posa ses deux mains sur ces fesses dont il avait sans doute rêvé, et il sembla les malaxer, les tripoter, et… il me sembla même qu'il leur asséna une claque ; d'autant que j'entendis d'où j'étais le petit cri de mon épouse. 
 Le gredin finit par s'accouver, fléchissant les genoux, et fis je ne sais quoi avec sa bouche sur le postérieur rebondi. Je ne sus… cependant je devinais. Ce que sa bouche et sa langue firent sur les parties intimes de ma femme (fesses, sexe ou troufignon, peu importait.)
Puis le gaillard finit par se relever, et aucun doute ne me fut permis sur la nature de ce qu'il allait faire ensuite : en effet, il tomba sa culotte à ses genoux, et vu comment ma femme releva brusquement la tête et la nuque et ouvrit la bouche sous l'effet d'une secousse, propulsée brutalement vers l'avant, je compris qu'il était dans la place ! À grands coups de reins vigoureux il la besogna comme un âne, et elle n'en avait pas l'air contrariée. Si d'où j'étais je crus percevoir une plainte saccadée, rythmée par un ahanement partagé par les deux scélérats, j'étais certain qu'il ne s'agissait pas d'une plainte de protestation, mais bien de cris de plaisir. Saillie à la cosaque comme une fille de ferme, la salope prenait son pied ! J'en étais comme deux ronds de flancs. Elle si prude, qui avait toujours considéré les plaisirs de la chair comme un péché mortel, elle dont j'avais tant entendu dire de mépris et de haine des demi-mondaines qui, dans le sérail de la bourgeoisie parisienne, défrayaient la chronique de leurs frasques adultères avec des amants, aventuriers et artistes, je la voyais s'offrir à un garçon de ferme tout crotté et qui aurait pu être son fils, dans sa propre propriété, notre domaine, avec si peu de discrétion ! Qu'avait-t-il bien pu lui passer par la tête ? Quelles migraines, quelle neurasthénie, s'amélioraient avec un tel traitement ?
Je compris ce jour-là que ses simagrées n'avaient eu d'autre but que de s'isoler et de me mettre à distance, voire de se venger de moi qui l'avais, par la force des choses et de par notre situation financière, obligée à quitter sa vie parisienne et mondaine qu'elle affectionnait tant à l'époque. 
 
De là où j'étais j'entendis les râles virils du jardinier, qui s'accompagnèrent d'un glapissement aigu de crainte de mon épouse (en effet, je comprenais qu'elle avait peur de tomber enceinte - à 43 ans cela se pouvait encore), et ses suppliques obtinrent manifestement gain de cause : le garçon se recula et lui envoya sur les fesses et les reins de longs jets de son foutre, épais et crémeux. 
 
Je la vis se relever sur ses avant-bras, échevelée, regarder avec crainte tout autour d'eux (moi, caché dans l'ombre, j'étais indétectable), puis se redresser, rabattre sa robe et la laisser retomber jusqu'à ses chevilles. Elle sortit vite de la serre, se dirigeant vers l'arrière de la grande bâtisse où elle pouvait rejoindre sa chambre qui donnait sur le jardin par une porte-fenêtre bien pratique, puis son cabinet de toilettes. La misérable était pleine de malice.
 Le garçon, dans mes jumelles, affichait un air un peu piteux mais il remisa vite sa boutique dans son pantalon et reprenant contenance, il se remit à ses activités. Seul son visage rougeaud aurait pu donner des indices sur le forfait qu'il venait de commettre. Comme, du reste, les joues de ma femme que je jugeai bien colorées quand je la vis s'éloigner. 
 
Ainsi donc j'étais cocu. Et avec un jardinier, un jeune paysan rustre et à peine dégrossi. J'étais plus outré qu'en colère. Ma femme se roulait dans la fange, elle qui se montrait si digne, si arrogante, si fière, qui se comportait comme une grande dame, je l'avais surprise en flagrant délit d'ignominie. 
Bien entendu, j'allais garder cela secret, d'autant que je ne pouvais en exhiber aucune preuve. Car je pensais bien que, si elle en avait retiré du plaisir (et vu ses cris, ça ne pouvait être feint), les deux coupables récidiveraient ; à moins qu'elle ne fut prise de remords, mais j'en doutais.
J'avais la conviction qu'elle prenait également du plaisir à me faire cocu pour se venger de l'avoir entraînée dans cette campagne où jamais, jusqu'à l'année dernière, elle ne serait venue vivre pour tout l'or du monde. Je commençais à réfléchir à échafauder un plan. Bien entendu il n'était pas question d'en toucher mot à Rosalie, pas plus que de lui décrire la scène que j'avais observée, cette grosse bécasse aurait été capable d'en faire des gorges chaudes dans tout le village, rien que pour se rendre intéressante.
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Docsevere
11 décembre 2025 à 23:23
Ou bien le fait-elle par dépit, par mépris pour son mari. Ou parce que, bien qu'on ne le sache pas, elle a compris qu'il besogne sa vieille cuisinière. Va savoir.
Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort.

Merci de ton commentaire, @Exorium.
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Exorium
11 décembre 2025 à 19:34
Oh, la bougresse! Elle cachait bien son jeu. À moins qu'elle n'ait que tout récemment découvert quel plaisir pouvait lui apporter ce que femmes et hommes ont entre les jambes.
Soyez respectueux
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Docsevere
7 janvier 2024 à 18:42
Merci, lectrice fidèle.

En ce dimanche après-midi gris, froid et pluvieux, je travaille sur le chapitre 13 ;)
Soyez respectueux
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Wedreca
7 janvier 2024 à 15:48
Mmm... La maîtresse de maison semble s'intéresser au jardinage (enfin, plutôt à la queue du jardinier ;)).

Une bonne bite dans le con (ou dans le cul), rien de tel pour vous décoincer :P.

J'adore ton style qui colle parfaitement à cette histoire d'un autre temps.
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Docsevere
14 novembre 2023 à 23:06
Je rougis de tant de compliments, ma belle.

Pour le style j'ai tenté d'imiter le style de l'époque, j'espère ne m'être pas trop vautré.
L'idée de cette histoire m'est venue en lisant "Le journal d'une femme de chambre" d'Octave Mirbeau dont j'ai tiré quelques idées... et un petit souvenir de "Bel Ami" de Maupassant.
La Belle Époque m'a toujours fait rêver...
Modifié 14 novembre 2023 à 23:07
Soyez respectueux
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Heartbeat
14 novembre 2023 à 21:16
Yes, long time no see, je profite d'une convalescence forcée pour me déambuler sur Xstory, la main dans la culotte en lisant un récit de domestique sodomisée par son Maître dans le foin :p
Je me doutais bien que c'était une façon de refléter la mentalité de l'époque, et c'est bien fait ! d'ailleurs chapeau aussi pour le style et les mots utilisés, ça fait pile bien dans le timing, sans être too much ou justement anachronique !
Modifié 14 novembre 2023 à 21:19
Soyez respectueux
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Docsevere
14 novembre 2023 à 18:56
Merci, ma chere petite Heartbeat. Tellement ravi de te revoir, qui avais disparu de Xstory !

Évidemment. C'est pour mieux souligner une époque ou l'égalite et les droits des femmes étaient des concepts inconnus.
(Mais je promets qu'à la toute fin il y aura une justice... inspirée d'un livre que tu m'avais recommandé... mais chuuuut ;))
Modifié 14 novembre 2023 à 18:57
Soyez respectueux
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Heartbeat
14 novembre 2023 à 13:58
Hâte de lire la suite, toujours un plaisir de lire cette belle plume, cet amour pour les corps charnus et les plaisirs de la chair !
... Ca serait fort de café que le Maître se venge d'une infidélité qu'il a lui-même commise :p
Soyez respectueux
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Photo de profil de Docsevere
Docsevere
2 novembre 2023 à 19:33
Merci mes chers amis.
Cette histoire me plaît et l'imagination pour une fois ne me fait pas défaut.

Vous n'êtes pas au bout des rebondissements... ;)
(La suite le 27/11)
Soyez respectueux
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Gubbe
2 novembre 2023 à 11:36
Tres belle histoire, que de rebondissement. Vivement la suite :) ;)
Soyez respectueux
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