Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Maud de BCBG à petite allumeuse — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Maud de BCBG à petite allumeuse
Chapitre 5
Maud rentre chez elle, les joues rosies, les lèvres légèrement gonflées. Elle évite le regard de Julien, qui lève à peine les yeux de son écran.
— Tu as passé une bonne journée ?
— Oui, oui... juste fatiguée.
— Oui, oui... juste fatiguée.
Elle file à la salle de bain, verrouille la porte et se regarde dans le miroir. Sa peau est marquée des empreintes de doigts sur ses hanches. Une odeur masculine colle à sa peau.
Elle se déshabille d’un geste vif, laissant tomber ses vêtements en tas. Sous la douche brûlante, elle se savonne avec frénésie, comme si elle pouvait effacer l’empreinte de Lucas et Alex. Mais quand ses doigts glissent entre ses cuisses, elle s’immobilise.
Elle est encore mouillée.
Un frisson la parcourt. Elle devrait avoir honte. Elle devrait se sentir sale. Elle se sent vivante. Elle se sent forte.
Les jours passent. Maud change.
Ses tenues de travail deviennent plus audacieuses. Des tailleurs ajustés qui épousent ses courbes sans être vulgaires, des chemisiers échancrés, des collants résille sous ses tailleurs, comme un secret qu’elle seule connaît.
Julien remarque.
Un matin, alors qu’elle enfile des escarpins à talons aiguilles, il l’intercepte près de la porte.
— Tu as un entretien aujourd’hui ?
— Non, pourquoi ?
— Non, pourquoi ?
Il laisse son regard parcourir son corps, s’attardant sur le décolleté plongeant de son chemisier.
— Tu es... différente. Tu as changé de style.
— Ça te plaît ?
— Ça te plaît ?
Il ne répond pas, mais son regard s’attarde sur la fente de sa robe, là où la soie glisse sur sa cuisse.
Antoine, son collègue du service financier, est le premier à remarquer son changement. Pas vraiment à cause de ses tenues ou de son parfum, non. Plutôt ce quelque chose d’invisible, mais palpable, cette tension nouvelle qu’elle dégage.
Un soir, alors que l’open space est presque vide, il s’approche de son bureau. Silencieux. Prétexte banal.
— Tu as une minute ? Je voulais te parler du rapport trimestriel.
Maud, concentrée sur son écran, lève les yeux.
— Maintenant ?
Il esquisse un sourire tranquille, comme s’il avait tout son temps.
— Ce sera rapide. Juste un détail à vérifier.
Il pose sa tasse près d’elle. Maud hoche la tête, pivote légèrement sur sa chaise pour lui faire de la place. Le fauteuil grince doucement. Elle lui cède un bout d’espace, à peine, mais suffisant.
Antoine se penche. Une main sur le dossier de sa chaise, l’autre pointant vaguement l’écran. Il est proche. Son épaule frôle la sienne, sa respiration est audible, chaude, presque posée sur sa peau.
Maud, absorbée par le tableau Excel, réajuste machinalement sa position. Elle glisse vers l’avant, écarte les jambes sans y penser.
Sa jupe, déjà courte, remonte au creux de ses cuisses. Le tissu se tend, se soulève. Juste assez pour laisser entrevoir ses bas résille et, plus haut, une fine bande noire de soie.
Elle ne réagit pas. Ne recule pas. Elle le sent, le devine : il regarde. Pas l’écran. Pas les chiffres. Elle.
Le silence s’épaissit. Il fait semblant de suivre les données, mais ses yeux restent figés, happés par ce triangle d’ombre, de maille et de désir.
Maud laisse faire. L’espace d’une seconde, elle devient spectatrice d’elle-même. Son cœur bat plus vite. Elle laisse cette tension s’installer, presque curieuse de voir jusqu’où elle tiendra.
Puis, doucement, elle referme les cuisses. Sans précipitation. Un geste fluide, presque paresseux. La soie de sa jupe glisse contre les bas avec un léger froissement, subtil, mais parfaitement audible dans ce bureau devenu théâtre.
Il se redresse lentement, sa voix un peu plus marquée.
— Il manque des données. On verra ça demain.
Maud hoche la tête, clique sur un onglet au hasard, masque son trouble derrière un sourire neutre.
— Dommage.
Elle ne tremble pas. Ne rougit pas. Mais sous le bureau, elle sent son souffle encore court, et une chaleur croissante entre ses jambes.
Il s’éloigne, tasse en main, comme si rien ne s’était passé.
Elle ne contrôle plus rien. Dans le métro, elle espère presque qu’un inconnu la touche. Au bureau, elle se surprend à imaginer Antoine la baiser dans les toilettes.
La nuit, elle se réveille en sueur, la culotte trempée, honteuse et excitée.
La nuit, elle se réveille en sueur, la culotte trempée, honteuse et excitée.
Elle déteste ce qu’ils ont fait d’elle.
Mais elle aime ça.
Julien ne dit rien. Mais il voit.
Il remarque ses tenues plus courtes, ses regards fuyants. Il sent son parfum plus lourd, comme si elle voulait marquer son passage. Un soir, il la surprend en train de vérifier son téléphone avec une nervosité inhabituelle.
Elle croit qu’il ne comprend pas.
Mais quand elle rentre avec une mèche défaite, les joues rosies, il pose une main sur sa taille, plus ferme que d’habitude.
— Tu as passé une bonne journée ?
Elle ment.
— Oui, tranquille.
Il ne la croit pas. Mais il ne pousse pas.
Pas encore.
Les verres à vin sont à moitié vides sur la table basse. Julien allume une cigarette, les yeux perdus dans la lueur bleutée de la télévision muette. Maud, assise en tailleur sur le canapé, joue avec une mèche de cheveux, la gorge serrée.
Elle a bu deux verres de plus que d’habitude. Juste assez pour que les mots brûlent le bout de sa langue.
— Julien... Il faut que je te parle.
Il tourne la tête, l’observe. Elle ne le regarde pas encore.
— T’as l’air tendue.
Elle prend une dernière gorgée de vin, pose le verre avec un *clic* trop sec.
— Il s’est passé quelque chose. Il y a deux semaines. Au restaurant.
Un silence.
Julien écrase sa cigarette, se penche en avant, coudes sur les genoux.
— Continue.
Elle raconte tout.
— La vidéo.
— La réserve.
— Leurs mains sur elle.
— Leur sperme dans sa bouche.
— La réserve.
— Leurs mains sur elle.
— Leur sperme dans sa bouche.
Sa voix ne tremble pas. Elle est comme détachée, comme si elle parlait d’une autre.
Julien ne bouge pas. Son visage est un masque.
— Ils t’ont forcée ?
Maud ferme les yeux.
— Pas... pas comme tu crois. Au début, j’ai résisté. Et puis...
Un frisson la parcourt.
— J’ai aimé ça.
Julien se fige.
— Je déteste ce qu’ils m’ont fait. Mais mon corps... il a adoré. Et depuis, je n’arrête pas d’y penser. Dans le métro, au bureau...
Elle serre les poings.
— Je... je ne peux plus faire semblant.
Un silence.
Puis, enfin :
— Et maintenant ?
Maud lève les yeux vers lui.
— Maintenant... j’ai envie que ça recommence, dit-elle, brutalement, sincèrement.
Un choc dans le regard de Julien.
— Je t’imaginais presque frigide des fois. Tu disais non si souvent... Et pendant ce temps, tu... ça.
Il fait un geste vague, comme pour désigner l’indicible.
— T’as joui ? demanda-t-il.
Elle hésite, puis hoche imperceptiblement la tête.
Les verres sont vides, la tension palpable. Maud, assise droite dans le canapé, regarde Julien sans détour. Elle n’a plus peur.
— Julien, je ne ferai pas semblant toute ma vie. Je ne suis plus celle que tu crois.
Il la dévisage comme s’il la voyait pour la première fois.
— Donc tu veux... quoi ? Coucher avec d’autres hommes ?
— Je veux être honnête. Avec toi, avec moi. Oui, j’ai aimé ce qu’ils m’ont fait. Eh oui, j’ai envie de recommencer. Mais pas dans la honte. Pas en cachette.
— Je veux être honnête. Avec toi, avec moi. Oui, j’ai aimé ce qu’ils m’ont fait. Eh oui, j’ai envie de recommencer. Mais pas dans la honte. Pas en cachette.
Un silence.
— Et moi, dans tout ça ?
Maud se lève, marche vers lui. Elle pose une main sur sa poitrine, sent son cœur battre fort.
— Toi, tu restes celui que j’aime. Mais je ne serai plus une femme frustrée. À toi de voir si tu peux vivre avec ça.
Elle marque une pause, ajoute :
— À prendre... ou à laisser.
Julien serre les dents, tourne la tête. Puis, brusquement, il la saisit par les poignets.
— Raconte-moi la réserve. Dans les détails.
Maud sent son excitation monter. Elle comprend le moment.
— Ils m’ont forcée à m’agenouiller. Lucas a pris ma tête, m’a fait avaler toute sa queue. Alex était derrière, ses doigts en moi...
Julien grogne, ses doigts se resserrent sur ses poignets.
— Ils m’ont retournée, prise comme une chienne. J’ai senti leur sperme couler en moi et j’en ai redemandé.
Julien l’embrasse violemment, la poussant contre le mur. Elle sent son érection durcir contre son ventre.
— Putain... je devrais te détester.
— Mais ?
— Mais ?
Il hésite, puis lâche :
— Mais j’ai jamais été aussi dur de ma vie.
Maud, toujours debout devant Julien, voit son regard noir de désir. Elle sourit, sentant son pouvoir sur lui. Elle se penche légèrement, assez pour que son décolleté attire son regard, mais pas assez pour qu’il puisse la toucher.
— Tu veux vraiment savoir comment je veux me sentir, Julien ?
Il ne répond pas, les mâchoires serrées, mais ses yeux brillent d’une lueur sombre.
— Je veux qu’on me traite comme une chienne. Qu’on me mette à genoux, qu’on me tire par les cheveux pour m’enfoncer une queue dans la gorge. Qu’on me crache dessus avant de me baiser. Qu’on me force à lécher le sperme par terre comme si j’étais une vraie putain.
Julien émet un grognement sourd, sa main serrant l’accoudoir du canapé.
— Et toi, tu bandes en m’écoutant, hein ? Tu te dis que ta femme est devenue une salope, et ça t’excite plus que tout.
Julien respire fort, son torse se soulevant rapidement.
— Alors fais-le. Branle-toi. Je veux te voir jouir en pensant à moi, en train de me faire baiser.
Julien hésite une seconde, puis, les yeux dans les siens, il déboutonne son jean d’un geste brusque.
— Oui... comme ça.
Elle reste debout devant lui, le regardant se masturber avec rage, comme si chaque coup de poing sur sa queue était une vengeance contre ce qu’elle était devenue... et contre son propre désir coupable.
— Putain... Maud...
— Dis-le. Dis que tu veux me voir comme ça.
— Dis-le. Dis que tu veux me voir comme ça.
Julien grogne, les muscles tendus, près de l’explosion.
— Oui... Je veux te voir... comme une salope...
Elle rit doucement, puis chuchote :
— Trop tard. C’est déjà ce que je suis.
Julien jouit violemment, les yeux rivés sur elle, comme si c’était son corps à elle qui lui arrachait chaque goutte de sperme.
— Maintenant, tu sais. La prochaine fois, ce sera pour de vrai.
À suivre...
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Commentaires ()
Très bonne histoire
Vivement la suite
Vivement la suite
Belle histoire, bien amenée et racontée.?.
Mais j'aurais préféré une confrontation , voire une prise en main par Julien
Je t'aime mais je te fais un ultimatum accepte ou pars et donc
Encore un cocu content consentant
Pour ma part dommage, à moins que........