Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Après à deux sans limite — Chapitre 9 · Jeux de proximité
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Après à deux sans limite
Chapitre 9 · Jeux de proximité
Chapitre 9 – Jeux de Proximité
Je me lève avant l’aube, le sommeil à peine entamé et déjà insuffisant. Mon fils dort encore, et je m’approche de son lit pour déposer un baiser léger sur sa joue douce. Ses paupières papillonnent, et je m’éloigne en silence. Aujourd’hui, je ne prends pas le temps de traîner. Je choisis des vêtements un peu plus près du corps : un débardeur noir moulant qui épouse mes seins et laisse deviner mes tétons durcis, une jupe crayon grise qui glisse sur mes hanches, des bas autofixants noirs et une lingerie en dentelle rouge qui se devine à travers le tissu fin. Pas de soutien-gorge. Ce choix, je ne le fais pas pour Ju, ni pour Maë. Ce n’est pas calculé pour eux. C’est un geste instinctif, une sorte de défi que je lance à moi-même, mais surtout à Mathieu.
Arrivée au bureau, je le vois déjà. Mathieu est là, impeccablement habillé – costume sombre, chemise blanche ouverte sur un torse musclé, cravate légèrement desserrée. Il est assis à son poste, un café à la main, les yeux plissés sur son écran. Comme un heureux hasard, il lève la tête et me sourit – un sourire lent, presque prédateur.
— Tu es très belle aujourd’hui, dit-il, la voix tranquille mais profonde, comme s’il énonçait un fait incontestable.
— Cela change des autres jours ? je réplique, un sourire presque imperceptible aux lèvres, en posant mon sac sur mon bureau.
— Cela change des autres jours ? je réplique, un sourire presque imperceptible aux lèvres, en posant mon sac sur mon bureau.
Il se lève lentement, s’approche, et son regard descend sur mon corps sans aucune gêne.
— Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. Mais aujourd’hui, tu es particulièrement belle… et attirante.
— Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. Mais aujourd’hui, tu es particulièrement belle… et attirante.
Je sens mon cœur se serrer légèrement. Ses mots sont choisis avec soin. Je ne relève pas l’accent mis sur « attirante », mais je laisse passer, consciente que la porte est ouverte. Le frisson qui parcourt mon dos n’a rien à voir avec la matinée ordinaire. Je sens mes tétons durcir encore plus sous le tissu fin, et je croise les bras pour masquer ma réaction.
Nous échangeons quelques banalités sur le dossier du jour, mais la tension entre nous ne fait que croître. Je lui propose de venir dans mon bureau pour que nous puissions avancer plus efficacement.
— Allons-y, dis-je d’un ton neutre, mais ma voix tremble légèrement.
— Allons-y, dis-je d’un ton neutre, mais ma voix tremble légèrement.
Mathieu acquiesce d’un signe de tête, et je ferme la porte derrière lui. L’instant est lourd de sous-entendus. Il s’installe à quelques centimètres de moi, la chaise à peine éloignée de la mienne. Chaque geste devient significatif. Ses mains effleurent accidentellement les miennes alors qu’il prend un dossier, et son regard, loin d’être discret, détaille mon débardeur et les courbes qu’il devine dessous. Je sens la chaleur monter en moi, un mélange de tension, d’excitation et d’un contrôle qu’il semble exercer sans effort.
Je me penche pour ouvrir un classeur, et le contact de son bras contre le mien fait frissonner ma peau. Son odeur – un mélange de café, de bois de santal et de quelque chose de plus primal – me paralyse presque. Je me rends compte que je retiens ma respiration, consciente que chaque mouvement pourrait basculer l’équilibre fragile que nous avons.
— Tu tiens vraiment à ce dossier ? demande-t-il, sa voix douce mais ferme, presque un murmure.
— Oui, autant que toi, je suppose. Mais je ne laisserai pas passer la moindre erreur.
— Oui, autant que toi, je suppose. Mais je ne laisserai pas passer la moindre erreur.
Son sourire est bref, mais je le sens chargé de sous-entendus. Il se penche légèrement, juste assez pour que je sente la chaleur de son corps, et murmure :
— Si jamais tu as besoin d’aide… je peux rester un peu plus longtemps, hors du bureau…
— Si jamais tu as besoin d’aide… je peux rester un peu plus longtemps, hors du bureau…
Le message est clair, mais je choisis de ne pas céder tout de suite. Je relève la tête, un sourire détaché sur les lèvres :
— Je pense pouvoir gérer, merci. Je préfère ne pas mélanger… travail et distractions.
— Je pense pouvoir gérer, merci. Je préfère ne pas mélanger… travail et distractions.
Il ne répond pas immédiatement, mais ses yeux restent fixés sur moi, analysant chaque réaction, chaque frisson imperceptible. Je sens qu’il évalue mes limites, qu’il teste mon contrôle. Et moi, je sens cette ligne invisible se tendre entre nous, cette tension presque électrique qui menace de nous engloutir à chaque instant.
Nous passons le reste de la matinée à travailler côte à côte, échangeant des dossiers, des documents et quelques commentaires sur le projet. Mais chaque geste, chaque mot, chaque respiration est teintée d’une anticipation que nous ne nous permettons pas encore de concrétiser. Mon corps est en alerte : mes cuisses se serrent involontairement, mes tétons frottent contre le tissu à chaque respiration, ma chatte palpite doucement sous la dentelle. Je sais qu’il le sent. Il le sait.
Alors que je commence à ranger quelques papiers pour préparer la pause déjeuner, Mathieu se penche légèrement vers moi, son regard brûlant planté dans le mien, et murmure presque imperceptiblement :
— Si tu veux, ce midi, tu pourrais m’accompagner… ailleurs.
— Si tu veux, ce midi, tu pourrais m’accompagner… ailleurs.
Mes joues s’empourprent instantanément. Je sens mon corps réagir avant même que mon esprit ait eu le temps d’analyser : un flot de mouille entre mes cuisses, un frisson qui remonte jusqu’à ma nuque. La tension monte, brutale, impérieuse. Je sens mes mains trembler légèrement, mon cœur battre plus fort. Mais je choisis de garder le contrôle, de refuser d’un geste ou d’un mot.
— Non… pas aujourd’hui, dis-je finalement, d’une voix ferme mais légèrement essoufflée.
Il ne dit rien. Son regard reste, insistant, comme un fauve patient attendant son moment. Je sens que le jeu ne fait que commencer, et que ce simple refus n’a rien calmé. Il me plaît, et cette phrase, ce sous-entendu, a réveillé en moi quelque chose de plus intense que je ne l’avais ressenti depuis longtemps. La tension sexuelle, le désir de domination, la curiosité, tout se mêle dans un mélange que je n’arrive pas à ignorer.
La réunion de l’après-midi se termine enfin, et je respire un peu. Je pensais que la tension dans le bureau allait se relâcher, mais Mathieu m’attend près de mon bureau, un dossier à la main. Son regard est direct, insistant, et pour la première fois depuis longtemps, il ne laisse aucune place à l’ambiguïté.
— Roxanne, dit-il doucement, mais avec cette autorité qui me fait frissonner, tu as été parfaite dans cette réunion. Très concentrée… mais je me demande si tu pourrais garder cette concentration pour moi aussi, hors du travail.
Mon cœur rate un battement. Il s’approche, juste assez pour que je sente la chaleur de son corps, et glisse sa main sur le coin de mon bureau, proche de la mienne. Le geste est calculé, provocant.
— Mathieu… je… je ne pense pas que ce soit approprié, murmurai-je en me reculant légèrement.
Il ne bouge pas, son regard planté dans le mien, brûlant.
— Je n’ai jamais dit que c’était approprié. Mais tu sais très bien que ce que je veux, je l’obtiens. Et toi… tu es loin d’être indifférente.
— Je n’ai jamais dit que c’était approprié. Mais tu sais très bien que ce que je veux, je l’obtiens. Et toi… tu es loin d’être indifférente.
Je détourne le regard, les joues rouges, incapable de nier l’effet qu’il a sur moi. Je sens mes jambes se tendre, mes doigts se crispent sur le dossier que je tiens, mais je me reprends.
— Je suis concentrée sur mon travail, Mathieu. Rien d’autre ne m’intéresse pour l’instant.
Il sourit, un sourire qui mélange amusement et défi.
— Tu dis ça, mais je vois très bien ce que tu ressens… Ce que tu caches derrière ce masque de contrôle. Et crois-moi, tu n’as pas envie de me résister trop longtemps.
— Tu dis ça, mais je vois très bien ce que tu ressens… Ce que tu caches derrière ce masque de contrôle. Et crois-moi, tu n’as pas envie de me résister trop longtemps.
Je serre les dents, refusant de céder, mais cette tension, ce frisson, cette envie… tout monte en moi, incontrôlable. Je me force à ranger mes affaires, prétextant la fin de la journée, et murmure un « oui » presque inaudible, me levant pour partir.
— Et ce soir ? dit-il doucement, avec ce ton qui me transperce, me faisant oublier toute prudence.
Je ne réponds pas, me contentant de hocher la tête et de m’éloigner. Mon esprit est en ébullition. Chaque mot, chaque regard, chaque frôlement de ce matin résonne dans mon corps. Et pourtant, je garde ma ligne, repoussant l’invitation, pour l’instant.
Je prends la route pour rentrer, le moteur vrombissant sous mes doigts crispés. Chaque feu rouge me semble interminable, chaque virage me rapproche de la maison et du moment où je vais devoir faire face à Ju et Maë. Mais plus je conduis, plus je pense à Mathieu. Sa voix, son regard, cette phrase qui me trotte en tête : « on pourrait être de très bons amis… ». Elle n’a jamais sonné aussi ambiguë, et je sens ce mélange de trouble et d’envie grandir en moi.
Nous avons des règles dans notre trio. Je ne veux pas y déroger. Avant de me laisser aller, je dois en parler à Ju et Maë, leur faire comprendre mes envies, mes pensées. Et tant pis, je vais faire le premier pas. Aujourd’hui, Ju devait déposer notre fils chez ses parents pour le week-end. Parfait. L’occasion idéale pour revenir vers eux et m’expliquer.
Quand je franchis la porte, je découvre une maison rangée et calme. L’air est parfumé, les pièces immaculées. Un contraste avec le chaos dans ma tête. Ju et Maë ne sont pas dans le salon. Je les appelle, mais aucun bruit ne me répond. Un silence pesant.
Je monte à l’étage, espérant trouver au moins l’une d’elles, mais j’entends quelque chose qui me fige net. Les bruits, les mots… clairs, sans ambiguïté. Ju et Maë sont en train de baiser. Pas d’amour, pas de tendresse, juste du désir brut.
Un mélange d’incrédulité et de colère m’envahit. Depuis des mois, je n’ai été touchée par aucun d’eux, mais eux, visiblement, continuent. Je me sens comme une idiote, debout sur le pas de la chambre, à écouter ces instants intimes sans pouvoir intervenir.
Je ferme les yeux, inspirant profondément. La colère monte, bouillonne en moi. Et soudain, la décision s’impose : au diable les règles, au diable la patience. S’ils prennent du plaisir, pourquoi pas moi ? Si eux peuvent se permettre ces moments, je peux bien aller chercher le mien ailleurs.
Je tourne les talons et, avec un geste rapide, sors mon téléphone. Mes doigts tremblent d’adrénaline, de rage et d’envie. J’écris à Mathieu :
— Donne-moi ton adresse, j’arrive.
Quelques secondes plus tard, son message tombe :
— Je ne pensais pas que ce serait aussi simple, dépêche-toi !
Le sang bouillonnant, je me précipite dehors, claque la porte derrière moi et fonce vers sa maison. La route est courte, mais chaque seconde me rapproche du basculement. Plus aucune hésitation, plus aucun doute.
Je sonne. La porte s’ouvre. Il est là, debout dans son salon, imposant. Une bière à la main, regard perçant, presque prédateur. Mon cœur rate un battement.
— Si tu es venue, c’est que tu acceptes. À partir de maintenant, je suis le chef et toi, tu obéis. Si tu ne veux pas… il est encore temps de partir. Sinon, mets-toi à poil et attends que j’aie fini ma bière.
Je n’hésite même pas. Sans un mot, je me laisse guider par la tension, la colère et le désir. Je retire mes vêtements un à un, sentant le froid de la pièce contre ma peau nue. Chaque mouvement est automatique, presque ritualisé.
Lorsque je me retrouve nue dans son salon, je me tiens droite, le regard fixé sur lui. Il finit sa bière, m’observe, et un sourire satisfait se dessine sur ses lèvres. Il a pris le contrôle, et moi, je m’abandonne, prête à voir où cette soirée me mènera.
Le silence s’installe, chargé de promesses et de tension. Tout est suspendu à son geste, à son regard, à sa prochaine parole. Je sais que rien ne sera pareil après ce soir.
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Commentaires ()
Roxanne nous fait un burn(e)-out..;
tout est de la faute des autres. elle ne supporte plus la "pression du quotidien" boulot, maison...
elle reproche que Ju et Maé continue de "vivre" sans elle, alors que c'est ellle qui inconsiemment s'est élognée.
elle veut fuir ses responsabilités et se laissée porter comme durant ses "jeunes " années sans soucis... elle veut se faire dominer sans réfléchir et Mathieu est là, il représente tout ça; mais attention , chaque décision entraîne des conséquences...
mais seul l'auteur...
Mais j'attend la suite avec impatience.