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Liber Amoris — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Liber Amoris
Chapitre 2
Le sommeil de Justine fut un labyrinthe de visions enfiévrées, où les mots du Liber Amoris s'animaient comme des amants dans l'obscurité. Dans ses rêves, des silhouettes nues s'enlaçaient sous un ciel d'encre, leurs corps scintillant des spirales argentées gravées sur le livre. Leurs souffles, chauds et syncopés, semblaient caresser sa peau, et une chaleur liquide pulsait au creux de son ventre, la tirant du sommeil. Elle se réveilla en sursaut, le cœur battant, la peau moite sous sa chemise de nuit en lin. Ses doigts, comme mus par une volonté propre, effleurèrent la courbe de ses seins, et un frisson la traversa, amplifiant la sensation brûlante entre ses cuisses. La chambre d'hôtel, avec ses rideaux pâles et son lit trop vaste, lui parut oppressante, comme si l'air portait l'écho de ses songes.
L'horloge indiquait cinq heures du matin. Incapable de se rendormir, Justine se leva, enfila un pull en laine douce et s'assit à la table près de la fenêtre. La brume matinale enveloppait les vignes bourguignonnes, et l'aube donnait au monde une teinte irréelle. Elle ouvrit son carnet, ses doigts suivant les lignes griffonnées la veille :
« Quand deux âmes s'effleurent, la chair s'éveille sous l'éclat d'un feu caché… »
Chaque mot semblait vibrer d'une intention sensuelle, comme s'il cherchait à s'enrouler autour de son âme. Elle avait traduit des textes sacrés, des poèmes païens, mais jamais un ouvrage ne l'avait ensorcelée ainsi, éveillant une faim qu'elle ne pouvait ignorer.
Et puis, il y avait Julien. Son image s'imposait à elle, obsédante : ses yeux gris orageux, sa voix grave qui glissait sur sa peau comme une caresse, la courbe de ses lèvres lorsqu'il prononçait son nom. Elle ferma les yeux, laissant un fantasme audacieux l'envahir : ses mains, fortes et marquées, défaisant lentement les boutons de sa chemise, ses lèvres effleurant la peau sensible de son cou, descendant jusqu'à la vallée entre ses seins. Un gémissement étouffé lui échappa, et elle rouvrit les yeux, troublée par l'intensité de ce désir. Était-ce le livre qui semait ces pensées en elle, ou Julien, avec sa présence magnétique, qui l'entraînait dans cette spirale ?
Elle arriva au château peu après neuf heures, le soleil perçant à peine la brume qui drapait les tours de pierre. Julien l'attendait sur le perron, vêtu d'un pull noir qui épousait sa silhouette élancée et d'un pantalon gris anthracite. Une barbe naissante ombrait ses joues, lui donnant un air à la fois sauvage et raffiné. Lorsqu'il lui sourit, une chaleur liquide naquit au creux du ventre de Justine, et elle ajusta son sac, où reposaient ses carnets, pour masquer le tremblement de ses mains.
— Vous êtes matinale, Justine, dit-il, son ton léger mais teinté d'une curiosité qui la fit frissonner.
Sa voix, grave et chaude, semblait transformer son nom en une caresse intime.
— Le livre ne me laisse pas en paix, répondit-elle, un demi-sourire aux lèvres.
Elle releva les yeux vers lui, et leurs regards se verrouillèrent, l'air chargé d'une tension silencieuse.
Elle releva les yeux vers lui, et leurs regards se verrouillèrent, l'air chargé d'une tension silencieuse.
Il la guida à travers le vestibule, où les tapisseries médiévales murmuraient des secrets sous la lumière tamisée. Mais au lieu de la conduire au cabinet, il s'arrêta devant une porte de bois sculptée.
— Avant de commencer, un café ? Nous pourrions discuter… du livre, du tunnel.
Justine hocha la tête, intriguée par son ton, à la fois invitant et retenu. Ils s'installèrent dans une salle à manger intime, plus chaleureuse que les grandes salles du château. Une table ronde était dressée avec une cafetière en argent, des tasses de porcelaine fine et un panier de croissants tièdes. Les murs, ornés de portraits anciens, semblaient observer leurs gestes, et les vitraux projetaient des éclats rouge et or sur le parquet.
Julien s'assit en face d'elle, ses doigts effleurant la poignée de la cafetière. Ce geste attira l'attention de Justine : ses mains étaient fortes, marquées par de fines cicatrices, comme s'il avait passé des années à explorer des lieux oubliés. Elle imagina ces mains sur sa peau, glissant le long de ses hanches, et sentit une chaleur traîtresse monter à ses joues. Elle détourna les yeux, se concentrant sur la tasse qu'il lui tendait, mais leurs doigts se frôlèrent, envoyant une décharge électrique à travers son corps.
— Parlez-moi du tunnel, demanda-t-elle, cherchant à briser le silence chargé. Les gravures… à quoi ressemblaient-elles ?
Julien posa sa tasse, son regard s'assombrissant. « Elles étaient envoûtantes. Des spirales, comme sur le livre, mais aussi des silhouettes humaines, entrelacées dans des poses à la fois sacrées et charnelles. Une femme, les bras levés, un homme à ses pieds, leurs corps liés par des lignes fluides, comme une danse érotique figée dans la pierre. Certaines gravures étaient usées, mais d'autres étaient si nettes qu'on aurait cru qu'elles vibraient. » Il marqua une pause, ses yeux cherchant les siens.
— Le tunnel était oppressant. L'air était lourd, saturé d'une odeur de terre et de quelque chose de primal. Les murs semblaient murmurer, comme si le lieu était vivant.
Justine sentit un frisson remonter le long de sa nuque.
— Et le livre ? Où était-il ?
— Au bout du tunnel, répondit-il, sa voix plus basse, presque un murmure. Une porte de pierre, scellée par un mécanisme que nous avons mis des jours à ouvrir. Derrière, une crypte, pas plus grande qu'une chapelle. Un autel de pierre noire, poli par le temps. Le Liber Amoris était là, intact, comme s'il attendait. Quand je l'ai touché, j'ai senti une pulsation… pas seulement dans mes doigts, mais dans tout mon corps. Comme si le livre me reconnaissait.
— Au bout du tunnel, répondit-il, sa voix plus basse, presque un murmure. Une porte de pierre, scellée par un mécanisme que nous avons mis des jours à ouvrir. Derrière, une crypte, pas plus grande qu'une chapelle. Un autel de pierre noire, poli par le temps. Le Liber Amoris était là, intact, comme s'il attendait. Quand je l'ai touché, j'ai senti une pulsation… pas seulement dans mes doigts, mais dans tout mon corps. Comme si le livre me reconnaissait.
Ses mots, prononcés avec une intensité contenue, firent naître une vague de chaleur en Justine. Elle imaginait Julien dans l'obscurité, ses mains effleurant le cuir, son souffle rapide dans l'air humide.
— Vous pensez qu'il est lié à un culte ? demanda-t-elle, sa voix tremblant.
Julien esquissa un sourire mélancolique.
— Peut-être. Ma grand-mère parlait d'un ordre ancien, les Gardiens de l'Éternel, qui auraient scellé leurs secrets sous la terre pour échapper aux inquisiteurs. Le Liber Amoris pourrait être leur œuvre, un texte conçu pour éveiller les sens, pour lier les âmes à travers le désir.
— Il se pencha légèrement, son regard plongé dans le sien.
— Vous l'avez senti, Justine. Ce qu'il fait à vous… à nous.
Son aveu fit battre le cœur de Justine plus fort. Il savait. Il ressentait la même chose. Elle baissa les yeux, feignant d'étudier sa tasse, mais la chaleur qui pulsait en elle était impossible à ignorer.
— Je… je ne sais pas de quoi vous parlez, murmura-t-elle, mais sa voix manquait de conviction.
Julien ne répondit pas, mais son silence était éloquent. Il se leva, lui proposant de la conduire au cabinet. Alors qu'ils traversaient les couloirs, Justine sentit sa présence comme une caresse invisible. Son parfum – bois de santal, cuir, et une note sauvage – l'enveloppait, amplifiant la tension qui grandissait en elle.
Le cabinet était baigné par la lumière douce de la lampe à huile. Le Liber Amoris trônait sur le bureau, sa couverture de cuir noir scintillant sous les spirales argentées. Les fermoirs de bronze, gravés de runes, semblaient murmurer une invitation. Justine s'assit, ses doigts effleurant le livre, et une sensation tiède, presque charnelle, remonta le long de ses bras. Le parfum du parchemin – terre, encre, et une note musquée – emplit ses sens, et elle sentit son corps s'éveiller, ses seins se durcissant légèrement sous son chemisier.
Julien resta dans l'embrasure, l'observant.
— Vous êtes sûre de vouloir continuer ? demanda-t-il, une pointe d'inquiétude dans la voix. Ce livre… il change les choses.
— Je suis venue pour ça, répondit-elle, un sourire déterminé. Je ne recule jamais devant un mystère.
— Je suis venue pour ça, répondit-elle, un sourire déterminé. Je ne recule jamais devant un mystère.
Il hocha la tête, mais ne partit pas.
— Si vous avez besoin de moi, je serai dans la bibliothèque.
Ses mots portaient une promesse implicite, et Justine sentit une pulsation traîtresse entre ses cuisses. Lorsqu'il quitta la pièce, elle exhala un souffle qu'elle retenait.
Elle plongea dans son travail, ses carnets se remplissant de notes. Les caractères du Liber Amoris, élégants et hypnotiques, dansaient sous ses yeux, oscillant entre glyphes préhistoriques et runes celtiques. Elle isola une phrase :
« Le souffle de l'un devient la flamme de l'autre, et dans l'union, le voile du monde se déchire. »
À peine l'avait-elle transcrite qu'une vague de chaleur l'envahit, plus intense que la veille. Ses lèvres s'entrouvrirent, et une moiteur douce s'installa entre ses jambes. Elle imagina Julien derrière elle, son souffle chaud contre sa nuque, ses doigts glissant sous son chemisier, effleurant la peau sensible de son ventre. Un frisson la traversa, et elle se força à se concentrer.
Vers le milieu de l'après-midi, Julien revint avec une théière et des biscuits.
— Une pause s'impose, dit-il, posant le plateau sur une table. Vous travaillez sans relâche.
Il s'approcha du bureau, jetant un œil à ses notes.
— Vous avancez ?
Justine hocha la tête, consciente de sa proximité. Il était si près qu'elle sentait la chaleur de son corps, la note boisée de son parfum.
— J'ai traduit d'autres fragments, dit-elle, sa voix plus douce. Ils sont… troublants. Voulez-vous les entendre ?
Il acquiesça, s'asseyant sur le bord du bureau, sa cuisse frôlant la sienne. Justine prit son carnet, ses doigts tremblants, et lut : « Le souffle de l'un devient la flamme de l'autre, et dans l'union, le voile du monde se déchire. La chair chante, et l'âme s'abandonne à l'éternel instant. La peau appelle la peau, et dans l'abandon, le divin se révèle. »
Les mots s'élevèrent, lourds d'une sensualité palpable. Justine sentit une vague de chaleur l'envahir, ses seins se tendant contre son chemisier, une pulsation insistante entre ses cuisses. Elle releva les yeux vers Julien, et ce qu'elle vit la figea. Il la fixait, ses pupilles dilatées, une tension brute dans sa mâchoire. Ses mains, posées sur le bureau, se crispèrent, comme s'il luttait pour rester immobile. Ce qu'elle ignorait, c'était que les mots avaient allumé en lui une flamme sauvage : une envie de l'attirer à lui, de goûter la peau de son cou, de laisser ses doigts explorer la douceur de ses cuisses.
— Justine… , murmura-t-il, sa voix rauque, presque un grondement.
Il se leva, s'approchant, et pendant un instant, elle crut qu'il allait la toucher. Leurs regards se verrouillèrent, l'air crépitant d'une énergie électrique. Puis, il tendit la main, effleurant sa joue du bout des doigts. Ce contact, léger mais brûlant, envoya une décharge à travers son corps. Ses lèvres s'entrouvrirent, et elle sentit son souffle s'accélérer. Il glissa ses doigts le long de sa mâchoire, jusqu'à la base de son cou, où son pouls battait frénétiquement.
— Ce livre… il nous pousse l'un vers l'autre, murmura-t-il, sa voix tremblante de désir contenu.
Justine, incapable de parler, inclina légèrement la tête, laissant ses doigts descendre jusqu'à la clavicule, effleurant la peau sensible sous son chemisier. Un gémissement étouffé lui échappa, et elle ferma les yeux, submergée par la sensation. Elle imagina ses lèvres suivant le même chemin, sa langue traçant des cercles lents sur sa peau, descendant jusqu'à la courbe de ses seins. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle vit le désir brut dans son regard, ses lèvres entrouvertes, son souffle irrégulier.
Mais il recula soudain, passant une main dans ses cheveux.
— Je… je ne devrais pas, dit-il, sa voix tendue.
Il quitta la pièce, laissant Justine seule, le corps en feu, le cœur battant à tout rompre.
Elle resta immobile, les mots du Liber Amoris résonnant dans son esprit. Était-ce le livre qui les envoûtait, ou leur propre désir, amplifié par cet artefact ? Elle toucha la couverture, ses doigts suivant les spirales argentées, et sentit une pulsation, comme si le livre répondait. Une pensée audacieuse l'envahit : et si le Liber Amoris était une incantation, conçue pour lier les corps et les âmes ?
Poussée par une impulsion, elle demanda à Julien de l'emmener voir le tunnel. Il hésita, une lueur d'inquiétude dans les yeux, mais accepta. Ils descendirent un escalier en colimaçon, l'air devenant frais et humide. Julien portait une lanterne, projetant des ombres dansantes sur les murs. Le tunnel était étroit, les parois gravées de spirales et de silhouettes entrelacées. Justine passa ses doigts sur une gravure : une femme, les bras levés, un homme à ses pieds, leurs corps liés par des lignes fluides. La pierre était tiède, et elle sentit une pulsation, comme si le tunnel était vivant.
— C'est ici, dit Julien, s'arrêtant devant une porte de pierre.
La crypte s'ouvrait derrière, une salle circulaire avec un autel de pierre noire. L'air vibrait d'une énergie étrange. Justine s'approcha, ses pas résonnant.
— Vous avez raison, murmura-t-elle. Cet endroit… il parle.
Julien s'approcha, si près qu'elle sentait la chaleur de son corps.
— Parfois, je me demande si j'ai eu raison de l'ouvrir, dit-il, sa voix basse. Ce livre… il change les gens.
Elle se tourna vers lui, leurs visages à quelques centimètres.
— Et vous, Julien ? Vous a-t-il changé ?
Il ne répondit pas, mais ses yeux, brûlants, parlaient pour lui. « Peut-être, murmura-t-il. Ou peut-être est-ce vous. »
Le moment s'étira, l'air chargé d'une tension insupportable. Justine sentit son corps s'incliner vers lui, ses lèvres s'entrouvrant. Il tendit la main, effleurant sa taille, et ce contact la fit frissonner. Ses doigts glissèrent lentement, frôlant la courbe de sa hanche, et elle sentit une moiteur traîtresse s'intensifier. Elle imagina ses mains remontant sous sa jupe, explorant la peau sensible de ses cuisses, et un gémissement étouffé lui échappa. Mais avant que leurs lèvres ne se frôlent, il recula, brisant le charme.
— Nous devrions remonter, dit-il, sa voix rauque.
De retour dans le cabinet, Justine reprit son travail, mais son esprit était ailleurs. Les mots du Liber Amoris l'envoûtaient, chaque phrase amplifiant son désir. Lorsqu'elle quitta le château, l'air frais ne fit rien pour apaiser la fièvre qui la consumait. Dans sa chambre d'hôtel, elle s'allongea, ses doigts glissant sur sa peau, effleurant la courbe de ses seins, descendant jusqu'à la chaleur entre ses cuisses. Elle imagina Julien, ses lèvres sur les siennes, ses mains la guidant vers l'abandon. Le Liber Amoris l'avait ensorcelée, et elle savait que, le lendemain, elle ne pourrait plus résister à son appel – ni à celui de l'homme qui partageait son secret.
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Commentaires ()
Encore un superbe chapitre.
Merci
En effet il fait chaud dans le château.. c est peut être ca la cause de la fonte des glaces 😂
Je ne suis pas dangereux. Bien au contraire, je suis un ange °°
Mmmm... Ça m'a l'air dangereux 🤔... Je vais réfléchir encore un peu...
Tu me diras dans quelle bibliothèque on peut l'empreinter, hein ;).
Bravo pour ce deuxième chapitre, Oracle !
C'est un livre extrêmement rare que j'ai en ma possession. On le lit ensemble quand tu veux XD
Mes lectures seront d’autant plus chaudes sur la plage 🏖️ 😂
La température monte, attention de ne pas se bruler ^^
Ce qui promet une suite des plus palpitantes ! :)
Content que ce chapitre te plaise.
La suite devrait etre plus.... chuuut je ne vais rien dire ^^