Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chapitre 1 : Le secret de Julien — Chapitre 2 · Premier contact et confidences
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chapitre 1 : Le secret de Julien
Chapitre 2 · Premier contact et confidences
Julien suivit Éloïse à travers les couloirs de la faculté, son sac en bandoulière lui semblant plus lourd que d’habitude. Il avait du mal à croire que, quelques minutes plus tôt, il n’osait même pas imaginer lui parler. Et voilà qu’il se dirigeait vers la bibliothèque avec elle, engagé dans une conversation presque naturelle.
Presque.
Car en réalité, son cœur battait plus vite qu’il ne l’aurait voulu. Il observait la démarche légère d’Éloïse, la façon dont elle jouait distraitement avec une mèche de cheveux en marchant. Mais surtout, il était hanté par ce détail infime qui l’avait capté plus tôt : cette bande de dentelle furtivement entrevue lorsqu’elle croisait les jambes. Était-ce un hasard, une coïncidence ? Ou Éloïse savait-elle qu’il l’avait remarquée ?
Lorsqu’ils arrivèrent à la bibliothèque, elle le guida jusqu’à une table isolée, un peu à l’écart des autres étudiants. Il y avait des rangées de livres anciens tout autour, une atmosphère feutrée propice à la concentration... ou à la distraction.
— Tu travailles souvent ici ? demanda-t-elle en sortant son carnet.
— Oui, assez souvent. J’aime le calme.
— Oui, assez souvent. J’aime le calme.
Elle sourit en coin.
— Moi aussi. Mais j’avoue que parfois, le calme m’ennuie.
Julien sentit un frisson le traverser. Cette remarque semblait anodine, et pourtant... Il préféra se concentrer sur son livre pour éviter de trop analyser ses paroles.
Le silence s’installa entre eux tandis qu’ils commençaient à prendre des notes. De temps en temps, Julien jetait un coup d'œil à Éloïse. Il essayait d’être discret, mais elle semblait totalement absorbée par sa lecture. Son stylo effleurait parfois ses lèvres alors qu’elle réfléchissait. Ses jambes, élégamment croisées sous la table, bougeaient légèrement, créant un infime mouvement dans le tissu de sa jupe.
Et puis, ce fut le moment où tout bascula.
D’un geste nonchalant, Éloïse décroisa lentement les jambes... puis les recroisa dans l’autre sens. Pendant une fraction de seconde, la fente discrète de sa jupe révéla la fine dentelle sombre de ses bas. Julien sentit son souffle se bloquer.
Était-ce un pur hasard, un simple mouvement inconscient ? Ou bien...
Il sentit une chaleur monter en lui, une tension familière qu’il avait l’habitude de refouler. Il fixa son livre avec intensité, tentant de se reconcentrer. Mais c’était impossible. Son esprit était ailleurs, envahi par cette vision fugace.
— Julien ?
Il sursauta légèrement et releva la tête. Éloïse l’observait, son regard pétillant de curiosité.
— Tu es sûr que ça va ? Tu es... très concentré.
Il sentit une vague de chaleur lui monter au visage. Avait-elle remarqué qu’il l’observait ?
— Oui, oui... Je réfléchissais.
Elle le scruta un instant, puis esquissa un sourire amusé.
— Tu es du genre studieux, hein ?
— On peut dire ça.
— On peut dire ça.
Elle hocha la tête avant de replonger dans son livre, mais Julien n’était pas dupe. Il avait l’impression qu’elle savait quelque chose, qu’elle jouait avec lui, testant sa réaction.
Les minutes passèrent, tendues pour lui, paisibles pour elle. Puis, alors qu’elle écrivait une note, elle fit un commentaire, l’air de rien :
— Tu sais, Baudelaire disait que "le plaisir le plus délicat est de faire celui d’autrui".
Elle leva les yeux vers lui, un léger sourire sur les lèvres.
Julien déglutit. Était-ce une simple citation... ou un message ?
La bibliothèque lui parut soudain bien trop chaude.
Et il savait, à cet instant précis, qu’Éloïse n’était pas une simple étudiante studieuse.
Elle était un mystère.
Un mystère dangereusement séduisant.
Julien sentit un frisson parcourir son dos alors qu’il replongeait les yeux dans son livre, essayant désespérément de retrouver une contenance. Le silence de la bibliothèque était devenu presque assourdissant, et chaque geste d’Éloïse lui paraissait empreint d’une intention cachée. Était-il en train de se faire des idées ? Ou jouait-elle réellement avec lui ?
Le regard baissé, il continua à prendre des notes, mais son esprit était ailleurs. Il avait passé des années à réprimer ses désirs, à cacher ce fétiche qui lui semblait inavouable. Pourtant, en l’espace de quelques heures, cette fille, sans même s’en rendre compte — ou peut-être en pleine conscience — avait réveillé en lui une frustration qu’il croyait maîtrisée.
— Tu veux prendre un café ?
La voix d’Éloïse le sortit brusquement de ses pensées. Il leva les yeux et la vit refermer son carnet. Elle l’observait avec une expression neutre, mais son regard semblait contenir une lueur d’amusement.
— Un café ? répéta-t-il, un peu pris de court.
— Oui. Tu sais, cette boisson noire et amère qui empêche les étudiants de sombrer en pleine dissertation.
— Oui. Tu sais, cette boisson noire et amère qui empêche les étudiants de sombrer en pleine dissertation.
Il eut un petit rire nerveux.
— Oui, bien sûr. Allons-y.
Ils rangèrent leurs affaires et quittèrent la bibliothèque. La soirée commençait à tomber sur le campus, et l’air extérieur était frais. Ils marchèrent en silence jusqu’à une petite cafétéria à l’angle du bâtiment des lettres. L’endroit était presque vide à cette heure-ci, ce qui convenait parfaitement à Julien.
Ils prirent place à une table près de la fenêtre. Éloïse commanda un café noir, et Julien fit de même, bien qu’il n’ait pas réellement envie de boire quoi que ce soit.
— Alors, Julien... commença-t-elle en remuant lentement sa cuillère dans sa tasse. Tu es toujours aussi mystérieux ?
Il fronça légèrement les sourcils.
— Mystérieux ?
— Oui. On est dans la même promo depuis un moment, et pourtant, je crois que c’est la première fois qu’on échange plus de trois phrases. Tu es du genre solitaire ?
— Oui. On est dans la même promo depuis un moment, et pourtant, je crois que c’est la première fois qu’on échange plus de trois phrases. Tu es du genre solitaire ?
Julien hésita. Il n’aimait pas particulièrement parler de lui, encore moins à une fille comme Éloïse, dont le regard perçant semblait capable de déceler le moindre mensonge.
— Disons que je suis... discret.
Elle esquissa un sourire en coin.
— Discret... ou secret ?
Il sentit une légère tension monter en lui. Ce jeu l’intriguait autant qu’il le troublait.
— Et toi, Éloïse ? lança-t-il pour détourner l’attention. Tu ne passes pas inaperçue, pourtant tu sembles aussi... insaisissable.
Elle haussa un sourcil, amusée.
— J’aime bien observer avant de me dévoiler. Ça évite bien des déceptions.
Julien hocha la tête.
— Je comprends.
Un silence s’installa, mais il n’était pas gênant. Au contraire, il était chargé d’une tension subtile. Éloïse jouait distraitement avec l’anse de sa tasse, son regard perdu un instant dans le vide, avant qu’elle ne repose soudainement les yeux sur lui.
— Tu sais, je crois que tu caches quelque chose.
Julien sentit son estomac se nouer.
— Pourquoi tu dis ça ?
Elle haussa les épaules.
— Je ne sais pas. Une intuition. Tu es trop calme. Trop contrôlé. Comme si tu faisais toujours attention à ne pas trop en montrer.
Il déglutit. Son instinct lui criait de nier, de rire, de détourner la conversation. Mais au fond, il savait qu’elle avait raison.
Alors, dans un moment de faiblesse, peut-être sous l’effet de la fatigue ou du trouble qu’elle provoquait en lui, il murmura :
— Et si c’était vrai ?
Éloïse le fixa, son sourire s’effaçant légèrement. Un éclat curieux passa dans son regard.
— Alors je serais curieuse de savoir ce que tu caches.
Julien se mordit la lèvre.
— Peut-être qu’un jour, je te le dirai.
Elle inclina légèrement la tête, comme si cette réponse lui convenait.
— J’espère bien.
Elle but une gorgée de café, et Julien sut qu’il venait de franchir un seuil invisible.
Éloïse s’intéressait à lui.
Et peut-être, juste peut-être... elle était prête à jouer.
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Commentaires ()
A la hauteur du 1er chapitre que j'avais adoré. Et tellement bien écrit.
De patience je vais m'armer en attendant la suite.
Bravo et merci pour ce partage.
Inspirant!
Très fin ...
Comment ses jeux vont ils se poursuivre?
Merci
Arnaud