Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Éclats de mâles — Chapitre 5 · L'Amicale des Glands Libres
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Éclats de mâles
Chapitre 5 · L'Amicale des Glands Libres
C'était leur week-end. Une fois par an, sans les meufs, sans les tafs, sans les obligations, sans rien. Juste eux six, dans un mix entre colonie de vacances et retraite spirituel, un moment suspendu dans l'année où la réalité du quotidien restait à la porte. Ils louaient une maison, n'importe où, pourvu qu'il y ait du chauffage, du silence et assez de place pour ne pas dormir à deux par lit. Ils arrivaient le vendredi, repartaient le dimanche, et entre-temps, ils se contentaient d'être là.
Ils s'étaient connus à la fac, au début de la L2, dans un amphi sinistre aux murs beige sale. Pas le même cursus exactement, mais des cours en commun, une soirée de trop, une vanne de travers qui avait bien pris, et six types qui s'étaient mis à traîner ensemble. Pas les plus brillants, pas les plus paumés non plus. Des mecs normaux, avec juste ce qu'il faut de lucidité pour ne pas trop se prendre au sérieux.
Ils avaient bouffé des partiels ensemble, raté des oraux à cause de gueules de bois, partagé des crushs improbables sur des meufs de TD, et parfois même des plans foireux. La proximité s'était faite là, dans les interstices : les lendemains de soirée, les discussions vaseuses à quatre heures du mat, les confidences arrachées entre deux joints mal roulés. Et surtout, une manière de se parler sans surjouer.
C'est comme ça que c'était né, leur truc. Pas d'un coming out spectaculaire, ni d'un pacte de sang. Juste d'un terrain commun : celui de la branlette. Un jour, un d'eux avait balancé qu'il s'était déjà masturbé avec une crème pour les mains à la lavande. Un autre avait répondu qu'il avait testé une chaussette mouillée. Les rires avaient fusé, mais personne ne s'était foutu de la gueule de personne. Au contraire. C'était drôle. C'était con. Et c'était honnête.
Depuis, ça s'était installé. Par degrés. Chaque année, la même bande, les mêmes discussions qui partaient en sucette, les mêmes anecdotes qu'on croyait oubliées. Ce n'était pas du sexe entre potes. Ce n'était pas une partouze programmée. C'était juste… permis. Si quelqu'un disait qu'il s'était branlé en pensant à une ex en chaussettes hautes, personne ne souriait bizarrement. Si quelqu'un avouait qu'il avait maté du porno gay par curiosité, on lui demandait juste s'il avait trouvé ça bien filmé.
Cette liberté-là, ils l'avaient cultivée comme on entretient une vanne qui revient chaque année : sans prétention, mais avec soin. Et elle avait un nom, depuis deux ans. Un nom de groupe WhatsApp choisi un soir de janvier à 2h36 du matin : L'Amicale des Glands Libres. C'était débile, et c'était parfait.
Là, ils étaient en cercle dans le salon, ambiance fin d'aprèm. Le feu de bois crachotait, la lumière du dehors tirait vers le gris, et tout le monde était en mode confort : jogging, chaussettes épaisses, pulls informes, bières en main. Une pile de canettes vides grossissait doucement sur la table basse.
Léo racontait une histoire de branlette en voiture. Enzo enchaînait avec un plan foireux sur un parking de supermarché. Mathis ajoutait deux mots, juste pour relancer. Clément et Antoine hochaient la tête en souriant. Jules matait le plafond en buvant sa bière à gorgées lentes.
La discussion tournait autour du même noyau qu'à chaque fois : la chatte, la bite, les plans, les fantasmes, les conneries. Pas de gêne, pas de surjeu. Juste six types qui se connaissaient depuis assez longtemps pour ne plus avoir besoin de filtres.
Et à chaque fois la mécanique suivait la même courbe : les anecdotes de branlette solo devenaient plus précises, les vannes un peu plus grasses, les détails un peu trop concrets pour rester purement théoriques. L'essence même de cette Amicale tordue prenait progressivement consistance, sans que personne ne force quoi que ce soit mais avec cette nécessité inconsciente d'installer les choses, de laisser le naturel retrouver ses racines et s'assurer que rien n'avait changé.
Et puis, comme chaque année, c'est Léo qui a lancé l'étincelle.
Le type était incapable de résister à un silence de plus de quatre secondes. Il leva sa canette, la secoua mollement, et balança d'un ton tranquille :
— Bon, on attend quoi pour sortir les queues, cette année ?
Il n'y avait pas de défi dans sa voix. Pas de provocation non plus. Juste une question posée comme on dirait “on passe aux pâtes ?” ou “on fout un film ?”.
Personne n'a ri. Personne n'a fait mine de ne pas avoir entendu. Il y a juste eu ce petit flottement dans l'air. Le genre de moment où plus rien ne se dit, mais où tout est déjà décidé.
Jules a souri, sans bouger. Enzo a pris une gorgée. Clément a haussé un sourcil, les yeux toujours dans le vague. Mathis a soufflé du nez. Antoine a regardé Léo, puis le reste du groupe, et a dit :
— Tu sais quoi ? T'as raison.
Il s'est levé. Tranquille. Il a tiré sur la ceinture de son bas de jogging, l'a laissé glisser le long de ses jambes, puis a poussé son caleçon avec le même naturel. Sa queue est sortie, molle mais pas flasque, posée contre sa cuisse. Il n'a rien dit, n'a pas fait le malin. Il s'est rassis comme si de rien n'était.
Un petit silence suspendu, puis Enzo a suivi. Il a baissé son pantalon d'un geste souple, son boxer en même temps, et s'est contenté de rester là, les fesses à moitié dans le canapé, la teub à l'air, en grattant le haut de sa cuisse.
Léo, évidemment, n'a pas traîné. Il a jeté son jogging à côté du canapé, dégagé sa bite avec un soupir de satisfaction comme s'il venait d'ouvrir sa braguette en rentrant chez lui. Les autres ont suivi à leur rythme, jusqu'à ce que Mathis lève les yeux vers Jules, le dernier encore habillé.
— Bon, on va pas te forcer, mais tu sais comment ça se passe.
Jules a souri. Un vrai sourire, large. Il a posé sa canette, s'est levé, et a balancé :
— Bande de malades. J'vous jure, je connais aucun autre groupe d'amis où je me retrouve à poil au bout de trois bières.
Il s'est déshabillé, comme les autres, et en moins de cinq minutes les six étaient là, assis ou affalés, les bites à l'air, un peu raides pour certains, un peu molles pour d'autres.
L'Amicale des Glands Libres s'étalait enfin dans toute sa splendeur : sans filtre, sans jugement et sans gène, juste eux et leur façon bizarre d'être amis, dispersés là dans le salon, cuisses écartées, couilles bien en vue, tablettes de chocolat imberbes pour certains, ventre un peu mous garnis d'un filet de poils pour d'autres. Une forme de cohérence symbole de la règle tacite qui les unissaient à cet instant : ici, tu peux.
En même temps que les fringues, la dernière barrière était tombée. Alors la discussion avait repris, mais plus directe encore. Et cette fois c'est Antoine qui a ouvert la voie :
— Je sais pas vous, mais j'me suis rarement autant branlé que ce mois-ci, lança Antoine, jambe repliée sous lui. Trois fois en une journée, la semaine dernière. J'étais en télétravail, ma meuf à son stage d'athlé...J'étais en boucle et toujours le même porno. La meuf hurlait à chaque coup de rein comme si elle voyait Dieu, ca me faisait un effet bœuf à chaque fois.
— Moi aussi j'ai un porno pref, répondit Enzo. C'est une brunette qui chevauche un type musclé, lentement, en le fixant comme si elle allait le bouffer. À chaque fois je reviens dessus, je sais même pas pourquoi. C'est mou, tu vois à peine sa chatte, il se passe pas grand chose, mais ça me rend dingue.
— C'est les yeux, mec. Y a rien de plus bandant qu'un regard décidé, a soufflé Clément. J'me suis branlé sur une meuf que j'ai jamais touchée, juste parce qu'elle m'a regardé pendant dix secondes après m'avoir souri. Même pas un plan. Juste… son putain de regard.
— T'étais où ? demanda Jules.
— Dans un train. Elle descendait à la prochaine gare. J'ai même pas eu le temps de lui parler. Mais j'ai joui comme un ado en rentrant.
— J'adore ce genre de branlettes.., dit Mathis. Quand y a pas besoin de scène porno, ni de meuf nue. Juste un souvenir. Un détail. L'odeur d'une meuf qui t'est restée, une phrase entendue dans une soirée, un jean moulant croisé dans la rue.
— Et vous, vous vous souvenez de votre meilleure branlette ? lança Enzo.
— Moi aussi j'ai un porno pref, répondit Enzo. C'est une brunette qui chevauche un type musclé, lentement, en le fixant comme si elle allait le bouffer. À chaque fois je reviens dessus, je sais même pas pourquoi. C'est mou, tu vois à peine sa chatte, il se passe pas grand chose, mais ça me rend dingue.
— C'est les yeux, mec. Y a rien de plus bandant qu'un regard décidé, a soufflé Clément. J'me suis branlé sur une meuf que j'ai jamais touchée, juste parce qu'elle m'a regardé pendant dix secondes après m'avoir souri. Même pas un plan. Juste… son putain de regard.
— T'étais où ? demanda Jules.
— Dans un train. Elle descendait à la prochaine gare. J'ai même pas eu le temps de lui parler. Mais j'ai joui comme un ado en rentrant.
— J'adore ce genre de branlettes.., dit Mathis. Quand y a pas besoin de scène porno, ni de meuf nue. Juste un souvenir. Un détail. L'odeur d'une meuf qui t'est restée, une phrase entendue dans une soirée, un jean moulant croisé dans la rue.
— Et vous, vous vous souvenez de votre meilleure branlette ? lança Enzo.
Silence. Puis Antoine, le premier :
— Moi, c'était au bord d'une rivière. Y avait personne, j'étais tout seul, j'avais 22 ans, j'étais à poil au soleil, et je me suis branlé lentement, en regardant les arbres. J'ai joui comme si c'était un orgasme sacré. J'en ai encore des frissons. Et toi ?
— Moi c'était avec mon ex, Sophia, répondit Enzo. Elle m'a branlé avec ses pieds. Juste ça. Elle me regardait droit dans les yeux, sans un mot, et j'ai explosé en moins de deux. Je suis pas particulièrement fétichiste mais c'était...dingue.
— Moi c'était avec mon ex, Sophia, répondit Enzo. Elle m'a branlé avec ses pieds. Juste ça. Elle me regardait droit dans les yeux, sans un mot, et j'ai explosé en moins de deux. Je suis pas particulièrement fétichiste mais c'était...dingue.
Léo, lui, s'était mis à caresser distraitement ses abdos. Sa queue gonflait doucement contre sa cuisse.
— Moi y'en a une que j'oublierais jamais ! J'étais en stage à Londres et…
— Eeeet on repart là-dessus ! Le coupa Jules. Mec, on connait l'histoire par cœur : t'as rencontré deux meufs en couple au taf, vous êtes montés dans ta chambre d'hôtel et elles voulaient pas de péné mais vous avez joué à touche-pipi…
— Ouaiiiis, ouais, je sais, je suis en boucle là-dessus. Mais eh ! C'était incroyable !
— Eeeet on repart là-dessus ! Le coupa Jules. Mec, on connait l'histoire par cœur : t'as rencontré deux meufs en couple au taf, vous êtes montés dans ta chambre d'hôtel et elles voulaient pas de péné mais vous avez joué à touche-pipi…
— Ouaiiiis, ouais, je sais, je suis en boucle là-dessus. Mais eh ! C'était incroyable !
Les autres s'échangèrent des regards entendus. Bien sûr que ca devait être incroyable, tous autant qu'ils étaient auraient payé cher pour être sa place.
— Juste... imaginez la scène : Deux blondes bandantes au possible et chaudes comme la braise se font un ciseau sauf que tu te retrouves au milieu. T'as la bite massée par deux petites chattes qui mouillent à fond…
— Ok, mea culpa, mec… soupira Jules. J'ai bandé rien qu'en t'écoutant.
— Ok, mea culpa, mec… soupira Jules. J'ai bandé rien qu'en t'écoutant.
Et c'était vrai.
Partout dans la pièce, les queues se dressaient. Certaines lentement, comme si elles testaient l'air. D'autres franchement, les veines bien marquées, le gland brillant. Léo, les jambes largement ouvertes, exposait la sienne à la verticale, déjà bien raide. Enzo la tenait du bout des doigts, sans vraiment la branler. Clément laissait la sienne reposer à plat contre son ventre, dressée de toute sa longueur. Antoine la caressait de temps à autre, comme s'il réajustait sa position. Jules avait la sienne dans le vide, presque verticale, les couilles bien basses, gonflées. Mathis, enfin, touchait à peine la sienne, juste de quoi la maintenir entre deux doigts.
Partout dans la pièce, les queues se dressaient. Certaines lentement, comme si elles testaient l'air. D'autres franchement, les veines bien marquées, le gland brillant. Léo, les jambes largement ouvertes, exposait la sienne à la verticale, déjà bien raide. Enzo la tenait du bout des doigts, sans vraiment la branler. Clément laissait la sienne reposer à plat contre son ventre, dressée de toute sa longueur. Antoine la caressait de temps à autre, comme s'il réajustait sa position. Jules avait la sienne dans le vide, presque verticale, les couilles bien basses, gonflées. Mathis, enfin, touchait à peine la sienne, juste de quoi la maintenir entre deux doigts.
— C'est con, souffla Antoine, mais je trouve ça presque plus excitant que de baiser. Ce moment-là, qu'on est en train de vivre. Quand on est tous là, à bander tranquille, à parler cul. C'est brut. Y a rien de plus vrai.
— C'est surtout qu'on est tous en train de bander ensemble, répondit Clément. Pas les uns contre les autres, par les uns pour les autres. Les uns avec les autres.
— Et c'est exactement ce qui manque dans nos vies, glissa Enzo en riant.
— C'est surtout qu'on est tous en train de bander ensemble, répondit Clément. Pas les uns contre les autres, par les uns pour les autres. Les uns avec les autres.
— Et c'est exactement ce qui manque dans nos vies, glissa Enzo en riant.
Ils ne se regardaient pas pour comparer. Ils se regardaient pour être là ensemble. Corps exposés, bites fières, regards calmes. Le silence n'était pas lourd. Il était habité. Les souffles s'étaient calés. Les corps aussi.
Et dans ce flottement moite, c'est Léo qui a fait le premier mouvement.
Pas de déclaration. Pas de mise en scène. Juste sa main qui a glissé sur son ventre, tranquillement, avant de s'enrouler autour de sa queue dressée. Un geste sûr, lent, maîtrisé. Il a commencé à se branler comme il aurait bu une gorgée de bière : naturellement.
Personne n'a rien dit. Mais les regards ont capté le mouvement. Jules a cligné des yeux. Enzo a souri en coin. Clément, couché sur le flanc, a calé sa tête contre son bras et a laissé échapper un souffle. Une tension minuscule venait de lâcher. L'ordre du moment était donné.
Antoine a remonté sa main, hésité une demi-seconde, puis l'a posée à plat sur sa bite gonflée. Il a tiré deux fois, lentement, puis encore. Une branlette douce, presque méditative.
— Bordel, ça fait du bien, a murmuré Léo, sans s'arrêter.
Enzo a suivi, mais à sa manière : juste le bout des doigts au début, comme s'il apprivoisait son propre gland. Il a craché dans sa main, l'a étalé, puis a refermé sa paume autour de sa queue.
— J'étais au bord, de toute façon, a-t-il soufflé.
Mathis, sans un mot, a attrapé un coussin qu'il a glissé derrière son dos, pour mieux s'affaler. Sa main s'est posée à son tour. Il n'était pas du genre à traîner.
Jules, lui, a regardé autour de lui. Il a vu les corps, les bites tendues, les bras qui bougeaient à rythme lent. Et il s'est lancé à son tour. D'abord un doigt sous les couilles, comme pour tester la température. Puis toute la main sur son chibre. Il a fermé les yeux un instant.
Clément a été le dernier. Pas parce qu'il doutait. Juste parce qu'il aimait ce moment, celui où tout bascule. Il a attendu quelques secondes, presque par goût. Puis, comme s'il se remettait enfin à respirer, il a saisi sa queue et a commencé à la branler, en rythme avec les autres.
Ils n'étaient pas en train de se regarder. Pas vraiment. Pas en train de se cacher non plus. C'était ça, la ligne. Être ensemble, faire ensemble, jouir de l'instant sans se perdre dans les comparaisons ou les malaises.
Quelques râles se sont échappés. Un gémissement étouffé. Le feu crépitait toujours. Les canettes vides n'avaient pas bougé. Et dans ce salon saturé de chaleur et d'excitation, six amis se branlaient côte à côte, sans surjeu, sans code. Juste des mecs à l'aise avec leur désir. Et ensemble.
Clément a lâché, en haletant légèrement :
— Ça me manquait, putain.
Personne n'a répondu. Mais tout le monde l'a pensé très fort.
Les rythmes trouvèrent leur cadence.
Pas parfaitement synchrones, mais accordés comme des battements de cœur dans une même pièce.
Le bruit des mains sur les chairs, des respirations plus profondes, du cuir des canapés qui grince à chaque changement de position. Rien n'était sale. Rien n'était propre non plus. C'était brut, vivant.
Le bruit des mains sur les chairs, des respirations plus profondes, du cuir des canapés qui grince à chaque changement de position. Rien n'était sale. Rien n'était propre non plus. C'était brut, vivant.
Antoine s'était mis debout. Son sexe tendu pointait droit, sa main allait et venait dans une régularité parfaite. Il marchait lentement autour du salon, en silence, comme pour capter une autre énergie, voir les autres sous un autre angle. Il s'est arrêté derrière Jules, qui s'était affalé, les jambes écartées, une main sur la queue, l'autre sur son torse. Antoine a posé ses doigts sur son épaule, juste un contact. Jules n'a pas bronché. Il a même souri, les yeux toujours fermés.
— Vas-y, si t'as envie, a-t-il soufflé.
Antoine a posé sa main sur la sienne, et sans un mot, a pris le relais. Une branlette lente, régulière, offerte. Jules s'est laissé faire. C'était bon. Différent. Et surtout libérateur.
De l'autre côté de la pièce, Léo s'était glissé au sol. À genoux, il avait écarté ses cuisses au maximum. Une main à la base de sa queue, l'autre qui descendait derrière ses bourses, lentement, explorant. Il respirait fort. Il a humecté son doigt, l'a fait glisser entre ses fesses, cherchant son point.
— J'vous jure, y'a rien de mieux que de se doigter quand t'es bien chaud, dit-il à mi-voix. Faut essayer au moins une fois.
Il a enfoncé un doigt, puis deux. Sa respiration s'est faite plus courte. Sa queue battait doucement entre ses cuisses. Il haletait, pas pour impressionner, juste parce que ça montait fort.
Enzo et Clément, eux, s'étaient rapprochés. Assis face à face, jambes mêlées. Leurs queues presque se touchaient, et leurs mains se sont entremêlées naturellement. Un doigt de l'un, une paume de l'autre, chacun branlait l'autre à moitié, comme dans un jeu qu'ils improvisaient.
— Putain, on dirait qu'on joue au chat et à la souris, a glissé Clément, en fixant le gland d'Enzo luire sous la lumière.
— Sauf qu'il y a que des gagnants, mec, a souri Enzo.
— Sauf qu'il y a que des gagnants, mec, a souri Enzo.
Mathis, allongé à demi sur le flanc, matait tout ça avec une semi-religiosité. Sa queue entre ses doigts, il s'attardait plus sur les sons, les souffles, les petits gémissements retenus que sur les corps eux-mêmes. Il bandait dur, pourtant, et ses mouvements s'accéléraient quand une phrase claquait dans l'air.
— Mate ça, souffla Jules. Les deux font genre c'est un jeu d'échecs, mais ils vont gicler ensemble comme des cochons.
— On parie ? lança Antoine depuis derrière lui.
— Combat d'épée pour les départager, ajouta Léo, hilare, toujours les doigts dans le cul.
— On parie ? lança Antoine depuis derrière lui.
— Combat d'épée pour les départager, ajouta Léo, hilare, toujours les doigts dans le cul.
Enzo et Clément, sans prévenir, ont rapproché leurs glands, les ont frottés lentement l'un contre l'autre.
Un frisson a traversé l'assemblée.
Un frisson a traversé l'assemblée.
— Là, j'dis rien, mais j'viens de changer de dimension, dit Enzo, la voix rauque.
Pas un instant d'hésitation, pas un regard déplacé. Juste une intensité partagée, offerte, sans surjeu. La pièce empestait la sueur, le foutre en préparation, l'odeur d'un moment à part. Le genre de scène qu'on ne raconte pas. Pas parce qu'elle est honteuse. Mais parce qu'elle ne peut exister que là, entre eux.
Jules s'est levé, à son tour. Sa queue battait en avant, les couilles lourdes. Il a croisé Mathis du regard.
— Mec, tu veux que je t'aide ?
Mathis a haussé les épaules. Il a juste dit :
— Vas-y.
Jules s'est allongé à côté. Pas collé, pas distant. Sa main s'est posée, chaude, ferme, efficace. Mathis a soupiré, les yeux fermés.
Et dans cette géométrie mouvante de corps tendus, le partage prenait mille formes. Aucun ne baisait. Mais chacun jouissait déjà d'un truc plus fort.
Ils n'étaient pas six mecs en train de se branler.
Ils étaient six versions d'un même désir, un même souffle, un même lâcher-prise.
Ils n'étaient pas six mecs en train de se branler.
Ils étaient six versions d'un même désir, un même souffle, un même lâcher-prise.
Le sol était jonché de chaussettes abandonnées, de fringues roulées, de canettes mortes.
Dans quelques minutes, il y aurait des râles, des jets, des corps qui se tordent et des torses qui se couvrent de sperme chaud.
Dans quelques minutes, il y aurait des râles, des jets, des corps qui se tordent et des torses qui se couvrent de sperme chaud.
Mais pour l'instant, ils étaient là. Et tous voulaient en profiter au maximum.
— Mec, c'est dingue, murmura Clément. On est là à moitié en train de jouir, et j'ai même pas envie que ça s'arrête.
Il se tenait toujours face à Enzo, mais avait ralenti ses mouvements, comme pour figer l'instant. Leurs queues s'étaient détachées doucement, mais leurs paumes restaient proches, dans une chorégraphie presque lente. Ils se frôlaient à peine, dans un ballet de doigts devenu sensuel, sans qu'aucun n'ose parler de tendresse. Ce n'était pas ça. C'était autre chose.
Léo, toujours au sol, haletait dans son coin, les jambes écartées, les doigts toujours profondément enfoncés. Il n'était plus dans le jeu : il était dans sa bulle, dans un trip viscéral. Il se branlait de plus en plus fort, son gland tendu, rouge, brillant de foutre prêt à jaillir.
— Si je viens maintenant, j'vous jure que je me rallume dans cinq minutes, dit-il en ricanant, entre deux souffles courts. Mais je veux sentir… j'veux sentir encore un peu…
Antoine, qui avait quitté Jules, s'était approché du canapé où Mathis et lui s'étaient allongés. Il s'est agenouillé à leur hauteur, et sans poser de question, il a tendu la main vers Mathis, qu'il a effleuré du plat de la paume, entre les cuisses. Un geste tranquille. Mathis a entrouvert les yeux, l'a regardé à peine, puis a hoché la tête.
Alors Antoine s'est mis à le branler aussi. Jules d'un côté, Antoine de l'autre. Deux mains différentes, deux rythmes, une double prise qui a fait gémir Mathis d'un coup.
— Oh putain… les mecs… continuez, mais pas trop vite… j'veux durer, souffla-t-il, le visage tendu, les abdos contractés.
Et dans un coin de la pièce, Clément, qui s'était redressé, se pencha vers Enzo.
— Laisse-moi essayer un truc.
Il l'attrapa doucement, et cette fois, ce fut sa langue qui toucha le gland d'Enzo. Juste une lèche, rapide, directe. Un truc de test.
— Merde… lâcha Enzo, les cuisses tremblantes.
Clément ne recommença pas. Il recula, comme pour dire : je voulais juste savoir si j'osais. Il n'y avait pas d'étiquette, pas d'échange codifié. C'était juste un essai, entre potes, comme on tenterait un plongeon glacé dans une rivière.
Enzo, après une longue expiration, gloussa :
Enzo, après une longue expiration, gloussa :
— Tu veux m'faire venir en trois secondes, enfoiré ? Une autre comme ça et j'explose.
À ces mots, Léo, hilare mais au bord du gouffre, se remit à sucer ses doigts un à un, les yeux fermés, comme s'il dégustait une glace fondue à l'intérieur même de son corps. Il ondulait maintenant, le bassin légèrement décollé du sol.
Jules, toujours concentré sur Mathis, murmura :
— Vous croyez qu'on pourrait gicler… genre, tous en même temps ?
— Comme une choré ? plaisanta Antoine, en continuant ses va-et-vient.
— Comme une offrande, répondit Clément.
— Comme une choré ? plaisanta Antoine, en continuant ses va-et-vient.
— Comme une offrande, répondit Clément.
Les mots étaient étranges, mais ils résonnaient.
Ils savaient tous que ça allait arriver. La tension s'épaississait, les gestes se resserraient. Les queues brillaient de pré-sperme. Les souffles se coupaient.
Ils savaient tous que ça allait arriver. La tension s'épaississait, les gestes se resserraient. Les queues brillaient de pré-sperme. Les souffles se coupaient.
— Vous savez ce que j'aimerais ? souffla Léo, toujours au sol, les doigts dans le cul, les yeux fermés. Que vous me jouissiez dessus. Tous.
Un silence d'abord, suspendu. Puis quelques souffles. Pas de rire. Pas de gêne. C'était Léo, après tout. Le plus frontal. Le plus cash.
— Genre… vraiment ? demanda Antoine, curieux.
— Ouais. Juste pour tester. Voir ce que ça fait. Le chaud, le foutre qui tombe, les giclées… j'veux sentir.
— Ouais. Juste pour tester. Voir ce que ça fait. Le chaud, le foutre qui tombe, les giclées… j'veux sentir.
Jules haussa les sourcils, se tourna vers Enzo, puis vers les autres.
— Mec… j'vois pas pourquoi on dirait non.
— C'est con, mais… ouais, j'suis chaud, dit Clément.
— C'est con, mais… ouais, j'suis chaud, dit Clément.
Mathis s'était redressé, la queue en main, toujours dur et veiné.
— Carrément. Ça nous fera une belle photo mentale pour les prochaines branlettes, gloussa-t-il.
Alors ils s'étaient levés, chacun leur tour, un peu fébriles, un peu tremblants, les jambes engourdies par les positions trop longues, la queue gonflée, luisante, posée entre leurs doigts. Léo s'était allongé sur le dos, au centre du salon, jambes écartées, doigts toujours enfoncés. Il avait l'air possédé, mais serein. Il regardait le plafond, prêt.
— Allez, mettez-vous là. Autour. Comme une putain de tribu.
Ils se sont installés en cercle. Six queues dressées. Des bras tendus. Des respirations qui s'accélèrent. Le parquet grinçait sous leurs pieds nus. Le feu crépitait encore dans la cheminée.
— On se cale ? proposa Jules. Histoire de pas me retrouver à venir tout seul dans mon coin.
— On dit où on en est ? suggéra Enzo.
— On dit où on en est ? suggéra Enzo.
Antoine, la main au poing :
— Moi j'suis à 7 sur 10.
— J'suis à 8, mais je peux ralentir, dit Clément.
— Moi faut que j'me calme ou je vais partir maintenant, lâcha Enzo en secouant la tête.
— Respire, frérot. Tiens ta base, lui dit Mathis.
— Moi j'accélère un peu. J'peux encore tenir 30 secondes max, souffla Jules.
— J'suis à 8, mais je peux ralentir, dit Clément.
— Moi faut que j'me calme ou je vais partir maintenant, lâcha Enzo en secouant la tête.
— Respire, frérot. Tiens ta base, lui dit Mathis.
— Moi j'accélère un peu. J'peux encore tenir 30 secondes max, souffla Jules.
Léo, en bas, la queue battante sur le ventre, les doigts toujours au fond de lui :
— J'vous entends. C'est parfait. Je veux que ça tombe ensemble. Sur moi. Je veux vos giclées. Toutes. Je veux sentir vos orgasmes, putain.
Le cercle se contractait. Chacun trouvait son rythme. Certains yeux se fermaient. D'autres fixaient Léo. Les souffles devenaient rauques. Le bruit des chairs mouillées résonnait dans la pièce. Les visages se tordaient, se concentraient, se synchronisaient.
— J'y suis presque, chuchota Jules.
— Moi aussi, souffla Antoine.
— Vas-y, on y est ! cracha Clément.
— C'est maintenant, bordel, maintenant ! gémit Enzo.
— Moi aussi, souffla Antoine.
— Vas-y, on y est ! cracha Clément.
— C'est maintenant, bordel, maintenant ! gémit Enzo.
Et c'est arrivé.
Une décharge.
Une suite d'explosions.
D'abord Jules, qui grogna dans sa gorge, les jambes tremblantes, sa queue crachant un jet épais qui s'écrasa sur le torse de Léo.
Puis Clément, dans la foulée, le gland ouvert comme une bouche hurlante, lâchant deux longues giclées blanches qui atterrirent sur la joue et l'épaule.
Antoine suivit, la tête basculée en arrière, les abdos tendus comme des cordes, son foutre éclaboussant la base du cou de Léo.
Mathis vint en silence, les yeux ouverts, fixés sur la scène, sa semence ruisselant sur le ventre.
Enzo enfin, d'un cri bref, balança tout ce qu'il avait, une gerbe chaude et continue, pile sur le torse, rejoignant les autres.
Et Léo, dessous, haleta, le souffle haché, les doigts profondément ancrés en lui, sa queue éclatant dans un geyser bref mais intense, giclant sur son propre ventre, mêlant ses spasmes à ceux des autres, la bouche ouverte, muette.
Le silence retomba d'un coup, après la dernière secousse.
Leur sperme dégoulinait sur la peau chaude de Léo, couvrait son torse, sa gorge, son pubis, ruisselait le long de ses flancs. Il ne bougeait pas. Il respirait fort, les yeux fermés. Il souriait.
— C'était… précis, gloussa Jules, encore à moitié en apnée.
— C'était une offrande, murmura Clément.
— C'était une offrande, murmura Clément.
Ils sont restés là. Debout. Branlés, vidés, apaisés. Et au centre, Léo, nu, maculé, radieux. Le cœur battant encore.
Le feu crépitait toujours, la lumière du dehors avait basculé dans le bleu profond du soir. On entendait seulement les respirations redevenir normales, les muscles se relâcher, les épaules s'abaisser doucement. Une forme de paix s'était abattue sur la pièce, moite, tiède, tranquille.
Léo cligna des yeux. Son torse brillait sous les éclaboussures mêlées. Il releva légèrement la tête, les joues rouges, le regard vague, puis souffla dans un soupir qui ressemblait à une prière :
— Putain, c'était parfait.
Un éclat de rire fusa. Pas moqueur. Plutôt libérateur. Enzo le suivit, puis Jules. Et en quelques secondes, ils riaient tous, nus, encore collants, encore tendus pour certains, mais désamorcés.
— Mec, t'as du foutre jusque dans les cheveux, gloussa Mathis en se penchant vers Léo.
— Laissez-moi comme ça cinq minutes, gémit ce dernier en fermant les yeux. C'est trop bon. J'ai l'impression d'être une œuvre contemporaine.
— Une installation vivante intitulée Éjaculations croisées sur homme consentant, ajouta Clément.
— Laissez-moi comme ça cinq minutes, gémit ce dernier en fermant les yeux. C'est trop bon. J'ai l'impression d'être une œuvre contemporaine.
— Une installation vivante intitulée Éjaculations croisées sur homme consentant, ajouta Clément.
Ils ont éclaté de rire à nouveau.
Puis, comme chaque fois, les corps se sont remis en mouvement, doucement. Un à un, ils sont allés chercher une serviette, un tee-shirt abandonné, un rouleau de PQ. Personne ne faisait de manières. Personne ne fuyait le regard de l'autre. Chacun se nettoyait comme après une séance de sport ou une longue baignade. Pas de honte, pas de gêne. Le sexe venait de passer par là, mais il n'avait rien emporté avec lui. Ils étaient restés eux-mêmes, fidèles à ce qu'ils étaient depuis toujours : six mecs libres, désinhibés, unis par autre chose qu'un simple groupe d'amis.
Jules balança une serviette en direction d'Antoine, qui la rattrapa au vol. Enzo s'écroula sur le canapé, un coussin dans les bras.
— Bon… on commande des pizzas ou on finit les pâtes froides ?
— Les pâtes, y'a plus de sauce, répondit Clément. À moins que quelqu'un veuille contribuer, ajouta-t-il avec un sourire tordu.
— Toi t'as besoin d'un temps mort, mec, rétorqua Antoine.
— Les pâtes, y'a plus de sauce, répondit Clément. À moins que quelqu'un veuille contribuer, ajouta-t-il avec un sourire tordu.
— Toi t'as besoin d'un temps mort, mec, rétorqua Antoine.
Et la soirée a repris. Tout simplement. Les corps rhabillés petit à petit, ou pas. Les discussions ont repris, dévié vers d'autres conneries. Une série lancée en fond, des chips ouvertes, de la bière servie dans des verres poisseux. Aucun n'a eu besoin de débriefer ce qui venait de se passer. Ce n'était pas un événement. Ce n'était pas une anomalie. C'était eux.
Pas une once de malaise. Pas une trace de doute. Pas même une pensée embarrassée à étouffer dans un coin de tête.
C'était ça, leur lien. Ce truc improbable qui n'avait besoin d'aucune justification. Une amitié brute, sexuelle sans être amoureuse, frontale sans être perverse, simple sans être naïve. C'était l'Amicale des Glands Libres.
Et ils savaient, tous autant qu'ils étaient, qu'ils rempileraient l'année suivante.
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Commentaires ()
Une belle alternative dans la catégorie "Avec plusieurs hommes ".
Branle entre potes
Très bien écrit
Excitant à souhait