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✦ ChachaVelours Les silences brulants XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Les silences brulants — Chapitre 3 · La fièvre de la jalousie

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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ChachaVelours
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Les silences brulants

Chapitre 3 · La fièvre de la jalousie

J'étais allongée sur mon lit, inerte, totalement vidée. La moindre étincelle de chaleur avait disparu, happée par quelque chose de froid et d'humiliant. Il aurait pu choisir n'importe quelle femme dans cette ville. Mais il a fallu que ce soit elle : Flavie. Ma copine délurée. La salope du groupe. Celle qui riait fort, parlait cru, s'habillait léger, et collectionnait les bites comme on coche des cases. Elle ne comptait même plus. Elle s'en foutait.
Elle savait très bien que je bossais ce soir-là. Elle, avec ses parents friqués, avait tout son temps libre pour rencontrer ses amants. Avant de partir, elle m'avait lâché un petit "Bon courage pour ton service", presque moqueur. Elle voulait que je la voie. Elle voulait que je sache. Je revoyais la scène. Elle accrochée à son bras.
— Viens, je te présente quelqu'un. Une de mes meilleures amies, qu'elle a dit.
Victor.
Enfin, je connaissais son prénom.
Il était calme, mais semblait gêné par la situation, comme s'il préférait rester discret. Son regard semblait un peu trop posé sur mon visage, dans mes yeux. Il m'a saluée poliment, mais ça a suffi à m'embraser. Un spritz pour elle. Un cognac pour lui. Il souriait peu. Il avait cette assurance tranquille qui m'a retournée de l'intérieur. J'ai senti comme une flèche me traverser, ou plutôt un poignard. Flavie aura ce que je n'osais avoir. Pendant tout le service, je les ai observés. Le rire de Flavie me vrillait les tempes. J'ai terminé à vingt-deux heures. Ils étaient encore là. Deuxième verre, jambes croisées, complicité affichée.
Ensuite, la nuit blanche a commencé.
Dès que je fermais les yeux, les images arrivaient. J'avais déjà vu Flavie nue. À cette soirée chez ses parents. Elle avait sauté dans la piscine, seins refaits fièrement dressés, aréoles larges, tétons durs, le corps tout entier offert comme une provocation. Elle riait sans aucune pudeur. Ce soir-là, elle avait couché avec deux garçons dans la chambre de ses parents.
Maintenant, elle était avec lui. Pour la première fois, je ne voulais pas être à la place de sa partenaire. Je voulais les voir. Je voulais savoir comment il lui parlait. Comment il lui tenait les cheveux. Comment il la prenait. Est-ce que c'est ce genre de femmes qu'il aimait ? Plutôt qu'une fille comme moi ? Je les imaginais encore et encore. Parfois je me projetais. Peut-être que je voulais autre chose. Peut-être que je voulais les rejoindre. Ils étaient peut-être chez elle, à dix minutes à pied. Et si je débarquais ? Elle serait en sueur, elle aurait ouvert la porte avec sa chemise sur les épaules. Surprise, mais j'entrerais sans dire un mot. Je me déshabillerais, le rejoignant dans le lit, je...
Non.
J'étais folle de penser ça. Ces images-là ne m'excitaient pas. Pas vraiment. Mon corps restait vide. C'était autre chose. Un vertige. Une chute intérieure. Ce n'était pas du désir. C'était une forme de jalousie tordue. Une faim pour ce qu'elle vivait. Pour le pouvoir qu'elle avait eu. Et moi, seule dans ce lit, j'ai murmuré, presque sans voix :
— C'est pas juste...
Au bout de deux jours, je pensais que ça serait passé, que j'allais me calmer, que mon cerveau finirait par ranger ça dans un tiroir fermé à clé. J'étais naïve.
Notre rituel du samedi allait être une torture. Nous nous retrouvions chaque samedi midi pour un brunch encore copine. Tartines grillées, salade d'avocats et tomates, pancakes, jus de fruits bio et ragots semi-assumés. Un truc de filles sages, en apparence. J'y suis allée en traînant des pieds. Je ne savais même pas si j'espérais la voir ou l'éviter, si je voulais savoir ou rester dans l'ignorance. Ces deux derniers jours, elle n'avait répondu à aucun message sur notre conversation commune, et je ne me voyais pas lui poser la question : "alors, c'était bien ?". Je n'en avais pas eu la force.
Elle est arrivée, en retard comme toujours, et il n'y avait plus qu'elle. Elle portait une robe blanche. Fluide, légère, comme celles des pubs pour parfums d'été, mais sur elle, tout criait « baise-moi ».
Elle ne portait pas de soutien-gorge, ses tétons étaient là, visibles, presque arrogants sous le tissu. Elle était bronzée, maquillée, les cheveux encore un peu encore humides de sa douche. Je l'ai détestée. J'avais envie d'être comme elle.
— Hello mes chattounes ! a-t-elle lancé en posant ses lunettes de soleil sur sa tête, un grand sourire de star sur la bouche.
Elle a embrassé tout le monde, moi y compris. Ses lèvres ont effleuré ma joue et je ne pouvais m'empêcher d'imaginer quelle partie de son corps ont-elles embrassée. Mon cœur s'est emballé. Mon ventre s'est contracté. Je me suis assise bien droite, les mains entourant ma tasse de matcha. Je n'arrivais pas à parler, la peur de me trahir, de me montrer trop intéressée en lui demandant des détails. Je l'ai juste regardée rire, se servir puis s'installer, jambes croisées, à côté de moi.
— Bon... je vous parle de mon dernier date ou vous préférez qu'on débatte du pain sans gluten ?
J'ai senti mes doigts se crisper sur la tasse.
— On ne va pas y échapper, alors vas-y, a dit Inès en souriant.
Elle devait penser que cela ne m'intéresserait pas, alors qu'au contraire, je le voulais tout savoir.
— On s'est rencontrés sur un site pour..., elle regarda nos têtes en maintenant le suspense ... adultes mariés.
Mon estomac s'est noué. Il est marié ! Quel connard !
— Pardon ? a lancé Léa, faussement choquée, la bouche grande ouverte.
— T'as encore honte de rien, toi !
Les pensées s'entrechoquaient dans ma tête, car dans le fond, je n'étais pas très différente de lui. Moi aussi, j'étais en couple et pourtant j'avais envie de lui. Je suis une salope.
— Bah quoi ? Ils sont discrets, expérimentés, reconnaissants. Les mecs mariés, c'est les meilleurs. Ils ont besoin de se rassurer, donc ils se donnent à fond. Et c'est pas le plus vieux que j'ai baisé, non plus donc ça va.
Un rire franc, assumé, presque vulgaire attira le regard du couple derrière elle. Les autres ont souri tandis que moi, je me suis sentie comme hors de mon corps. Assise là, oui, mais absente.
— Il était comment ? a demandé Inès.
Et là, Flavie a plongé. Sans filtre.
— Au début assez discret, je dirais. Il parle pas beaucoup, mais d'un côté, il est pas là pour se faire une amie, mais tu sens qu'il te regarde vraiment. Par contre, quand la bête est lâchée... les filles, elle marqua un arrêt théâtral, mit sa main sur sa bouche puis agita ses doigts comme un éventail pour se rafraîchir. Un taureau. Et putain qu'il est bien monté, genre... vraiment bien monté.
Les autres ont pouffé. Moi, je suis restée liquéfiée.
— On s'est chauffés dès le parking, continua Flavie. Il me collait, je sentais sa queue contre mon ventre quand il m'embrassait. J'en pouvais plus. On est montés dans sa caisse. J'ai juste dit : “Je veux te sucer maintenant.” Et lui ? Il m'a regardée, genre intense, et il m'a dit : “Ouvre.”
Elle éclata de rire.
— Direct. Pas de chichi. On est montés dans sa voiture, il m'a tenu les cheveux, elle attrapa ses cheveux pour mimer la scène, et j'ai aspiré cette queue comme si c'était un smoothie après une séance de sport.
— Beurk, t'es pas obligée de dire ça comme ça, grimaça Léa.
— Pardon ? C'est de l'art, les meufs. Il était là, tendu, concentré, et moi je le regardais dans les yeux en le pompant. Et quand il a joui ? Sur mon visage. Propre, net.
— Jamais je pourrais sucer un inconnu comme ça, commenta Inès.
— Refaire ça, tu veux dire... Tu oublies le mec de Lloret del Mar.
— Normalement, ce qu'il se passe là-bas, reste là-bas, donc ça compte pas.
J'ai senti ma gorge se serrer. Elle parlait de lui. De Victor. De mon fantasme. Elle l'avait consommé. Je n'arrivais même pas à me l'imaginer faire ça. Et pourtant, les images s'imposaient. Son visage. Son sexe. Sa voix. Ce mot.
Ouvre.
— Les chattounes, dit-elle en claquant des doigts, on reste concentrée, car la soirée ne faisait que commencer. Arrivé chez lui, il m'a direct plaquée contre le mur, presque arraché mes vêtements, et il bandait encore tellement... Il m'a baisée contre le mur. J'étais sur une jambe, il tenait l'autre relevé avec son bras. Solide. Rapide. Mais pas brutal. Efficace. C'est le mot.
Elle semblait parler d'un bon massage sportif ou d'un déménagement bien organisé.
— Il m'a soulevée jusque dans sa chambre, et là, il m'a défoncé comme un marteau-piqueur bien huilé. En missionnaire, mais pas le genre... missionnaire à la Charlotte, dit-elle en se tournant vers moi pour rigoler en bien souligner notre différence, là j'avais les pieds sur ses épaules, ses mains à l'arrière de mes cuisses et il me pilonnait, genre, chaque coup de reins, je sentais qu'il savait ce qu'il faisait. Jamais ma chatte avait autant mouillée. Là il s'est vidé dans la capote et a commencé à me lécher, j'ai joui tellement vite...
J'ai senti mon ventre se nouer. Je ne savais pas si j'étais en train de jouir intérieurement ou de me décomposer.
— Ça paraît trop beau pour être vrai, affirma Léa qui s'était reculée en croisant les bras et les jambes.
— Tu veux son numéro pour être sa prochaine ? dit-elle, sans avoir la moindre jalousie.
— Haha non merci, les hommes mariés, c'est vraiment pas ma came.
— Ce genre de baise, y a rien de sentimental. C'est fonctionnel. Et franchement, quand il me prenait en levrette, j'étais grande ouverte et ma chatte a rarement été aussi bien utilisée.
Inès s'est étranglée dans son café, Léa a ri à moitié tandis que Flavie imitait le bruit de leurs corps se percutant en plein acte avec ses mains. Moi, j'avais les jambes croisées. J'essayais de respirer doucement. J'avais l'impression d'avoir le cœur dans le ventre. Je ne savais plus si j'étais en colère, jalouse ou simplement malade.
— Mais sa femme ? ai-je murmuré sans réfléchir.
Elles se sont toutes tournées vers moi. J'ai senti leurs regards. Ma voix avait tremblé. Un petit silence s'est installé. Léa a levé les yeux. Inès a regardé ailleurs. C'est moi qui avais gâché l'ambiance.
— Il a dit qu'elle bossait beaucoup, qu'elle n'était jamais là. Il doit faire ça régulièrement, je pense. Il gère bien.
— Et tu vas le revoir ? ai-je demandé, sans même réaliser que c'était ma voix.
— Peut-être. Pour une fois, j'ai gardé son numéro. Une queue comme ça, ça se refuse pas.
Et puis, elle s'est tournée vers moi. Son sourire s'est fait plus taquin, plus appuyé.
— Tu devrais t'inscrire sur le site, Charlotte. Si t'as si envie de tester un bon vieux marié bien monté, ça pourrait détendre ta chatte, non ?
Les filles ont éclaté de rire, mais Flavie m'a regardée droit dans les yeux, sans ciller. Sa bouche souriait, mais son regard m'évaluait.
Moi aussi, un peu poliment. J'ai regardé ailleurs, très loin. Mais dans ma tête, tout tournait. Victor. Trois fois. Sa bouche. Sa voix. Son sexe encore dur après l'orgasme. Et moi qui n'arrivais même plus à faire l'amour avec Lucas sans penser à quelqu'un d'autre.
Après le brunch, je n'avais pas envie de rentrer chez moi. Je ne voulais pas repenser à la robe blanche de Flavie, à ses tétons fiers, à ses récits crus et à ce prénom qui me hantait. Victor.
Alors j'ai traîné dans le centre commercial du centre-ville. J'ai fait semblant de flâner, de chercher un haut ou une robe d'été. Rien de bien précis. Juste quelque chose pour m'occuper l'esprit. Juste pour oublier ce que je ressentais pour cet inconnu. Je voulais trouver quelque chose qui me rappelle qui je suis vraiment, celle que Lucas aime. Je suis entrée dans une boutique un peu chic. Une décoration soignée, une musique douce, pas trop de monde, des vendeuses à la voix douce. L'ambiance m'a calmée.
Le calme avant la tempête. Je l'ai vu. Là. Victor. A quelques mètres, habillé d'une chemise en lin cintré, un chino beige, des sacs à la main, le regard éteint, suivant une femme dans les rayons.
Elle était belle. Brune, élégante, bien habillée. Elle semblait sûre d'elle, le genre de femme qui réussit tout et qui ne se cache pas de l'affirmer. Elle tenait une robe entre ses doigts, la posait sur elle en se regardant dans le miroir. Ils parlaient bas, se souriaient comme un couple normal. Comme s'il n'y avait qu'eux. Comme s'il n'avait pas défoncé Flavie deux jours plus tôt.
M'arrachant soudainement à mes pensées, il tourna la tête en ma direction. Peut-être a-t-il senti mon regard sur lui, ou lui cherchait du regard, mais nos yeux se sont accrochés. J'ai lu sur son visage quelque chose que je n'avais jamais vu, une panique. Il regarda sa femme puis doucement, il a levé un doigt vers sa bouche pour me dire : Chut.
Puis, un sourire à peine esquissé. Mon cœur s'est mis à battre plus fort. Il m'avait reconnue. Il me demandait de garder le secret, d'être la confidente de ses infidélités. Je voulais bien plus que cela.
Lui et sa femme se dirigèrent vers les cabines d'essayage avec une dizaine d'articles. A ce moment-là, j'ai perdu totalement le contrôle de mon corps, comme si quelque chose m'avait prise par la main pour le guider. Je les ai suivis, tout droit vers les cabines d'essayage, une robe bleue sur le bras, juste en prétexte. Il était là assis sur une banquette en face d'une cabine au rideau tiré. Il a levé les yeux vers moi en me voyant passer.
Je suis entrée dans celle juste à côté, j'ai tiré le rideau. Je suis restée là, le souffle court, à me regarder dans le miroir. Mes yeux cherchaient en moi la réponse à la question : « qu'est-ce que je suis en train de faire ? »
Il était juste là, de l'autre côté. À quelques pas. Je l'entendais dans ma tête, comme s'il avait le pouvoir de s'y introduire et ce mot.
Ouvre.
Je retirai mon débardeur ainsi que mon short avec précipitation, pour enfiler la robe moulante. Je pris le temps de l'observer et je repensais à Flavie, à ses tétons visibles. Que ferait-elle dans une telle situation ? Le coup de folie me frappa comme un éclair. Je dégageai mon buste et retirai mon soutien-gorge pour être seins nus sous le tissu moulant. Mes seins se dressaient sous le bleu azur.
J'ouvris le rideau en grand pour faire comme si j'avais besoin de recul pour mieux voir.
Mon sang se glaça en me voyant avec cette robe moulante qui dévoilait sans pudeur mes tétons dressés. Jamais je n'avais osé, même devant Lucas, même pour s'amuser ensemble. Un frisson de honte commença à me parcourir l'échine jusqu'au moment où mes yeux trouvèrent les siens.
Il avait les yeux vers moi. Je pouvais voir son regard scanner mon corps. J'aimais ça. Le frisson fut chassé par une douce chaleur. J'avais l'impression de retrouver ce sentiment disparu, l'époque où Lucas admirait mon corps, me scrutait amoureusement... Aujourd'hui, il remarque à peine quand j'ai un nouvel ensemble. Je sentais les papillons parcourir mon ventre, mon corps s'emballer, ma respiration se bloquer.
Sans un regard pour lui, je suis retourné dans la cabine et j'ai fait quelque chose dont je pensais être incapable. Je l'ai laissée entrouverte, juste assez pour qu'il puisse me voir. J'ai retiré la robe le plus sensuellement possible, ouvrant la fermeture sur le côté, faisant glisser les bretelles sur mes épaules. Puis, d'un mouvement, je la fais tomber.
Il pouvait voir tout de mon corps en un regard. J'étais là, face au miroir, mes seins nus, mon tanga noir en dentelle révélant une grande partie de mes fesses blanches. La peau de mon ventre plat contracté. Je n'osais plus bouger, alors j'ai simplement tourné les yeux vers lui. Il me dévorait du regard. Mon corps s'est enflammé, une pulsation douce et irradiante.
J'ai relevé les bras, comme si je remettais mes cheveux en place. Mes seins se sont galbés pour lui, pour son regard. Mes tétons roses se dressaient comme pour supplier une caresse. Je me suis tourné face à lui, faisant semblant de regarder mes fesses dans le reflet. Je me suis cambrée, sur la pointe des pieds comme dans le miroir de ma salle de bain, les soirs où j'imagine qu'il me regarde.
Son regard sur ma peau. Sur mes reins. Sur ce que je n'osais jamais montrer à un inconnu, mais que j'avais envie d'offrir, là, maintenant, pour lui.
La voix de sa femme s'est rapprochée. Elle a tiré son rideau, celui juste à côté, son regard s’est détourné de moi.
J'ai senti comme un vide, comme si je devenais invisible. Je voulais qu'il me désire, moi aussi. Qu'il se souvienne. Qu'il me préfère, peut-être.
J'ai hésité, mais pas suffisamment pour que la raison l'emporte. Sa femme a refermé le rideau et son regard revint sur moi immédiatement. Me retournant dos à lui, mes doigts effleurèrent mes hanches, se glissant sous la dentelle pour la faire descendre sur mes cuisses. Je me suis penchée en avant en cambrant le dos. En laissant la lumière des cabines souligner chaque courbe. Son regard pris au piège sur mes petites fesses rondes. Je m'offrais enfin à lui, nue.
Quand je me redressai, ce n'était pas lui que je regardais, mais moi. Mon corps qui semblait être celui d'une autre. D'une femme sensuelle, fière de ses seins moyens, galbés, aux tétons roses dressés, de ses hanches, de ses cuisses fermées, de son sexe qui vibrait par le simple regard d'un homme. J'aimais ce que je voyais, j'aimais ce que je ressentais. J'aimais ce que je devenais.
Il aurait pu venir, me plaquer contre la paroi de la cabine, et me prendre directement. Mon sexe vibrait et sans le toucher, j'avais la certitude que j'étais trempée. Je tremblais de toute mon âme.
Le rideau de sa femme s'ouvrit à nouveau et par réflexe, je refermai le mien juste à temps. Elle était sortie dans le couloir pour commenter un jean. Elle demandait si cela ne lui faisait pas un gros cul. J'espérais qu'il compare ses fesses avec les miennes tandis qu'elle expliqua qu'ils pouvaient partir. Soudainement, tout s’affola dans ma tête, je ne voulais pas en rester là, alors j'ai fait ce que Flavie aurait sûrement fait.
J'enfilai mon short et mon débardeur, mis mon soutien-gorge dans mon sac à main puis quitta la cabine. Il ne me quittait plus des yeux, toujours assis. Tremblante, je m'approchai de lui et sans un regard, laissai tomber sur son téléphone, mon tanga noir...
Une offrande perverse, un message direct, je voulais être sa prochaine amante.
C'était la première fois que je sentais mon corps devenir une arme, et ce mot qui résonnait toujours en moi :
Ouvre.
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bale1984
21 octobre 2025 à 06:49
Le feu dans la cabine... !

Vite,les pompiers, SVP !

Plus sérieusement, c'est si bien écrit et raconté que l'on s'y croirait. Il n'y a pas que Charlotte qui se fasse un film ...

Je me réjouis du prochain chapitre, mais pour l'instant, je continue d'apprécier celui-ci.
Soyez respectueux
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BluePanthere
20 octobre 2025 à 14:27
Elle se réveille enfin :)
Merci pour ce récit, écriture incisive et directe, un régal.
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Répondre
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Don Corleone
20 octobre 2025 à 14:21
Récit toujours bien écrit !!
J’adore!!
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