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✦ caribonex Enquêtes en Orégon XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Enquêtes en Orégon — Chapitre 5 · Surprise !

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Enquêtes en Orégon

Chapitre 5 · Surprise !

1932 – USA Epoque de la prohibition. Oregon.
 
Agent du FBI j'ai été détaché sur la côte Pacifique pour découvrir outre les trafics et collusions locales, les distilleries clandestines. Je suis arrivé à Liberta et tout a changé…
 
Mon évanouissement – car c'en est un – a visiblement duré un petit moment car, quand je commence à papillonner des yeux je vois un plafond différent de celui de la salle à manger. Je veux bouger la tête et immédiatement la voix de mon hôtesse me fait :
 — Ne vous agitez pas Vous vous êtes un peu cogné la tête et on vous a allongé sur le canapé du salon. Brad aide moi ; Oona passe-moi le whisky.
Je me sens un peu soutenu et on cale un oreiller sous ma tête. Ensuite elle me tend un verre en me disant que ça va me faire du bien. Je suis sans doute encore sonné car je bois la petite dose de liquide ambré. 
 — N'essayez pas encore de parler, laissez le cordial agir, il secoue un peu.
Effectivement l'alcool m'a donné un petit coup de fouet mais c'est surtout dans ma tête que cela bouge.
 — Ça devrait aller mieux. Votre visage est en train de retrouver des couleurs. 
 D'un signe j'indique que cela tourne encore dans ma tête et elle me dit de rester allongé que sa fille va rester à me surveiller. 
Je ferme les yeux et c'est comme si des milliers d'images se superposent et défilent à toute vitesse. Des images de personnes, de lieux,  des scènes calmes et des scènes de guerre et je comprends que ma mémoire est en train de lentement se remettre en place même si c'est terriblement embrouillé. Je bouge un peu, essaie de me détendre et j'entends une légère exclamation de surprise. J'ouvre doucement les yeux et voit Oona, la superbe fille des tenanciers, me regarder d'un air très calme mais ses yeux bleu clair n'évoquent plus un lac de montagne gelé mais bien un volcan en passe d'exploser. Elle indique mes jambes et d'une voix coupante lâche :
 — Vous m'expliquez ça ?
Je laisse mon regard descendre vers mes chevilles et voit mon poignard dans son étui.
 — Une habitude que j'ai gardé de la guerre.
 Je lis dans ses yeux ce qu'elle va faire mais je n'ai pas le temps de m'y opposer et d'un geste incroyablement rapide, elle remonte l'autre jambe de mon pantalon et fait :
 — Ça aussi ?
 — J'ai deux mains c'est normal.
 — Ce qui sera normal ce sera de quitter les lieux quand vous serrez remis ! On n'a pas idée d'avoir deux lames avec soi.
 — Me dit celle qui en a une à sa ceinture et une autre à la cheville.
 — Et qui sait très bien s'en servir, monsieur l'observateur.
Notre petite discussion est interrompue par sa mère qui revient et, sentant l'air crépiter pousse un soupir et fait :
 — Oona… Excusez ma fille son métier est très dur. Je vous ai emmené à manger vous avez besoin de forces.
 — Merci madame. Rassurez-vous il n'y a rien à excuser, votre fille se montre tout à fait charmante.  C'est moi qui suis confus de ce qui est arrivé.
 — Vous n'aviez pas mangé depuis longtemps ou dois-je appeler un médecin ?
 — Euh, non, j'ai parfois des étourdissements et des vertiges. 
Je tourne légèrement la tête sachant que cela met en avant ma cicatrice et qu'elle en tirera vite une conclusion même si elle est fausse et que je sais parfaitement ce qui a déclenché la crise !  J'essaie d'organiser mes pensées mais tout se bouscule dans mes neurones, sans parler de la superbe jeune femme debout près de moi et qui me surveille comme le lait sur le feu. Je mange, cela me fait du bien et une heure plus tard gagne ma chambre et sombre dans un sommeil agité, peuplé de rêves et de cauchemars qui s'entremêlent.
Au matin, je vais un peu mieux mais à peine et je gagne donc la petite plage ou je reste presque toute la journée, à l'ombre d'un grand arbre. Le lendemain, j'explore un peu plus et tombe, je ne sais comment sur une crique discrète et reculée. 
Je m'allonge dans un coin ombragé et laisse remonter mes souvenirs à la surface. J'ai presque rétabli le fil de mon existence avant le vingt-six juin mil neuf cent dix-huit. Je me réveille en sursaut désormais nanti de mon vrai nom ; François de Minihic, Trick n'étant qu'un emprunt fait sur une tombe pour camoufler mon âge lors de mon engagement dans les Marines. Je regarde autour de moi et voit qu'une femme est étendue au soleil.  Visiblement elle ne m'a pas vue car elle est totalement nue sur sa serviette. Elle se lève soudain et s'étire face au Pacifique. Dieu qu'elle est belle ! J'ai instantanément reconnu Oona, ses nattes blondes et sa façon de bouger. Mais là, c'est une véritable apparition, une nymphe des eaux. Une créature superbe à la peau légèrement dorée qui me rappelle les filles de mon île. Une sirène éblouissante dont les formes sont incroyables, mélange de finesse et de muscles, le tout dû à sa profession. Ses seins hauts et ronds sont le rêve de tout homme et la façon dont  elle bouge… Sa petite toison est taillée au  cordeau et prouve que c'est une vraie blonde. Bon sang, je dois serrer mes muscles pour calmer la terrible érection qui s'empare de moi. J'attends qu'elle soit dans l'eau pour remuer et jouer le gars qui vient de se réveiller et marche vers la plage juste vêtu de mon caleçon. Elle m'aperçoit et me hèle directement en m'interrogeant sur ma présence, en restant dans l‘eau jusqu'au cou sans crier ni paniquer.
 — Je suis tombé sur ce coin tranquille et je viens de finir un bon petit somme. Cela vous dérange si je reste ?
 — Non, de toute façon la sortie est coupée à cause de la marée. 
 — D'accord merci. Allez, je vais faire comme vous et nager un peu.
 — Pas de problème tant que vous ne vous rapprochez pas ; j'aime ma tranquillité.
 — Merci  
 Je vais plonger et pour la première fois depuis quinze ans je sais pourquoi je nage aussi bien et apprécie autant l'eau. Je suis admiratif devant son sang-froid mais, si je ne me trompe pas notre ancêtre commun le lui a aussi légué. Car j'ai vu le tatouage bleu sur le côté droit de son corps magnifique et je sais désormais qu'elle appartient à la branche qui a quitté Liberta, notre île de famille vers le tout début du dix-neuvième siècle pour gagner les Etats-Unis ; ce qui fait d'elle une espèce de lointaine cousine. Je joue avec les rouleaux, saute, heureux d'être presque complet mentalement. Surtout je note qu'elle s'est rapprochée de moi et me regarde d'une drôle de façon. C'est là que je réalise qu'elle aussi a vu mon tatouage, reflet presque exact du sien.  Elle se redresse, m'offrant la vision de sa superbe poitrine et fait d'une voix chargée d'émotion :
 — Eh bien, voilà une sacrée surprise.
 — Pour moi aussi je viens de retrouver la mémoire.
 — La mémoire ?
 Je montre ma cicatrice, lâche « la guerre » et lui tend la main.
 Elle sourit, répond « depuis le temps que je t'attendais « et s'en empare avant de me tirer vers elle. C'est un moment magique, hors du temps, de ce temps dans lequel je suis désormais à ma place. Nous nous enlaçons tout naturellement, et nos lèvres se joignent. C'est un baiser très doux et pourtant il me fait plus d'effet que tous ceux que j'ai échangé auparavant et ce que ce soit avant mil neuf cent dix-huit ou après !  
Collés l'un à l'autre, nous nous laissons porter par l'océan, sans chercher à aller plus loin que des baisers, nous sentons ou plutôt nous savons que c'est bien différent d'avant. Nous sortons de l'eau et elle ne se soucie pas de sa nudité, de toute façon mon caleçon doit flotter vers le Japon !
On s'assied tranquillement et elle me confirme que Kay l'amie irlandaise de sa grand-mère  lui avait prédit qu'elle trouverait le vrai amour avec un homme de Liberta. 
 — Cela avait fait rire Kaya, ma grand-mère paternelle dont la famille avait quitté l'île des années plus tôt, car elle ne voyait aucun homme d'ici assez bien pour moi. Son autre amie Meg  disait qu'il n'y aurait personne ici d'assez fou pour me supporter. Ah ils me manquent. Mon grand-père, Hunter était venu ici avec un convoi de femmes qu'il guidait Ils vivaient tous les quatre dans la maison située derrière nous et ont disparu ensemble en bateau dans un ouragan comme ils en avaient sans doute rêvé. Je rêve parfois que leur voilier revient et en fait c'est toi qui es revenu.
 — C'est le mot de Liberta qui a tout déclenché. À la fin des combats du bois-belleau, on m'a retrouvé seul survivant de ma compagnie, la mémoire vide. Je ne savais même plus que le nom que je portais était le nom d'en enfant mort-né que j'avais pris pour m'engager et en fait je n'ai que trente ans.
— Deux de plus que moi. Et alors tu te nommes ?
— François de Minihic. 
— Hmm ce nom me dit vaguement quelque chose cher petit petit etc. cousin !
Nous rions et puis nous regardons à nouveau, les émotions qui passent entre nous sont si intenses, si fortes. Je me sens enfin en phase avec moi, toutes les pièces du puzzle sont complétées et nous nous embrassons à nouveau. Nous échangeons encore, elle décrit ce Liberta et je décris l'île que je découvre quelque part presque en même temps qu'elle. Régulièrement nous nous regardons admirant l'autre sans fausse pudeur.  Si je suis sous le choc de la découverte de ma première vie, je le suis bien plus encore par le fait qu'une aussi belle femme vibre pour moi. Cela me rappelle les vieilles histoires au sujet de notre ancêtre et cet amour qui a créé tant de choses. Oona m'embrasse à nouveau et m'attire vers elle. Notre baiser est un peu plus sauvage et échauffe encore nos sangs. Je me redresse et elle se laisse caresser, alanguie et souriante. Je passe ma main sur ses longues cuisses, son ventre plat, ses hanches fines avant de suivre les lignes de son tatouage. Le dessin passe sous ses seins et je les effleure du bout des doigts mais la tension est telle que son souffle s'accélère déjà un peu. Je refais plusieurs fois le chemin avec mes doigts avant de monter d'un cran en sensations, frôlant ses seins et sa toison blonde ? Ensuite je touche délicatement ses tétons ocre, la faisant sursauter. Elle est superbe à se laisser faire, à savourer mes caresses. J'effleure ensuite sa petite fourrure et, comme elle écarte les jambes, effleure son intimité avec délicatesse. Nul besoin, nulle envie d'aller vite, je veux me réconcilier avec le temps et j'ai juste envie de la découvrir. Je la caresse de plus en plus intimement, la faisant se tendre et se livrer toujours plus par le biais de nos regards perdus l'un dans l'autre. 
Puis, je glisse un peu et vais l'embrasser, cette fois nos langues se mettent de la partie et les sensations s'accroissent encore. Comme elle gémit, j'abandonne ses lèvres pour un sein, ma main gauche s'occupant de taquiner l'autre téton, dur comme un rubis. De ma main droite, je joue avec la perle rose nichée au cœur de sa délicieuse petite chatte et, guidé par mon amour pour elle, je la titille faisant monter le plaisir. Nous avons tout le temps du monde sur cette plage isolée et le savons tous deux. Mon plaisir est de lui en procurer et elle le sait. Entre deux halètements elle me regarde, mettant son cœur et son âme à nu. Mes doigts sont humides de son plaisir brûlant et je la vois grimper la crète des sens. Le bruit des vagues, le souffle doux du vent, les senteurs marines, c'est un tout qui rend le moment incroyablement bon. Elle tend sa main vers la mienne et elles joignent, se serrent, et je ressens encore plus son plaisir. Je déguste son téton, mordillant la petite pierre, serrant l'autre entre mes doigts et vais plonger en elle de mes doigts quand enfin, elle crie son plaisir en se tendant de tout son corps.
 — Comme tu es belle…
 Je la laisse reprendre son souffle, se détendre et vaincue par les sensations, elle se love contre moi, s'endormant tranquillement sous le doux soleil du Pacifique.
 
 
Evidemment je ne peux qu'encourager mes gentils lecteurs férus d'histoire – et peut-être un peu de scènes plaisantes - à lire ou relire les deux séries fondatrices du cycle :  Le début en 1662 à La Barbade avec  Des pirates très particuliers....  puis en 1855 avec Orégon trail
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Chapitre 6 · Une dernière aventure
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caribonex
21 août 2025 à 21:43
Merci pour le commentaire.
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Frederyc
21 août 2025 à 11:49
Ahhh que c’est beau !!!
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caribonex
20 août 2025 à 21:15
Merci beaucoup. Et je compte bien varier les époques et les moments pour les suites. Faut juste laisser mûrir !
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Iznogood
20 août 2025 à 18:34
Evidemment je ne peux qu’encourager mes gentils lecteurs férus d’histoire – et peut-être un peu de scènes plaisantes - à lire ou relire les deux séries fondatrices du cycle : Le début en 1662 à La Barbade avec Des pirates très particuliers.... puis en 1855 avec Orégon trail

Absolument ! 💯
J'aime beaucoup cette idée de suivi dans le temps, amené l'air de rien sur l'Oregon Trail et plus directement sur cette histoire.
C'est documenté, intéressant et fort bien mis en scène.
Les moments sensuels sont... sensuels, et c'est parfait ainsi.
Une série à lire et relire. ☺️
Soyez respectueux
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