Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Il fait de moi une Queen — Chapitre 1 · Rencontre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Il fait de moi une Queen
Chapitre 1 · Rencontre
Par où commence-t-on pour raconter son histoire ? Peut-être par donner vie sur le papier aux personnages dont il s'agit : je vous présente donc N et C, moi-même. Jamais je n'aurai cru le jour de notre rencontre que je prendrai la plume pour compter notre histoire, et pourtant la voici.
Baroudeurs dans nos vies respectives, nous nous rencontrons dans un petit village du bout du monde, en pleine crise du COVID. Je viens d'interrompre prématurément un voyage à vélo en solitaire, en raison de la météo. Une copine m'héberge le temps que je me remette les idées au clair pendant cette période de doute. C'est tout naturellement qu'elle m'invite chez un de ses amis :
— Ça te fera du bien de sortir et socialiser un peu. Tu as passé bien assez de temps toute seule sur ton vélo !
Elle n'a pas tort, la semaine passée sous une pluie torrentielle et dans le vent a eu raison de mon challenge sportif et de ma dose de solitude. Autant que je profite de mon petit coin pays que j'apprécie tant, avant de retourner en ville et d'affronter mes grands questionnements existentiels.
Vers 19h, on part toutes les deux rejoindre ses amis que je ne connais pas. Je suis habillée très simplement, et pour cause, je n'ai qu'un leggins et une polaire dans mes sacoches de vélo. Au moins, je suis super confortable, et puis de ce que je connais du village, les habits n'ont jamais empêché les nombreuses histoires de sexe d'avoir lieu, c'est un fait notoire que tout le monde connaît ici et qui fait la renommée du village !
Une fois sur place, je rencontre ses amis qui sont aussi colocataires. La différence d'âge est conséquente, et je connais de vue la seule femme parmi eux : S. On s'est toujours croisées sans jamais chercher à faire connaissance. Et rien de ce que je sais sur elle ne me pousse à franchir la barrière des « salut, ça va ».
C'est elle qui a ramené N, arrivé tout juste la veille au village, et c'est donc là-bas que je le rencontre pour la première fois : le français, badboy par excellence qui m'exaspère à première vue autant qu'il me plaît par son attitude. On discute musique un peu, il me prend pour une fille du village et non une Française, mais cette nuit-là, il la passe dans le lit de la pote de mon amie...
C'est elle qui a ramené N, arrivé tout juste la veille au village, et c'est donc là-bas que je le rencontre pour la première fois : le français, badboy par excellence qui m'exaspère à première vue autant qu'il me plaît par son attitude. On discute musique un peu, il me prend pour une fille du village et non une Française, mais cette nuit-là, il la passe dans le lit de la pote de mon amie...
Par chance, dans ce petit coin reculé, les quelques bars ont le droit d'exister malgré les restrictions liées au COVID. Et c'est à l'Auberge que je recroise N le lendemain. Il avait certes passé la nuit avec une autre, mais il m'en fallait plus que ça pour m'arrêter : il était temps de mettre fin à ce temps de disette sexuelle quasi forcée des confinements et fermetures d'établissements :
— Salut N, S (la concurrente) n'est pas là ?
— Non.
— Tu sais si elle va venir plus tard ?
— Nope.
— OK. Je vais au bar. Tchao.
— Non.
— Tu sais si elle va venir plus tard ?
— Nope.
— OK. Je vais au bar. Tchao.
Et sur ces mots, je pars m'installer au comptoir avec les habitués du village. Étant une femme, qui ne laisse généralement pas les hommes indifférents, il m'est très facile de m'intégrer. Ce n’est pas ma première fois ici et mes seules difficultés sont plutôt de refuser les nombreuses avances, sans blesser quiconque dans son amour propre.
Toujours est-il que quand N arrive pour s'accouder au bar, je ne suis pas toute seule et plutôt bien entourée. Il est assez évident que je peux choisir celui de mon choix si l'envie m'en prend. Sauf que mon choix c'est lui, et je n'ai pas tardé à lui faire comprendre.
— Un dernier verre ? Mon gin est meilleur que celui-ci.
— Si tu le dis...
— Si tu le dis...
Étant hébergée dans la coloc de mon amie, on se doit d'être discrets. Surtout que N ne le sait pas encore, mais le propriétaire de la maison qui vit aussi ici, a des vues sur moi depuis toujours et je pense que m'entendre baiser juste à côté de sa chambre risque de le mettre dans une colère noire.
Sitôt rentrés dans la chambre, nos vêtements sont retirés en une fraction de seconde, lui comme moi on sait ce qu'on veut : se dévorer et recommencer. Une fois nus, nos sens sont encore plus exacerbés, je découvre avec bonheur cette grosse queue et je m'empresse de la gober toute entière. Je n'oublie pas que la veille, une autre devait lui faire les mêmes faveurs, à moi de lui prouver qu'avec moi, c'est mieux si je veux qu'il revienne dans mon lit. Cette impulsion de compétition me libère dès le premier round. Lui n'en sait rien, mais le sexe m'a tellement manqué pendant ces longs mois que je suis prête à tout pour profiter de lui, le temps de ce petit séjour improvisé.
Après avoir joui une première fois alors qu'il est au fond de ma chatte, je lui réclame à boire. Il me tend alors mon verre en disant :
— Au fait, ton gin est bien meilleur que celui du bar, je pense venir ici à chaque fois que j'ai envie d'en boire.
Et sur ces belles paroles, il verse son gin-tonic partout sur mon corps. Mon clitoris s'électrise à la seconde où le liquide l'atteint, et explose de plaisir lorsque sa langue vient laper la délicieuse potion.
Notre connexion physique est indéniable. J'en redemande, jusqu'au petit matin. Épuisée et comblée, je lui demande pourtant de partir avant que tous les colocataires et surtout le propriétaire ne le voit. Un peu choqué que je puisse le mettre à la porte après une telle nuit de folie, il me dit simplement :
— Tu n'as qu'à venir, toi, dans ma chambre à l'Auberge, on pourrait continuer ce qu'on vient tout juste de commencer...
— Tu n'as qu'à venir, toi, dans ma chambre à l'Auberge, on pourrait continuer ce qu'on vient tout juste de commencer...
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