Réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une renaissance — Chapitre 1 · Une proposition douce
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une renaissance
Chapitre 1 · Une proposition douce
La pluie battait doucement contre les vitres du salon, couvrant les bruits du monde extérieur d'un voile feutré. C'était un de ces dimanches suspendus dans le temps, entre le thé encore tiède et les draps froissés d'un matin paresseux. Adrien et Élise étaient affalés sur le canapé, enroulés dans une couverture, les jambes entremêlées, chacun avec un livre à la main.
Adrien n'avait pas tourné une page depuis un moment. Le parfum d'ambre d'Élise, les mouvements lents de ses doigts sur le dos de sa main, l'hypnotisaient plus que les mots imprimés. Il ferma les yeux un instant, s'autorisant à se fondre dans la chaleur de sa présence.
Adrien n'avait pas tourné une page depuis un moment. Le parfum d'ambre d'Élise, les mouvements lents de ses doigts sur le dos de sa main, l'hypnotisaient plus que les mots imprimés. Il ferma les yeux un instant, s'autorisant à se fondre dans la chaleur de sa présence.
— Tu rêves ? demanda-t-elle doucement.
Il ouvrit un œil, la bouche à moitié souriante.
— Peut-être.
— Tu penses à quoi ?
— Tu penses à quoi ?
Il haussa les épaules. Ce n'était pas qu'il voulait cacher quelque chose. Plutôt qu'il n'était pas sûr de pouvoir le nommer.
Elle referma son livre, le déposa sur la table basse, et tourna complètement son corps vers lui.
Elle referma son livre, le déposa sur la table basse, et tourna complètement son corps vers lui.
— J'ai envie de te poser une question, dit-elle, la voix posée, mais légèrement plus grave. Et je veux que tu sois honnête. Totalement. Même si c'est gênant.
Adrien se redressa un peu, intrigué.
— Vas-y.
— Est-ce que ça t'exciterait... d'essayer des vêtements de femme ?
— Est-ce que ça t'exciterait... d'essayer des vêtements de femme ?
Un silence. Pas long. Mais dense.
Le cœur d'Adrien rata un battement. Ce n'était pas une surprise complète. Il s'était déjà vu, parfois, dans le miroir, imaginant ce que donnerait une chemise de soie sur sa peau nue. Il avait caressé du bout des doigts les collants d'Élise, une fois, alors qu'elle s'habillait. Rien de sexuel, pas vraiment. Juste... une sensation. Une douceur interdite.
Le cœur d'Adrien rata un battement. Ce n'était pas une surprise complète. Il s'était déjà vu, parfois, dans le miroir, imaginant ce que donnerait une chemise de soie sur sa peau nue. Il avait caressé du bout des doigts les collants d'Élise, une fois, alors qu'elle s'habillait. Rien de sexuel, pas vraiment. Juste... une sensation. Une douceur interdite.
— Pourquoi tu me demandes ça ? murmura-t-il.
— Parce que je t'observe, Adrien. Et parfois, je vois des éclats dans ton regard quand je me maquille, ou quand je glisse un bas sur ma jambe. Et parce que je t'aime. Parce que si tu portes un secret, je veux qu'il existe entre nous, pas seulement en toi.
— Parce que je t'observe, Adrien. Et parfois, je vois des éclats dans ton regard quand je me maquille, ou quand je glisse un bas sur ma jambe. Et parce que je t'aime. Parce que si tu portes un secret, je veux qu'il existe entre nous, pas seulement en toi.
Il avala sa salive. Son corps semblait à la fois glacé et en feu.
— Je... je ne sais pas. J'ai jamais osé y penser vraiment. Mais oui, peut-être... peut-être que j'ai envie. Juste pour essayer. Juste une fois.
Elle sourit. Pas un sourire moqueur. Un sourire tendre. Encouragement pur.
— Alors on va essayer. Doucement. À ton rythme. Rien que tous les deux. Un jeu, si tu veux. Mais un jeu sincère.
Adrien hocha la tête, les yeux écarquillés. Une partie de lui voulait dire non. Une autre, plus profonde, plus ancienne, criait oui.
— Tu sais, dit-elle en se levant, j'ai quelque chose pour toi.
Elle quitta le salon quelques secondes et revint avec un petit sac en papier noir. Elle le posa sur ses genoux et s'assit face à lui.
— J'ai acheté ça il y a quelques semaines. J'attendais juste le bon moment.
Adrien ouvrit le sac. Il en sortit une paire de collants, d'un noir satiné, délicatement pliés dans leur emballage.
Il les contempla comme s'il tenait un trésor ancien.
Il les contempla comme s'il tenait un trésor ancien.
— Tu veux que je les mette maintenant ? murmura-t-il, la voix à peine audible.
— Seulement si tu en as envie.
— Seulement si tu en as envie.
Il ne répondit pas. Il se leva, lentement, tenant le paquet contre lui. Dans la chambre, il ferma la porte.
Ses mains tremblaient un peu en déchirant l'emballage. Le tissu glissa entre ses doigts, presque liquide. Il s'assit sur le lit et les enfila, maladroitement d'abord, puis avec une concentration religieuse. La sensation était déroutante. Chaude. Nue et protégée à la fois.
Il se regarda dans le miroir. Dehors, le ciel était gris. Mais ici, dans cette pièce, quelque chose brillait.
Il ne reconnut pas tout à fait son reflet. Et pourtant, il s'y sentit bien. Pour la première fois depuis longtemps, il ne jouait aucun rôle.
Quand il revint dans le salon, Élise se leva, le regarda de haut en bas, sans un mot.
Puis elle s'approcha, glissa ses mains sur ses cuisses gainées de nylon, et l'embrassa longuement.
Ses mains tremblaient un peu en déchirant l'emballage. Le tissu glissa entre ses doigts, presque liquide. Il s'assit sur le lit et les enfila, maladroitement d'abord, puis avec une concentration religieuse. La sensation était déroutante. Chaude. Nue et protégée à la fois.
Il se regarda dans le miroir. Dehors, le ciel était gris. Mais ici, dans cette pièce, quelque chose brillait.
Il ne reconnut pas tout à fait son reflet. Et pourtant, il s'y sentit bien. Pour la première fois depuis longtemps, il ne jouait aucun rôle.
Quand il revint dans le salon, Élise se leva, le regarda de haut en bas, sans un mot.
Puis elle s'approcha, glissa ses mains sur ses cuisses gainées de nylon, et l'embrassa longuement.
— Tu es magnifique, dit-elle simplement.
Il ferma les yeux. Il ne savait pas encore où cela les mènerait. Mais il savait une chose : il voulait continuer.
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Commentaires ()
il y a d'autres chapitres qui sont en cours de revision par les admins, cela ne devrait plus tarder (C2 le 14/10 et C3 le 20/10)
Belle journée à vous :)