Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une vie ordinaire qui dérape — Chapitre 2
Auteur
Une vie ordinaire qui dérape
Chapitre 2
Pardon pour la longue attente, il m'est arrivé quelque péripétie dans ma vie perso mais je vais mieux !
J'espère que le chapitre vous plaira, encore une fois c'est un fantasme mais il y a toujours des faits réels qui me sont arrivés, arriverez-vous à savoir lesquels ? :)
J'espère que le chapitre vous plaira, encore une fois c'est un fantasme mais il y a toujours des faits réels qui me sont arrivés, arriverez-vous à savoir lesquels ? :)
Bonne lecture.
Je ferme les yeux comme si ça allait me cacher…
— Arthur !?
Je reconnais cette voix.
J'ouvre les yeux : elle est dans l'encadrement de la porte d'entrée, le couloir derrière elle encore baigné de la lumière froide du palier, les yeux grands ouverts de surprise. Le porte-clés en forme de chat qu'elle tient encore à la main tremble légèrement.
— Humpff.
J'ouvre les yeux : elle est dans l'encadrement de la porte d'entrée, le couloir derrière elle encore baigné de la lumière froide du palier, les yeux grands ouverts de surprise. Le porte-clés en forme de chat qu'elle tient encore à la main tremble légèrement.
— Humpff.
— Qu'est-ce que c'est que ça ??
— Non, je ne le crois pas !!! dit-elle d'un ton mêlant déception et surprise.
— Humpfff ! Je m'approche d'elle doucement, mes talons claquent le sol.
— Ne t'approche pas !!! crie-t-elle.
— Non, je ne le crois pas !!! dit-elle d'un ton mêlant déception et surprise.
— Humpfff ! Je m'approche d'elle doucement, mes talons claquent le sol.
— Ne t'approche pas !!! crie-t-elle.
Je reste sans voix. C'est la première fois que je la vois en colère, elle qui est si calme, que ce soit à son travail ou à la maison. Je suis stupéfait.
Elle s'approche de moi et tourne autour de moi lentement. Je sens son regard parcourir chaque centimètre de ma tenue — la jupe, les bas, le tablier blanc, le maquillage. J'ai l'impression d'être un animal en cage dans un zoo, je ne sais pas où me mettre.
Elle finit par reculer et me regarde. Je vois ses lèvres trembler, ses yeux se remplir.
— Hummpfff.
— Tais-toi ! Je sais que tu ne peux pas parler mais justement — ne dis rien !
Elle pleure. Elle essaie de se retenir mais n'y arrive pas.
Je me sens honteux. Et en même temps — et c'est ça qui me tord le ventre — une part de moi n'arrive pas à détacher les yeux d'elle, à soutenir ce regard sur ma tenue, sur ce que je suis. La honte et autre chose, une chaleur sourde que je déteste ressentir maintenant, dans ce moment-là.
Je me sens honteux. Et en même temps — et c'est ça qui me tord le ventre — une part de moi n'arrive pas à détacher les yeux d'elle, à soutenir ce regard sur ma tenue, sur ce que je suis. La honte et autre chose, une chaleur sourde que je déteste ressentir maintenant, dans ce moment-là.
Elle reprend tout en pleurant :
— Comment as-tu pu me cacher ça ? Tu fais ça depuis le début de notre relation ? Ou tu avais même commencé bien avant ?
— Tu m'as piqué des fringues quand j'avais le dos tourné ? Tu fais ça tous les jours ?
— Comment te faire confiance maintenant ??
— Humpfff. Mes larmes commencent à monter, j'aimerais lui parler, la rassurer, mais le bâillon m'en empêche. Ma gorge se serre contre le cuir.
— Tais-toi ! Juste tais-toi… tu m'as trahie !! Toutes ces longues années où on se disait tout — tout est gâché. Comment tu as pu me cacher ça…
Elle s'effondre en larmes et je ne peux rien faire. Je ne peux même pas la prendre dans les bras.
J'ai le cœur lourd et je regrette amèrement de m'être entravé comme ça.
— Je me sens trahie, tu n'as même pas idée… j'ai l'impression que tout s'effondre… au final je ne te connaissais pas si bien que ça !!
— Ça fait mal !!
Elle pleure à chaudes larmes. Des larmes commencent à descendre le long de mes joues.
— Tu pleures ? Tu regrettes ce que tu as fait ? C'est trop tard ! Tu m'as trahie ! Tu m'as menti ! C'est fini entre nous !!
Elle se dirige vers la chambre. Je l'entends ouvrir les armoires, le bruit des cintres, des tiroirs — je sais ce qu'elle fait et je ne peux l'en empêcher.
J'essaie de me rapprocher mais la peur me tétanise sur place, les escarpins cloués au sol.
Au bout de dix interminables minutes elle revient, me lance un regard noir, se dirige vers la table du salon et y dépose une clé — notre clé, celle avec l'étiquette rouge qu'on avait achetée ensemble à la quincaillerie.
— Tu ne me reverras plus, Arthur. N'essaie pas de me contacter ni même de venir me voir à mon travail !
— Peut-être qu'on se reparlera un jour. Je ne sais pas.
Sur ces mots elle quitte la maison sans m'adresser un regard de plus. Je vois sa voiture partir au loin.
D'un pas lourd et lent je me dirige vers l'entrée et ferme la porte. Puis au son de mes talons qui touchent le sol, au tintement de mes chaînes, je me dirige vers la chambre.
J'ouvre la porte restée entrouverte, la lumière encore allumée, et je vois le désordre complet.
J'ouvre la porte restée entrouverte, la lumière encore allumée, et je vois le désordre complet.
Mes vêtements d'homme mis en vrac sur le sol et le lit — elle a vidé entièrement l'armoire.
Je m'effondre en larmes en réalisant que c'est vraiment fini. Elle est partie.
Je ne sais pas combien de temps passe. Ce qui me fait sortir de ma torpeur c'est le son de mon cadenas qui s'ouvre — une petite série de bips qui retentissent dans le silence. Je m'y dirige lentement, en me traînant presque.
Je prends les clés et ouvre les cadenas, les enlève un par un.
Je suis libre. Complètement libre. Je me déshabille dans la foulée.
Je suis libre. Complètement libre. Je me déshabille dans la foulée.
Je me dirige dans la salle de bain, entre dans la douche et fais couler l'eau.
Je suis à moitié amorphe. Je reste sous la douche, le regard vide fixé sur le carrelage blanc.
Je suis à moitié amorphe. Je reste sous la douche, le regard vide fixé sur le carrelage blanc.
Les larmes remontent. Je réalise tout ce qui vient d'arriver — la déception, la tristesse que j'ai vues dans son regard, je ne pourrai pas les oublier.
Je finis par sortir de la douche, prends une serviette, m'essuie et l'enroule autour de la taille.
Je me dirige vers la chambre et regarde toutes ses affaires éparpillées.
J'en prends une dans mes mains, la plie doucement et la range dans l'armoire.
Je range doucement, méthodiquement.
Je range doucement, méthodiquement.
Le temps qui passe m'est égal. J'ai besoin de me vider la tête, de ne plus y penser, mais c'est trop dur.
Une fois que j'ai fini, il me reste ma tenue de maid et mes contraintes. Je les prends en mains, les regarde un long moment, puis les range à leur place, cachées dans le compartiment du fond.
J'enlève la serviette, me mets dans le lit et m'endors. Avec tout ce qui vient de se passer, l'ascenseur émotionnel m'écrase — je tombe de fatigue.
Je me réveille. Je me dirige vers la cuisine encore nu, le pas lourd. Je regarde l'heure : il est neuf heures.
— Je suis en retard pour le travail ! C'est sorti de ma bouche de façon monotone, presque sans émotion.
Je prends mon portable et appelle Christelle. Au bout de trois sonneries elle finit par décrocher :
— Allô ? Arthur ? Quelque chose ne va pas ? Tu as loupé le réveil ? dit-elle avec une pointe de taquinerie.
Si je n'avais pas été dans un état complètement second j'aurais répondu à sa taquinerie. Mais :
— Bonjour Christelle, pardon pour mon retard mais je ne me sens vraiment pas bien, je ne peux pas vraiment en parler… désolé.
Je lui dis ça de façon monotone, presque d'une voix robotique. Après quelques secondes qui me paraissent une éternité elle me répond :
— Ah je vois. Je pense que ça devrait être bon pour aujourd'hui et demain — comme ça tu auras un week-end de quatre jours. Si tu as besoin de quoi que ce soit, hésite pas. Repose-toi bien, Arthur.
Nous raccrochons tous les deux. Je retourne à mon lit et m'y allonge. Je retourne à mes pensées.
Je sais que je ne devrais pas trop y penser, mais tout tourne dans ma tête : qu'elle me surprenne habillé en maid, complètement habillé, maquillé, avec une perruque — je revois encore son regard.
Au bout de ce qui me semble une éternité, j'essaie de me lever. Je m'habille : un caleçon, un tee-shirt.
Je vais à la cuisine, me prépare un chocolat chaud avec de quoi grignoter, même s'il est presque midi.
La journée est longue à ruminer ce qui s'est passé la veille, à revoir son visage, son départ.
Je ne veux plus y penser mais c'est tellement dur.
J'ouvre mon ordinateur portable pour essayer de me changer les idées — regarder des vidéos ou simplement lire.
J'ouvre ma boîte mail par réflexe professionnel, pour vérifier si j'ai des messages du boulot. J'en ai un de Christelle qui m'envoie un condensé de la réunion du jour. Je ne m'y attarde pas.
Mais mon regard se tourne vers un autre mail. L'adresse est inconnue, aucun nom. Je clique dessus et je suis sans voix.
Bonjour petite sissy.
J'espère que tu ne m'as pas oublié ? Je serais vexé !
Alors ton cadeau m'a plu ? Tu ne m'as pas écouté malgré le fait que je t'avais prévenu, non ?
Alors ton cadeau m'a plu ? Tu ne m'as pas écouté malgré le fait que je t'avais prévenu, non ?
Tu ne t'es pas posé la question de comment ta copine a pu arriver au moment où tu étais une bonne petite maid complètement sans défense ?
Si tu m'avais écouté ton secret aurait pu être connu seulement de toi et moi, mais maintenant il y a une personne de plus. C'est vraiment dommage, tu ne penses pas ?
Que se passerait-il si maintenant ça se savait à ton travail ?
J'espère que maintenant tu vas prendre ton rôle plus au sérieux et m'écouter, non ?
Je t'enverrai un autre mail ce week-end avec d'autres consignes. Un colis va arriver à ton nom chez toi — normalement tu auras les consignes à ce moment-là !
Je repose les mains sur le clavier. Mon souffle s'est figé quelque part entre la deuxième et la troisième ligne. Et malgré tout, malgré la rupture, le vide de l'appartement, la clé abandonnée sur la table du salon, je sens quelque chose se réveiller dans mon ventre. Quelque chose que je n'ai pas la force de nommer.
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