Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sophie et Karim, mes voisins — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Sophie et Karim, mes voisins
Chapitre 1
Je m'appelle Seb. J'ai 36 ans, mesure 1mètre 80 et pèse environ 75 kilos. Sportif, je suis toujours prêt à relever les défis. J'aime les challenges, faire la fête et par-dessus tout, j'aime les femmes.
J’habite dans un petit pavillon en périphérie, un de ces lotissements calmes où tout le monde se salue sans jamais vraiment se connaître. Les pelouses sont bien tondues, les haies impeccables, et le samedi, on entend les tondeuses comme un chœur collectif.
Mon voisin, Karim, est arrivé il y a trois ans avec sa femme, Sophie. Nous avons à peu près le même âge, la trentaine bien entamée, et nous avons quelques connaissances en communs. Mais nos relations se sont rapidement limitées à des échanges de convenance : un bonjour par-dessus la clôture, un coup de main quand il fallait déplacer quelque chose de lourd. Rien de plus.
Karim est un type banal. Le genre de voisin sans prestance qu’on ne fréquente pas trop. Il est au chômage et passe son temps sur le canapé alors que les travaux de sa maison ne sont pas finis.
Pour être honnête, je ne l’ai jamais vraiment apprécié.
Dès notre première rencontre, j’ai su qu’il faisait partie de ces types, qui parlent pour s’écouter, et qui pensent que leur assurance suffit à compenser tout le reste.
Dès notre première rencontre, j’ai su qu’il faisait partie de ces types, qui parlent pour s’écouter, et qui pensent que leur assurance suffit à compenser tout le reste.
Un vrai bluffeur, dans tous les sens du terme.
Toujours une anecdote à raconter, une victoire à exagérer, un pari à se vanter d’avoir gagné. Mais quand on gratte un peu, on se rend vite compte qu’il n’a pas grand-chose derrière le vernis.
Toujours une anecdote à raconter, une victoire à exagérer, un pari à se vanter d’avoir gagné. Mais quand on gratte un peu, on se rend vite compte qu’il n’a pas grand-chose derrière le vernis.
Je me suis souvent demandé comment un type comme lui avait pu séduire Sophie.
Elle, si douce, si attentive, si vraie.
Lui, incapable de voir plus loin que le bout de sa bière.
Elle, si douce, si attentive, si vraie.
Lui, incapable de voir plus loin que le bout de sa bière.
Il y avait dans leur couple une dissonance flagrante : elle faisait des efforts pour maintenir quelque chose de vivant entre eux, pendant que lui s’enfonçait dans sa routine de soirées, de blagues lourdes et d’amitiés creuses.
Chaque fois que je croisais son regard, j’avais cette pensée absurde : Sophie mérite mieux. Beaucoup mieux.
Elle était toujours sociable, polie et souriante. Une présence agréable, qu'elle partageait avec tout le voisinage.
Au fil du temps, je ne saurais pas dire quand exactement, mais j’ai remarqué que Karim était de plus en plus absent. Des “soirées poker” qui s’allongeaient, parfois jusqu’à l’aube. Sophie en avait plaisanté vaguement quand on en avait parlé une fois : “Tu sais comment ils sont, ces joueurs...” Mais il y avait, dans sa voix, une pointe de lassitude. De plus, j'avais appris, par un ami, que Karim misait des sommes assez importantes et repartait perdant quasiment tout le temps. J'en ai déduit rapidement que cette situation devait peser sur leur vie de couple.
Puis, presque imperceptiblement, quelque chose a changé chez Sophie.
Ses tenues d’abord. Finis les jeans informes et les pulls amples. À la place, des robes plus légères, plus ajustées. Rien de vulgaire, non... mais des tissus qui épousaient sa silhouette avec une assurance nouvelle. Un vernis rouge est apparu sur ses ongles. Et ses cheveux, souvent attachés autrefois, retombaient maintenant sur ses épaules.
Cela s'est confirmé quand un matin, alors qu’elle arrosait ses plantes sur la terrasse. Le soleil jouait dans ses cheveux, et la fine bretelle de sa robe glissait un peu sur son épaule. Ce n’était rien, un geste banal, mais il a suffi à m’interpeller.
Depuis ce jour-là, je ne la voyais plus de la même façon. Et surtout, j’ai commencé à me demander si ce changement n’était pas une manière de combler l’absence de son mari.
Les jours suivants, j’ai commencé à la remarquer davantage. Pas intentionnellement au début — du moins, c’est ce que je me répétais. Mais il suffisait que je sorte sur ma terrasse pour que mes yeux se portent naturellement vers la leur.
Sophie semblait passer beaucoup de temps dehors, surtout quand Karim n’était pas là.
Elle ne faisait rien d’extraordinaire. Pourtant, il y avait désormais dans sa manière de bouger, de se tenir, une assurance nouvelle — quelque chose que je n’avais jamais remarqué avant. Comme si elle s’était réveillée, comme si elle se redécouvrait elle-même.
Je m’efforçais de ne pas y prêter trop d’attention. Mais chaque détail me frappait. C’était ridicule, presque gênant. Et pourtant, je ne pouvais pas m’en empêcher. Amis sur les réseaux, j'ai pu facilement accéder à son profil que je me suis m'y à fouiller. J'ai rapidement constaté que ses dernières publications sont des photos d'elle, seul.
On dirait que les photos ont été minutieusement choisies. On y voit toujours un bout de son décolleté ou un morceau de ses fesses, sans que cela puisse paraître vulgaire ou déplacé.
Mon esprit, certainement mal placé, m'avait fait penser qu'on dirait le compte d'une femme qui cherche a être vue et "liké". Une femme qui a besoin de se rassurer et de se prouver qu'elle peut encore plaire.
Mon esprit, certainement mal placé, m'avait fait penser qu'on dirait le compte d'une femme qui cherche a être vue et "liké". Une femme qui a besoin de se rassurer et de se prouver qu'elle peut encore plaire.
Je savais que je n’aurais pas dû m’y intéresser. Qu’on ne s’attarde pas ainsi sur la vie d’une voisine. Mais chaque jour, cette frontière devenait plus floue.
Et j’avais la désagréable impression que, d’une manière ou d’une autre, elle savait que je la regardais.
Cependant les semaines passèrent et la situation n'avait pas vraiment évolué. Ne voulant pas risquer de faire le premier pas, par peur de m'être trompé, je m'étais résigné à freiner mes envies et mes idées.
Un matin, je sortais pour descendre les poubelles. Il commençait à faire froid en cette fin de mois d'octobre, malgré les premiers rayon de soleil. Au même instant, la porte du pavillon d’en face s’ouvrit : Sophie.
Elle portait une robe noire, un peu plus courte que celles qu’elle mettait d’habitude. Rien d’extravagant, mais assez pour capter la lumière et épouser ses formes généreuses.
Je m’étais arrêté sans y penser, les clés encore dans la main. Nous n’avons pas croisé nos regards tout de suite. Elle fit le tour de sa voiture, ouvrit la portière côté passager et se pencha à l’intérieur pour attraper quelque chose. Elle se tenait là, à quelques mètres devant moi, les jambes tendues, le dos cambré vers l'avant, les fesses en l'air, dans cette robe moulante.
Un geste simple, mais peut-être aussi un petit peu ambigu. Il y eut dans l’air un flottement. Une fraction de seconde où le temps sembla se retenir, elle se pencha davantage et m'offrit une vision incroyable qui me fit frissonner. J’eus conscience de ma propre respiration, de ce malaise coupable qui me saisissait, de la beauté de cette femme, de ses fesses, de ses jambes, de son corps.
Quand elle se redressa, elle aperçut enfin ma silhouette. Son regard glissa vers moi, un sourire poli se dessina sur ses lèvres. Rien de formel dans ce sourire — et c’est peut-être ce qui le rendit encore plus troublant.
Je bredouillai un “bonjour”, qu’elle me rendit avant de monter dans sa voiture. Le moteur ronronna, la portière claqua, et elle disparut dans la rue.
Je restai là quelques secondes, les mains vides, avec cette impression étrange d’avoir assisté à quelque chose d’infime et pourtant chargé de sens. Comme si, à cet instant précis, une ligne invisible venait d’être franchie.
Était-elle consciente de la vue qu'elle m'avait offerte ? L'avait-elle fait exprès pour me provoquer ? Et si oui, dans quel but ?
Autant de questions qui demeuraient sans réponses pendant plusieurs jours... jusqu'à ce qu'un évènement improbable fit basculer cette histoire.
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