Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le Rituel de passage — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le Rituel de passage
Chapitre 1
Le rituel de passage
Introduction – L'Éveil
Depuis quelques années, j'ai l'impression de vivre endormie.
Tout semble à sa place : un mari aimant, en apparence, deux enfants adorables, une maison calme où chaque chose est à sa place. Et pourtant, chaque matin, en me regardant dans le miroir, je me demande à quel moment j'ai cessé d'exister autrement que pour les autres.
Julien ne me regarde plus vraiment.
Tout semble à sa place : un mari aimant, en apparence, deux enfants adorables, une maison calme où chaque chose est à sa place. Et pourtant, chaque matin, en me regardant dans le miroir, je me demande à quel moment j'ai cessé d'exister autrement que pour les autres.
Julien ne me regarde plus vraiment.
Il m'embrasse distraitement avant de partir au travail, pose la main sur mon épaule comme on salue une habitude. Le soir, il rentre tard, fatigué, le regard déjà ailleurs — rivé à son téléphone, ou perdu dans les actualités qu'il prétend suivre.
Nos conversations se sont réduites à des constats pratiques : les courses, les devoirs, la chaudière qui fuit.
Parfois, j'essaie d'attirer son attention — un mot, un parfum, une robe qu'il aimait autrefois.
Mais rien ne semble le troubler. Et dans le silence du salon, je sens croître en moi un manque que je n'ose pas nommer. Ce n'est pas seulement de la solitude : c'est l'impression d'avoir été effacée, lentement, par le temps et par l'indifférence.
Une nuit d'insomnie, je me suis levée.
Nos conversations se sont réduites à des constats pratiques : les courses, les devoirs, la chaudière qui fuit.
Parfois, j'essaie d'attirer son attention — un mot, un parfum, une robe qu'il aimait autrefois.
Mais rien ne semble le troubler. Et dans le silence du salon, je sens croître en moi un manque que je n'ose pas nommer. Ce n'est pas seulement de la solitude : c'est l'impression d'avoir été effacée, lentement, par le temps et par l'indifférence.
Une nuit d'insomnie, je me suis levée.
L'écran de l'ordinateur jetait une lueur froide dans la pièce. Sans savoir pourquoi, j'ai commencé à errer sur des sites de lecture, comme si je cherchais quelque chose que je n'arrivais pas à définir.
C'est là que je suis tombée sur un site qui parlait d'érotisme autrement — avec des mots choisis, presque poétiques, des récits qui évoquaient moins la chair que la renaissance.
C'est là que je suis tombée sur un site qui parlait d'érotisme autrement — avec des mots choisis, presque poétiques, des récits qui évoquaient moins la chair que la renaissance.
J'ai lu, d'abord par curiosité, puis par besoin.
Ces textes réveillaient quelque chose en moi : une part enfouie, vibrante, impatiente de se souvenir.
Les premiers messages que j'ai reçus furent anodins, presque polis.
Et puis il y eut lui.
Ces textes réveillaient quelque chose en moi : une part enfouie, vibrante, impatiente de se souvenir.
Les premiers messages que j'ai reçus furent anodins, presque polis.
Et puis il y eut lui.
Un ton différent, calme, précis. Des phrases qui semblaient me parler directement, comme s'il savait où poser la main sur mes doutes.
Il se disait maître d'un art ancien — un art de l'écoute et du contrôle, de la frontière entre peur et désir.
Avec lui, les mots avaient un poids nouveau.
Chaque message était comme une invitation à me redécouvrir, à me délier peu à peu de cette vie trop sage.
Il se disait maître d'un art ancien — un art de l'écoute et du contrôle, de la frontière entre peur et désir.
Avec lui, les mots avaient un poids nouveau.
Chaque message était comme une invitation à me redécouvrir, à me délier peu à peu de cette vie trop sage.
Et quand il m'a proposé de me faire découvrir son univers, je n'ai pas ressenti de peur. Seulement cette chaleur diffuse, ce trouble qui vous prend sans prévenir et vous rappelle que vous êtes encore en vie.
Je n'ai pas répondu tout de suite.
Mais au fond de moi, je savais déjà que le simple fait d'y penser avait tout changé.
Je n'ai pas répondu tout de suite.
Mais au fond de moi, je savais déjà que le simple fait d'y penser avait tout changé.
Chapitre 1
Le message est arrivé un soir de pluie.
L'icône de notification a clignoté sur l'écran, discrète, presque anodine. Et pourtant, j'ai senti mon cœur accélérer, comme si mon corps avait compris avant moi l'importance de ce courriel.
Je suis restée un long moment à le regarder sans oser cliquer.
Puis, lentement, j'ai ouvert le message.
L'icône de notification a clignoté sur l'écran, discrète, presque anodine. Et pourtant, j'ai senti mon cœur accélérer, comme si mon corps avait compris avant moi l'importance de ce courriel.
Je suis restée un long moment à le regarder sans oser cliquer.
Puis, lentement, j'ai ouvert le message.
< Charlotte,
Avant toute chose, sache que ce que je te propose n'a rien d'un jeu. C'est un voyage, le tien. Pour le commencer, tu devras m'accorder ta confiance. Entièrement. Sans réserve, sans masque.
Je ne te mettrai jamais en danger. Ce n'est pas de douleur qu'il s'agit, mais de vérité. Ce que je t'offre, c'est la possibilité de descendre en toi-même, d'explorer les profondeurs que tu ignores encore, d'aller chercher cette part de toi qui sommeille et qui réclame d'exister.
Avant toute chose, sache que ce que je te propose n'a rien d'un jeu. C'est un voyage, le tien. Pour le commencer, tu devras m'accorder ta confiance. Entièrement. Sans réserve, sans masque.
Je ne te mettrai jamais en danger. Ce n'est pas de douleur qu'il s'agit, mais de vérité. Ce que je t'offre, c'est la possibilité de descendre en toi-même, d'explorer les profondeurs que tu ignores encore, d'aller chercher cette part de toi qui sommeille et qui réclame d'exister.
Si tu acceptes, je te guiderai. Tu n'auras qu'à suivre mes mots. Rien de plus.
Mais dès que tu commenceras, tu ne pourras plus prétendre ne rien avoir senti.
Mais dès que tu commenceras, tu ne pourras plus prétendre ne rien avoir senti.
Si tu acceptes, voici comment nous procéderons.
Nous conviendrons ensemble d'une date où tu seras entièrement disponible. Ce jour-là, une voiture viendra te chercher à ton domicile. Tu n'auras rien à préparer, rien à prévoir. Tu n'auras pas besoin de savoir où tu vas, seule l'expérience compte.
Nous conviendrons ensemble d'une date où tu seras entièrement disponible. Ce jour-là, une voiture viendra te chercher à ton domicile. Tu n'auras rien à préparer, rien à prévoir. Tu n'auras pas besoin de savoir où tu vas, seule l'expérience compte.
À ton arrivée, tu te tiendras devant une porte, derrière laquelle se trouve ce qui t'attend. Jusqu'au moment où tu prononceras le mot de passe que je te transmettrai, tu gardes la possibilité de renoncer. Tu pourras retourner dans la voiture, et le chauffeur te reconduira chez toi. Après cela, il n'y aura plus de messages, plus de contact. Nos vies reprendront leur cours, comme si rien n'avait eu lieu.
C'est un engagement double : le mien, de ne jamais te mettre en danger, et le tien, d'accepter de te laisser guider, si tu le souhaites vraiment. Tout le reste n'est que mouvement intérieur, observation, et découverte. >
Je relis ces lignes encore et encore. Elles me traversent comme un souffle chaud et froid à la fois.
Il n'y a aucune menace dans son ton, seulement une certitude tranquille, celle de quelqu'un qui sait exactement où il veut m'emmener.
Je sens quelque chose se dénouer en moi, une tension ancienne, celle d'années à contenir ce que je ne savais plus exprimer.
Ses mots me parlent d'un « voyage » … et pour la première fois depuis longtemps, j'ai envie de partir.
Il n'y a aucune menace dans son ton, seulement une certitude tranquille, celle de quelqu'un qui sait exactement où il veut m'emmener.
Je sens quelque chose se dénouer en moi, une tension ancienne, celle d'années à contenir ce que je ne savais plus exprimer.
Ses mots me parlent d'un « voyage » … et pour la première fois depuis longtemps, j'ai envie de partir.
Les jours passent, et le courriel reste ouvert dans un coin de mon esprit comme une porte entrouverte que je n'ose franchir.
Chaque fois que je pense à lui, à cette promesse, je ressens à la fois une excitation étrange et une peur sourde. Suis-je prête ? Est-ce que je mérite de m'abandonner à quelqu'un que je ne connais que par ses mots ? Et si je me trompais, si tout cela n'était qu'une illusion ?
Chaque fois que je pense à lui, à cette promesse, je ressens à la fois une excitation étrange et une peur sourde. Suis-je prête ? Est-ce que je mérite de m'abandonner à quelqu'un que je ne connais que par ses mots ? Et si je me trompais, si tout cela n'était qu'une illusion ?
Chapitre 2
Après trois jours de tourments, je décide d'en parler à Sophie.
Sophie, la petite sœur de Julien, que je sais libre et audacieuse dans sa sexualité, celle qui n'a jamais eu peur de suivre ses désirs.
Je l'appelle un après-midi, pendant que Julien est encore au travail. Nous parlons d'abord de tout et de rien, des enfants, du temps, de choses futiles. Et puis, au détour d'un silence, je me lance.
Sophie, la petite sœur de Julien, que je sais libre et audacieuse dans sa sexualité, celle qui n'a jamais eu peur de suivre ses désirs.
Je l'appelle un après-midi, pendant que Julien est encore au travail. Nous parlons d'abord de tout et de rien, des enfants, du temps, de choses futiles. Et puis, au détour d'un silence, je me lance.
« Sophie… j'ai quelque chose à te dire, mais je ne veux pas que tu me juges.
« Tu sais bien que je ne te jugerai pas. Dis-moi. »
« Tu sais bien que je ne te jugerai pas. Dis-moi. »
Je respire profondément avant de tout lui raconter. D'abord le site, comment, une nuit, j'y suis arrivée presque par hasard, à la recherche de je ne sais quoi. Puis les textes, étrangement beaux, troublants. Les messages de ce Maitre, polis au début, puis plus profonds, plus précis. Et enfin, le courriel.
Je lui lis quelques passages. Sa voix reste calme, posée.
« Et tu ne l'as jamais vu ? » me demande-t-elle.
« Non. Juste des mots. Mais c'est comme s'il me connaissait déjà. Comme s'il savait où appuyer. »
« Et tu ne l'as jamais vu ? » me demande-t-elle.
« Non. Juste des mots. Mais c'est comme s'il me connaissait déjà. Comme s'il savait où appuyer. »
Un silence s'installe.
Sophie finit par soupirer doucement :
« Il t'a parlé de confiance, , de t'abandonner. Ce n'est pas anodin, Charlotte. Ce qu'il te propose, ce n'est pas une simple rencontre. C'est un saut. »
Je ferme les yeux. « J'ai peur, Sophie. Peur de ce que je pourrais découvrir. Et surtout… peur de perdre tout ce que j'ai. »
Sa voix se fait plus douce, mais grave.
Sophie finit par soupirer doucement :
« Il t'a parlé de confiance, , de t'abandonner. Ce n'est pas anodin, Charlotte. Ce qu'il te propose, ce n'est pas une simple rencontre. C'est un saut. »
Je ferme les yeux. « J'ai peur, Sophie. Peur de ce que je pourrais découvrir. Et surtout… peur de perdre tout ce que j'ai. »
Sa voix se fait plus douce, mais grave.
« Tu as raison d'avoir peur. Parce que si tu franchis cette porte, tu ne pourras plus faire semblant. Tu risques ton équilibre, ton couple, ta famille. Tu risques de ne plus voir les choses de la même façon. »
Je reste muette. Elle reprend, plus lentement :
« Mais… il y a autre chose. Si tu ressens ce besoin si profondément, s'il t'habite au point de ne plus te laisser dormir, alors peut-être que le vrai danger serait de l'ignorer. De passer ta vie à te demander ce qui se serait passé si tu avais osé. »
« Mais… il y a autre chose. Si tu ressens ce besoin si profondément, s'il t'habite au point de ne plus te laisser dormir, alors peut-être que le vrai danger serait de l'ignorer. De passer ta vie à te demander ce qui se serait passé si tu avais osé. »
Je sens ma gorge se nouer.
« Et si c'était une erreur ? Si je le regrettais ? »
« On regrette rarement d'avoir cherché à se comprendre. Mais on regrette souvent d'avoir renoncé à soi. »
« Et si c'était une erreur ? Si je le regrettais ? »
« On regrette rarement d'avoir cherché à se comprendre. Mais on regrette souvent d'avoir renoncé à soi. »
Ses mots me percutent. Je ne sais pas quoi répondre. Elle continue, avec cette lucidité tranquille que je lui envie tant :
« Ce n'est pas anodin, Charlotte. Ce qu'il t'offre, ce n'est pas seulement du plaisir, c'est une vérité. Et la vérité, parfois, détruit avant de libérer. Si tu y vas, sois consciente que tout peut changer. Que ta vie d'avant pourrait ne plus te suffire. »
« Ce n'est pas anodin, Charlotte. Ce qu'il t'offre, ce n'est pas seulement du plaisir, c'est une vérité. Et la vérité, parfois, détruit avant de libérer. Si tu y vas, sois consciente que tout peut changer. Que ta vie d'avant pourrait ne plus te suffire. »
Je ferme les yeux, les larmes au bord des paupières.
« Je ne veux pas perdre Julien. Ni les enfants. »
« Alors ne le fais pas pour fuir. Fais-le seulement si tu sens que c'est nécessaire. Si c'est toi que tu veux retrouver, pas quelqu'un d'autre. »
« Je ne veux pas perdre Julien. Ni les enfants. »
« Alors ne le fais pas pour fuir. Fais-le seulement si tu sens que c'est nécessaire. Si c'est toi que tu veux retrouver, pas quelqu'un d'autre. »
Un silence s'étire. Puis Sophie ajoute, plus doucement :
« Mais si, au fond de toi, cette porte t'appelle encore, si tu ressens que ce pas là t'appartient, alors ne t'en prive pas. Parce que renoncer, ce serait aussi te condamner à te demander, chaque jour, ce que tu aurais découvert en la franchissant. »
« Mais si, au fond de toi, cette porte t'appelle encore, si tu ressens que ce pas là t'appartient, alors ne t'en prive pas. Parce que renoncer, ce serait aussi te condamner à te demander, chaque jour, ce que tu aurais découvert en la franchissant. »
Je ne trouve rien à répondre. Nous restons un long moment sans parler, chacune perdue dans ses pensées.
Quand nous raccrochons, je reste un instant immobile, le téléphone encore dans la main. Les mots de Sophie résonnent dans le silence.
Danger. Vérité. Renaissance.
Quand nous raccrochons, je reste un instant immobile, le téléphone encore dans la main. Les mots de Sophie résonnent dans le silence.
Danger. Vérité. Renaissance.
Je sais ce que je fais : si j'accepte, je franchis une limite. Je mets mon couple et ma vie de famille en danger. Et pourtant… je sens que je ne pourrai pas résister. La curiosité et l'attente me consument, plus fortes que la peur.
Ses mots continuent à tourner dans ma tête, à s'enrouler autour de mes doutes. Et petit à petit, je commence à sentir que ce choix, aussi effrayant soit-il, pourrait être exactement ce dont j'ai besoin pour me retrouver.
Ses mots continuent à tourner dans ma tête, à s'enrouler autour de mes doutes. Et petit à petit, je commence à sentir que ce choix, aussi effrayant soit-il, pourrait être exactement ce dont j'ai besoin pour me retrouver.
Je prends encore quelques jours pour me décider. Chaque matin, je me réveille avec le souvenir du courriel, avec cette tension douce mais persistante. Et puis, un soir, après avoir respiré profondément, après avoir accepté la peur et la curiosité, je m'assois devant l'écran.
Mes doigts hésitent un instant au-dessus du clavier…
Mes doigts hésitent un instant au-dessus du clavier…
Puis je tape ma réponse.
“Monsieur,
Je vous remercie pour votre message et pour la confiance que vous me proposez.
J'accepte de suivre le chemin que vous m'invitez à emprunter.
Avec tout mon respect,
Charlotte”
Je vous remercie pour votre message et pour la confiance que vous me proposez.
J'accepte de suivre le chemin que vous m'invitez à emprunter.
Avec tout mon respect,
Charlotte”
Je clique sur Envoyer.
Le son sec du clic résonne dans la pièce comme un sceau apposé sur un pacte.
Et, à cet instant précis, je sais que plus rien ne sera jamais comme avant.
Le son sec du clic résonne dans la pièce comme un sceau apposé sur un pacte.
Et, à cet instant précis, je sais que plus rien ne sera jamais comme avant.
Chapitre 3
Les semaines passent. Chaque matin, je me réveille avec le souvenir du courriel et cette tension sourde qui ne me quitte jamais complètement. La peur et la curiosité se mêlent, se répondent, jusqu'à devenir une présence quotidienne. Je réfléchis, je repense à Sophie, à ses mots de prudence et de vérité. Mais au fond de moi, la décision grandit.
Puis, un vendredi matin, Julien m'annonce qu'il doit rester à Paris pour sa mission. Il ne rentrera pas ce week-end. Il m'explique qu'il ne veut pas faire les trajets pour rien, et que la mission n'est pas encore terminée.
Mon cœur rate un battement. C'est l'occasion parfaite. Sans attendre, je prends mon téléphone et appelle Sophie.
Mon cœur rate un battement. C'est l'occasion parfaite. Sans attendre, je prends mon téléphone et appelle Sophie.
. Le son de la sonnerie me semble interminable avant qu'elle ne décroche.
« Charlotte… » dit-elle doucement, sa voix rassurante. « Tout va bien ? »
Je respire profondément. « Oui… enfin… pas exactement. Écoute, j'ai pris une décision. »
Un silence de l'autre côté du fil. « Ah… je t'écoute. »
« Charlotte… » dit-elle doucement, sa voix rassurante. « Tout va bien ? »
Je respire profondément. « Oui… enfin… pas exactement. Écoute, j'ai pris une décision. »
Un silence de l'autre côté du fil. « Ah… je t'écoute. »
« J'ai décidé d'accepter. » Les mots sortent presque en chuchotant, comme si je craignais qu'ils ne s'envolent dans l'air. « Je veux suivre ce qu'il m'a proposé… ce voyage, cette découverte de moi-même. »
Sophie ne dit rien tout de suite, et je sens son attention peser sur moi.
« Et… comme Julien est à Paris pour sa mission ce week-end… je peux être seule. C'est le moment idéal. »
Sophie ne dit rien tout de suite, et je sens son attention peser sur moi.
« Et… comme Julien est à Paris pour sa mission ce week-end… je peux être seule. C'est le moment idéal. »
« Je comprends me dit-elle, tu peux compter sur moi bien sûr, tu es sûr de ce que tu veux ? Tu as bien réfléchi ? «
« Oui, je ne fais que ça. Si je n'y vais pas je vais le regretter toute ma vie, je veux franchir ce premier pas, prendre cette voiture, me retrouver devant la porte. Je ne sais pas si j'aurais le courage d'aller plus loin, mais je veux essayer. «
« Oui, je ne fais que ça. Si je n'y vais pas je vais le regretter toute ma vie, je veux franchir ce premier pas, prendre cette voiture, me retrouver devant la porte. Je ne sais pas si j'aurais le courage d'aller plus loin, mais je veux essayer. «
« Très bien reprit elle, je te fais confiance. Je passerai prendre les enfants en début d'après-midi, et je te les ramènerais dimanche soir, tu auras le temps de te reposer comme ça, tu risques d'en avoir besoin. «
Je senti une touche d'ironie dans sa phrase, elle me fit sourire.
« Merci Sophie, tu es adorable. A demain alors. «
« Oui à demain, bye »
Je senti une touche d'ironie dans sa phrase, elle me fit sourire.
« Merci Sophie, tu es adorable. A demain alors. «
« Oui à demain, bye »
Je sens alors une vague de soulagement et d'excitation me traverser. Je sais que le moment approche. Le premier pas est fait. Tout le reste est suspendu, entre peur et désir, entre curiosité et prudence.
Je reste un instant, le téléphone à la main, repensant à la décision que je viens de prendre. Si je veux aller jusqu'au bout, je dois prévenir celui qui m'a guidée jusque-là.
Je compose son adresse et commence à rédiger le courriel. Mes doigts tremblent légèrement au-dessus du clavier.
Je compose son adresse et commence à rédiger le courriel. Mes doigts tremblent légèrement au-dessus du clavier.
« Monsieur,
Je m'excuse du court délai pour vous prévenir, mais les événements se sont enchaînés, et je crains que ce concours de circonstances ne se reproduise pas de sitôt. Julien sera à Paris ce week-end, et je pourrai être entièrement disponible.
Si cette date vous convient, je suivrai vos instructions à la lettre.
Avec tout mon respect,
Charlotte »
Je m'excuse du court délai pour vous prévenir, mais les événements se sont enchaînés, et je crains que ce concours de circonstances ne se reproduise pas de sitôt. Julien sera à Paris ce week-end, et je pourrai être entièrement disponible.
Si cette date vous convient, je suivrai vos instructions à la lettre.
Avec tout mon respect,
Charlotte »
Je relis une dernière fois ces lignes, le souffle court. Les mots sont simples, polis, mais portent en eux tout le poids de ma décision. Je clique sur « envoyer » et sens un frisson parcourir mon échine. Le premier pas officiel est fait.
Demain, tout commencera. Ou, du moins, demain commencera le voyage, vers ce que je suis prête à découvrir en moi-même.
À peine ai-je cliqué sur « envoyer » que mon cœur s'emballe. Je n'ai même pas eu le temps de reprendre mon souffle qu'une nouvelle notification apparaît à l'écran.
Mon regard se fixe sur le message, et un frisson parcourt mon échine. C'est lui. La réponse est arrivée.
Mon regard se fixe sur le message, et un frisson parcourt mon échine. C'est lui. La réponse est arrivée.
« Charlotte,
Demain est parfait. La voiture viendra te chercher en fin d'après-midi. Je t'enverrai les derniers détails avant ton départ.
Prépare toi avec soin :
Demain est parfait. La voiture viendra te chercher en fin d'après-midi. Je t'enverrai les derniers détails avant ton départ.
Prépare toi avec soin :
— Prends une douche avant l'arrivée de la voiture.
— Vêts toi d'une robe qui te mette à l'aise
— Coiffe toi convenablement.
— N'apporte aucune affaire de rechange.
— Assure toi de bien te restaurer et de boire suffisamment avant le départ.
— Vêts toi d'une robe qui te mette à l'aise
— Coiffe toi convenablement.
— N'apporte aucune affaire de rechange.
— Assure toi de bien te restaurer et de boire suffisamment avant le départ.
Tout est pensé pour que ce premier pas se déroule dans les meilleures conditions. Il ne tient qu'à toi de suivre ces instructions et d'entrer dans cette expérience pleinement consciente et disponible.
Le moment approche. »
Le moment approche. »
Tout est clair, précis, et empreint de cette autorité tranquille qui m'a toujours fascinée dans nos échanges.
Je relis le message plusieurs fois, le souffle court, mon esprit oscillant entre excitation et appréhension. Tout est en place. Tout est prévu pour que ce premier pas se déroule exactement comme il l'a imaginé.
Je relis le message plusieurs fois, le souffle court, mon esprit oscillant entre excitation et appréhension. Tout est en place. Tout est prévu pour que ce premier pas se déroule exactement comme il l'a imaginé.
Il est Samedi en début d'après-midi,
Une sonnerie à la porte m'arrache à mes pensées. Sophie est là, souriante, prête à prendre les enfants pour la soirée.
Une sonnerie à la porte m'arrache à mes pensées. Sophie est là, souriante, prête à prendre les enfants pour la soirée.
« Salut, les petits monstres sont prêts a passer du temps avec tata ? ! » dit-elle en entrant.
Je souris, un peu nerveuse. « Merci, Sophie… vraiment. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi ce soir. »
Je souris, un peu nerveuse. « Merci, Sophie… vraiment. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi ce soir. »
Son regard se fait plus doux, plus attentif. Elle comprend sans que j'aie besoin d'expliquer.
« Charlotte, murmure-t-elle, tu sais ce que je t'ai dit. Ce que tu t'apprêtes à faire n'est pas anodin. Il faut que tu sois sûre de toi. »
Je hoche la tête, simplement.
Elle ajoute, presque dans un souffle :
« Jusqu'à la dernière seconde, tout reste entre tes mains. Tu peux encore rebrousser chemin. Mais si tu ressens que c'est le moment… alors vas-y. Ce serait peut-être pire de ne jamais savoir. »
« Charlotte, murmure-t-elle, tu sais ce que je t'ai dit. Ce que tu t'apprêtes à faire n'est pas anodin. Il faut que tu sois sûre de toi. »
Je hoche la tête, simplement.
Elle ajoute, presque dans un souffle :
« Jusqu'à la dernière seconde, tout reste entre tes mains. Tu peux encore rebrousser chemin. Mais si tu ressens que c'est le moment… alors vas-y. Ce serait peut-être pire de ne jamais savoir. »
Je ne réponds pas. Mes yeux la suivent tandis qu'elle aide les enfants à mettre leurs manteaux. Lorsqu'ils franchissent la porte, un silence lourd envahit la maison.
Dans quelques heures, la voiture arrivera. Tout est prêt. Tout est décidé. Et moi… je me tiens sur la ligne fragile entre peur et désir, prête à avancer, sans savoir jusqu'où.
Dans quelques heures, la voiture arrivera. Tout est prêt. Tout est décidé. Et moi… je me tiens sur la ligne fragile entre peur et désir, prête à avancer, sans savoir jusqu'où.
A suivre...
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Commentaires ()
Elle a du courage Charlotte.
Elle se met en danger....
Je plonge lire la suite
Bisous
Mumu
Merci beaucoup pour votre commentaire.
C est pas un exercice facile pour moi... étant homme d essayer de transposer mon ressenti sur un personnage féminin, et qui de plus est... de l autre côté du martinet que moi.
Je suis ravi qu il vous plaise.
l'identification avec Charlotte est immédiate , ses états d'âme ,ses scrupules oui ils sont légitimes, mais on a surtout envie d'aventures et Charlotte est prête å les vivre
J espere quel la suite vous plaira tout autant ...
Il est a mon image, très cérébral ;)
La suite est déjà disponible, et le chapitre trois le sera bientôt.
Merci pour votre soutiens et votre commentaire.
Merci pour ce joli commentaire, la suite est sortie aujourd'hui ...
Merci pour votre commentaire
C'est un début de réponse que vous aurez si vous lisez l épisode qui viens de sortir, et les épisodes suivant bien sur,
Ira-t-elle jusqu'au bout ?
Des désirs inavoués risquent-ils de la submerger ?