Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Infiltrée : Le Floyd — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Infiltrée : Le Floyd
Chapitre 7
Kev frappe à la porte de service de cette boite de striptease. Le canon du flingue est collé à mon dos. Que va-t-il arriver maintenant ? Tout en y pensant, je suis attirée par un autre détail… la voiture garée là-bas, dans le petit coin, je la connais. Mais… elle appartient à qui déjà ?
La porte s'ouvre. Un gars gigantesque nous toise sans dire un mot, bloquant le passage. Puis, d'une voix bien plus aigüe que son gabarit pourrait laisser à penser :
— Qu'est-ce que tu fous ici ? T'as pas encore fait suffisamment tes preuves pour venir seul.
— Elle a butté Adam.
— … Comment ?
— Une lame, la gorge et scrrrrwouitch.
— Ok. Le boss est justement là. Je t'amène à elle. Elle verra ce qu'on fait de cette pute.
— Qu'est-ce que tu fous ici ? T'as pas encore fait suffisamment tes preuves pour venir seul.
— Elle a butté Adam.
— … Comment ?
— Une lame, la gorge et scrrrrwouitch.
— Ok. Le boss est justement là. Je t'amène à elle. Elle verra ce qu'on fait de cette pute.
Elle ? Le chef est une femme ? Depuis la mort de l'ancien, il y a environ deux ans, les soupçons sur la relève étaient portés sur des hommes uniquement. On s'était trompé ; on s'est trompé sur tellement de choses. Ils avaient tellement d'avance sur nous. La taupe…
On arrive dans un couloir. Au fond, une porte avec quatre types lourdement armés semblant la garder. Le balaise à la voix efféminée ordonne à Kev :
— Pose ton arme là. Tu n'en as plus besoin.
— Pose ton arme là. Tu n'en as plus besoin.
Il l'enlève de mon dos et la place sur la petite table tout en retirant le chargeur, prouvant ainsi qu'il ne compte pas s'en servir. Nous avançons de quelques pas.
— Attendez là !
Je regarde autour de moi : aucune échappatoire possible. Etrangement, je me sens un peu rassurée d'avoir Kev à mes côtés. Je lui demande :
— Je vais mourir ?
— Il y a de fortes chances.
— Je vais mourir ?
— Il y a de fortes chances.
Je tourne la tête vers le pistolet… Est-ce une bonne idée ? De toute façon, il n'y a plus d'issue alors autant se battre jusqu'au bout. Il devrait y avoir une balle dans la chambre pour une première cible, me laissant ensuite le temps de remettre le chargeur, réarmer… c'est très risqué. Et aussi, sur qui tirer en premier ? Sans oublier qu'il n'y a rien pour se mettre à couvert.
Kev me pince le poignet en me chuchotant, comme ayant lu dans mes pensées :
— Pas maintenant. Attends.
— Pas maintenant. Attends.
Le gros frappe à la porte du fond. Elle s'ouvre et laisse apparaitre deux autres hommes aussi armés que les premiers. Ils sont donc sept… avec Kev huit s'il est finalement dans leur camp. La capacité du chargeur est de vingt munitions s'il est plein, donc 19 en enlevant celle dans la chambre. Il va falloir parfaitement viser. Et peut-être qu'il y a d'autres types encore plus loin… ça va être super chaud.
Des voix au loin qui sortent de cette porte pendant que le mastodonte discute à voix basse avec les deux… des gémissements d'une femme :
— Ooohhhh ouiii… j'aime te sentir dans mon cul. Vas-y, frappe moi en même temps. Fais-moi mal.
— Tes putains de gémissements de salope m'ont tellement manqué.
— Ooohhhh ouiii… j'aime te sentir dans mon cul. Vas-y, frappe moi en même temps. Fais-moi mal.
— Tes putains de gémissements de salope m'ont tellement manqué.
La voix de l'homme, même si déformée par la résonnance du son contre les murs, me dit quelque chose. Allez, Anna, rassemble tes esprits, tu l'as sur le bout de la langue. Tu le connais, c'est certain. C'est forcément lui la taupe.
La porte se referme. Le balaise s'approche et dit à Kev :
— Attends ici. Elle arrive.
— Attends ici. Elle arrive.
Il part, retourne certainement à son poste de départ devant l'entrée de service. Un de moins.
Quelques minutes à attendre, elles sont interminables. Nous ne bougeons pas face à ces quatre gars qui ne nous lâchent pas du regard, prêts à en découdre au moindre mouvement suspect, tout en jouant de la provocation en me traitant de petits noms d'oiseaux. Je ne réagis pas.
Kev me serre le poignet comme pour montrer que je suis sa prisonnière, ou pour m'empêcher de me précipiter vers une mort certaine. Il semble si calme mais je sens sa main moite. Je suis au bord de la crise cardiaque ; je transpire ; des gouttes de sueur froides parcourent mon dos.
Enfin… ou pas… la porte du fond s'ouvre. Une femme apparait, totalement nue, sans la moindre pudeur. De là où je suis, je la trouve élégante, avec des formes généreuses. C'est elle la chef ? Vue comme les gardent se redressent, il semblerait bien. Elle est entourée des deux autres avec qui le balaise avait discuté.
Elle m'observe de loin et tourne la tête vers l'arrière :
— Elle est bien là.
— Il ne faut pas qu'elle me voit.
— Elle est bien là.
— Il ne faut pas qu'elle me voit.
Merde, cette voix d'homme… cette voiture… Une lumière vient de s'allumer dans ma tête ; une évidence vient de m'exploser en pleine gueule.
Le commissaire.
C'est donc lui la taupe ? Oui, ça ne peut être que lui ; lui qui m'a fortement soutenue à intervenir sur l'enquête et imposé que je sois infiltrée ; lui qui connaissait tous les détails du plan… Lui qui a une promotion qui prendra effet dans quelques semaines, sera affecté ailleurs, et ne pourra alors plus suivre l'avancement, savoir quoi que ce soit dessus.
Lui… j'en ai les mains qui tremblent.
La femme ferme la porte derrière elle et s'avance vers nous escortée de chaque côté par un de ses gardes privés ; les quatre autres emboitent le pas. Elle aussi, je suis certaine de la connaitre. Mais putain, d'où ? Non, je ne l'ai jamais rencontrée en vrai… j'ai dû voir une photo d'elle quelque part… une…
Putain… elle devrait être morte.
— Ainsi donc, voici la fameuse Anna. Très jolie. Ce regard… on dirait que tu viens de voir un revenant.
— C'est donc pour ça que ton corps n'a jamais été retrouvé, Cassandra Bénet. Ça fait quoi de trahir les siens ? La police ne payait pas assez ?
— Arrogante en plus. Quel dommage… je te verrais bien à genoux à me lécher la chatte et à aspirer le foutre que j'ai dans le cul. Fais-le, et peut-être que tu survivras un jour de plus.
— Va te faire…
— C'est donc pour ça que ton corps n'a jamais été retrouvé, Cassandra Bénet. Ça fait quoi de trahir les siens ? La police ne payait pas assez ?
— Arrogante en plus. Quel dommage… je te verrais bien à genoux à me lécher la chatte et à aspirer le foutre que j'ai dans le cul. Fais-le, et peut-être que tu survivras un jour de plus.
— Va te faire…
Elle me colle une gifle qui fait vraiment mal. J'ai la joue en feu. Kev me lâche ; je recule de trois pas en me demandant si elle ne m'a pas pétée une dent. Je me précipiterais bien sur le flingue, mais j'ai encore la tête embrouillée.
Elle se tourne vers Kev :
— Et toi, tu dois être le nouveau, c'est ça ? Pourquoi tu ne l'as pas buttée ?
— Je n'avais aucune instruction de cet ordre.
— Adam est celui qui a fait de moi qui je suis aujourd'hui, connard ! Sa mort est un désastre qui mérite vengeance immédiate ! Prouve ta loyauté : tue là maintenant de tes mains !
— Et toi, tu dois être le nouveau, c'est ça ? Pourquoi tu ne l'as pas buttée ?
— Je n'avais aucune instruction de cet ordre.
— Adam est celui qui a fait de moi qui je suis aujourd'hui, connard ! Sa mort est un désastre qui mérite vengeance immédiate ! Prouve ta loyauté : tue là maintenant de tes mains !
Il s'approche de moi d'un pas décidé et m'attrape à la gorge. Il sert fort, putain. Il va vraiment m'étrangler ? Il me fait reculer, encore, jusqu'à ce que je cogne contre la table derrière. J'ai l'impression de lire dans ses yeux. Un des gardes suit le mouvement de près en pointant son automatique sur la tête de Kev, près à décharger d'un coup s'il n'obéit pas.
Quel con… il devrait savoir qu'il faut toujours garder une distance suffisante avec sa cible.
Subitement, sans crier gare, Kev me lâche tout en donnant un coup violent dans le bras de celui qui le vise, surprenant tout le monde. Le type, certainement par réflexe, tire dans le vide au moment même où je me saisis du pistolet. Pas le temps de réfléchir, par instinct, je retire le cran de sécurité, la gâchette est déjà en position, je lui explose la cervelle … ouf, il y avait bien une balle dans la chambre.
Aucune hésitation, aucun remords et c'est pourtant le premier mec que je butte. Pas le temps de penser à ça, en face, ils sont en train d'armer leur automatique.
Dans un clame qui m'étonne moi-même, j'enfonce le chargeur alors que Kev a déjà l'arme du mort en main et commence à balancer à tout va. J'actionne la culasse pour faire monter la première munition dans la chambre et tire l'instant d'après en direction des autres tout comme Kev, comme si nous étions dans une synchronisation parfaite, lui s'occupant de ceux sur la gauche et moi de ceux sur la droite.
Plusieurs échanges de balles qui semblent durer une éternité alors qu'il ne s'est passé que quelques petites secondes. Par miracle, je ne suis pas touchée, Kev non plus, mais en face, ils sont tous à terre. Seule Cassandra est encore vivante, allongée sur le dos, le buste redressé en prenant appui sur ses avant-bras, à nous regarder la peur dans les yeux alors que du sang coule de sa hanche et de sa cuisse.
Kev s'approche d'elle et sans que je n'aie le temps de dire le moindre mot… PAN… en pleine tête.
Je le pointe de mon arme, il se retourne d'un coup en faisant de même vers moi. J'ai le cœur qui s'emballe. Il s'avance doucement :
— Pourquoi t'as fait ça ? Elle était sans défense. Elle méritait la prison. Il fallait qu'on l'interroge.
— Je t'ai dit que je ne suis pas flic. J'avais une autre mission.
— Lâche ton arme ou je tire.
— Pourquoi t'as fait ça ? Elle était sans défense. Elle méritait la prison. Il fallait qu'on l'interroge.
— Je t'ai dit que je ne suis pas flic. J'avais une autre mission.
— Lâche ton arme ou je tire.
Il avance encore. La scène dans le studio semble se rejouer, à part que lui aussi est armé. A un bras de moi, il s'arrête :
— Fais pas le con, Kev. Allez, rends-toi, je n'ai pas envie de te tuer. Il me reste une balle, j'ai compté.
— Fais pas le con, Kev. Allez, rends-toi, je n'ai pas envie de te tuer. Il me reste une balle, j'ai compté.
Il lâche l'automatique et me sort d'un ton neutre, me fixant comme une bête sauvage qui veut me dévorer, me faisant monter une envie sexuelle intense :
— Compte encore.
— Compte encore.
Je le quitte des yeux, un réflexe bête, pour regarder ce flingue comme pour vérifier si je ne me suis pas trompée ; ce moment ne se passe même pas en une microseconde. Et pourtant, il est suffisamment long pour qu'il ait le temps de m'attraper le poignet, me désarmant en même temps. A nouveau, sa main vient se coller à ma gorge et il me pousse contre le mur derrière moi.
Il me bloque, je ne peux plus bouger, mais il ne me fait pas mal. Me fixant intensément du regard, il me dit :
— Tu te trompes : il y en a une dans la chambre et une dans le chargeur, donc deux.
— Il va se passer quoi maintenant ? Tu vas me buter aussi ?
— Pas aujourd'hui… Ça serait dommage. Il ne faudrait pas que nos routes se recroisent dans de telles circonstances. Je n'hésiterai pas, mais ça ne sera pas par plaisir.
— … Je vois. Ça ne sera pas non plus le cas pour moi.
— Heureusement que tu tires bien mieux que tu ne baises. On y aurait laissé des plumes sinon.
— Ah… ouais… je le prends pour un compliment… du moins cette fois-ci seulement.
— Tu te trompes : il y en a une dans la chambre et une dans le chargeur, donc deux.
— Il va se passer quoi maintenant ? Tu vas me buter aussi ?
— Pas aujourd'hui… Ça serait dommage. Il ne faudrait pas que nos routes se recroisent dans de telles circonstances. Je n'hésiterai pas, mais ça ne sera pas par plaisir.
— … Je vois. Ça ne sera pas non plus le cas pour moi.
— Heureusement que tu tires bien mieux que tu ne baises. On y aurait laissé des plumes sinon.
— Ah… ouais… je le prends pour un compliment… du moins cette fois-ci seulement.
Il me lâche alors que nous entendons un bruit de chasse d'eau. Le balaise à la voix efféminée sort d'une porte qui doit être celle des toilettes. Il lève les bras en disant :
— Je suis pas assez bien payé pour me faire buter.
— Je suis pas assez bien payé pour me faire buter.
Il avance en crabe jusqu'à un coin de couloir, et nous l'entendons détaler. Kev me demande :
— Tu le fous pas en état d'arrestation ?
— Je pense qu'on le retrouvera facilement. J'avais une autre idée en tête. Tu me plais, Kev ou quel que soit ton nom.
— T'es très jolie pour une flic de merde.
— Tu le fous pas en état d'arrestation ?
— Je pense qu'on le retrouvera facilement. J'avais une autre idée en tête. Tu me plais, Kev ou quel que soit ton nom.
— T'es très jolie pour une flic de merde.
Je me jette sur lui et l'embrasse à pleine bouche. A mon tour de le bloquer contre le mur. Tous ces évènements m'ont mise dans un état d'excitation incroyable et à la fois différent : j'ai pleine conscience de ce que je suis en train de faire, de cette envie réelle que j'ai de lui. Son corps, son odeur… tout me plait en lui.
Il me vire le tee-shirt tâché de sang, m'embrasse dans le cou tout en martyrisant mes seins. Je me défais de mes baskets en même temps que j'ouvre mon jeans que je fais rapidement glisser le long de mes jambes. Encore quelques instants, et nous somme tous les deux nus l'un contre l'autre.
Il me tient les hanches ; je prends appuie contre le mur ; il me pénètre par derrière. Ooohhh oui, que c'est bon ; comme j'aime sa verge en moi. Nous baisons comme des animaux en rut sous les yeux vides des cadavres qui ne peuvent plus entendre nos râles de plaisir.
Je jouis, il éjacule dans ma chatte en ébullition. Il se retire, je me retourne et l'embrasse à nouveau, l'enlaçant de tout mon corps. Je lui murmure :
— Tu vas me manquer.
— Je sais.
— Tu vas me manquer.
— Je sais.
Il s'habille en me regardant sans dire un mot. Je fais de même. Il commence à partir ; je pourrais ramasser une arme et le mettre en joue une nouvelle fois mais je sais que c'est inutile. Il sort de sa poche un téléphone, celui de ma couverture, qu'il pose sur la table en ajoutant :
— Il est temps pour toi d'appeler la cavalerie. Heureux de t'avoir connue, Anna.
— Il est temps pour toi d'appeler la cavalerie. Heureux de t'avoir connue, Anna.
Il disparait. C'est mieux ainsi. Je vais retrouver ma vraie vie.
Une dizaine de minutes plus tard, les lieux sont envahis par les collègues, des civières, des spécialistes de toute sorte. Je fais mon rapport au capitaine.
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Commentaires ()
Bon, peut-être pas tout 😁, @LaVieDeLucie
(quoi ? Non c'est pas vrai d'abord que je pensais au capitaine et pas au commissaire quand j'ai parlé de son chef ! Vous n'avez aucune preuve)
Kev sera dans la saison 2, oui.
Oui, au niveau sexe, un peu beaucoup moins du coup. En même temps, le viole étant interdit, c'était pas trop possible de jouer dessus 😂
Dimanche pour la suite et fin du Floyd.
Et le coup de l'ex infiltrée, retournée pour devenir la boss , plutôt bien vu .
Bon , on ne sait toujours pas qui est ce Kev
On le reverra sans doute dans la saison 2 , non?
Et là pas d action sexuelle , ça m a un peu manqué :D
Hâte de connaître ce que tu nous as préparé pour le dernier chapitre ........
Alors, au diable le pauvre mari, cocu et inconscient ? Ce serait dommage... Wait and see ...
Ça va 😌...
Hein ? Quoi ? Non, pas du tout. De toute façon, t'as pas de preuve, et toc ! 🤗
Merci @Wedreca. Je sens que tu as un peu beaucoup aimé du coup. Nan ? 🤓
Une jolie scène d'action... pas facile à écrire... j'en ai fait l'expérience ;).
Bravo coco, tu as bien réussi ton coup, cette fois encore ;).
Et, sauf si j'ai raté un truc, il devient quoi le commissaire ? Il apparaît au détour d'un dialogue avant de jouer les fantômes. J'imagine qu'il s'en est tiré et reviendra dans le dernier chapitre pour s'en prendre à Anna, mais ce n'est pas très clair.
Pour le commissaire, j'en sais rien du tout. To be continued 😜
Tout est très bien amené, plus que 3 jours :)