Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un repas de famille qui dérape — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un repas de famille qui dérape
Chapitre 4
Le père de Kaito referma la porte du bureau derrière nous avec ce même claquement discret, presque cérémonieux, qui semblait marquer chaque transition dans cette maison. La pièce respirait le sérieux et l'ordre : lambris d'acajou sombre, étagères chargées de livres reliés cuir, un sabre de cérémonie exposé sur un support mural, un bonsaï impeccablement taillé sur le coin du bureau. L'odeur était un mélange subtil de tabac froid, de bois ciré et d'une pointe d'encens japonais qui flottait encore depuis la veille. La lampe de bureau en bronze diffusait une lumière chaude, intime, qui rendait l'atmosphère presque complice. Il nous invita à nous asseoir d'un geste poli. Kaito prit place immédiatement sur le fauteuil de droite, les mains jointes sur ses genoux, les chevilles croisées, essayant de retrouver une posture de jeune fille sage.
Moi, je restai debout un instant, observant les détails de la pièce – le cadre photo sur le bureau montrant Kaito enfant en kimono, un paysage de Kyoto encadré au mur – avant de m'installer à côté d'elle. « Julien, installez-vous confortablement. » Il contourna le bureau, ouvrit un tiroir latéral et en sortit une boîte en cèdre verni. Il l'ouvrit : une douzaine de cigares cubains, parfaitement alignés, leur robe brune luisante sous la lumière tamisée. Il en choisit un pour lui, puis m'en tendit un autre.« Montecristo No. 2. Vous appréciez ? »« Pas tous les jours, mais je ne refuse jamais un bon cigare offert par un hôte. Merci. »Il coupa le sien avec un coupe-cigare en argent massif, me tendit le sien. Je fis de même, allumai au briquet qu'il me proposa – une flamme bleue précise. La première bouffée fut riche, terreuse, avec une note de bois et de cacao. Je gardai la fumée en bouche un instant avant de l'expirer lentement par le nez. Pas mal du tout.
Il s'assit enfin, posa une chemise cartonnée épaisse devant moi.« Je voulais vous parler d'une opportunité sérieuse. Un ancien contact de Tokyo, un partenaire fiable avec qui j'ai déjà travaillé il y a dix ans, me propose une joint-venture dans les semi-conducteurs spécialisés pour l'électrique et l'hybride. Les volumes prévus sont énormes, les marges attractives – autour de 28-32 % brut –, et j'ai déjà les distributeurs européens en place. Mais je ne suis pas assez à l'aise avec les aspects financiers internationaux, les risques de change, les clauses de sortie. J'aimerais votre regard objectif. » Il ouvrit la chemise. Des projections Excel sur cinq ans, des contrats bilingues, des bilans certifiés, des études de marché. Je parcourus les pages avec attention, posant des questions précises : clauses de non-concurrence, garanties de qualité des composants, hedging sur le yen/euro, pénalités en cas de retard de livraison.
Il répondait avec clarté, notant même certaines de mes remarques sur un bloc-notes. L'affaire tenait la route – risquée sur le plan géopolitique et supply chain, mais avec un upside très intéressant si les prévisions se confirmaient. J'allais justement lui dire que ça valait le coup d'aller plus loin, avec quelques ajustements sur les garanties bancaires, quand il tourna la tête vers la fenêtre. Dehors, sous la lumière des lampadaires du jardin, une silhouette familière – le voisin d'en face, un retraité japonais comme lui – remontait l'allée avec une pile de courrier à la main. Il s'arrêta devant la porte d'entrée et sonna. Le père de Kaito fronça légèrement les sourcils, puis hocha la tête. « C'est monsieur Tanaka. Il ramène toujours mon courrier quand je l'oublie dans la boîte. Je reviens dans deux minutes. » Il se leva, lissa sa veste, et sortit en refermant doucement la porte. Le silence retomba, épais, électrique. Kaito tourna lentement la tête vers moi.
Ses yeux noirs brillaient d'une lueur presque fiévreuse. Ses joues étaient encore rosées, sa respiration un peu trop rapide, ses lèvres légèrement entrouvertes. Je voyais ses cuisses se serrer et se desserrer sous la robe rouge, comme si elle luttait pour contenir ce qui bouillonnait en elle depuis le dessert. Elle était à cran, au bord de l'explosion, et elle le savait. Je tirai une longue bouffée sur le cigare, laissai la fumée s'échapper lentement, puis la regardai droit dans les yeux. « Lève-toi. » Elle obéit sans un mot, les jambes un peu tremblantes. Elle se posta devant moi, entre le bureau et mon fauteuil. « Relève ta robe. Juste assez. Je veux que ce cigare ait vraiment du goût. » Ses mains montèrent, saisirent l'ourlet de satin. Elle remonta lentement la robe jusqu'à mi-cuisses, puis un peu plus haut, jusqu'à ce que son sexe nu apparaisse – encore gonflé, luisant de mouille, hypersensible. Elle écarta légèrement les jambes, offerte, vulnérable.
Je pris une nouvelle bouffée, profonde. Cette fois, je gardai la fumée en bouche, approchai le bout que je fumais – l'extrémité humide, chaude de ma salive et du tabac – et le fis glisser très doucement le long de sa fente. Pas le bout incandescent, non – juste le filtre encore tiède, imprégné de mon souffle et de l'arôme du cigare. La chaleur résiduelle, combinée à l'odeur boisée et épicée, la fit frissonner violemment. Elle étouffa un petit gémissement, les genoux fléchissant légèrement. Je répétai le geste, plus lentement : du haut vers le bas, effleurant à peine son clitoris gonflé, puis traçant des cercles autour de son entrée trempée. Chaque contact la faisait tressaillir ; je voyais ses abdominaux se contracter, ses orteils se recroqueviller dans ses escarpins. L'odeur du cigare se mêlait maintenant à celle de son excitation – un mélange entêtant, interdit. « Tu trembles déjà... » murmurai-je. Elle hocha la tête, incapable de répondre autrement.
Je posai le cigare dans le cendrier – il continuait de fumer doucement – et me levai. Je jetai un coup d'œil par la fenêtre : la silhouette du voisin était encore visible près de la boîte aux lettres. Pas encore de retour immédiat. Je revins vers elle.« Approche. » Elle avança d'un pas, puis d'un autre. Je la fis pivoter, dos à moi, face au bureau. D'un geste fluide, je fis glisser les bretelles de sa robe sur ses épaules. Le satin tomba comme une cascade rouge sombre à ses pieds. Elle était nue, entièrement : peau dorée luisante sous la lampe, petits seins fermes aux tétons dressés, hanches étroites, fesses rondes et parfaites, cheveux noirs cascadant sur son dos comme une rivière d'encre. « A genoux. » Elle s'agenouilla devant moi sans hésiter, les yeux levés, implorants. Je déboutonnai ma braguette, libérai mon sexe durci depuis trop longtemps. Elle le prit en bouche immédiatement, avec une avidité presque paniquée.
Sa langue tourna autour du gland, descendit le long de la hampe, remonta. Elle me suçait profondément, les joues creusées, les yeux pleins de larmes d'effort et de désir. Ses petites mains agrippaient mes cuisses, ses ongles s'enfonçaient légèrement. Je sentais sa gorge se contracter à chaque fois qu'elle m'engloutissait. Je gardais un œil sur la porte, l'oreille tendue. « Dépêche-toi, ma chérie... Il peut revenir d'une seconde à l'autre. » Elle accéléra, sa tête allant et venant plus vite, sa salive coulant sur son menton. Ses gémissements étouffés vibraient autour de moi. Je posai une main sur sa nuque, guidant légèrement le rythme, sentant la tension monter en moi, rapide, inexorable. Et puis j'entendis les pas. Dans le couloir. Lents, réguliers. Encore au bout du couloir, pas tout près – une dizaine de mètres, peut-être quinze. Suffisamment loin pour nous laisser une poignée de secondes. Kaito releva la tête d'un coup, les yeux écarquillés, la bouche encore entrouverte, luisante.
Elle avait entendu aussi. Les pas continuaient d'approcher, mais lentement. Nous avions encore un peu de temps.
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