Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le fabuleux festin de Barnabé Pourlich — Chapitre 4 · L’élixir des anges
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le fabuleux festin de Barnabé Pourlich
Chapitre 4 · L’élixir des anges
Le stress augmenta le rythme cardiaque de Barnabé, et malgré cela, il grelota. Si quelques mois plus tôt, on lui avait proposé de passer une soirée avec autant de femmes si peu vêtues, il aurait été chaud, très chaud. A présent, il n'en menait pas large et n'était guère rassuré sur la suite de ce rendez-vous. Etre face à toutes ces femmes si inexpressives le mettait mal à l'aise. Pour ne rien arranger, Violette restait invisible tout en semblant si proche. Elle paraissait très bien informée sur ses pratiques. D'où tenait-elle ses renseignements ? Il ne croyait pas une seconde à son histoire d'ange gardien, et pourtant, devant tant d'incohérences, de mystères, il y avait de quoi virer bredin et mou du vilebrequin.
— Tu vois cette marque en forme de croix en X au sol ? lui demanda la voix de Violette. Allonge-toi dessus sur le dos et place tes mains et tes jambes sur le marquage.
Barnabé se positionna comme demandé à l'endroit désigné et qu'il n'avait pas remarqué avant, tout en se demandant quel serait le châtiment à venir. Qu'allaient-elles lui faire ? Il pensa immédiatement au fouet ou à un genre de martinet et en trembla d'avance. Sans qu'il puisse les contrôler, les frissons qui parcouraient ses membres s'amplifièrent, ses dents s'entrechoquèrent. Il gesticula de façon désordonnée sous l'effet des spasmes de plus en plus intenses qu'il ne pouvait ni contrôler, ni stopper. Une peur panique l'envahit en une fraction de seconde. La bouche grande ouverte, il respirait très difficilement comme s'il avait été subitement plongé dans un bain glacé. Le manque d'air troublait sa vision et déformait les silhouettes qui l'entouraient d'une façon bien plus terrifiante que les glaces spéciales des châteaux hantés des fêtes foraines dans lesquels il avait été étant enfant.
Que lui arrivait-il ? Il ne le comprenait pas. Etait-ce la réalité ou une illusion quelconque ? Il n'eut guère le temps d'y réfléchir. Presque simultanément, ses quatre membres furent immobilisés par des liens comme sortis directement du sol carrelé et répartis sur l'intégralité de ses membres. Sa peur se mua en terreur écrasante. Il voulut crier, hurler son désespoir mais pas le moindre son ne sortit de sa bouche pourtant grande ouverte. Jamais il ne s'était senti aussi vulnérable. Qui l'avait attaché ainsi ? Comment et surtout, pourquoi ? Quel sortilège allait encore le frapper ? Car à présent, il ne pouvait plus en douter une seule seconde, Violette était dotée de pouvoirs surnaturels. Sans un bruit, toutes les femmes se regroupèrent autour de lui. Il nota qu'à l'exception d'une seule qui était nue, toutes les autres avaient revêtu un peignoir blanc. Encerclé par ses anciennes maîtresses d'un soir, d'une nuit ou de quelques instants, il ressentit une impression étrange : celle de flotter dans l'air. Cependant, ses mouvements étaient toujours bloqués par des liens, il était donc toujours au sol. Mais non ! Il était bien plus haut que le sol, comme en lévitation, à moins que celui-ci ne se soit affaissé sous les pieds de ces femmes qui l'entouraient, car il bénéficiait d'une vue de premier choix sur leurs poitrines dissimulées sous leurs robes de bains. Il sentit son sexe grossir dans son pantalon, se raidir progressivement. Curieusement, il n'eut point de nausée lors de cette érection imprévue, presque inespérée, surtout en étant attaché. Il respira plus calmement lorsque toutes s'arrêtèrent à moins d'un mètre de lui. Celle qui était nue se positionna entre ses jambes et posa ses mains de part et d'autre de sa braguette.
Barnabé se positionna comme demandé à l'endroit désigné et qu'il n'avait pas remarqué avant, tout en se demandant quel serait le châtiment à venir. Qu'allaient-elles lui faire ? Il pensa immédiatement au fouet ou à un genre de martinet et en trembla d'avance. Sans qu'il puisse les contrôler, les frissons qui parcouraient ses membres s'amplifièrent, ses dents s'entrechoquèrent. Il gesticula de façon désordonnée sous l'effet des spasmes de plus en plus intenses qu'il ne pouvait ni contrôler, ni stopper. Une peur panique l'envahit en une fraction de seconde. La bouche grande ouverte, il respirait très difficilement comme s'il avait été subitement plongé dans un bain glacé. Le manque d'air troublait sa vision et déformait les silhouettes qui l'entouraient d'une façon bien plus terrifiante que les glaces spéciales des châteaux hantés des fêtes foraines dans lesquels il avait été étant enfant.
Que lui arrivait-il ? Il ne le comprenait pas. Etait-ce la réalité ou une illusion quelconque ? Il n'eut guère le temps d'y réfléchir. Presque simultanément, ses quatre membres furent immobilisés par des liens comme sortis directement du sol carrelé et répartis sur l'intégralité de ses membres. Sa peur se mua en terreur écrasante. Il voulut crier, hurler son désespoir mais pas le moindre son ne sortit de sa bouche pourtant grande ouverte. Jamais il ne s'était senti aussi vulnérable. Qui l'avait attaché ainsi ? Comment et surtout, pourquoi ? Quel sortilège allait encore le frapper ? Car à présent, il ne pouvait plus en douter une seule seconde, Violette était dotée de pouvoirs surnaturels. Sans un bruit, toutes les femmes se regroupèrent autour de lui. Il nota qu'à l'exception d'une seule qui était nue, toutes les autres avaient revêtu un peignoir blanc. Encerclé par ses anciennes maîtresses d'un soir, d'une nuit ou de quelques instants, il ressentit une impression étrange : celle de flotter dans l'air. Cependant, ses mouvements étaient toujours bloqués par des liens, il était donc toujours au sol. Mais non ! Il était bien plus haut que le sol, comme en lévitation, à moins que celui-ci ne se soit affaissé sous les pieds de ces femmes qui l'entouraient, car il bénéficiait d'une vue de premier choix sur leurs poitrines dissimulées sous leurs robes de bains. Il sentit son sexe grossir dans son pantalon, se raidir progressivement. Curieusement, il n'eut point de nausée lors de cette érection imprévue, presque inespérée, surtout en étant attaché. Il respira plus calmement lorsque toutes s'arrêtèrent à moins d'un mètre de lui. Celle qui était nue se positionna entre ses jambes et posa ses mains de part et d'autre de sa braguette.
— Es-tu prêt ? lui demanda-t-elle.
— Je n'en suis pas certain. Qu'allez-vous me faire ?
— Tout d'abord, je vais libérer ton oiseau qui semble avoir une grande envie de se dégourdir. En as-tu envie ?
— Oh oui, Alexandra !
— Tiens ! Tu as retrouvé mon prénom !
— Il m'est revenu d'un coup, comme ça.
Alexandra lui ouvrit la ceinture, fit sauter le bouton du pantalon et descendit la braguette. D'un geste expert, elle glissa sa main sous l'élastique du slip et en libéra son contenu qu'elle saisit d'une main très douce qui descendit le long de cette hampe poilue et titra doucement sur la peau, ce qui libéra le gland de son écrin de peau. Elle remonta sa main sur la verge déjà parcourue de soubresauts et relâcha le tout une fois arrivée tout en haut.
— Je n'en suis pas certain. Qu'allez-vous me faire ?
— Tout d'abord, je vais libérer ton oiseau qui semble avoir une grande envie de se dégourdir. En as-tu envie ?
— Oh oui, Alexandra !
— Tiens ! Tu as retrouvé mon prénom !
— Il m'est revenu d'un coup, comme ça.
Alexandra lui ouvrit la ceinture, fit sauter le bouton du pantalon et descendit la braguette. D'un geste expert, elle glissa sa main sous l'élastique du slip et en libéra son contenu qu'elle saisit d'une main très douce qui descendit le long de cette hampe poilue et titra doucement sur la peau, ce qui libéra le gland de son écrin de peau. Elle remonta sa main sur la verge déjà parcourue de soubresauts et relâcha le tout une fois arrivée tout en haut.
— Pas encore, Barnabé… C'est bien trop tôt.
— Dommage… Mais il me semble que je l'ai mérité.
— As-tu déjà goûté ton jus, Barnabé ? interrogea la voix de Violette.
— Non.
— Pourquoi ?
— Je ne sais pas trop.
— Pourtant, tu attendais souvent d'elles, qu'elles le prennent en bouche, et même qu'elles l'avalent, non ?
— Oui, je le reconnais.
— Alors, pourquoi ne pas le faire toi-même ?
— Je ne sais pas.
— Veux-tu essayer ?
— Je ne suis pas forcé, Violette ?
— Non ! Bien sûr que non ! Pour qui nous prends-tu ? Pour un mec qui se pense supérieur à toi ?
— Mais l'élixir ? L'antidote ?
Violette ne répondit pas à l'interrogation de Barnabé, mais Alexandra reprit la verge de Barnabé en main et, très lentement, la parcourut de haut en bas, ce qui l'amena pratiquement à la jouissance en seulement quelques allers-retours.
— Dommage… Mais il me semble que je l'ai mérité.
— As-tu déjà goûté ton jus, Barnabé ? interrogea la voix de Violette.
— Non.
— Pourquoi ?
— Je ne sais pas trop.
— Pourtant, tu attendais souvent d'elles, qu'elles le prennent en bouche, et même qu'elles l'avalent, non ?
— Oui, je le reconnais.
— Alors, pourquoi ne pas le faire toi-même ?
— Je ne sais pas.
— Veux-tu essayer ?
— Je ne suis pas forcé, Violette ?
— Non ! Bien sûr que non ! Pour qui nous prends-tu ? Pour un mec qui se pense supérieur à toi ?
— Mais l'élixir ? L'antidote ?
Violette ne répondit pas à l'interrogation de Barnabé, mais Alexandra reprit la verge de Barnabé en main et, très lentement, la parcourut de haut en bas, ce qui l'amena pratiquement à la jouissance en seulement quelques allers-retours.
— Trente ! énonça Vanessa.
Alexandra reprit la masturbation très lente qu'elle avait interrompue tout juste démarrée. Son poignet allait et venait au rythme d'un aller-retour par seconde procurant à Barnabé une sensation de bonheur et de calme intense.
— Quarante-quatre ! signala une voix.
Alexandra accéléra subitement son action tandis que sa voisine présentait une écuelle en bois sur le ventre de Barnabé afin de recueillir le précieux ingrédient qui leur manquait.
Alexandra reprit la masturbation très lente qu'elle avait interrompue tout juste démarrée. Son poignet allait et venait au rythme d'un aller-retour par seconde procurant à Barnabé une sensation de bonheur et de calme intense.
— Quarante-quatre ! signala une voix.
Alexandra accéléra subitement son action tandis que sa voisine présentait une écuelle en bois sur le ventre de Barnabé afin de recueillir le précieux ingrédient qui leur manquait.
— Maintenant ! Lâche-toi Barnabé! Laisse-toi aller !
D'une main, Alexandra maintenait la direction, de l'autre, elle lui massait les couilles afin d'en extraire leur contenu. La jouissance montait, il la sentait arriver, rapide, puissante, si attendue en ce soir si particulier. Un instant il fut tenté de se retenir pour la retarder, toutefois, il l'avait tant désirée qu'il renonça et se laissa aller. Sa verge tendue expulsa de longues rasades qui s'écrasèrent lourdement dans le bol. Une sensation de plénitude et de froid intense, se diffusa extrêmement vite dans l'intégralité de son corps et lui fit perdre les sens. Il ne savait plus ce qu'il vivait, ce qu'il ressentait, les notions de douceur et de souffrance se mélangèrent et s'évaporèrent comme si elles s'étaient mutuellement annulées. Sa vision devenue floue, il ne distinguait plus que des contours si vagues qu'il aurait pu être dans les nuages sans faire la différence. Vidé de ses forces, il ne pouvait plus faire le moindre mouvement. Il manquait d'air, cependant, il ne respirait plus, sa cage thoracique restait immobile, tout juste ébranlée par quelques saccades involontaires, mais puissantes qui lui apportaient le minimum. Dans sa poitrine, son cœur battait pourtant de grands coups, violents, irréguliers, avec une telle force que son corps tout entier s'en trouvait impacté. Il retrouva sa respiration sans même s'en rendre compte. Sa poitrine qui se soulevait et s'abaissait à présent dans un mouvement très régulier, semblait peser si lourd par moments, qu'il se demanda si une de ces femmes ne s'était pas assise sur son torse.
Les dernières gouttes précautionneusement récoltées, Alexandra installa cérémonieusement le récipient sur une table. A tour de rôle, dans un petit bruit métallique, ses comparses déposèrent presque religieusement un petit bol sur la table basse, formant ainsi un cercle de dix récipients autour du premier. Puis, elles regagnèrent leurs alcôves dont les portes se refermèrent silencieusement avant que les liens retenant Barnabé se relâchent d'eux-mêmes.
Terrassé par son orgasme, le premier de l'année pour lui, Barnabé ne remarqua même pas leur manège. Il était calme et serein, ne ressentait plus aucune douleur, ni dans ses burnes trop remplies par cette longue abstinence qu'il n'avait pas voulue, ni dans le reste de son corps. Il se senti léger comme si tous ses soucis n'existaient plus. Il ne ressentait plus rien, même le contact avec ses vêtements semblait avoir disparu.
D'une main, Alexandra maintenait la direction, de l'autre, elle lui massait les couilles afin d'en extraire leur contenu. La jouissance montait, il la sentait arriver, rapide, puissante, si attendue en ce soir si particulier. Un instant il fut tenté de se retenir pour la retarder, toutefois, il l'avait tant désirée qu'il renonça et se laissa aller. Sa verge tendue expulsa de longues rasades qui s'écrasèrent lourdement dans le bol. Une sensation de plénitude et de froid intense, se diffusa extrêmement vite dans l'intégralité de son corps et lui fit perdre les sens. Il ne savait plus ce qu'il vivait, ce qu'il ressentait, les notions de douceur et de souffrance se mélangèrent et s'évaporèrent comme si elles s'étaient mutuellement annulées. Sa vision devenue floue, il ne distinguait plus que des contours si vagues qu'il aurait pu être dans les nuages sans faire la différence. Vidé de ses forces, il ne pouvait plus faire le moindre mouvement. Il manquait d'air, cependant, il ne respirait plus, sa cage thoracique restait immobile, tout juste ébranlée par quelques saccades involontaires, mais puissantes qui lui apportaient le minimum. Dans sa poitrine, son cœur battait pourtant de grands coups, violents, irréguliers, avec une telle force que son corps tout entier s'en trouvait impacté. Il retrouva sa respiration sans même s'en rendre compte. Sa poitrine qui se soulevait et s'abaissait à présent dans un mouvement très régulier, semblait peser si lourd par moments, qu'il se demanda si une de ces femmes ne s'était pas assise sur son torse.
Les dernières gouttes précautionneusement récoltées, Alexandra installa cérémonieusement le récipient sur une table. A tour de rôle, dans un petit bruit métallique, ses comparses déposèrent presque religieusement un petit bol sur la table basse, formant ainsi un cercle de dix récipients autour du premier. Puis, elles regagnèrent leurs alcôves dont les portes se refermèrent silencieusement avant que les liens retenant Barnabé se relâchent d'eux-mêmes.
Terrassé par son orgasme, le premier de l'année pour lui, Barnabé ne remarqua même pas leur manège. Il était calme et serein, ne ressentait plus aucune douleur, ni dans ses burnes trop remplies par cette longue abstinence qu'il n'avait pas voulue, ni dans le reste de son corps. Il se senti léger comme si tous ses soucis n'existaient plus. Il ne ressentait plus rien, même le contact avec ses vêtements semblait avoir disparu.
De longues minutes furent nécessaires pour que Barnabé émerge de sa léthargie. Il se redressa sans même l'avoir voulu, comme si quelqu'un, ou quelqu'une, lui avait soulevé les épaules. Il s'appuya sur les coudes et observa à la ronde. Personne n'était présent autour de lui, et pourtant il ressentait comme une présence, quelque chose de proche, si proche qu'il aurait pensé ressentir le souffle d'une respiration sur lui. Les récipients sur la table basse l'intriguèrent. Lorsqu'il se releva, il pensa ne plus être en possession de toutes ses facultés mentales, car ce qu'il avait pris pour une table basse était en réalité le zinc d'un comptoir de bar.
Chaque petit bol contenait un liquide clair à priori semblable, mais en quantité différente. Il renifla les premiers et reconnut à leurs fumets, que ces femmes avaient, d'une manière ou d'une autre, récolté leurs jouissances respectives dans ces récipients. Soudain, il se décida, versa chaque offrande féminine dans le bol central qui contenait son sperme, remua le tout avec son index qu'il suça, et après une légère appréhension, but le tout d'un trait.
Le goût âcre le prit à la gorge, il ressentit l'intégralité de son corps se remplir d'une chaleur intense. Barnabé toussa et tomba à genoux avant de vomir plusieurs fois.
— Bien, bien, bien…
Il releva la tête. L'ange aux cheveux violets était là, devant lui. Il pouvait la voir pour la première fois de la soirée, et même de l'année. Elle était nue et le regard de Barnabé se porta immédiatement sur sa poitrine et son entrejambe. Sa bouche s'ouvrit pour parler, mais resta ouverte, interdite devant ce pubis lisse et dépourvu de tout organe sexuel.
— Tu sembles étonné, Barnabé…
— C'est que … articula-t-il difficilement.
— Tu n'étais pas informé de la … chose ?
— Alors tu es réellement un ange ?
— Oui, Barnabé. Je suis un ange gardien.
— C'est incroyable ! Tes seins n'ont même pas de tétons !
— Tu en es encore à ces détails techniques ? C'est tout ce que je t'inspire ?
— C'est la première fois de ma vie que je vois un ange. Je ne croyais pas à toutes ces histoires sur le sexe des anges.
— Et maintenant ?
— Mais alors ? Comment faites-vous pour…
— Pour le sexe ? C'est inutile, je n'ai plus besoin de cela. Je suis au paradis.
— Et….Ceux qui vont en enfer ?
— Je n'en sais rien, mais si tu veux vérifier par toi-même, c'est facile, ne change rien à ta vie…
— Si j'ai le choix, je préférerais te rejoindre.
— Pour cela tu devras abandonner le sexe physique, tel que tu le connais.
— Tu veux dire qu'au paradis, nous n'avons plus… Attends ! Cela veut dire que je suis… Oh non !
Barnabé resta prostré un long moment, car il n'avait jamais réellement pensé à tout ce qu'il pourrait y avoir, ou pas, après la mort, à plus forte raison, la sienne. A dire vrai, il n'avait même jamais pensé à l'au-delà. Cette pensée lui glaça les veines et l'effraya.
— Je suis mort ? C'est bien ça ?
— Pas encore, Barnabé. Qu'est-ce qui peut bien te faire penser cela ?
— Tout cela me semble si … irréel !
— La réalité, l'irréalité, deux concepts totalement absurdes… Pourquoi toujours faire la différence ?
— Et maintenant, Violette ? demanda-t-il pour se rassurer. Je suis guéri ? Je peux partir ? Ou alors, je suis bien mort ?
— Mais Barnabé, tu n'as jamais été prisonnier. Tu as toujours eu le choix : celui de ne pas venir, de repartir quand tu le voulais, et même attaché, il te suffisait d'en avoir envie, d'en exprimer la volonté, le souhait et les liens se seraient défaits d'eux-mêmes, car aucun n'était réel de ton point de vue.
— Tu veux dire que ...
— Qu'ici, tout n'est qu'illusions produites par ces substances que tu prends. C'est toi qui à fait ce choix.
— Comment ? Je ne comprends pas.
— Pourquoi te détruis-tu ? A une exception, la fuite dans l'éther des transes n'est qu'illusion : tu y laisseras jusqu'à ta vie si tu poursuis sans réagir. Si tu trépasses de cette façon, je ne pourrai rien pour toi.
— Que veux-tu dire ?
— Paradis, enfer ? Bien ou mal ? Vous, les humains, vous êtes trop binaires…
— Alors, je suis mort… Je n'en reviens pas.
— Ecoute-moi, Barnabé. Toutes ces filles qui étaient là ce soir, elles auraient pu t'aider, t'aimer, mais tu les as utilisées, méprisées, puis oubliées. Ne sont-elles pas plus désirables qu'un comprimé, ou qu'une ligne de poudre blanche ? Car elles au moins, seront encore là à ton réveil, mais pour cela, tu dois d'abord te respecter. C'est à ce prix qu'elles resteront près de toi, si tu leur accorde à elles aussi le respect qu'elles méritent.
— Que puis-je faire ? Ce n'est pas trop tard ?
— Es-tu prêt à faire des efforts ?
— Lesquels, Violette ?
— A toi de voir si tu as suffisamment de volonté.
— J'en aurai. Si tu restes auprès de moi, Violette, j'en aurai.
— C'est impossible, tu le sais, je ne suis qu'une illusion, une image que ton esprit a construite sous l'emprise de ces drogues. Je n'ai pas, je n'ai plus d'apparence physique.
— Je suis prêt à tout arrêter pour toi.
— Pas pour moi, car comme je te l'ai dit, je n'existe pas… je ne suis qu'un ange gardien.
— Tu es mon ange gardien ? demanda Barnabé, encore incrédule.
— Après tout ce que nous avons vécu, tu en doutes encore ?
— Je ne sais plus quoi penser… Tu pourrais même être une professionnelle du sexe envoyée par un ami pour me sortir de ma morosité.
— Dans ce cas, je suis désolée, tu n'es pas dans la liste de mes clients.
— J'aurais aimé pourtant. Mais alors, pourquoi t'occupes-tu de moi ?
— Je suis ton ange gardien, ce n'est pas une raison suffisante ? Si tu veux, je peux m'occuper de quelqu'un d'autre…
— Non ! Je veux que tu restes auprès de moi.
— Ce n'est pas possible en permanence, tu devrais l'avoir déjà compris. Quelqu'un d'autre peut veiller sur toi, quelqu'un de ton monde… Je dirais même quelqu'une…
— Alors, dis-moi qui ?
— Qui ? Tu demandes qui ? Hum… Va savoir… Si tu réfléchis bien, tu devrais trouver.
— Si tu es mon ange gardien, aide-moi !
— Pourquoi ferais-je cela ?
— Tu ne m'as pas fait venir ici pour rien !
— C'est vrai. Je vais t'accorder une dernière danse. Surtout, ne la gaspille pas, car tu n'en auras pas d'autre.
Sur ces mots, Violette lui tendit les bras. Il s'avança vers elle, prêt à l'enlacer, mais au dernier moment, elle resserra ses mains qu'elle apposa à plat sur la poitrine de Barnabé, comme pour l'arrêter. A leur contact, il sursauta sous la violente douleur qu'il ressentit au sortir des paumes de son ange gardien.
— Aie ! se plaignit-il en reculant d'un pas.
— Qu'est-ce que tu en dis ?
— Ça fait mal !
Violette recommença. Sans faire le moindre mouvement volontaire, Barnabé recula à grande vitesse, comme propulsé en arrière. Il hurla sous le double effet de la douleur et de la frayeur de ce déplacement rapide. Il traversa les murs comme s'ils n'avaient été constitués que de nuages, et pourtant, il voyait toujours aussi nettement Violette que si elle était toujours proche de lui, jusqu'à ce qu'il soit aveuglé par une éblouissante lumière blanche.
— STOP ! Il est revenu…
— Monsieur Pourlich ? Vous m'entendez ? lui demanda une voix féminine. Barnabé ?
— Le pouls est stable docteur, précisa une autre voix.
— Ok. On l'a récupéré. Il revient de loin celui-là ! dit le médecin en reposant les électrodes qu'il venait d'utiliser sur la poitrine de son patient.
— Bravo, docteur.
— Ne me félicitez pas, dès qu'il sortira d'ici, je ne lui donne que deux ou trois jours, il se camera encore.
— En êtes-vous certain, docteur ?
— J'en ai assez de ces drogués qui se détruisent et que je dois sauver encore et encore !
— Sa petite amie avait l'air bouleversée.
— Alors, allez lui dire qu'il est provisoirement sauvé. Moi, j'en ai assez.
— Laquelle est-ce ?
— Elle s'appelle Babette je crois, enfin un prénom dans ce genre-là. Elle est facile à reconnaitre : des dizaines de piercings partout : dans les oreilles, les sourcils, le nez, les lèvres. Je parie qu'elle en a aussi entre les jambes.
— Je crois que je l'ai vue dans la salle d'attente, docteur. C'est bien celle qui à des cheveux rouges et un visage si joli qu'on dirait celui d'un ange ?
Chaque petit bol contenait un liquide clair à priori semblable, mais en quantité différente. Il renifla les premiers et reconnut à leurs fumets, que ces femmes avaient, d'une manière ou d'une autre, récolté leurs jouissances respectives dans ces récipients. Soudain, il se décida, versa chaque offrande féminine dans le bol central qui contenait son sperme, remua le tout avec son index qu'il suça, et après une légère appréhension, but le tout d'un trait.
Le goût âcre le prit à la gorge, il ressentit l'intégralité de son corps se remplir d'une chaleur intense. Barnabé toussa et tomba à genoux avant de vomir plusieurs fois.
— Bien, bien, bien…
Il releva la tête. L'ange aux cheveux violets était là, devant lui. Il pouvait la voir pour la première fois de la soirée, et même de l'année. Elle était nue et le regard de Barnabé se porta immédiatement sur sa poitrine et son entrejambe. Sa bouche s'ouvrit pour parler, mais resta ouverte, interdite devant ce pubis lisse et dépourvu de tout organe sexuel.
— Tu sembles étonné, Barnabé…
— C'est que … articula-t-il difficilement.
— Tu n'étais pas informé de la … chose ?
— Alors tu es réellement un ange ?
— Oui, Barnabé. Je suis un ange gardien.
— C'est incroyable ! Tes seins n'ont même pas de tétons !
— Tu en es encore à ces détails techniques ? C'est tout ce que je t'inspire ?
— C'est la première fois de ma vie que je vois un ange. Je ne croyais pas à toutes ces histoires sur le sexe des anges.
— Et maintenant ?
— Mais alors ? Comment faites-vous pour…
— Pour le sexe ? C'est inutile, je n'ai plus besoin de cela. Je suis au paradis.
— Et….Ceux qui vont en enfer ?
— Je n'en sais rien, mais si tu veux vérifier par toi-même, c'est facile, ne change rien à ta vie…
— Si j'ai le choix, je préférerais te rejoindre.
— Pour cela tu devras abandonner le sexe physique, tel que tu le connais.
— Tu veux dire qu'au paradis, nous n'avons plus… Attends ! Cela veut dire que je suis… Oh non !
Barnabé resta prostré un long moment, car il n'avait jamais réellement pensé à tout ce qu'il pourrait y avoir, ou pas, après la mort, à plus forte raison, la sienne. A dire vrai, il n'avait même jamais pensé à l'au-delà. Cette pensée lui glaça les veines et l'effraya.
— Je suis mort ? C'est bien ça ?
— Pas encore, Barnabé. Qu'est-ce qui peut bien te faire penser cela ?
— Tout cela me semble si … irréel !
— La réalité, l'irréalité, deux concepts totalement absurdes… Pourquoi toujours faire la différence ?
— Et maintenant, Violette ? demanda-t-il pour se rassurer. Je suis guéri ? Je peux partir ? Ou alors, je suis bien mort ?
— Mais Barnabé, tu n'as jamais été prisonnier. Tu as toujours eu le choix : celui de ne pas venir, de repartir quand tu le voulais, et même attaché, il te suffisait d'en avoir envie, d'en exprimer la volonté, le souhait et les liens se seraient défaits d'eux-mêmes, car aucun n'était réel de ton point de vue.
— Tu veux dire que ...
— Qu'ici, tout n'est qu'illusions produites par ces substances que tu prends. C'est toi qui à fait ce choix.
— Comment ? Je ne comprends pas.
— Pourquoi te détruis-tu ? A une exception, la fuite dans l'éther des transes n'est qu'illusion : tu y laisseras jusqu'à ta vie si tu poursuis sans réagir. Si tu trépasses de cette façon, je ne pourrai rien pour toi.
— Que veux-tu dire ?
— Paradis, enfer ? Bien ou mal ? Vous, les humains, vous êtes trop binaires…
— Alors, je suis mort… Je n'en reviens pas.
— Ecoute-moi, Barnabé. Toutes ces filles qui étaient là ce soir, elles auraient pu t'aider, t'aimer, mais tu les as utilisées, méprisées, puis oubliées. Ne sont-elles pas plus désirables qu'un comprimé, ou qu'une ligne de poudre blanche ? Car elles au moins, seront encore là à ton réveil, mais pour cela, tu dois d'abord te respecter. C'est à ce prix qu'elles resteront près de toi, si tu leur accorde à elles aussi le respect qu'elles méritent.
— Que puis-je faire ? Ce n'est pas trop tard ?
— Es-tu prêt à faire des efforts ?
— Lesquels, Violette ?
— A toi de voir si tu as suffisamment de volonté.
— J'en aurai. Si tu restes auprès de moi, Violette, j'en aurai.
— C'est impossible, tu le sais, je ne suis qu'une illusion, une image que ton esprit a construite sous l'emprise de ces drogues. Je n'ai pas, je n'ai plus d'apparence physique.
— Je suis prêt à tout arrêter pour toi.
— Pas pour moi, car comme je te l'ai dit, je n'existe pas… je ne suis qu'un ange gardien.
— Tu es mon ange gardien ? demanda Barnabé, encore incrédule.
— Après tout ce que nous avons vécu, tu en doutes encore ?
— Je ne sais plus quoi penser… Tu pourrais même être une professionnelle du sexe envoyée par un ami pour me sortir de ma morosité.
— Dans ce cas, je suis désolée, tu n'es pas dans la liste de mes clients.
— J'aurais aimé pourtant. Mais alors, pourquoi t'occupes-tu de moi ?
— Je suis ton ange gardien, ce n'est pas une raison suffisante ? Si tu veux, je peux m'occuper de quelqu'un d'autre…
— Non ! Je veux que tu restes auprès de moi.
— Ce n'est pas possible en permanence, tu devrais l'avoir déjà compris. Quelqu'un d'autre peut veiller sur toi, quelqu'un de ton monde… Je dirais même quelqu'une…
— Alors, dis-moi qui ?
— Qui ? Tu demandes qui ? Hum… Va savoir… Si tu réfléchis bien, tu devrais trouver.
— Si tu es mon ange gardien, aide-moi !
— Pourquoi ferais-je cela ?
— Tu ne m'as pas fait venir ici pour rien !
— C'est vrai. Je vais t'accorder une dernière danse. Surtout, ne la gaspille pas, car tu n'en auras pas d'autre.
Sur ces mots, Violette lui tendit les bras. Il s'avança vers elle, prêt à l'enlacer, mais au dernier moment, elle resserra ses mains qu'elle apposa à plat sur la poitrine de Barnabé, comme pour l'arrêter. A leur contact, il sursauta sous la violente douleur qu'il ressentit au sortir des paumes de son ange gardien.
— Aie ! se plaignit-il en reculant d'un pas.
— Qu'est-ce que tu en dis ?
— Ça fait mal !
Violette recommença. Sans faire le moindre mouvement volontaire, Barnabé recula à grande vitesse, comme propulsé en arrière. Il hurla sous le double effet de la douleur et de la frayeur de ce déplacement rapide. Il traversa les murs comme s'ils n'avaient été constitués que de nuages, et pourtant, il voyait toujours aussi nettement Violette que si elle était toujours proche de lui, jusqu'à ce qu'il soit aveuglé par une éblouissante lumière blanche.
— STOP ! Il est revenu…
— Monsieur Pourlich ? Vous m'entendez ? lui demanda une voix féminine. Barnabé ?
— Le pouls est stable docteur, précisa une autre voix.
— Ok. On l'a récupéré. Il revient de loin celui-là ! dit le médecin en reposant les électrodes qu'il venait d'utiliser sur la poitrine de son patient.
— Bravo, docteur.
— Ne me félicitez pas, dès qu'il sortira d'ici, je ne lui donne que deux ou trois jours, il se camera encore.
— En êtes-vous certain, docteur ?
— J'en ai assez de ces drogués qui se détruisent et que je dois sauver encore et encore !
— Sa petite amie avait l'air bouleversée.
— Alors, allez lui dire qu'il est provisoirement sauvé. Moi, j'en ai assez.
— Laquelle est-ce ?
— Elle s'appelle Babette je crois, enfin un prénom dans ce genre-là. Elle est facile à reconnaitre : des dizaines de piercings partout : dans les oreilles, les sourcils, le nez, les lèvres. Je parie qu'elle en a aussi entre les jambes.
— Je crois que je l'ai vue dans la salle d'attente, docteur. C'est bien celle qui à des cheveux rouges et un visage si joli qu'on dirait celui d'un ange ?
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Commentaires ()
Alors là, pour une révélation...
Exact, elle l'avait lue et commentée, et cela n'avait pas eu de conséquences fâcheuses pour elle, tout du moins à ma connaissance.
Et c'est justement cette histoire que j'ai prévu de lire dès que j'en aurai le temps, car pour l'instant, mon planning est très chargé.
Je ne pensais pas que mes écrits pouvaient avoir un pouvoir aussi important.
Je ne voudrais pas être trainé en place publique pour être exécuté pour avoir provoqué un désastre si important
Petite ? Ma foi… 🤷🏻♀️
( @Wedreca ) pour que tu lises ce fabuleux trait d’esprit 😳🫣
De mémoire, tu avais déjà lu « Sacrifice » qui est une belle histoire 🥇
En effet, je suis plutôt sur les formats courts, même s'il m'est arrivé d'écrire une histoire de 15 chapitres, oui monsieur 😌 !
Tu veux ma mort 😱 !
Tu va devenir mon meilleur attaché de presse mon cher @Iznogood.
Je serai très heureux que Wedreca lise mon histoire, mais son type de lectures doit être proche de celui de son écriture et donc sur des formats plus courts.
En écrivant ces mots, je me demande si je découpais cette histoire en plusieurs sous-ensembles cela faciliterai son accession pour elle... Idée à creuser.
De mémoire, tu avais déjà lu l’excellent texte de "sacrifice". et tu savais déjà qu’il y a un talent derrière l’écran. ^^’
Alors maintenant, le défi, ma chère @Wedreca c’est d’arriver à faire en sorte que tu t’enfiles… (hum) 65 chapitres (et plus à venir ) de bicyclette, même si le vélo n’est en fait que très peu présent dans toute cette affaire.
De l’amour, de la tendresse, du sexe, de l’amour, des rebondissements, c’est un véritable roman qui se déroule sous les yeux du lecteurtrice , alors… Chiche ?
Cela ne fait que… quelques semaines de lecture ? Oups 😬
Bon, cette mixture, par contre 🤢... Je ne préfère pas en connaître le goût 😅.
Et puis, bravo pour cette fin qui rend le tout cohérent. C'est vraiment du bon travail 😌 !
J'ai passé un très bon moment de lecture (depuis le temps que je voulais te lire 😋). Merci 😌 !
Tu fais partie des personnes qui ont de très bon (et très nombreux) retours de la part de leurs lecteurs et donc ton commentaire n'en a que plus de valeur.