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✦ Mandrakke Le fabuleux festin de Barnabé Pourlich XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le fabuleux festin de Barnabé Pourlich — Chapitre 3 · Partenaires particulières

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Mandrakke
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Le fabuleux festin de Barnabé Pourlich

Chapitre 3 · Partenaires particulières

En entrant dans son appartement, Barnabé effaça, sans même les écouter, tous les messages vocaux que le répondeur de sa ligne fixe avait enregistrés dans la journée, en pestant contre ces démarchages intempestifs dont il n'avait que faire. Pendant qu'il prenait son repas en regardant une émission télévisée, son répondeur enregistra silencieusement un autre message auquel il réserva le même sort que ceux de la journée.
 
Trois jours plus tard, lorsqu'il releva le courrier de sa boite aux lettres, il trouva, glissée entre les prospectus publicitaires, une curieuse enveloppe violette sans aucune inscription. Il la considéra comme une réclame de plus, probablement un peu plus imaginative que les autres. Toutefois, la couleur attisa sa curiosité et le poussa à regarder à l'intérieur. Cette enveloppe contenait une lettre de Violette qui le priait de se rendre rue des Martyrs le soir de la Saint-Valentin. Le message non signé qu'il avait supprimé de son Smartphone émanait donc de Violette qu'il recherchait depuis le début de l'année. Il se traita d'abord de tous les noms d'oiseaux d'avoir effacé ces messages sans même les écouter, puis reporta son attention sur les courbes de la jolie écriture manuscrite posée sur un beau papier avec gros cœur en fond de page.
 
Le soir de la Saint-Valentin, il arriva à l'heure dite devant la porte en tremblant d'excitation, mais avec une pointe de crainte. Et si ce n'était pas Violette qui lui avait fixé ce rendez-vous si attendu, mais un mauvais plaisantin ? Il n'hésita que quelques secondes avant de presser le bouton de la sonnette. Il devait en avoir le cœur net et ne voulait pas laisser passer cette opportunité de la retrouver. Dans un claquement sec, la serrure électrique, déverrouillée à distance, s'ouvrit. Barnabé poussa la lourde porte en bois massif qui se referma lentement derrière lui. Devant lui, la seule voie possible était un long corridor faiblement éclairé. Aucune porte ni ouverture latérale, pas le moindre choix. Il avança lentement tandis que le bruit de ses pas résonnait entre les murs de pierre. A mi-chemin, il entendit une voix lui dire de s'approcher sans crainte. Bien qu'il ne pût identifier cette voix féminine avec certitude, il espéra que c'était celle de Violette. Lorsqu'il franchit l'extrémité de cet accès, il se retrouva dans une sorte de cour intérieure étrange. Hormis l'issue du corridor, chacun des dix pans de mur qui la délimitait était percé d'une porte munie d'une petite lucarne. Cette disposition hendécagonale lui fit penser à une prison ou à quelque chose du même genre. Derrière lui, la porte du couloir se ferma brusquement, condamnant le chemin par lequel il était arrivé, d'un bruit lourd et métallique, qui renforça en lui l'image d'un établissement pénitentiaire. Il se surprit lui-même de ne pas paniquer, même légèrement, face à cette situation qui n'avait rien à voir avec un rendez-vous romantique.
— Bienvenue, Barnabé, indiqua la voix. Ne crains rien !
— Violette ? C'est bien toi ? Où es-tu ?
— C'est bien moi. Je suis ici, tout près de toi.
— Où ? Je ne te vois pas !
— Peut-être ne sais-tu pas bien regarder…
— Pourquoi m'as-tu abandonné lors de la soirée ? Je m'étais juste assoupi.
— Je ne t'ai pas abandonné, Barnabé. J'ai toujours été près de toi.
— Alors montre-toi que je t'embrasse. J'en ai terriblement envie. Tu sais que je t'ai beaucoup cherchée ?
— Oui, je le sais, car je ne t'ai jamais quitté.
— Donc, tu sais aussi que je n'ai pas vu la moindre femme depuis le début de l'année ?
— Bien sûr ! Toutefois, cette abstinence est-elle voulue ou subie ?
— Un peu forcée quand même, mais si tu étais restée, Violette…
— Je suis restée, je te l'ai dit.
— Mais, Violette, pourquoi dis-tu que je subis cette situation ?
— Je sais tout de toi, Barnabé. Je sais que tu n'as pas écouté mes messages sur ton répondeur, que tu as effacé mon texto…
— Mais, c'est impossible !
— Et comment pourrais-je te parler, tout savoir de toi, sans que tu puisses me voir ?
— Attends ! Depuis que je t'ai connu, je ne peux plus… Mais oui ! C'est toi ! Que m'as-tu fait ?
— Moi ? Rien ! C'est toi qui te fais du mal en méprisant toutes ces filles que tu dragues pour les oublier quelques instants après les avoir sautées.
— Je ne les méprise pas !
— Ok. On va voir. Donne-moi leurs prénoms, juste les dix dernières !
 
Barnabé se gratta la tête, car bien sûr, Violette était dans le vrai.
— Alors ? Tu ne sais plus ?
— Je ne les méprise pas, c'est juste que nous n'étions pas compatibles, mais avec toi, Violette, c'est différent.
— Comment puis-je te croire ?
— Je t'assure que je n'ai méprisé personne, et surtout pas toi !
— Je vais t'aider à retrouver la mémoire, car sans elle, tu resteras aveugle.
— Comment cela ?
— Tu ne me verras que lorsque tu auras retrouvé le nom des dix dernières femmes avec lesquelles tu as eu des rapports sexuels. Tu noteras que je n'ai pas dit faire l'amour, ni même aimer...
— J'apprécie que tu n'aies pas non plus dit : culbutées…
— Ce terme devrait-il être utilisé selon toi ?
— Non. Sauf peut-être pour…
— Pour qui ?
— La dernière que j'ai vue avant toi. A la soirée du réveillon, celle-là, oui. Mais c'est plutôt elle qui m'a sauté dessus.
— Oh ! Le pauvre petit homme sans défense…
— Ne te moque pas de moi. Elle m'attirait, je l'ai abordée et très vite elle m'a emmené dans une backroom pour que nous… 
— Je sais, c'est moi qui te l'ai envoyée. Tu n'as pas opposé une grande résistance d'après ce que j'ai constaté.
— Tu as… Quoi ?
—J'étais là, avec vous deux, comme je suis là maintenant.
 
Barnabé baissa la tête sans répondre, il se sentait honteux et en même temps délivré de pouvoir s'avouer qu'il était accro au sexe, à cette sensation si grisante lorsqu'il pénétrait une femme. Il appréciait depuis toujours cette merveilleuse volupté lorsque des lèvres douces se posaient sur son gland, glissaient doucement le long de sa hampe dans un sens ou dans l'autre et qu'il s'abandonnait, laissant à sa partenaire le soin de lui prodiguer ce délice pour lui.
— Tu as visiblement besoin d'aide. Voici les prénoms que tu cherches : Vanessa, Alice, Nathalie, Géraldine, Eléonore, Alexandra, Nadine, Cécile, Élodie et Sarah.
— Ah oui, bien sûr…
— Puisque la mémoire te revient, je t'informe que toutes ces personnes sont présentes ce soir, ici même et rien que pour toi. 
— Ah bon ?
— Quel enthousiasme ! Cela ne te fait pas plaisir ?
— Je ne sais pas trop…
— Certains hommes, à ta place bondiraient de joie rien qu'à l'idée que dix femmes se soient réunies pour eux le soir de la Saint-Valentin. Tu ne crois pas ?
— Si, bien sûr.
— Tu es très chanceux, mais on dirait que tu ne mesures pas la portée de cette soirée. Enfin, quoi qu'il en soit, derrière chaque porte, tu trouveras une femme. Sur chacune de ces portes, tu devras accrocher une plaque avec son nom. Si tu te trompes, tu auras un gage qui pourrait ne pas être agréable pour toi. Si le nom correspond, tu devras prouver que ce n'est pas un hasard, sinon, le gage sera doublé. Lorsque tous les noms seront correctement positionnés, toutes les portes s'ouvriront. Tu pourras alors te faire pardonner. Si tu y parviens, tu seras libre de me voir.
— Je ne suis pas certain de comprendre…
— Mais si Barnabé, tu as parfaitement compris !
— Mais les gages ?
— Ils seront choisis par celles dont tu auras oublié le nom. J'espère pour toi qu'elles ne t'en tiendront pas trop rigueur.
 
Les lumières des pièces s'allumèrent, permettant à Barnabé d'observer à travers les étroites fenêtres qui perçaient chaque porte, celle qui était de l'autre côté. Lentement, il ramassa les plaques de plastique disposées au sol et les observa toutes comme il aurait parcouru les différentes cartes d'un jeu. Chaque prénom défila plusieurs fois devant ses yeux sans qu'aucun souvenir précis ne lui revienne. Il regarda à travers la première fenêtre. Il vit une femme nue qui se tenait debout dans une pièce dépourvue de mobilier. Elle lui faisait face, sans sourire, mais sans que l'expression du visage ne trahisse une quelconque haine ou même colère, à la manière des mannequins de plastique, inanimés et froids qui exposent les vêtements dans la plupart des magasins. Il passa de pièce en pièce, sans pouvoir se décider sur le moindre prénom. Il était perturbé par la présence de ces femmes, de leur nudité exposée, mais bien plus encore par l'absence totale d'expression sur leurs visages.
 
Sans conviction aucune, il apposa machinalement les dix plaques sur les portes, et lorsqu'il eut posé la dernière, la voix de Violette se fit entendre.
— Bravo, Barnabé, tu as fait dix fautes.
— C'est trop compliqué !
— Ce n'est pas ainsi que tu te feras pardonner.
— Pourquoi doivent-elles me pardonner Violette ?
— Tu les as utilisées sans leur accorder la moindre considération, tu ne voyais en elles que des sex-toys !
— Non ! 
— Alors Barnabé, quels sont leurs prénoms ?
 
Le malheureux chercha longuement dans ses souvenirs, sans en exhumer le moindre indice.
— Tu as déjà dix gages à ton crédit, Barnabé. Veux-tu faire un autre essai ?
— Quels sont ces gages, Violette ?
— Puisque tu ne les as pas reconnues de visu, peut-être te souviendras-tu mieux de leur goût ? Tu vas leur faire un cunni à chacune avant de replacer les plaques.
— C'est ça les gages ? Dix cunnis ?
— Tu n'es pas soulagé ? Aurais-tu préféré le fouet ou un autre sévice corporel ?
— Non, non…
— Tu ne devras cesser qu'après leur avoir donné la jouissance qu'elles méritent.
— Comment le saurai-je ?
— A toi de voir. Tu n'as pas une petite idée ?
— C'est que…
— Que quoi ?
— Je ne connais pas le goût de ces femmes…
— Je le sais très bien… Tu les as pénétrées, mais jamais tu ne les as goûtées. Franchement, quel gâchis ! Passer à côté de ces minous tous plus attirants les uns que les autres…
— Violette, que vous ai-je fait ?
— A moi, rien, mais à elles, tu leur as fait du mal en les traitant comme des choses que l'on jette. Elles en ont souffert et m'ont prié, moi, ton ange gardien, de les aider. Je t'ai donc jeté un sort pour t'empêcher de bander et de te branler comme tu me l'avais promis au soir du réveillon. Ne me dis pas que tu ne t'en souviens plus. Rappelle-toi lorsque nous nous sommes embrassés sous le gui au douzième coup de minuit.
— Alors Rodrigue avait raison… Levez le sort, s'il vous plaît, Violette. Mes couilles vont exploser. Cela fait deux mois que je n'ai pas tiré un coup.
— Non, il y a une erreur de calcul, Barnabé. Cela fait tout juste quarante-huit jours. Deux mois, c'est soixante jours. Dans deux semaines, mon sort te permettra d'éjaculer une fois tous les trois mois, mais seulement durant ton sommeil. C'est bien évidement pour l'hygiène. A moins que...
— Que quoi ?
— Il existe une solution : un remède composé à partir d'un mélange de leur jouissance et de la tienne récoltée après une branlette de seulement quarante-huit secondes tout en étant attaché. 
— Pourquoi attaché ?
— Pour prouver que tu ne cherches pas à être supérieur à elles, mais que tu ne veux que leur plaisir en fournissant le seul ingrédient qu'elles ne peuvent produire elles-mêmes pour fabriquer cet antidote.
— Et pourquoi quarante-huit secondes ?
— Ce temps correspond au nombre de jours d'abstinence. Si tu ne peux pas éjaculer aussi vite, il te faudra attendre le lendemain pour fabriquer le contrepoison qui te permettra de reprendre tes activités sexuelles habituelles. Si tu jouis trop vite, il te faudra attendre une semaine supplémentaire avant de refaire un essai.
— Et je devrai faire quoi avec ?
— Le boire d'un trait, Barnabé, comme tu as bu la coupe de champagne violet juste avant de m'embrasser.
— C'est d'accord, Violette.
— Cependant, attention ! Tu pourrais devenir dépendant de cet élixir et devenir un de ces précoces qui ne tiennent pas plus d'une minute avant de cracher leur jus et même dans les cas les plus extrêmes, qui n'ont pas le loisir de retirer leurs sous-vêtements…
— Et si je refuse ?
— Tu en as le droit. C'est très simple. Si tu veux rester dans le côté sombre de la sexualité et n'être que l'ombre de toi-même, éteins les lumières. La porte de sortie s'ouvrira et tu pourras partir librement. Tu continueras ta poursuite d'un fantasme inaccessible : celui de l'amour. Pas au sens dans lequel tu le pratiques, car tu ne le pourras plus, mais dans son sens le plus noble, le plus profond, le plus vrai, celui qui te délivrera du mal qui te ronge et qui t'empêche d'être heureux. Tu peux aussi rester, te racheter, apprendre d'elles l'humilité qu'il te manque et obtenir leur pardon pour la façon dont tu les as traitées.
 
Sans discuter davantage, Barnabé accepta la proposition de Violette. Il ouvrit une première porte et entra presque timidement. La femme qui occupait la pièce s'était positionnée sur le dos sur une sorte de piédestal qu'il n'avait pas remarqué alors qu'il regardait par la fenêtre. A son approche, ses jambes s'ouvrirent lentement pour lui laisser le libre accès à son intimité. Ses mains rivées sur son pantalon, Barnabé s'agenouilla face à ce sexe rose et recouvert à son sommet d'une touffe de poils mi-longs dont la couleur sombre tranchait fortement avec celle bien plus claire des cuisses béantes qui l'encadraient.
 
Avant de poser sa bouche sur ces lèvres intimes, il huma aussi discrètement que possible le parfum qui en émanait. Il les lécha sans trop de conviction et sans les pénétrer profondément. Dans un premier temps, Barnabé se contenta de rester à leur surface, oubliant complètement de s'occuper du périnée et du clitoris qui, pourtant, n'attendaient que la visite d'une langue avide et curieuse. Progressivement, il constata non seulement qu'aucun goût écœurant n'était remonté par sa langue, mais qu'en plus, la nausée dont il redoutait l'arrivée à la moindre action sexuelle ne se faisait pas sentir. Il s'enhardit, poussa sa langue plus loin dans cette fente humide dont l'action déborda régulièrement sur l'aine. Peu à peu, l'une de ses mains se rapprochait de son sexe qu'il commença à toucher au travers de son pantalon. Au premier contact, il fut immédiatement pris d'un haut le cœur qui le fit s'interrompre.
— Non ! lui dit la voix de Violette. Tu as échoué ! Tu penses encore à toi et non à elle. Passe à la suivante.
 
Dans la pièce voisine, il trouva une autre femme, positionnée de la même façon que la précédente. Celle-ci était blonde et sa pilosité intime un peu plus abondante. Il posa ses mains sur les cuisses nues et déjà relevées et les caressa afin de ne plus être tenté de se toucher. D'entrée, il constata rapidement que, sans être repoussant, le goût était bien différent. Tirant les enseignements de l'expérience précédente, il se fit plus entreprenant, poussa sa langue qui écarta très vite les parois pour avoir un accès plus profond. Chaque fois qu'il ressortait sa langue, elle léchait une zone de plus en plus large, jusqu'à ce qu'il s'arrête pour retirer un poil de sa langue.
— Cela te gêne ? demanda la voix qui ne s'était toujours pas matérialisée. Pourtant, tu lui avais bien demandé de ne pas s'interrompre quand ce sont tes poils à toi qui se sont retrouvés sur sa langue à elle ! Allez ! Passe à côté !
 
Dans la pièce suivante, il trouva une femme dont le sexe était entièrement épilé. Il se réjouit de cette observation. Ainsi, il pourrait peut-être aller au bout de son gage et en valider enfin un, car pour l'instant, Violette devait trouver sa prestation assez peu convaincante. Il plongea directement entre les jambes offertes et passa directement sa langue sur toute la longueur de ces lèvres. La saveur bien plus prononcée que pour les précédentes le surprit. 
— Etais-tu bien propre avant de rencontrer celle-ci, Barnabé ? 
— Ah… Ce doit être Cécile alors… Maintenant, je me souviens de l'avoir rencontrée après une longue journée de travail sans être repassé par chez moi.
— Enfin une bonne réponse. Tu peux passer dans une autre pièce, Barnabé.
— Je ne suis pas obligé de poursuivre ?
— Le voudrais-tu ?
— C'est-à-dire que…
— C'est bien ce que je prévoyais. Passe à la suivante.
 
Il choisit une autre porte au hasard. Celle-ci avait une configuration différente. La table utilisée par les kinés ou par les salons de massage qui occupait, comme dans les pièces précédentes, le centre de celle-ci, était vide. Une grande brune vêtue d'un kimono blanc attendait debout à proximité. D'un geste, elle invita Barnabé à s'allonger sur le dos sur la table. Une fois qu'il fut installé, la table descendit jusqu'à ce que cette personne, dont il n'arrivait plus à retrouver le prénom, se place au-dessus de sa tête, les jambes bien écartées. La vue qu'elle lui offrait sur son minou était superbe et habituellement aurait déclenché une belle érection. Cependant, l'inquiétude qui grandissait en lui sur la suite de la soirée, associée à sa piètre performance à se remémorer les prénoms de chacune de ses anciennes maîtresses, le bloqua. Sa bouche fut rapidement recouverte par ce sexe féminin à la pilosité soyeuse. Il brouta docilement ce vagin dont les lèvres se pressaient contre sa bouche. Très vite, la pression augmenta et ses narines, bloquées contre le clitoris gonflé, lui permettaient tout juste de respirer. C'est alors que cette femme se saisit de sa tête pour la plaquer plus encore contre elle, ce qui l'empêcha définitivement de prendre la moindre bouffée d'air. 
 
Il voulut se dégager, mais ses bras et ses jambes restèrent immobiles, comme écrasés par un poids considérable. La panique le gagna rapidement et il ne réussit qu'à lâcher quelques grognements incompréhensibles. Soudain, elle le libéra. L'air qui s'engouffra dans ses poumons lui fit un bien fou. Toutefois, tout juste avait-il pris quatre inspirations, que sa bouche fut à nouveau plaquée entre ces jambes qui lui maintenaient la tête, bloquant à nouveau sa capacité respiratoire et poussant ses facultés de rester en apnée à leur maximum. Durant un temps qui lui sembla une éternité, il subit ce cunnilingus intense, alternant entre courtes pauses lui permettant de respirer et longues périodes de léchage désordonné. Finalement, un court orgasme, suivi d'une demande de nettoyage complet, acheva son supplice. Barnabé se plia sans difficulté à cette dernière demande qui lui permit d'affirmer qu'il s'agissait de Nathalie. Il lui avait fait subir une très longue gorge profonde en forçant sur sa tête de la même manière jusqu'à ce qu'elle manque de vomir.
 
Violette, ou tout du moins sa voix, le conduisit ainsi de pièce en pièce, malheureusement pour lui, il n'identifia correctement qu'une seule femme supplémentaire.
— Tu veux tenter de remettre les sept plaques restantes sur les portes ?
— Pas tout de suite, Violette. Avant, je souhaiterais m'excuser auprès de vous toutes pour ma conduite, car même si je ne vous ai pas aimé d'amour, j'ai toujours apprécié votre compagnie.
— Même la mienne ? demanda une grande brune.
— Hum… Tu dois être Vanessa et alors avoir une bien piètre opinion de moi…
— Je suis bien Vanessa, et tu n'as pas répondu.
— Je n'ai pas compris pourquoi tu avais été si rapide à vouloir passer à l'acte, et je n'ai pas cru que tu étais vierge. 
— Pourtant, je l'étais… Pour toi. Tu t'en serais rendu compte si tu avais pris un peu plus de temps.
— Je suis désolé. Si vous le permettez, je vais vous faire cette caresse que vous demandez, que vous êtes en droit d'attendre de moi, celle que j'aurais dû vous offrir de moi-même lors de notre rencontre.
— C'est cela que tu veux Barnabé ? demanda Violette. Juste pour leur plaisir ?
— Oui, pour me faire pardonner, enfin … si cela est encore possible.
 
Elles acceptèrent et Barnabé s'appliqua. Il prit son temps, passa de pièce en pièce pour tenir sa parole. Il ne déclencha pas systématiquement d'orgasme, mais se préoccupa bien plus de ses partenaires que jamais encore il ne l'avait fait auparavant et ne stoppa son action qu'à leur demande. Lorsque la dernière lui demanda d'arrêter, il ne plaça cependant qu'un seul nom supplémentaire correct sur la bonne porte. Toutefois, Violette le félicita pour son changement d'attitude et lui indiqua qu'il était temps d'appliquer le gage promis. Barnabé ne fit pas la moindre objection, tant il se sentait honteux d'être incapable de se souvenir du prénom de ces femmes avec lesquelles il avait eu des relations sexuelles si agréables pour lui…

Note de l'auteur


Je tiens à remercier Iznogood qui à relu et corrigé ce chapitre pour y débusquer les fautes qui s'y étaient sournoisement dissimulées.
MANDRAKKE
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Mandrakke
1 février 2026 à 23:22
...tu as gagné le Maître Capello d'or ! Ah oui c'est vrai, tu es trop jeune pour savoir de quoi et de qui il est question :/

J'ai été voir sur internet.
Merci pour le compliment 😌.

Je savais bien que la curiosité l'emporterait :) :)
Le compliment n'est pas usurpé...
Soyez respectueux
Répondre
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Wedreca
1 février 2026 à 22:42
...tu as gagné le Maître Capello d'or ! Ah oui c'est vrai, tu es trop jeune pour savoir de quoi et de qui il est question :/

J'ai été voir sur internet.
Merci pour le compliment 😌.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Wedreca
Wedreca
1 février 2026 à 17:03
Je comprends beaucoup mieux le mot "festin" dans le titre 😅. En effet, c'est un vrai festin de moules 🦪. Ne manquaient que les frites 🍟😋 !

En tout cas, c'est une belle fable dont la morale pourrait être : "Qui ne goûte pas con sent" 😅.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Iznogood
Iznogood
25 janvier 2026 à 20:20
J'ai comme l'impression que Pourlich n'a pas fini de... déguster son festin personnel.
Il y a un indéniable côté conte moral dans cette histoire.
Pour une fois ! ^^'
Soyez respectueux
Répondre
Messerlin Christophe
25 janvier 2026 à 18:56
Je constate que votre plume ne tari pas sous l'imagination, pas mal, veux bien voire la suite
Soyez respectueux
Répondre

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