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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Cure de jouvence — Chapitre 7 · L'estocade finale

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Xaviernnrs
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Cure de jouvence

Chapitre 7 · L'estocade finale

Quelques minutes, ou quelques secondes… Je suis hors du temps, bien incapable de mesurer la durée de cet assaut. Mais putain, ses doigts, sa langue qui s’active dans mon cul… Mon Dieu…
Elle se relève soudain, le regard affûté, et mes jambes retombent lourdement sur le matelas. Elle se jette sur mon ventre, sa bouche suintant de salive vient dévorer la mienne. Nos langues baignent dans un mélange poisseux de plaisir et de sexe, un goût de nous qui m’enivre.
Je sens le basculement arriver. Ce n’est plus seulement de l’ordre du plaisir, c’est une transe, une urgence absolue qui s’empare de la pièce. Sandra se démène comme si sa vie entière se jouait sur ce matelas. Elle donne tout, chaque once de sa force, chaque courbe de son corps, avec une fureur qui me dépasse. Elle vient empaler sa chatte trempée sur le sexe qu’elle s’est préparé. Son bassin bouge d’avant en arrière, les bruits impudiques et excitants emplissent la pièce, les replis de son ventre dansent à son rythme, et sa poitrine rebondit, claquant contre sa propre peau à chaque secousse désordonnée. Sandra a ancré son corps sur ma bite, ses mains rivées à ma poitrine pour ne pas s’envoler. Ses ongles manucurés y laissent de profondes griffes.
Elle change soudain de position, saute de son destrier, son regard rivé au mien, brillant d’une résolution presque effrayante. Elle s’offre à moi d’une manière différente, une manière qu’on a déjà explorée par le passé, mais qui prend aujourd’hui une dimension sacrée. Elle veut cette possession-là. Elle la réclame, elle l’exige :
— Tu vas me baiser chéri, me remplir comme une bête… là tout de suite, putain. Baise-moi, prends-moi le cul !
D’un geste sec, elle attrape dans le tiroir de sa table de nuit un tube de lubrifiant. On se comprend immédiatement. Lors de nos précédentes étreintes, elle adorait que je l’en enduise délicatement, comme un prélude sensuel à cette pénétration qu’elle s’était mise à apprécier et à réclamer.
Mais en ce jour où toutes les conventions sont balayées, elle se retourne. Elle vide une énorme noix de gel dans sa paume, au point qu’il en perle entre ses doigts sur les draps sombres. Tout en me fixant de ses yeux de guerrière, elle se tartine généreusement entre les fesses et enfonce deux doigts gras dans son anus pour s’ouvrir le chemin. Puis, elle se place à quatre pattes d’une façon superbement impudique, son petit ventre offert au vide, sa poitrine fière et galbée suspendue au-dessus du lit.
**********
Je lis la stupeur dans ses yeux et cela ne fait qu’attiser ma flamme. Finis les jeux polis, finies les politesses de salon et les caresses de velours. Aujourd’hui, je brise le bocal. Quand j’attrape ce tube, ce n’est pas pour farder la réalité, c’est pour armer mon corps. Je m’inonde les doigts de ce gel qui brille dans la pénombre, j’en fous partout sur les draps sombres et je m’en fous. Je me prépare moi-même, je force le passage de mes propres mains sous son regard halluciné, parce que c’est mon offrande.
Je m’offre à lui à quatre pattes, face au matelas, le dos creusé jusqu’à la douleur. Je suis sans fard, sans chercher à cacher mon petit ventre qui se livre ou ma poitrine qui pend au-dessus du vide, mes tétons durcis frôlant le tissu. C’est ma vérité brute, celle d’une femme affamée, dépouillée de tout artifice. Je veux qu’il voie cette impudeur totale, qu’il soit submergé par le vertige de ce que je lui cède. Je n’ai plus peur d’être vulgaire, je n’ai plus peur d’être trop. Je veux qu’il me prenne là, au cœur de mon abandon le plus absolu.
Je ne regarde plus derrière moi, je n’ai plus besoin de voir : je le devine. Je sens son souffle court bombarder ma croupe, la chaleur de sa bite rigide qui irradie contre mes fesses. Quand je sens sa pointe venir s’appuyer contre mon anneau gorgé de gel, un cri de bête m’échappe. Je m’agrippe aux draps, mes ongles s’enfonçant dans le tissu. Vas-y chéri, défonce mes doutes, prends mon cul ! Remplis-moi comme une bête sauvage, enfonce-toi au cœur de mon lâcher-prise le plus total pour que tu comprennes qu’après avoir franchi cette porte-là avec moi, tu n’auras plus jamais la force de te rayer de ma vie. Emporte-moi dans ton incendie, possède-moi à en crever !
**********
Je sens le basculement arriver. Ce n’est plus seulement de l’ordre du plaisir, c’est une transe, une urgence absolue qui s’empare de la pièce. Sandra se démène comme si sa vie entière se jouait sur ce matelas. Elle donne tout, chaque once de sa force, chaque courbe de son corps, avec une fureur qui me dépasse. Je me laisse porter comme un automate, totalement subjugué. Je ne reconnais plus cette femme ; un envoûtement total a pris possession d’elle. Je me jette sur sa croupe tendue, je colle mon gland gonflé à bloc contre son anneau ruisselant de gel, alors que l’excitation me tord le bide. Sous la pression brutale, ses muscles lâchent : ils s’ouvrent, s’écartent pour engloutir mon sexe.
Son cul est un brasier bouillant, glissant, onctueux. Mes mains se perdent dans ses hanches pour ancrer mes coups de boutoir. À mesure que je m’enfonce en elle jusqu’à la garde, Sandra pousse un râle de bête blessée qui me traverse les tripes. Mes couilles viennent claquer lourdement contre son sexe offert, ses fesses percutent mon ventre à chaque assaut sauvage dans un bruit d’étreinte trempée, tandis que j’entends ses seins claquer l’un contre l’autre dans un bruit obscène. La douceur des premières fois est partie, je ne sais où, balayée par la tempête.
Je la possède comme un damné. Je vois son anus ouvert, béant et rougi lorsque mon sexe en ressort, pour y replonger de plus belle sous ses gémissements de suppliciée volontaire.
Quand le choc ultime de nos bassins nous percute tous les deux, c’est l’estocade. Ce n’est pas un geste anodin, c’est sa façon à elle de sceller notre pacte, de me lier définitivement à son existence. Elle veut me marquer au fer pour qu’aucun retour en arrière ne soit possible. Dans ce corps-à-corps sauvage, j’oublie mes cinquante-quatre ans, mes genoux qui grincent, mes calculs de vieux con frileux. Je suis foudroyé par une seconde jeunesse, une vitalité animale qui me cogne dans les veines comme un sang neuf.
**********
Le voilà enfin qui s’exécute, dépouillé de ses doutes de vieux sage, transformé en l’homme brut que j’appelais de mes vœux. Quand son corps claque lourdement contre mes fesses et que son gland force l’entrée, un frisson de douleur exquise et de délivrance me déchire de part en part. Mon anneau s’ouvre, se détend, capitule sous sa poussée impitoyable, et je le laisse m’envahir jusqu’à la racine. Cette douce douleur à la limite de la déchirure me foudroie l’échine, c’est le prix de mon abandon.
Je râle, je crie s’il le faut, je me fous du bruit et de la fureur. À chaque assaut, lorsque sa virilité se retire presque entièrement, je sens un souffle d’air frais m’effleurer le canal béant et refroidir le gel, juste avant que sa prochaine charge ne vienne me brûler à nouveau. Des bruits incongrus, des échappements d’air prisonnier claquent par accident entre nos chairs trempées dans un écho obscène, mais cette impudeur ne fait qu’attiser ma transe. Ma poitrine me propage une lourdeur excitante, une onde de plaisir pur à chaque fois que mes seins s’écrasent et se heurtent violemment l’un contre l’autre au rythme de ses assauts.
Perdant l’équilibre sous la violence des chocs, je finis par poser ma tête sur l’oreiller, la joue écrasée contre le tissu, mais ma croupe reste fièrement dressée vers le ciel. Une de mes mains se glisse alors sous mon ventre, cherchant désespérément ma chaleur. Je veux avoir mal, je veux saigner s’il le faut, je veux me sentir vivante ! Mes doigts s’enfoncent dans ma propre glaire, tandis que de l’autre main, je pince et joue douloureusement avec mon bouton d’or. Je torture mon clitoris pour appeler la foudre, pour orchestrer le cataclysme. Je veux jouir comme jamais une femme n’a joui sur cette terre. À chaque millimètre qu’il gagne dans ma chaleur la plus étroite, je sens ses barrières s’effondrer. Je lui offre ce sanctuaire bouillant, ce plaisir onctueux et interdit, pour qu’il s’y noie tout entier. Il croit me soumettre à sa force animale, mais à travers cette étreinte absolue, c’est moi qui le marque au fer rouge. Je sens sa virilité cogner au fond de moi, sauvage, ressuscitée, et je sais qu’à cet instant précis, je viens de sceller nos deux destins. Il est ancré en moi, prisonnier de ma chair, et plus jamais il ne pourra faire marche arrière.
**********
Le rythme s’emballe, les phrases se bousculent dans ma tête comme les battements de nos cœurs affolés. Les corps se lâchent, se revendiquent dans des bruits de peau et de sueur, une musique indécente et magnifique. Sandra se cambre, cherche la limite, me pousse au bout de mes forces. J’imagine sa main s’enfoncer sous son ventre pour aller jouer avec son clito, et cette vision me flingue le cerveau. Je ne pense plus, je n’existe plus en dehors de cette fusion brûlante. Je suis emporté. Les digues ont lâché, toutes en même temps. À chaque mouvement, à chaque claquement de notre corps-à-corps, je sens le vieux monde s’effondrer. Ce n’est plus moi qui la possède, c’est cette urgence sauvage qui nous broie ensemble. Sa peau glisse contre la mienne, moite, brûlante, et ce bruit de chair trempée qui s’entrechoque, ce sifflement de l’air qui s’échappe de son cul à chaque fois que mon sexe s’y reprécipite, me rend complètement fou. Je perds le contrôle de la cadence, je ne suis plus le guide, je suis l’instrument de sa fureur.
Je frappe, j’encaisse, je pilonne son anus qui boit mon jus et son gel. Je m’enfonce dans son flanc comme un naufragé s’accroche à la roche, mes couilles martelant sa fente ouverte à l’avant dans un claquement obscène. Il n’y a plus de passé, plus de futur, juste ce martèlement sourd qui me cogne dans les tempes et me crie que je suis vivant. Je sens la foudre arriver, le sperme qui monte des tripes, prêt à tout inonder.
**********
— Plus vite, oui, OUI, VAS-Y PUTAIN !
Je sens ses mains s’ancrer dans mes hanches avec une violence qui me grise. Chaque secousse me traverse, me soulevant, me clouant au matelas, et j’en redemande. C’est exactement cette fureur-là que je voulais réveiller. Regarde-toi, Xav, regarde l’homme que tu es quand tu arrêtes de réfléchir ! Tu es mien, piégé au fond de mon sillage, incapable de te détacher de mon corps qui tangue. Je t’offre mon souffle court, ma cambrure poussée à l’extrême, la sueur qui perle au creux de mes reins. Mon bouton d’or est en feu sous mes doigts trempés, mon anus est écartelé par ta rage. Tu as beau frapper fort, tu ne t’échapperas pas. Plus le rythme s’accélère, plus le piège se referme sur nous deux.
**********
Je sens la fin du voyage approcher. La friction devient incandescente, une brûlure totale qui irradie au bas du ventre dans un claquement de viande et de gel surchauffé. Sandra jette sa tête en arrière, ses cheveux balayant l’air alors que l’étreinte se resserre jusqu’à l’asphyxie. On est au bord du gouffre, suspendus au-dessus du vide. Je pilonne comme un sourd, aveuglé, mes couilles s’écrasant contre elle dans un ultime fracas. Son cul se contracte, m’aspire, me broie. Les digues lâchent. Dans un spasme de damné, je vide mes tripes au fond de son canal béant, inondant sa chair de jet brûlant, tandis qu’elle hurle sa jouissance, la joue collée à l’oreiller. On bascule ensemble dans le vide.
Le silence revient d’un coup, lourd, presque assourdissant après la tempête. Les corps se détendent, exsangues, glissant l’un contre l’autre dans la moiteur des draps froissés et l’odeur entêtante du sexe et du lubrifiant. Ma poitrine se soulève au rythme de mon souffle court, et celle de Sandra bat encore la chamade contre mon flanc. Nous sommes soudés par la sueur, collés par ce mélange de fluides, de foutre et de ferveur qui scelle notre abandon. Ma tête est vide. Totalement vide. Pour la première fois depuis des mois, la machine à penser s’est éteinte, balayant le moindre remords, la moindre excuse de vieux con frileux.
Mais alors que le calme s’installe, une certitude glacée et brûlante à la fois me cogne au fond des tripes : je suis foutu. En passant cette porte deux heures plus tôt, je m’étais juré de briser ce bocal, de la détruire s’il le fallait pour nous sauver du naufrage. Et c’est moi qui repars conquis, terrassé, définitivement enchaîné à sa sève. Le piège s’est refermé, et putain, qu’est-ce que c’est bon.
**********
Je sens son poids s’apaiser contre moi, sa peau moite qui colle à la mienne, et un sentiment de triomphe absolu m’envahit. Mes membres sont lourds, mes muscles vibrent encore des secousses de notre fusion, mais mon esprit n’a jamais été aussi lucide. Je l’écoute respirer, ce grand fauve blessé que je viens de ramener à la vie. Je sens sa main qui traîne sur mes hanches, presque incrédule. Dans ses yeux qui fixent le plafond, je lis le vide de ses pensées et le poids de sa capitulation. Il sait qu’il a perdu. Il est venu ici avec ses valises pleines de principes, ses remords de mec et sa volonté de tout arrêter, et je l’ai désarmé cellule par cellule. Je l’ai marqué au fer, dans sa chair, dans ce qu’il a de plus intime. En m’offrant sans fard, en le poussant au bout de ses forces dans ce corps-à-corps sauvage, j’ai effacé « l’autre », j’ai effacé la routine, j’ai effacé sa peur de vieillir. Il croit que le piège s’est refermé sur lui, mais la vérité, c’est que nous sommes deux dans cette cage dorée. Nous sommes exsangues, vidés, mais nous sommes vivants. Il est à moi, je suis à lui, et plus aucune logique humaine ne pourra nous détricoter.
**********
L’incendie s’est calmé, laissant place à une douce torpeur. On ne cherche plus nos mots, on savoure juste le silence et le poids de nos corps entrelacés. Blottis l’un contre l’autre, nous nous laissons dériver vers une somnolence réparatrice, les membres encore vibrants des secousses passées. C’est un entracte nécessaire, un moment de grâce où nos cœurs ralentissent à l’unisson. On s’endort dans la moiteur de nos draps, conscients que ce n’est qu’un court répit avant que l’envie ne nous reprenne.
Le soleil filtre à travers les volets, dessinant des lignes d’or sur le drap froissé. Je suis dans cet état de grâce cotonneux, celui où l’on se demande si on est encore en train de rêver. Sandra somnole contre moi, sa respiration calme est la plus belle musique du monde. J’avais enfin l’impression d’être à ma place.
Sur la table de chevet, le téléphone de Sandra se met soudain à vibrer frénétiquement, brisant la douce torpeur du réveil. Elle jette un œil à l’écran : `[mapitchoune]`. Elle qui rêve de calme, de discrétion et de prolonger ce tête-à-tête secret avec son homme comprend immédiatement que c’est foutu.
Une fraction de seconde plus tard, le signal d’alarme se confirme en direct du palier.
« PAN ! PAN ! PAN ! dreeee ! dreeee ! dreee ! »
À travers l’épaisseur de la porte d’entrée, étouffés par la distance du couloir mais d’une violence sans équivoque, des coups de poing furieux ébranlent le bois. On ne frappe pas à la porte, on l’attaque. Sandra sursaute, les yeux écarquillés, agrippant le drap contre sa poitrine.
— Sandra ! Ouvre ! Je sais que t’es là, et pas seule ! hurle la voix joyeuse et perçante de la Tornade, dont l’écho traverse tout l’appartement depuis le palier extérieur.
— Marion… murmura Sandra, blême. Oh non, pas maintenant.
Une fraction de seconde avant qu’elle ne se précipite sur le téléphone, son esprit balaya le portrait de celle qui s’apprêtait à débouler dans son appartement.
Marion. Sa meilleure amie depuis l’école primaire. La “Tornade”, comme tout le monde l’appelait, et ce n’était pas usurpé. Brune, les cheveux longs encadrant un visage constellé de taches de rousseur, Marion était l’antithèse absolue de la réserve. Elle était de cette race de femmes qui assumaient leurs formes généreuses avec un aplomb désarmant, en jouant si nécessaire pour obtenir ce qu’elles voulaient.

Sandra ne put s’empêcher de sourire nerveusement en pensant à ce mélange détonnant : Marion était une créature ultra-féminine qui parlait avec la gouaille d’un ferrailleur, une franchise brutale qui en terrifiait plus d’un, mais qui faisait sa force dans son travail de chauffeur de camion-benne. Elle était pétillante, infatigable, incapable de ressentir la moindre timidité ou de se soucier du regard des autres. Et surtout, elle n’avait jamais eu de relation longue avec un homme. Parfois, en croisant le regard trop appuyé de son amie, Sandra se demandait, avec un trouble qu’elle préférait ignorer, si cette dévotion sans faille ne cachait pas un sentiment plus profond.
Ça va être épique, pensa Sandra en entendant déjà le pas énergique de Marion résonner dans l’entrée. Xavier a appris à la connaître lors de quelques discussions. Celle qui, avant même de le rencontrer, s’amusait déjà à railler son vieux coupé italien, tout en brûlant, au fond d’elle, de prendre le volant.
Sandra attrape son téléphone, visiblement excédée.
— Hey meuf, tu fais quoi putain ?… Non… Je… Tu sais très bien avec qui… Non, on n’a pas faim… Tu… Non je… Je vais te… Pfff, tu fais chier, j’arrive.
— Désolée chéri, il y a Marion à la porte, et elle n’est pas décidée à partir sans nous avoir vus.
— Nous avoir… ? Parce qu’elle sait que je suis là ?
— Excuse-moi, hier je n’étais pas bien, je suis allée la voir et peut-être que j’ai un peu trop parlé de nous.
Elle me pose un baiser sur le front, et fonce ouvrir à la Tornade, en s’enroulant dans le drap encore moite de nos ébats. « Ça va être folklo », pensa-t-elle.
Sandra déverrouille le pêne avec un geste sec, le drap enroulé autour d’elle comme une armure improvisée. À peine le battant esquissa-t-il un mouvement qu’une silhouette brune, pétillante d’énergie malicieuse, s’engouffre dans l’appartement sans même attendre une invitation. La porte de la chambre largement entrebâillée, donnant directement sur le salon, je n’ose pas me lever pour me rhabiller ; je reste là comme un con, avec deux coussins pour cacher ce que je peux.
— Hey, salut Xav…
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