Entre Nous Deux
Chapitre 1 · Le Goût de l'interdit
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✦ ivan2419 Entre Nous Deux XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Entre Nous Deux — Chapitre 1 · Le Goût de l'interdit

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ivan2419
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Entre Nous Deux

Chapitre 1 · Le Goût de l'interdit

Ivan n'avait jamais vraiment su comment se tenir dans les soirées. À vingt-sept ans, il gardait cette réserve que certains prenaient pour de la froideur, alors qu'elle n'était que de la timidité, soigneusement rangée derrière un masque d'indifférence. Nico, lui, n'avait jamais eu ce problème. Il entrait dans une pièce comme on allume une lumière : sourire facile, voix assurée, gestes larges. Ils formaient un duo étrange depuis leurs dix ans, l'un avançait dans la lumière, l'autre en marge, mais toujours côte à côte.
Ce soir-là, Ivan franchit la porte de l'appartement de Nico avec son habituelle hésitation. La musique pulsait déjà, les rires fusaient, et l'air était chargé de cette énergie électrique qui précède les confessions ou les regrets. Il n'était pas vraiment là pour la fête. Il était là pour Nico, par cette loyauté silencieuse qui les liait depuis l'enfance. Les groupes, les conversations bruyantes, les éclats de rire forcés… tout cela n'était pas son terrain. Il préférait observer, un verre à la main, adossé à un mur comme un spectateur invisible.
— Ah, te voilà !
Nico lui tapa sur l'épaule avec un sourire qui en disait long sur son niveau d'ivresse naissante.
— Émilie est dans la cuisine, va lui dire bonjour.
Le cœur d'Ivan fit un bond étrange. Émilie. Elle avait ce genre de présence qui faisait baisser les yeux même aux plus assurés — non pas qu'elle en jouât, mais elle rayonnait d'une douceur tranquille, presque involontaire. Avec elle, tout semblait plus simple, plus léger. Et c'était précisément ce qui le rendait nerveux.
Il se dirigea vers la cuisine. Elle était là, de dos, penchée légèrement au-dessus du plan de travail, versant quelque chose dans un verre avec une concentration qui semblait feinte. Ses cheveux tombaient en cascade sur ses épaules, et malgré le brouhaha de la soirée, elle parut deviner sa présence. Elle se retourna, un sourire doux éclairant son visage, un sourire qui, ce soir-là, semblait fragile, comme fissuré par quelque chose d'invisible.
— Salut, Ivan.
Sa voix était calme, un peu lasse.
— Ça fait longtemps qu'on ne t'a pas vu… Ça me fait plaisir.
Il hésita avant de répondre, comme toujours.
— Oui, j'ai eu beaucoup de boulot. Et… j'avais besoin d'une pause.
Elle hocha la tête, les yeux posés sur lui avec une bienveillance qu'il n'avait pas l'habitude de recevoir. Il y avait dans son regard une ombre qu'il ne lui connaissait pas, une fragilité qu'elle ne laissait jamais transparaître quand elle était au bras de Nico.
— Je comprends. Moi aussi.
Un silence s'installa, lourd de tout ce qu'ils ne disaient pas. Ivan sentit une pointe d'inquiétude lui traverser la poitrine.
— Ça va ?
Elle eut un petit rire sans joie, les doigts serrés autour de son verre.
— On va dire que… j'ai connu mieux.
Elle allait ajouter quelque chose, mais Nico apparut au bout du couloir, appelant quelqu'un dans l'autre pièce. Émilie se redressa brusquement, comme si elle avait remis un masque en place. Son sourire redevint celui, poli et distant, qu'elle arborait en public.
— On en reparlera.
Elle murmura ces mots si bas qu'il crut presque l'avoir imaginé.
Dans cette seconde suspendue, il sentit pour la première fois que quelque chose venait de changer. Pas grand-chose. Juste une nuance, un glissement léger, invisible aux autres. Mais suffisant pour troubler son équilibre habituel.
La soirée suivit son cours, avec ses éclats de rire, ses conversations qui se croisent, ses morceaux de musique trop forts. Ivan, comme toujours, resta en périphérie. Il n'aimait pas se mêler aux groupes, encore moins quand l'alcool déliait les langues trop vite. Il préférait observer, un verre à la main, adossé à un mur ou à une porte, comme un spectateur invisible.
Émilie, elle, passait d'un groupe à l'autre, toujours souriante, mais Ivan remarquait désormais une ombre dans ce sourire. Une nuance de fatigue, de fragilité, comme si elle forçait un peu plus chaque fois. Il se demanda s'il se faisait des idées.
À un moment, elle revint vers la cuisine pour ranger quelques bouteilles vides. Il la suivit du regard, sans intention particulière. Juste… elle retenait son attention, sans qu'il sache pourquoi.
Il la rejoignit pour l'aider, sans réfléchir.
— Tu vas te tuer à la tâche.
Elle sursauta presque, puis sourit, un vrai sourire cette fois, comme si elle venait de se souvenir qu'elle pouvait encore en avoir un.
— Merci…
Elle marqua une pause, les doigts serrés autour d'une bouteille.
— J'avais besoin d'une minute au calme.
Ivan hocha la tête. Il comprenait cette sensation mieux que personne. Ils rangèrent en silence, un silence confortable, rare, qui ne demandait rien. Puis, sans qu'il ne s'y attende, elle soupira, les épaules légèrement affaissées.
— Tu sais… Avec Nico… c'est compliqué, dernièrement.
Ivan posa une bouteille, doucement, pour éviter le moindre bruit qui aurait semblé brusque.
— Je suis sûr qu'il ne le fait pas exprès.
— Je sais.
Elle hocha la tête.
— Mais ça n'empêche pas que ça fait mal.
Elle se frotta les bras, comme si un frisson venait de la parcourir. Ivan sentit un élan de compassion, pur et simple. Pas de sous-entendu. Pas de trouble. Juste la sincère volonté d'être là pour elle, comme il l'avait toujours été pour les rares personnes qui comptaient.
— Si tu as besoin de parler, je suis là.
Elle leva les yeux vers lui. Ils brillaient un peu, comme si elle retenait quelque chose.
— Merci, Ivan. Tu es… tu es quelqu'un de bien, tu sais ?
Il détourna le regard, gêné. Il n'aimait pas ce genre de compliments. Ils le mettaient à nu. Il haussa les épaules.
— Je fais juste ce que je peux.
Elle s'approcha d'un pas, spontanément, sans calcul. Juste pour le remercier, peut-être. Elle posa sa main sur son avant-bras, un geste léger, presque anodin.
— Ça compte plus que tu ne crois.
Il sentit la chaleur de son contact, simple et amical. Et il n'y vit rien d'autre. Pourquoi l'aurait-il fait ? Émilie était la copine de Nico. Sa présence lui faisait du bien, oui, mais il n'imaginait rien de plus. Pas à ce moment-là.
Elle retira sa main en entendant qu'on les appelait dans le salon, et lui lança un sourire ténu, presque complice.
— On y va ?
Ivan hocha la tête. Pour lui, ce n'était qu'une discussion. Un moment de sincérité entre deux personnes qui s'entendaient bien.
Il n'imaginait pas encore que c'était le premier fil qui se détachait, presque imperceptiblement, dans l'équilibre de leur trio.
Quelques jours plus tard, Ivan s'était replié dans son quotidien, comme il le faisait souvent. Il venait à peine de rentrer de la salle de sport, encore en sueur, les muscles endoloris par l'effort. Il s'assit devant sa télévision, sans vraiment regarder l'écran.
Soudain, son téléphone vibra sur la table basse. Il n'attendait aucun message en particulier, ce qui, pour lui, était presque la norme. Nico, parfois. Et deux ou trois connaissances avec qui il échangeait de temps en temps.
Quand il vit le nom d'Émilie s'afficher, il eut un petit temps d'arrêt.

Tu es occupé ? 

Un message simple. Aucun sous-texte. Mais il sentit quelque chose d'étrange, une intuition qu'il n'arrivait pas à définir.
< Non, je viens de rentrer. Ça va ? 
La réponse arriva presque aussitôt, comme si elle attendait qu'il écrive.
< Pas vraiment… On s'est disputés avec Nico. 
Il s'appuya contre son canapé, le téléphone dans la main. Il hésita. Une part de lui se disait qu'il n'était peut-être pas la bonne personne pour ça. Mais une autre part, plus instinctive, plus douce, savait qu'il ne pouvait pas la laisser seule dans cet état.
> Tu veux m'en parler ? 
Trois petits points s'affichèrent. Longtemps. Puis le message arriva.
< Je suis désolée de te déranger. Je sais que j'abuse un peu. 
Il sentit son cœur se serrer légèrement. Ce n'était pas de la culpabilité, juste une forme de tendresse pour une personne qui s'excusait d'exister.
> Tu ne me déranges pas. Dis-moi. »
Cette fois, elle l'appela directement. Le téléphone sonna. Ivan hésita une seconde, puis décrocha.
— Ivan ?
Sa voix était légère, mais cassée dans les bords, comme si elle avait pleuré et qu'elle essayait de le cacher.
— Je… je ne savais pas à qui parler.
Il se redressa, une attention sincère dans la voix.
— Tu as bien fait de m'appeler. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Elle inspira profondément. Il l'entendait. On sentait qu'elle essayait de ne pas s'effondrer.
— C'est toujours pareil… Les mêmes disputes. Les mêmes reproches. Et aujourd'hui… je sais pas. Ça m'a usée.
— Il t'a dit quelque chose de blessant ?
Silence. Puis un souffle :
— Il m'a dit que j'étais « pathétique ». Que j'étais « une emmerdeuse qui dramatise tout pour rien ». Que je l'étouffais, que je le rendais « malheureux juste en existant à côté de lui ».
Un rire bref, sans joie.
— J'ai juste essayé de lui parler…
Ivan serra légèrement le téléphone.
— Tu ne mérites pas qu'on te parle comme ça.
Elle ne répondit pas tout de suite. Mais il entendit un reniflement discret.
— Tu sais, j'essaie tellement… Je veux juste qu'on se comprenne.
Un silence.
— Je suis désolée, vraiment. Je devrais pas t'imposer tout ça.
— Émilie, tu ne m'imposes rien. Je suis là. C'est tout.
Un long silence suivit. Pas pesant. Pas gênant. Juste… un espace où elle reprenait son souffle.
— Merci.
Elle souffla ces mots, comme si elle venait de se vider d'un poids.
— Tu sais pas à quel point ça me fait du bien que tu m'écoutes.
Ivan ressentit quelque chose bouger en lui. Pas du désir. Pas de l'attirance. Pas encore. Juste un élan protecteur, presque fraternel. Une envie de la tenir à l'abri de ce qui la blessait.
— Tu veux passer ?
Sa voix était petite, fragile.
— Pas longtemps. Juste… je veux pas être seule.
Ivan resta figé. Ce n'était pas une invitation ambiguë. Il le savait. Elle avait juste besoin de quelqu'un, maintenant, tout de suite.
Et pourtant, quelque chose vibra en lui. Une tension qu'il n'identifia pas.
— Si tu veux, j'arrive.
Elle sembla expirer un poids entier.
— Merci, Ivan… vraiment.
Quand il raccrocha, il resta un moment immobile, son manteau encore sur les épaules.
Il ne se doutait pas que c'était le premier soir où leur relation franchirait un seuil invisible, pas un acte, pas un geste, juste une intimité nouvelle, un partage qui allait tout changer.
Ivan frappa doucement à la porte. Il entendit des pas traînants, puis le bruit de la serrure. Quand Émilie ouvrit, il sentit immédiatement que quelque chose n'allait pas. Ses yeux étaient gonflés, ses épaules voûtées, et elle portait un pull trop grand, comme une armure contre le monde extérieur. Elle essaya de sourire, mais son visage se décomposa presque aussitôt.
— Merci d'être venu.
Il hocha la tête, sans un mot. Il n'y avait rien à dire. Parfois, les silences valent mieux que les phrases creuses.
L'appartement était plongé dans une lumière tamisée, presque triste. Une tasse de thé refroidissait sur la table basse, à moitié bue. Émilie s'assit sur le canapé, les genoux repliés contre sa poitrine, comme pour se protéger. Ivan resta debout un instant, mal à l'aise, puis s'installa à côté d'elle, assez près pour qu'elle sache qu'il était là, assez loin pour ne pas l'envahir.
— Tu veux en parler ?
Elle secouait la tête, les yeux fixés sur ses mains.
— Non. Enfin… si. Je sais pas.
Un silence.
— C'est juste que… avec Nico, c'est comme si on parlait deux langues différentes. Je veux qu'il m'écoute, qu'il me voie, mais c'est comme si j'étais transparente. Et ce soir, il m'a regardée avec… avec dégoût.
Sa voix se brisa sur le dernier mot. Elle serra les poings, comme pour retenir les larmes qui menaçaient de couler.
Ivan sentit une boule se former dans sa gorge. Il aurait voulu dire quelque chose pour la réconforter, mais les mots lui semblaient vides, inutiles. Alors il fit la seule chose qui lui vint à l'esprit : il tendit la main et posa doucement ses doigts sur les siens. Un geste simple, presque timide.
Émilie leva les yeux, surprise. Leurs regards se croisèrent, et dans ce moment suspendu, quelque chose changea. Pas de façon spectaculaire. Juste une fissure dans l'équilibre qu'ils connaissaient.
— Tu mérites mieux que ça.
Les mots sortirent tout seuls, sans qu'il ait eu le temps de les peser.
Elle éclata en sanglots, silencieusement, les épaules secouées par des hoquets qu'elle essayait d'étouffer. Ivan se rapprocha instinctivement, hésitant, puis l'attira contre lui. Elle se laissa faire, son visage enfoui dans son épaule, ses mains agrippées à son t-shirt. Il la laissa pleurer, une main dans ses cheveux, l'autre serrée contre son dos, comme s'il pouvait, par ce simple contact, la protéger de tout ce qui la blessait.
— Je suis désolée. Je t'embrouille avec mes problèmes.
— T'es pas une embrouille.
Il répondit d'une voix rauque.
— T'es juste… toi.
Elle releva la tête, les yeux rougis mais le regard plus clair, comme si elle venait de se vider d'un poids. Leurs visages étaient si proches qu'Ivan sentit son souffle sur sa joue. Il aurait dû reculer. Il le savait. Mais il ne le fit pas.
Émilie hésita, puis sa main glissa doucement le long de son bras, comme pour s'assurer qu'il était bien là. Leurs yeux restèrent accrochés l'un à l'autre, et dans cet instant, le monde autour d'eux sembla s'effacer. Il n'y avait plus que cette pièce, cette lumière tamisée, et cette tension électrique qui crépitait entre eux.
— Ivan…
Elle murmura son nom comme une supplication ou une mise en garde.
Il ne répondit pas. Il ne pouvait pas. Il se contenta de poser sa main sur sa joue, le pouce effleurant sa peau humide de larmes. Elle ferma les yeux, comme si ce geste la brûlait et la soulageait à la fois.
Et puis, sans qu'aucun des deux ne puisse vraiment dire qui avait commencé, leurs lèvres se frôlèrent. Un simple effleurement, presque accidentel. Mais assez pour tout faire basculer.
Émilie recula brusquement, les yeux écarquillés, la main portée à sa bouche, comme si elle venait de se brûler.
— Qu'est-ce qu'on fait… Ivan ?
Il ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. La pièce lui semblait soudain trop petite, trop étouffante. Il se leva d'un bond, les jambes tremblantes, le cœur battant à tout rompre.
— Je… je devrais partir.
Émilie hocha la tête, les yeux baissés, comme si elle ne pouvait plus le regarder.
— Oui… tu as raison. C'est mieux.
Il ramassa sa veste, les gestes mécaniques, comme s'il était en pilotage automatique. Chaque mouvement lui semblait coupable, lourd de conséquences.
Avant de franchir la porte, il se retourna une dernière fois. Elle était toujours assise sur le canapé, les genoux serrés contre elle, le visage marqué par la honte et le bouleversement.
— Émilie…
Il murmura son nom, la voix brisée.
Elle releva la tête avec difficulté, les yeux brillants de larmes retenues.
— Je suis désolée. Je n'aurais jamais dû faire ça.
Ivan secouait faiblement la tête.
— C'est moi qui suis désolé.
Ils se regardèrent une dernière fois, un regard chargé de tout ce qu'ils ne pouvaient pas se dire. Puis Ivan ouvrit la porte et sortit, le cœur lourd, la gorge serrée. Dans le couloir, il s'appuya contre le mur, les yeux fermés. Il ne se sentait ni fier, ni satisfait. Juste écartelé. Et il savait, au fond de lui, que ce qu'ils venaient de franchir ce soir-là… il ne pourrait plus jamais complètement s'en éloigner.
Les semaines qui suivirent, Ivan fit ce qu'il put pour disparaître. Pas de façon spectaculaire, mais méthodiquement, comme on efface une trace gênante. Moins de messages. Moins de sorties. Toujours une excuse prête : le travail, la fatigue, un imprévu. Au début, Nico n'y prit pas garde. Ivan avait ses périodes de repli, ses silences, ses absences. Ce n'était pas nouveau.
Mais après trois semaines où Ivan avait systématiquement esquivé les invitations, Nico commença à s'en rendre compte. Ivan lui répondit au téléphone.
— Tu fais la gueule ou quoi ?
Ivan reçut ce message un soir, un peu agacé.
— Non, juste la tête ailleurs.
Ce mensonge-là lui avait laissé un goût amer dans la bouche. Quant à Émilie… Il l'avait évitée. Pas par mépris, ni par indifférence, mais parce que chaque fois que son nom s'affichait sur son téléphone, son estomac se nouait. Elle ne lui avait pas envoyé de messages insistants. Juste un « J'espère que tu vas bien » après deux semaines, auquel il n'avait jamais répondu. Parfois, il voyait les trois petits points s'animer, comme si elle écrivait quelque chose… puis plus rien. Comme si elle effaçait ses mots avant de les envoyer.
Il savait qu'elle aussi se sentait coupable. Et ça, c'était pire que tout.
Une semaine plus tard, il y avait un événement prévu le samedi, Ivan n'avait pas prévu d'y aller. C'était l'anniversaire d'un ami commun, une de ces soirées où tout le monde se retrouvait par habitude, par nostalgie, par obligation tacite. Il avait préparé une excuse : une migraine, une urgence au boulot, n'importe quoi. Mais Nico l'avait appelé lui-même, l'enthousiasme forcé dans la voix, comme s'il sentait qu'Ivan glissait entre ses doigts.
— Frère, ça fait un moment qu'on t'a pas vu. Tu viens ce soir, okay ? Pas d'excuses. Même une heure, je m'en fous.
Ivan avait hésité. Refuser maintenant aurait été trop bizarre. Trop suspect. Alors il avait cédé.
— Okay. J'en serai.
Quand il raccrocha, il sentit une boule se former dans son ventre. Une certitude lourde, presque physique : Émilie y serait.
Le samedi, en entrant dans l'appartement bondé, Ivan fut frappé par la chaleur, le bruit, les rires qui fusaient comme des éclats de verre. Il salua quelques têtes familières, esquissa des sourires distraits, mais son regard balaya la pièce avant même qu'il en ait conscience. Et puis il la vit.
Émilie était là, près de la fenêtre, un verre à la main. Elle riait à quelque chose qu'une amie lui racontait, mais son rire sonnait creux, comme un écho lointain. Ou peut-être qu'Ivan était devenu incapable de la voir sans tout réinterpréter à travers le prisme de ce soir-là, chez elle.
Quand leurs regards se croisèrent, ce fut rapide, presque furtif. Assez pour qu'il sente son souffle se bloquer. Elle détourna les yeux aussitôt, un léger mouvement de recul, une gêne palpable. Pourtant, elle se mordit la lèvre, comme pour retenir ce qui menaçait de déborder. Nico apparut soudain, le bras lourd sur les épaules d'Ivan.
— Enfin ! Je commençais à croire que t'étais mort.
Ivan força un sourire.
— T'es con.
Ils parlèrent un moment, comme si de rien n'était. Comme si les fissures n'existaient pas. Mais à plusieurs reprises, Nico lança, un sourcil levé :
— Sérieux, t'étais où ces dernières semaines ? On se demandait si t'étais pas mort.
Ivan haussa les épaules, évasif.
— Besoin de me poser. Rien d'autre.
Nico le regarda avec un petit plissement des yeux, comme s'il doutait. Puis il remit son masque de bonne humeur, mais Ivan sentit qu'il n'était pas dupe. Pas vraiment.
Au bout d'un moment, Ivan sentit un regard posé sur lui. Lourd. Insistant. Il tourna la tête, c'était Émilie.
Elle était seule cette fois, adossée à un mur, un verre vide entre les mains qu'elle tournait nerveusement. Elle semblait hésiter : venir lui parler ou fuir. Quand il croisa son regard, elle baissa immédiatement les yeux, comme si elle venait de se faire surprendre en train de voler.
Il sentit quelque chose se tordre en lui. Il ressentait de la peur, de la culpabilité et du manque. Tout à la fois. Nico revint avec deux verres.
— Tiens, je t'ai pris un truc léger. Vas-y doucement, t'as plus l'habitude de sortir, papy.
Ivan rit, faussement détendu. Mais ses yeux revinrent, malgré lui, vers Émilie. Nico suivit son regard, sans vraiment s'en rendre compte.
— Elle aussi, elle est bizarre ces temps-ci. Elle est ailleurs. Fatiguée. On parle moins. Enfin bref, ça passera.
Ivan sentit un frisson glacé lui parcourir l'échine. Émilie releva la tête à cet instant précis. Leurs regards se croisèrent encore une fois. Ce fut lui qui détourna les yeux le premier.
La soirée battait son plein. Plus les heures passaient, plus la musique montait, plus les rires devenaient forts, plus l'air se chargeait d'alcool et de confessions flottantes. À un moment, Nico, déjà bien éméché, s'enthousiasma à l'idée de « boire comme avant ».
— Allez, un dernier shot ! Cria Nico
Nico lui lança un large sourire ivre.
— T'es sûr ? Demanda Ivan
Ivan rit, déjà un peu parti lui aussi.
— Je suis JAMAIS sûr, mais c'est ça qui est beau !
Ils rirent, enchaînèrent les verres, et au bout d'un moment, Ivan sentit l'alcool brouiller les contours de la soirée. Les lumières devenaient plus floues, les voix plus lointaines, les gestes plus lourds. Nico, lui, dépassa largement la limite. Il s'accrocha à Ivan, les mots pâteux :
— Bro… j'sens plus mes jambes.
— Parce que tu tiens debout depuis dix minutes par miracle.
Ivan le retint par l'épaule. Nico rit, un rire complètement ivre, puis s'affala à moitié sur lui. Ivan comprit qu'il fallait le coucher avant qu'il ne vomisse sur le canapé. Il le fit traverser la pièce en s'excusant auprès de ceux qu'ils bousculaient, et un ami leur ouvrit la porte d'une chambre d'appoint avec un sourire amusé.
— Tu peux le poser là. Il est dans un sale état dit leur ami.
Ivan allongea Nico sur le lit. Celui-ci murmura quelque chose d'incompréhensible avant de sombrer, complètement KO. Ivan resta quelques secondes à le regarder dormir, écrasé par l'alcool et l'inconscience. Un mélange étrange de tendresse et de culpabilité le traversa. Être là pour Nico. C'était ce qu'il avait toujours fait. Ce qu'il faisait encore.
— Il éteignit la lumière et referma doucement la porte.
Quand il revint dans le salon, l'alcool avait détendu ses nerfs, un peu trop. Il voulait se changer les idées, penser à autre chose qu'au baiser de cette nuit maudite, à la distance entre Émilie et lui, et à cette culpabilité constante qui l'avait rongé depuis. Alors il se laissa prendre au jeu des conversations, des rires, des regards égarés.
Il finit par discuter avec une fille qu'il ne connaissait pas. Une amie d'amis, visiblement. Brune, joyeuse, un peu trop à l'aise avec l'alcool. Ils parlèrent de tout et de rien. Elle riait fort à ses blagues, posait sa main sur son bras quand elle parlait. La proximité devint naturelle, presque trop rapide.
— Tu veux danser ?
Elle lui proposa cela avec un sourire coquin. Ivan hésita. Pas par hésitation morale, l'alcool avait émoussé ses scrupules mais parce qu'il sentait quelque chose le retenir, comme un fil invisible qui tirait en arrière-plan. Il finit par hocher la tête.
Ils se fondirent dans la foule qui dansait, corps contre corps, rires étouffés par la musique. Elle se rapprochait. Ivan la laissait faire. “Elle est belle, elle est disponible, Tu es célibataire, Il n'y a aucun problème”. Il se répétait ça comme un mantra, comme si ça pouvait effacer la sensation étrange qui lui serrait la poitrine.
Mais son regard glissa, malgré lui, vers un coin de la pièce. Émilie les observait. Et ça brûla.
Elle était là, adossée à une commode, un verre à la main, le regard ostensiblement tourné vers eux. Elle n'essayait même pas de le cacher. Son visage était neutre. Trop neutre. Comme si elle se forçait à rester impassible, mais que chaque muscle de son corps était tendu, prêt à craquer.
Quand la fille brune éclata de rire contre son épaule, Émilie cligna des yeux, presque imperceptiblement. Un minuscule geste. Mais un geste de jalousie pure. Ivan sentit son estomac se nouer.
La fille brune, ignorant tout de la tension qui venait de s'installer, lui murmura à l'oreille :
— On va prendre un verre ailleurs ?
C'est alors qu'Émilie s'avança. Elle ne se précipita pas. Elle ne fit pas de scène. Elle arriva simplement par derrière, comme si c'était un hasard, comme si elle avait juste besoin de lui parler.
— Ivan ?
Sa voix était douce, trop contrôlée. Elle ne regarda pas la fille brune. Pas une seconde. Comme si elle n'existait pas.
— Je peux te parler deux minutes ?
La fille brune, un peu vexée, un peu surprise, s'éloigna en marmonnant une excuse. Ivan, lui, mit un moment à réaliser ce qui venait de se passer. Quand il se retourna vers Émilie, il vit dans ses yeux quelque chose qu'il n'y avait jamais vu auparavant. Pas de la colère. Pas de la tristesse. De la possession. Comme si, malgré elle, elle venait de revendiquer quelque chose. Elle s'humecta les lèvres, nerveuse.
— Je… je voulais juste te dire que…
Elle hésita. Chercha ses mots. Bafouilla.
 - Tu bois pas trop... ?
C'était ridicule. Elle le savait. Il le savait. Juste une excuse. Malhabile. Transparente. Mais qui révélait tout.
Ivan la fixa, le cœur lourd, confus, bouleversé. Elle détourna les yeux, comme si elle ne supportait pas ce qu'elle venait de trahir.
La musique avait monté d'un cran. Un rythme lourd, répétitif, presque animal. Les lumières stroboscopiques découpaient la pièce en flashes blancs, transformant chaque visage en silhouette saccadée, presque irréelle.
Ivan suivit Émilie sans vraiment comprendre pourquoi. Ou peut-être qu'il le comprenait trop bien.
Ils ne s'étaient pas isolés. Ils étaient simplement coincés dans un coin de la pièce, entourés de gens qui dansaient, parlaient, riaient sans les voir. Mais dans cette bulle de bruit et de lumière, il n'y avait plus qu'eux.
Émilie essayait de se tenir droite, digne, rationnelle. Ivan, lui, oscillait légèrement, un sourire au bord des lèvres. Pas un sourire tendre. Un sourire provocateur.
— Pourquoi t'es venue me voir ?
Il se pencha vers elle pour couvrir le bruit. Un flash lumineux éclaira son visage une seconde. Elle vit son regard : trouble, mais lucide. Trop lucide. Émilie déglutit.
— Je voulais juste… te demander si ça va. Tu bois trop, Ivan.
Il rit. Un rire court, un peu cassé.
— C'est ça, oui.
Il se pencha encore, presque contre son oreille. Assez pour qu'elle sente son souffle chaud sur sa peau.
— Ou peut-être que tu voulais pas me voir avec quelqu'un d'autre.
Elle se figea. Son souffle se bloqua.
— C'est pas…
Elle tenta de protester, mais sa voix se perdit dans le vacarme. Ivan secouait doucement la tête, comme s'il la voyait mentir en direct.
— Arrête, Émilie.
Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais les mots ne sortirent pas. La musique vibrait dans le sol, dans leurs côtes, dans leurs tempes. Le noir revenait, puis un flash les éblouissait de nouveau.
Il reprit, plus bas, presque murmuré :
— Tu voulais que je reste tranquille, c'est ça ?
Il sourit. Un sourire qui n'avait rien d'innocent.
— Ou juste… à portée de toi ?
Elle recula d'un demi-pas. Pas parce qu'elle voulait s'éloigner. Mais parce qu'elle avait peur que quelqu'un voie son visage dans la lumière.
— Ivan… t'es saoul.
— Un peu mais pas assez pour pas voir ce que tu fais.
Elle serra les lèvres, les doigts crispés autour de son verre.
— Tu te fais des idées.
— Ah ouais ?
Dans un flash, leurs regards se croisèrent. Ivan avança d'un pas, réduisant la distance qu'elle venait de créer. Il parla tout près, forcé par le bruit, mais la proximité était trop intime pour être innocente.
— Alors pourquoi t'es venue ? Pourquoi t'as coupé court avec la fille ?
Émilie sentit son estomac se nouer.
— Parce que t'avais trop bu !
— Ou parce que t'aimais pas la voir contre moi.
Il haussa légèrement les épaules, un sourire en coin.
— C'est pas grave. Je le suis aussi, tu sais... Jaloux.
Elle inspira brusquement, comme si on venait de lui donner un coup de poing dans la poitrine. Leurs corps étaient proches. Trop proches. La foule qui dansait les poussait parfois l'un contre l'autre. L'obscurité leur donnait l'impression d'être cachés. Les flashes révélaient, une seconde à la fois, leur malaise brûlant.
— Arrête…
— Pourquoi ?
Il dit cela d'une voix basse, chaude d'alcool et de vérité.
— Tu es jalouse.
Elle releva enfin les yeux vers lui. Ils étaient à quelques centimètres l'un de l'autre. Tellement près que chaque flash les surprenait, comme si la pièce entière les voyait.
— J'ai pas le droit…
Ivan ne recula pas. Il sourit encore, un sourire triste cette fois, mais toujours provocateur.
Elle serra les dents, blessée par la justesse du coup.
— Ivan, tu… tu comprends pas.
— Si. Je comprends très bien.
Il posa sa main contre le mur derrière elle, comme pour trouver son équilibre. Ou pour la bloquer sans l'avouer.
— T'es jalouse et ça te rend folle.
Émilie baissa les yeux, incapable de soutenir son regard puis, dans un murmure presque étouffé par la musique, elle dit :
— J'ai pas le droit…
Ivan répondit sans réfléchir, presque brutalement honnête :
— Moi non plus. Mais c'est trop tard.
Elle releva la tête, choquée par la sincérité qu'il venait de cracher. Entre eux, le monde s'effaçait. Il ne restait que le chaos de leur respiration et la lumière qui les déchirait en fragments.
Émilie hésita une fraction de seconde. Juste assez pour que ce soit visible. Pas assez pour que ce soit un refus. Sa main se referma sur le poignet d'Ivan.
— D'accord…
Elle murmura cela, presque inaudible malgré le vacarme. Ivan sentit son cœur cogner plus fort que la musique. Il la guida à travers la foule, sans lui lâcher la main. Cette fois, ce n'était plus le hasard qui les rapprochait.
Ils traversèrent le couloir sombre menant au fond de l'appartement, là où la musique n'était plus qu'une vibration sourde dans les murs. Ivan poussa la porte d'une petite chambre où les manteaux étaient empilés sur un lit. Personne. Il referma derrière eux. Le silence relatif, après le chaos de la fête, leur donna presque le vertige.
Émilie resta debout près du mur, les doigts nerveux, la respiration encore agitée par la danse… ou par tout le reste. La pénombre rendait la scène irréelle. On n'entendait que la musique étouffée, comme un battement de cœur lointain. Ivan s'avança d'un pas. Elle ne bougea pas.
Ses yeux cherchaient les siens, puis s'enfuyaient, puis revenaient… comme si tout en elle disait non, mais que son corps, lui, restait immobile, offert à la décision.
Il posa une main contre le mur, juste à côté de sa tête. L'autre retrouva, naturellement, sa hanche — là où elle avait déjà été. Émilie ferma les yeux un instant, comme si ce simple contact la traversait.
Quand elle les rouvrit, elle souffla :
— On ne devrait pas…
Ivan sourit. Un sourire bas, tendu, incontrôlé.
— On sait tous les deux que si je m'en vais maintenant… tu me rattrapes.
Elle déglutit. Un frémissement parcourut ses épaules. Ivan se rapprocha encore, si près que leurs souffles se mêlèrent. Plus aucun espace. Plus aucun prétexte. Son front toucha le sien. Son nez frôla sa joue. Elle leva la tête. L'unique geste qu'il attendait. L'unique permission.
Le baiser arriva naturellement, urgent et retenu à la fois, un mélange de manque et de culpabilité, de désir et de panique. Un baiser qui ouvrait une porte qu'ils ne pourraient plus jamais refermer.
Les mains d'Émilie glissèrent contre son torse, cherchant un appui ou un repère, il ne saurait dire. Leurs corps s'alignèrent dans un mouvement instinctif, presque violent dans sa sincérité.
C'est à cet instant que tout bascula, là où les mots ne servent plus, où seuls les gestes parlent.
Les mains d'Ivan passèrent sous son chemisier, leurs langues se mélangèrent tandis qu'Émilie gémit dans sa bouche. C'était intense. Elle souleva son t-shirt, découvrant ses muscles dessinés. Ivan l'arracha presque et le jeta à travers la pièce. Il se concentra sur les boutons du chemisier, révélant une lingerie noire.
— Tu es brûlante.
— C'est à cause de toi… Je n'ai pas la force d'arrêter ça…
— Moi non plus.
Le chemisier tomba. Ivan embrassa son cou, traçant une ligne de feu sur sa peau. Ses mains firent disparaître le soutien-gorge. Ses lèvres se refermèrent sur un téton, le suçant, le mordillant. Émilie se cambra, un cri étouffé lui échappant.
— Ivan… Putain… S'il te plaît… ne t'arrête pas.
Ses doigts attaquèrent la ceinture de son jean, firent sauter le bouton, tirèrent sur le zip. Elle fit de même avec son pantalon. Leurs sous-vêtements atterrirent en tas à leurs pieds.
Ivan se colla contre elle, son bassin écrasé contre le sien. Son sexe dur glissa contre son ventre, puis plus bas, entre ses cuisses. Elle était trempée. Il le sentit. Il grogna, excité comme un animal.
— Bordel… Pourquoi c'est si bon ?
— J'ai besoin d'être en toi. Maintenant.
— Alors fais-le. Remplis-moi.
Il recula d'un pas, juste assez pour la soulever légèrement, et la pénétra d'un coup sec. Émilie hurla, s'agrippa à lui, enroula une jambe autour de sa taille. Ivan lui attrapa la cuisse, l'écarta, et commença à la baiser avec des coups de reins profonds, violents. Leurs corps claquaient l'un contre l'autre, peau contre peau, sueur et salive.
— Plus fort… Aaaah, putain, Ivan… Plus fort !
Il l'embrassa en la défonçant, leurs bouches écrasées, leurs langues qui se battaient. Quelqu'un essaya d'ouvrir la porte. La poignée grinca. Verrouillée. Personne ne les arrêterait.
— Je vais jouir, Émilie… Je vais venir…
— Aaaah ! Putain ! AAAAAH !
Ses ongles lui labourèrent le dos, ses muscles se contractèrent, son corps se tendit comme un arc. Elle jouit en hurlant, ses parois serrant son sexe à l'étouffer. Ivan grogna, enfonça ses doigts dans ses hanches, et éjacula en elle, longuement, par vagues chaudes et épaisses.
Ils restèrent collés, haletants, le front contre le mur. La musique continuait de l'autre côté, sourde, indifférente.
— Putain… C'était… trop bon.
Elle murmura cela, encore tremblante.
— Mais t'es con, Ivan. T'aurais dû mettre une capote.
— J'ai pas pensé. Tout est allé trop vite.
Elle se redressa, le visage marqué par l'orgasme et la culpabilité.
— Personne doit savoir ce qu'on a fait. Surtout pas Nico. Ce serait la merde.
— Ouais.
Une larme coula sur sa joue. Elle l'essuya d'un geste rageur.
— C'est la première fois que je trompe quelqu'un.
Ivan l'embrassa encore, comme s'il pouvait effacer ce qu'ils venaient de faire. Comme si ça changeait quoi que ce soit.
— On se rhabille. Et on retourne faire semblant avant qu'on ne nous grille.
 
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thildou
30 janvier 2026 à 21:38
Magnifiquement raconté !
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Tom54
21 janvier 2026 à 19:41
Vivement la suite j’ai adoré
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