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✦ Hector35 Des bancs de la fac aux bancs des gloryholes XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Des bancs de la fac aux bancs des gloryholes — Chapitre 5

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Hector35
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Des bancs de la fac aux bancs des gloryholes

Chapitre 5

Nous avons obtenu nos Glory Holes ! 
Les apprentis charpentiers sont venus les construire durant les vacances de fin d'année, une équipe de volontaires restant avec eux pour maintenir leur motivation.
Ils étaient prêt à la rentrée et, pour l'inauguration, ce n'est pas le champagne qui a coulé à flot. Les garçons étaient en effet très frustrés et nous avons failli être dépassées.
Mais comme souvent, les débordements des premiers temps se sont calmés, les flots ne se sont pas taris mais se sont régulés, devenant tout à fait absorbables pour une jeune femme normalement constituée.
Il y eut des ajustements à faire, bien sûr. Nous avons, par exemple, rapidement renoncé à la politique de libre présence basée sur le volontariat sur laquelle nous étions parties au départ.
Des petites malines avaient vite identifié qu'à certaines heures la fréquentation était très basse. 
Le matin, par exemple, il valait mieux prévoir un livre car, à part un homme de ménage ou deux, il n'y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Elles officiaient donc de préférence durant ces horaires tranquilles se garantissant à moindre coût un sauf conduit pour le reste de la journée. 
A l'opposé, de onze heure à midi, l'affluence était forte et… abondante et...
Et bien, disons, que lorsque vous ressortiez vous pouviez très bien vous permettre de sauter le repas. Et si par malheur (ou par bonheur à chacune de voir) votre service avait lieudans un des box du hall B vous pouviez carrément repartir avec un panier repas pour le soir.
Je ne vais pas dire un doggy bag, ce serait de mauvais goût. 
Personne ne faisait ça bien sûr (enfinje crois) mais la charge était lourde durant cet horaire et nous avons donc dû, dans un souci d'équité, établir des tours.
Si certaines filles continuaient de tirer au flanc et de profiter à nos frais du sauf conduit elles étaient très minoritaires et ne le faisaient pas par malice. C'était, pour la plupart, des ex-recluses et ça ne me dérangeait pas de prendre sur moi leur part, par solidarité féminine.
C'est à cette heure fatidique que je retrouvais Chris à l'entrée d'un des box du fameux hall B. 
Elle l'avait surnommé l'Aquarium après qu'une fille, excédée, eut crié aux garçons à l'extérieur :
« Faut pas taper sur les parois ! ».
Elle attendait, à la porte de l'aquarium donc avec Artémis, une black superbe avec une coupe afro très seventies. La quatrième fille arriva juste après, nous serions donc une équipe complète et pas obligées de nous surpasser pour répondre à la demande. C'était une nana chauve que je n'avais jamais vue avant ; apparemmentChris la connaissait :
— Not Me, tu viens avec nous ? C'est cool !
— Tu arrives à sortir de ton trou maintenant ?
Artémis la connaissait donc aussi, et ne semblait pas vraiment fan. L'autre ne répondit rien.
Le groupe précédent sortit, trois filles un peu échevelées mais heureuses.
— Pffiou, pas fâchée que ce soit fini. Qu'est ce qu'ilsavaient aujourd'hui ?
— Ils étaient déchaînés ! Bon courage les filles !
La troisième lâcha un rôt sonore.
— La vache ! J'ai plus faim, moi.
L'odeur de son haleine n'était qu'un avant goût de l'atmosphère lourde qui nous attendait à l'intérieur. Voilà un point que nous n'avions pas anticipé mais qui allait finir par poser problème, il nous faudrait bientôt un système de ventilation.
Le box était un simple cube de quatre mètres de côté. La paroi du côté du mur avait une porte fermée par une serrure à code, sur chacune des trois autres parois il y avait deux trous assez distants pour assurer de l'intimité aux garçons mais assez proches pourque l'on puisse en servir deux en même temps si besoin.
L'extérieur du box était en bois, recouvert d'affiches de concerts, de tags et de slogans vantant les qualités des officiantes. L'intérieur était peint en crème (thématique) éclairé par deux ampoules électriques nues. Le long des trois parois une banquette en velours rouge nous permettait de nous agenouiller confortablement. 
Avec le recul, le velours s'estavéré être un TRÈS mauvais choix.
Une caméra dans un angle nous filmait en permanence et diffusaiten direct sur le réseau de l'université. C'était une idée de Chris dont elle était très fière. Elle avait étudié la cinématographie pornographique du vingt et unième siècle, d'avant la seconde révolution sexuelle, et était persuadée que ce sous-genre pouvait encore intéresser les gens.
On se déshabilla et accrochâmes nos vêtements sur des patères à l'écart des jets les plus enthousiastes. Artémis dévoilait une anatomie sculpturale parfaite, digne de son prénom, des seins hauts et fermes un ventre plat et musclé. De vraies tablettes de chocolat. Il me tardait d'y voir couler la belle crème blanche et, peut-être, de la récupérer moi même, pourquoi pas avec la langue.
Elle me vit la fixer et me fit un petit clin d'œil complice.
Peut être avais-je mes chances ? Madame Dumas m'avait appris tant de choses, ce serait pêché que de ne pas les mettre en pratique.
Chris et moi restâmes en sous vêtements, satin bleu pour elle et dentelles noires pour moi. Je trouvais (et je trouve toujours) que peu de choses sont plus belles qu'une poitrine comprimée dans de la dentelle noire légèrement souillée.
La quatrième fille hésitait à se dévêtir.
— Tu vas pas sucer habillée quand même ? Tu vas t'en mettre plein les vêtements. (Je regardais son jean crado et son T-Shirt informe en me disant que ce ne serait pas une grosse perte) Fais comme nous mets toi à l'aise.
— Je peux avaler. Me répondit-elle d'une petite voix blanche.
— Bien sûr que tu vas avaler ! Ça c'était Chris. Mais il y en a toujours qui déborde. On en rate toujours un peu.
— Pas moi.
Mais elle enleva quand même ses vêtements affichant un ensemble en coton blanc avec des motifs de cerises qui fit pousser un ricanement moqueur à Artémis.
Chris m'expliqua à mi-voix :
— C'est une deuxième année mais jusque là elle était recluse.
— Ah, c'est comme ça que tu la connais, tu lui apportais ses cours et elle, elle te broutait.
— Non. Non elle, c'est son petit copain qui lui apporte lescours. Ce qu'elle lui fait en échange par contre, mystère.
— Je vous entend vous savez.
De toutes façons les premières queues apparaissaient à la paroi ; le devoir nous appelait.
Mon client était petit. Mais genre, vraiment petit, je pouvais le prendre sans difficulté en entier dans ma bouche et j'aurais pu le faire même avant la formation de Mme Dumas. J'imagine que sa vie sociale devait en pâtir et que les glory holes lui avaient apporté un certain soulagement.
Enfin oui, évidemment !
J'étais d'ailleurs justement en train de le soulager mais je veux dire aussi un soulagement moral. Il m'apparaissait seulement maintenant que l'anonymat fonctionnait dans les deux sens et qu'il pouvait être une bénédiction des deux côtés de la paroi.
D'abord les recluses, maintenant les mecs mal dans leur peau ; en fait j'étais une bienfaitrice !
D'ailleurs je prodiguais mes bienfait à ses bourses en faisant rouler ses testicules dans ma bouche quand il décida de me témoigner sa gratitude, directement sur le front, en plein entre les deux yeux. Je ramenais vite son membre courtaud entre mes lèvres et tentais d'absorber tout ce qu'il me donnait pendant que, de l'autre côté, il me remerciait :
— Ha salope ! Salope ! Vas-y avale tout, salope !
J'essayais mais ce n'était pas facile. Petit mais costaud, il était sacrément généreux. Enfin je parvins à tout faire disparaître sans tousser ni cracher et il partit en me lançant en guise de remerciement son épithète favori.
Bon sang ! Première pipe de ma permanence et je commençais par une faciale ! 
Ah, j'allais être belle au bout d'une heure moi ! 
J'effaçais du doigt les dernières preuves qui menaçaient de me couler dans les yeux en regardant si mes condisciples avaient remarqué ma bévue. 
Chris se déchaînait sur sa bite, elle donnait de tels coups de tête que je craignais qu'elle ne finisse par  s'assommer contre la paroi. La chauve travaillait deux clients, un dans la bouche l'autre à la main et alternait régulièrement.  
Seule Artémis m'avait remarquée, elle m'adressa un petit sourire moqueur. Comment faisait elle pour sourire avec une telle queue dans la bouche ? 
La pratique sans doute.
Le suivant était une bite de belle taille, je pus faire étalage de mes aptitudes. Il repartit plus léger et content au bout de quelques minutes.
Comme nous étions quatre pour six trous et beaucoup de garçons dehors, il y en avait toujours au moins un qui attendait, plus ou moins patiemment, que l'une d'entre nous soit disponible. Donc il fallait enchaîner sans temps mort. Heureusement la petite chauve semblait décider à prouver sa polyvalence et avait en permanence une queue dans la bouche, une autre dans la main tandis que sa main libre s'activait dans sa culotte.
Elle jonglait ainsi sans difficulté et s'arrangeait toujours pour que la libération se fasse dans sa bouche. Pour preuve aucune trace de débordement sur elle alors que même l'impeccable Artémis avait un fil blanc et gluant posé sur ses cheveux crépus.
Moi, après ma première maladresse, j'avais fait très attention à tout bien manger proprement ce qu'on me proposait, malgré cela j'arborais quelques traces compromettantes sur ma peau et mes dentelles.
A l'opposé Chris se faisait un malin plaisir à sortir les queues de sa bouche au moment fatidique et à faire jaillir sur elle les manifestations de plaisir de nos camarades. Elle portait fièrement le sperme reçu comme autant de trophées sur sa tignasse violette, son visage rond et sa poitrine. Son ensemble en satin était constellé de tâches sombres. 
Comme elle adressait aux caméras un grand sourire après chaque fellation, le choix du tissus de ses sous-vêtements comme celui  de finir ses usagers à la main s'expliquait par son désir d'exhiber fièrement les marques de ses  victoires.
Quatre suceuses anonymes de l'autre côté du trou, quatre techniques, quatre plaisirs différents et un seul moyen de découvrir ce qui vous attend. Je suis sûre que, pour l'homme qui s'y risque, le frisson du mystère rajoute au plaisir de la découverte. Et pour nous...
Et bien pour nous, c'est une sensation curieuse et grisante de sucer un membre qui sort d'un trou dans une cloison sans que vous ayez de contact avec le corps auquel il se rattache. Pas de torse à caresser, pas de pecs ou de bedaine à griffer, pas de fesses à empoigner pour guider plus profondément la pénétration. 
Pas de regards échangés, peu de paroles : vous n'êtes qu'un trou, il n'est qu'une bite.
Vous n'êtes qu'un objet à faire jouir, mais lui n'est pas plus. 
Pour vous il n'est qu'un objet à faire gicler.
Curieusement cette réification peut s'approcher d'une forme de libération.
Durant une heure les bites ont succédé aux phallus, les pénis aux braquemarts et la ritournelle restait la même : les sexes surgissaient arrogants, le sperme jaillissait, les ventres se remplissaient. 
Nos solliciteurs repartaient vidés et nous, emplies du sentiment du devoir accompli, attendions l'usager suivant.
Le temps passe vite quand on s'amuse, le moment approchait où il allait falloir signifier à nos amis que nous allions fermer boutique.
L'instant fut négocié avec tact mais fermeté, et si nous avons débordé de quelques minutes, ce n'est que par pure bonté d'âme. Nous avons donc épongé les derniers retardataires puis rabattu les petites trappes qui fermaient les trous, enfin nous nous sommes relevées et regardées toutes les quatre.
Quel spectacle !
Chris était dans un état épouvantable, quasiment recouverte des pieds à la tête, enfin surtout la tête. A l'opposé son amie était immaculée, seule une trace brillante sur son crane chauve trahissait un moment de faiblesse où elle n'avait pu contrôler les spasmes du pénis qu'elle servait.
Entre les deux Artémis et moi présentions différents stades de délicieuse déchéance mais toutes, toutes avions la culotte trempée et pas que par le jus de nos usagers.
Voilà un autre aspect que nous avions négligé dans nos projections : sucer des bites ça excite ! Même l'atmosphère que j'avais trouvée pesante en entrant me paraissait maintenant naturelle, je respirais le sperme ou, puisque nous étions dans l'aquarium, je nageais dedans et je m'en trouvais très heureuse.
Chris s'essuya le visage avec une serviette qu'elle avait apportée et estimant sa toilette suffisante entrepris de se rhabiller. 
— On va boire un verre les filles ?
— T'as encore soif ? S'étonna Artémis. Moi je ne peux plus rien avaler, je suis pleine !
— Pas moi.
La fille, je commençais à comprendre pourquoi Chris l'appelait Not Me, essuyait de l'index le sperme qui avait dégouliné le long de la paroi et se léchait le doigt.
— La vache ! T'es pas facilement dégoûtée, toi !
— Allez ! On va se boire un café ! Rien de tel pour faire passer les grumeaux !
J'avais franchement envie de rentrer chez moi soulager la tension qui m'habitait mais, aussi bizarre que cela paraisse, une certaine complicité s'était construite entre nous et je ne voulais pas quitter les filles comme ça.
Nous nous sommes donc rhabillées puis sommes allées dans la cafet' du Hall B prendre un remontant.
Devant le second box du hall des garçons traînaient encore, quelqu'un y avait peint un graffiti sur toute la surface, la silhouette d'un tank futuriste et priapique avec des slogans hippies. On avait donc surnommé ce box le « Cum Tank ». Cela déplaisait à Artémis :
— N'importe quoi ! Les vrais cum tank c'est nous ! Dit-elle en tapotant son estomac.
— OK Tank Girl, t‘énerve pas ! Dis donc grand chef (ça c'était moi, Chris ne m'avait pas encore trouvé de surnom) apparemment les filles font du rab, tu devrais pas aller leur dire de fermer ?
— J'suis quoi moi ? La police de la pipe ?(Alors ça ! Ça craindrait vraiment comme surnom ! Vite détourner l'attention.) Allez venez je paye les cafés.
On s'assit toutes les quatre à une table libre, en plein hall, tranquillement, sans crainte d'être abordée et sollicitée. Nous étions entourées de garçons qui nous ignoraient, malgré notre aspect et notre odeur. Cela n'aurait tout simplement pas été possible un mois auparavant. Je le faisais remarqué aux filles avec une petite satisfaction dans la voix, c'était en partie grâce à moi.
— Ouais c'est vrai, c'est cool ! Convint Chris. On est peut-être des sacs à foutre, enfin vous, moi je ressemble plus à une serpillière…
— Thre cum-tanks and one cum-rag.
— Artémis t'es vraiment bilingue quand il s'agit de dire des saloperies !
Elle me tira la langue. Prise d'une impulsion je lui sautai dessus, attrapai sa langue entre mes lèvres et la suçotai un moment les yeux dans les yeux. Puis on s'est roulé une pelle d'anthologie. Je retrouvais dans sa bouche l'odeur, le goût de tous les foutres qui s'y étaient mêlés. Nos estomacs étaient des cum tanks et nos bouches sentaient le glory hole, Chris avait raison on était des sacs à foutre !
Chris nous interrompit :
— Les filles ! Arrêtez, on nous regarde ! Je disais, on est peut être dégueulasses mais on peut être fière de nous ! Maintenant on peut se promener dans les couloirs, ou s'asseoir ici dans le Hall Baisodrome, sans se faire harceler. On peut suivre les cours sans avoir à sucer. On peut même leur parler à ces connards sans qu'ils cherchent à nous sauter dessus.
— Ben pourquoi faire ? Artémis semblait sincèrement surprise. Qui a envie de leur parler ?
— Pas moi.
— ON SAIT ! 
Cette dernière exclamation en chœur nous attira des regards curieux et on éclata de rire ? Même Not Me eut un petit sourire, qu'elle cacha derrière sa tasse de café.
— Enfin c'est possible parce qu'on les a satisfait, mais nous, qui nous satisfera ?
J'avais laissé ma main traîner sur la cuisse d'Artémis et je la caressais en remontant sous sa jupe.
— Bordel, les filles ! Si on veut que ça tienne, il faut que ce soit une zone non-sexe pour tout le monde, y compris pour nous. Si les mecs voient deux bombasses comme vous se rouler des pelles faudra pas leur demander d'attendre le prochain service de pipes. Faut qu'on respecte les règles qu'on a imposées !
Je lâchais l'entrecuisse d'Artémis après m'être assurée que sa culotte était aussi trempée que la mienne et que mon envie était partagée pour saisir la bouille de Chris entre mes mains.
— Ça va Chris, détends toi ! La petite anarchiste est devenue une vraie obsédée des règlements, ma parole !
J'essayaisde lui coiffer les cheveux en une crête de punk mais ils ne cessaient de lui retomber sur le visage en mèches grasses.
— C'est pas drôle Sophie, c'est grand ce qu'on a fait et je vous laisserais pas tout gâcher. Putain, vous êtes des vraies chiennes en chaleur ! Si vous pouvez pas vous retenir venez chez moi, mon appart est tout près, on baisera toutes ensemble.
Je regardais Artémis d'un air interrogateur.
— Let's Go !
Not Me se leva à son tour, on attendait sa réplique habituelle aussi nous surprit elle avec son plus long discours de la journée :
— Je passe chez moi prendre des trucs et je vous rejoins. Je connais l'adresse Cricri.
— Cricri ?
— Ta gueule !
L'appartement de Chris était typique d'une étudiante, des assiettes de bouffe froide, des livres et des vêtements un peu partout, une odeur de fauve que j'étais personnellement décidée à empirer. 
Je dévorais Artémis des yeux mais la salope faisait exprès de se déshabiller super lentement alors que j'étais déjà nue à l'attendre. Chris m'enlaça par derrière, une main sur mes seins l'autre se glissant entre mes cuisses enfila un doigt dans ma chatte. Puis deux.
Artémis se dirigea vers nous lentement.
Elle était superbe ! Le visage d'une égérie pop, les seins d'une déesse, le ventre d'une athlète, le sexe entièrement épilé était dessiné par un artiste de la renaissance, les jambes longues et musclées d'une… J'ai déjà dit déesse ?
Elle s'agenouilla à mes pieds mais ce n'est pas en demandeuse qu'elle exigea :
— Écarte !
Chris le fit pour moi. Elle écarta mes jambes, elle écarta mes lèvres et Artémis plongea sa langue en moi. Les doigts mouillés de Chris trouvèrent rapidement un autre trou à occuper et c'est ainsi, debout entre la déesse et la punk, que je connus le soulagement à toutes ces tensions qui étaient montées en moi durant l'heure que j'avais passée à sucer des inconnus en compagnie de mes bonnes copines.
Chris et Artémis m'ont laissée à terre et se sont jetée surle lit défait pour se câliner mutuellement. C'est ainsi que nous a trouvé Not Me. Elle a vu les filles enlacées dans un soixante-neuf torride. Elle m'a vu délaissée par terre, à demi inconsciente. 
Elle a vu  mon cul.
Elle a posé son sac et entreprit de se déshabiller en vitesse. Jean, T-Shirt, chaussettes, soutif et culotte de coton volaient dans la pièce, elle était pressée.
Mignonne en fait, sans le rempart de ses vêtements informes. Un corps encore un peu juvénile, des seins pointus constellés de tâches de rousseur et aux tétons turgescents, un sexe imberbe aux lèvres épaisses et baveuses d'excitation.
Chris sortit de la chatte d'Artémis pour critiquer :
— Bordel mais c'est une mode ou quoi ? Ça rime à quoi de toutes vous raser la chatte comme ça ? On dirait des gamines !
— Hey, moi au moins le haut et le bas sont raccord ! Signala, à juste titre, la chauve Not Me.
Il faut dire que si les cheveux de Chris étaient  violet son pubis disparaissait sous une touffe hirsute de longs poils noirs. Artémis renchérit :
— Et toi au moins t'as pas des poils coincés entre les dents !
Not Me sortit de son sac un double gode. C'était donc ça les  « trucs » qu'elle était passée prendre. J'approuvais en silence. 
J'avais faim, il allait me falloir du consistant.
Elle s'enfila une des têtes du gode dans la chatte et se positionna au dessus de moi.
— Je peux ?
— Entre, c'est ouvert.
Elle s'agenouilla au dessus de moi, positionna l'autre tête du gode contre mon œillet.
— Ha, par là ? D'accord.
J'avais à peine fini que mon anus, ce traître, s'ouvrait pour accueillir l'intrus. Je crois que je n'avais alors jamais pris quelque chose d'aussi gros dans les fesses pourtant elle me l'engloutit d'une traite.
Son pubis claqua contre mes fesses.
— Putain la salope ! Commenta Chris approbatrice. 
Je ne sais si elle parlait alors de Not Me ou de moi qui encaissait sans broncher.
L'homme qui m'avait initiée à la sodomie l'avait fait avec délicatesse et douceur. Il avait su m'ouvrir sans traumatisme, il m'avait montré qu'il était naturel pour moi de prendre aussi de ce côté.
Il m'avait ouverte, puis m'avait offerte. 
A sa femme, ses amis, à ses collègues. 
Et j'avais aimé. 
J'avais aimé autant la délicatesse avec laquelle il avait officié dans mon anus débutant que la froide logique dont il avait usé envers l'objet de plaisir qu'il avait fait de mon corps.
Pourtant je n'ai jamais joui quand il m'enculait. Avec lui, comme avec ceux à qui il me donnait, mon orgasme dépendait toujours d'une stimulation vaginale, aussi quand Not Me entrepris de me défoncer le cul je glissais une main sous moi pour atteindre et chatouiller mon clitoris.
Elle m'empoigna le coude d'une main ferme et le tira brutalement. Elle me maintint les bras écartées et me pilonna avec une fureur redoublée.
Tournant la tête je la vis serrer les dents, sérieuse, concentrée, presque en colère.
Et toujours, ses coups de reins se faisaient plus violents.
— La vache ! Qu'est ce qu'elle lui met !
Les deux gouines sur le lit avaient mis fin à leurs embrassades pour admirer l'œuvre de destruction de Not Me sur mon pauvre postérieur.
— Je crois pas que ça lui déplaît.
En effet, je sentais monter en moi quelque chose que les savantes pénétrations deMonsieur Dumas n'avait jamais réussies à générer.
Mon cœur s'emballait, mon souffle s'accélérait.
Et toujours son pubis claquait contre mes fesses.
Toujours plus vite.
Toujours plus fort.
Le phallus de plastique raclait contre mes parois intimes, me labourait de plus en plus loin. 
Pour aller jusqu'où ? 
Où s'arrêterait-il ? 
Je ne souhaitais pas le savoir. Je voulais qu'il continue son chemin en moi.
Pas d'inquiétude, c'était aussi le projet de Not Me. Elle ne se retirait de mon cul que pour mieux y replonger.
Avec plus d'énergie.
Plus de vigueur.
La cyprine s'écoulait de ses lèvres écartées par le gode pour couler sur mes fesses. La mienne s'écoulait en vain sur le sol, malheureusement perdue pour toutes.
Monsieur Dumas avec toute sa technique et sa gentillesse avait su faire de mon cul un trou à bite. Permettez un jeu de mots : 
Il me l'a démontré.
Elle me l'a démonté.
Mais c'est elle qui m'a offert mon premier orgasme anal.
Un orgasme puissant, presque douloureux.
Je compare souvent l'orgasme a une vague qui m'emporte, cette fois c'était un pal qui me transperçait, qui partait de mon cul jusqu'à mon estomac qui s'est retourné, mon cœur qui s'est serré, ma gorge, mon cerveau...
Je ne crois pas avoir crié. 
Juste gémis très fort.
Not Me m'insultait, « Putain de salope » ou un truc comme ça qu'elle marmonnait entre ses dents serrées. Ou peut être juste qu'elle grognait.
Elle s'activait encore sur mon rectum désormais sans défense.
Je n'étais plus qu'une poupée de chair inerte, un jouet sur lequel elle pouvait se défouler.
Elle l'avait bien mérité.
Quand elle a joui à son tour se fut suite à un coup de rein particulièrement violent qui me sortit de ma léthargie et qui la laissa, elle, fichée au fond de moi, les jambes tressaillantes.
Elle se retira puis m'aida à me relever.
— Ben putain ! Qu'est ce que tu lui as mis à la salope. Si j'avais su je vous aurais filmées.
Chris et Artémis, assises toutes les deux sur le lit, ne faisaient même plus semblant d'être occupées : elles admiraient le show !
Not Me me tendit le gode
— Tu veux te venger ?
Me venger ? Quelle vision avait elle de la sexualité ?
Je pris le gode et le léchais. Ouh la, mauvais choix, cette partie là sortait manifestement de mon cul. 
— Mets toi à quatre pattes.
Elle obéit et je repris le gode en bouche (l'autre moitié) et le lui enfilais dans le vagin.
Profitant de la position je lui mis un doigt dans le cul. Au vu de la place, j'en rajoutais deux autres et et commençais à l'astiquer.
C'était sympa de la baiserc omme ça avec ma bouche mais, en fait, pas très pratique ; je dû renoncer. Je manipulais d'une main le gode dans sa chatte et trois doigts dans l'anus. 
J'avais suffisamment été prise en sandwich pour savoir comment alterner les pénétrations et quand les coordonner. 
Toutefois mon petit doigt me gênait quand j'enfonçais mes doigts il cognait contre son périnée, alors je me dis qu'il serait aussi bien au chaud avec ses camarades.
Comme l'intromission se fit sans difficulté je pensais « Pourquoi s'arrêter là ? » Je repliais mon pouce contre ma paume et appuyai.
Ma main avait la forme d'un cône, les phalanges glissèrent sans difficulté, et ouvrirent le sphincter pour ce qui devait suivre. Bien sûr le passage de la main exigea un peu plus de souplesse mais son cul  finit par s'ouvrir et m'engloutit pour se refermer sur mon poignet.
— Putain ! Passes moi mon portable faut que je filme ça !
J'avais rencontré cette fille il y a à peine plus d'une heure, je ne connaissais d'elle que son surnom et j'avais la main enfoncée dans son cul jusqu'au poignet.
Et c'était bien.
Je sentais, de l'autre côté de sa paroi, le gode aller et venir dans sa chatte, frotter contre ma main. J'essayais de le saisir mais une exclamation assourdie me fit comprendre que c'était exagéré.
— Ca va ?
— Continue !
Bon, c'était peut être un peu trop pour un premier rendez-vous, j'allais rester sur du soft. Du fist soft.
Chris tournait autour de nous excitée comme une folle en nous filmant, Not Me qui encaissait sans broncher et moi qui boxait son cul et limait sa chatte. 
Pas un mot ne fut échangé, seulement des grognements et des soupirs de sa part. Moi j'étais concentrée.
J'ai continué comme ça pendant combien de temps ? 
Cinq minutes ? Quinze ? 
Impossible à dire, je ne voyais pas ma montre.
Elle a joui en silence. Un frisson, elle s'est tétanisée puis effondrée.
Le gode m'est resté dans la main mais j'ai dû suivre le mouvement car mon autre main était coincée.
J'ai posé le gode gluant sur son dos puis, appuyant de ma main libre sur ses reins, j'ai délicatement tiré sur l'autre.
Son anus a un peu résisté puis m'a libérée.
Il était béant et s'ouvrait spasmodiquement comme la bouche d'un poisson sur la berge. Chriss'approcha pour le filmer en gros plan. Je lui montrai ma main :
— Je peux aller me laver ?
— Ouais vas-y So Fist.
Voilà, mon surnom était trouvé. Il me collerait à la peau toute ma scolarité.
— Merci Cricri.
On avait commencé cette aventure pour pouvoir étudier en paix mais les glory holes se sont avérés être une expérience riche et stimulante aux  répercussions bénéfiques.
Non seulement on pouvait désormais suivre les cours mais nos relations avec lesgarçons s'étaient apaisées et je m'étais fait des copines.
J'ai retrouvé régulièrement les filles à l'aquarium ou dans un autre box et, la plupart du temps, on finissait chez Chris pour se faire du bien.
J'ai fini par baiser Artémis.
Plusieurs fois.
J'ai continué à aller une fois par semaine chez M. et MmeDumas pour suivre ma formation puis, à la fin de l'année j'ai passé mes exams et suis retournée chez ma mère pour les vacances d'été.
L'année suivante les époux trouvèrent une autre jeune fille à initier et, si je suis retournée chez eux de temps en temps, c'était comme invitée.
Lors de ma troisième année je me suis même initiée à la domination sur leur chienne du moment, une adorable petite rousse qui criait délicieusement.
A cette époque, Not Me et Chris étaient parties rejoindre le merveilleux monde du travail. La première fut embauchée dans une maison d'édition tandis que l'inarrêtable petite punk, décidée à devenir réalisatrice, enchaîna les contrats de technicienne, accessoiriste, maquilleuse ou vide couilles de service pourvu que cela soit dans le monde du cinéma.
Comme j'avais déjà perdule contact avec ma déesse black je me retrouvais un peu seule mais je me fis vite de nouveaux amis.
Nous avions amélioré la vie des étudiantes, changé la face de la fac. Et pas que de la nôtre car notre modèle s'était répandu sur tout le territoire. 
De nos jours peu d'universités maintiennent une politique de libre accès total et il y a des salles de suce dans presque toutes les facs.
Avec les époux Dumas, avec Chris et toutes les filles de cette époque mais aussi et, disons le, surtout avec mon cul et ma chatte j'ai contribué à améliorer le monde.
Aujourd'hui je repose nue et en sueur auprès de mon amante enceinte. Nous sommes toutes deux diplômées de l'université, nous allons toutes deux démissionner demain et ouvrir une petite librairie où nous pourrons vivre, aimer et élever notre enfant.
Je caresse son ventre, elle murmure :
    - Bientôt, ma chatte aussi sera très large.
    - Et je t'enfilerai mon poing.
    - Sooo Fist !    Je crois que je t'aime.
    - Je t'aime aussi, Not Me.
Elle éclate derire, je l'embrasse. Il est des amitiés qui durent toute une vie.
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