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✦ NathNMitch (42) Nath et Mitch – Le nouvel ami de Florence XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

(42) Nath et Mitch – Le nouvel ami de Florence — Chapitre 1 · Acoquinée avec un criminel international!

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(42) Nath et Mitch – Le nouvel ami de Florence

Chapitre 1 · Acoquinée avec un criminel international!

Samedi matin, 22 janvier 2018
Nous sommes samedi matin, lendemain de notre soirée en club libertin qui s'est admirablement bien déroulée. C'est l'alarme de mon téléphone qui nous sort des bras de Morphée, Nathalie et moi. Pour nous, après notre retour au domaine vers trois heures du matin, c'est tôt. Même, trop tôt.
Nathalie se tourne vers moi avec un petit sourire qui fait contraste avec ses yeux, collés ensemble. Elle me demande à voix basse:
— Comment ça va, mon amour, ce matin ?
— Toujours un peu dans les vapes, ma puce.
— Est-on obligés de se lever si tôt?
— Ça dépend, si tu préfères skier sur la glace, pas de problème. Si tu veux de la neige fraîche… dans 90 minutes, c'est un maximum.
— Oui, tu as raison.
— Toujours satisfaite de ta soirée d'hier?
— Ce qui me rend le plus fière, c'est d'avoir respecté toutes les règles, particulièrement la règle Gloria.
— Effectivement, ma puce. Et, c'est tout à ton honneur. Nous sommes vraiment sur la bonne voie.
— Je te suis totalement. Côté sexe, je suis complètement repue.
— Tu sais que ce n'est pas une obligation de le faire systématiquement, chaque matin et chaque soir.
— Merci d'être compréhensif, mon amour. Je suis complètement, mais complètement vidée.
— …
— Et tu m'as procuré tellement de gros orgasmes. Crois-moi, ce fut une soirée extraordinaire, sur tous les plans.
Nous filons tous les deux prendre une bonne douche. Nous prenons le temps de nous embrasser tendrement. Nous revenons ensuite vers la penderie et nous revêtons nos combinaisons thermiques, en laissant nos habits de ski sur le lit.
--- xxxOOOxxx ---
Lorsque nous arrivons au bout du couloir des chambres, toute la communauté est regroupée autour de l'ilot de cuisine, à l'exception de Lucie, Chloé, son mari Éric, et Anthony. Nathalie et moi sommes stupéfaits de voir Megan et Nina, en compagnie de Joannie, à une des extrémités de l'ilot.
Ceux qui ne sont pas familiers, Megan est la fille du Président des États-Unis et Nina, sa garde du corps. Elle est aussi l'amoureuse de Joannie
Lorsqu'elle nous voit venir dans le corridor des chambres, Megan se précipite vers nous. Elle me saute au cou:
— Bonjour, «mon petit papa canadien»!
— Je suis toujours content de te voir, «ma fillette américaine»!
— Moi aussi! dit Nathalie avec un large sourire.
Je la tire par la main avec nous jusqu'à l'ilot. Après avoir salué tout le monde, Éléonore et Martin nous laissent leur tabouret pour nous assoir. Comme à son habitude, ma fille Joannie nous tend chacun une tasse de café. Après l'avoir remerciée de sa bienveillance, je lui demande:
— Quel est votre programme, aujourd'hui?
— Megan, Stéphanie, Alex, Nico et moi allons continuer à développer nos aptitudes en ski, sur la partie basse de la montagne.
— Nina et moi, reprend Johanne, nous allons skier avec votre groupe, si vous n'avez pas d'objection pour Nina.
— Non, c'est parfait, lui dit Nathalie.
— Et qui vient avec nous?
Éléonore, son mari Martin, Gloria, Nina et Johanne lèvent la main.
— Départ dans trente minutes, est-ce que ça vous convient ?
— Oui, Mitch! dit Martin. Je vais charger l'équipement dans mon VUS et vous attendrai dans le stationnement de l'hôtel.
— C'est parfait.
Du coup, notre discussion est interrompue par l'arrivée d'un SMS en provenance de Dino, le frère de Nathalie et futur ex-conjoint d'Alexandra.

Bonjour, Mitch. J'ai besoin de te voir en urgence.

Pour m'expliquer que c'est plus facile de se vider les couilles dans un cubicule avec une danseuse, plutôt qu'avec ta femme?

Non. C'est Florence qui m'inquiète. Je dois te voir seul.

Je ne suis jamais seul, je serai accompagné de Johanne.

En ski, ce matin à Tremblant, ça te va ?

Intersection de la piste «Bon vivant» qui mène au versant Edge à dix heures.

Parfait j'y serai.

Je partage mon SMS à Nathalie qui fronce les sourcils. Je le partage aussi à Johanne en lui disant qu'elle m'accompagnera. Inquiète, Nathalie nous dit:
— Baissez le ton un peu, je vais appeler ma mère.
Nathalie signale le numéro de Florence, sa mère, et dépose son appareil, sur main libre, entre nous deux. Une voix masculine répond:
— Oui, bonjour!
— Ah! Excusez-moi, je crois que j'ai fait un faux numéro.
— Ne vous inquiétez pas, madame ! rétorque l'homme, qui parle français avec un accent européen.
Elle fait à nouveau le numéro de sa mère et la même voix masculine est au bout du fil:
— Ah! rebonjour, madame!
— Excusez-moi, j'ai dû oublier le numéro de ma mère.
— Parlez-vous de Florence?
— Oui!
— Désolé, c'est Marc, un ami. Elle est sous la douche présentement. Est-ce qu'elle peut vous rappeler à ce numéro?
— Non, dites-lui que sa fille a appelé et que je suis en ski. Je la rappellerai plus tard, en fin de journée.
— Parfait, madame, je lui ferai le message.
Nathalie raccroche et se tourne vers moi avec un regard inquiet. Je hausse les épaules et me tourne vers Karine, qui est à l'autre extrémité de l'ilot avec Gloria et Nicolas.
— Karine, sais-tu si Anthony travaille aujourd'hui?
— Oui, nous travaillons ensemble, sur le dossier de ta chanteuse cochonne, au bureau de la sécurité.
— C'est possible que nous ayons de petites vérifications à lui soumettre.
— Pas de problème, tu n'auras qu'à nous faire signe.
Nathalie, toujours tournée vers moi, me demande:
— Est-ce que je peux vous accompagner, Johanne et toi?
— Il a insisté pour que je sois seul. Mais, tu sais, ma puce, je ne te cache jamais rien. Et comme tu peux voir, ta mère est bel et bien vivante.
— Évidemment, mon amour, je te fais totalement confiance.
Sur ce, nous terminons notre petit déjeuner et partons nous habiller avec nos ensembles de ski. Comme nous avons laissé le VUS Cadillac, dans le rond-point de l'entrée, nous prenons ce véhicule, Nathalie et moi, accompagnés de Johanne, Gloria et Nicolas.
Une fois à la station de ski, nous récupérons nos équipements dans le VUS de Martin et nous séparons en deux groupes Alex et ses élèves, Nathalie et moi avec les autres. Nous avons le temps de faire trois demi-montagnes dans le haut avant que Johanne et moi nous séparions pour aller retrouver Dino.
--- xxxOOOxxx ---
Lorsque nous arrivons à l'intersection de la piste «Bon vivant», qui mène au versant isolé, «The Edge», Dino est déjà sur place et nous sourit lorsqu'il nous voit arriver.
— Bonjour, Mitch!
— Bonjour Dino. Tu connais Johanne?
— Oui, la conjointe d'Éli et Martin et surtout celle qui me suit dans les clubs de danseuses.
— Parfait, je crois que nous sommes sur la même longueur d'onde. Qu'est-ce qui te préoccupe?
— Florence a un nouveau coup de soleil dans sa vie.
— Le dénommé Marc?
— Comment le sais-tu?
— Parce que Nathalie a essayé d'appeler sa mère ce matin et que c'est lui qui a pris l'appel.
— Nathalie est au courant?
— Oui, Nathalie a pris du galon depuis le 1er janvier. Elle est maintenant vice-présidente exécutive de ma société. C'est la seconde dans la chaîne de commandement.
— …
— Mais, comme c'est le cas depuis plus de 18 ans, et encore plus depuis sa nomination, nous ne nous cachons absolument rien.
— Ah! dit-il d'un air déçu.
Une fois remis de sa surprise, il finit par nous raconter que sa mère, Florence, a rencontré un individu du nom de Marc Rouleau, alors qu'elle faisait une pause de magasinage, dans un centre commercial, assise sur un banc public. Ils sont allés diner ensemble, et le Marc en question a fini la soirée dans le lit de sa mère.
— Si tu veux mon avis, Dino, je crois qu'à son âge, ta mère a tout le loisir de s'envoyer en l'air avec qui elle veut. Et connaissant son passé, c'est un véritable baume pour elle, cette arrivée soudaine dans sa vie.
— Je suis d'accord avec toi, mais j'ai surpris une conversation alors qu'il la suppliait de lui accorder un prêt de 5 000$, parce qu'il avait un urgent besoin d'argent et que ses fonds étaient gelés dans des paradis fiscaux.
— Laisse-moi voir. Johanne?
Johanne enlève ses mitaines de ski et récupère son portable dans sa poche. Elle envoie un SMS à Anthony, au bureau de la sécurité.

Marc Rouleau, début soixantaine, accent européen, aucune autre info disponible.

Je te reviens.

En attendant le retour d'Anthony, nous faisons le point sur sa situation matrimoniale avec Alexandra. Je ne rate pas l'occasion pour lui faire part de son grand doigté après avoir dit à sa femme que c'était moins compliqué de s'envoyer en l'air avec les danseuses. Je lui mentionne même, qu'il recevra en début de semaine, une lettre formelle de notre avocate pour lui signifier officiellement, sa séparation avec Alexandra. Cette affirmation a l'effet d'une bombe qui lui explose au visage. Il laisse filer une petite larme, mais je ne suis pas ému.
— Est-ce que c'est vraiment fini, pour Alex et moi?
— Je ne sais pas. Dis-toi que ce n'est pas une demande de divorce. Vois ça plutôt comme une formalité juridique pour protéger Alex. Financièrement, elle n'est plus responsable de tes frasques ou de quoi que ce soit, te concernant. C'est pour sa protection.
— Pourquoi a-t-elle besoin d'être protégée?
— Parce que tu es un peu instable. Tu te tiens dans des clubs qui appartiennent aux motards.
Notre discussion est interrompue par l'arrivée d'un SMS sur l'appareil de Johanne.

Aucune information sur cet individu dans les fichiers criminels canadiens.

En revanche, il y a une alerte d'Interpol concernant un certain Mathurin Delcroix qui utilise ce pseudonyme.

Je t'envoie une photo.

(Photo de Mathurin Delcroix qui accompagne le fichier d'Interpol)

Johanne montre la photo, sans l'échange avec Anthony à Dino:
— Est-ce que c'est cet individu?
— Oui, exactement.
Au même moment, j'entends la sonnerie de mon téléphone portable qui est dans la poche intérieure de mon veston. Je retire mes gants et mon casque de ski que je remets à Johanne et me retire à l'écart.
— Oui, Karine!
— Mitch, c'est très lourd comme dossier. Il y a un mandat d'arrêt international contre cet individu.
— …
— Il faut être extrêmement prudent. Dès qu'il sent la soupe chaude, il a une facilité incroyable à disparaitre de nos radars. Il utilise plusieurs pseudonymes.
— Parfait, Karine. Mets le téléphone de Florence sous écoute et demande à Anthony de vérifier les comptes bancaires de Florence.
— …
— Essaie de voir avec lui, s'il est possible d'émettre un avis discret avec sa banque et limiter ses retraits bancaires à genre, 500$ par jour, avec une raison valable.
— Oui, pas de problème, Mitch. Autre chose?
— Organise une rencontre à dix heures demain matin dans ton nouveau bureau, avec Anthony, Johanne, et toi. Nathalie sera présente.
— …
— Et, parle avec notre policière préférée. Elle est en congé, dimanche et lundi. Si possible, j'aimerais qu'elle soit présente, lundi. Tu pourras envoyer Éléonore la chercher lundi matin, avec l'hélicoptère.
— Excellente idée, patron. Je te le répète, sois prudent.
— Pas de souci.
Je reviens vers Dino et Johanne. J'explique à Dino que, pour l'instant, mes gens n'ont rien trouvé dans les fichiers criminels du pays. Je lui ajoute que mes gens vont pousser plus loin leurs recherches, à cause de l'accent de l'individu en question. J'insiste sur le fait que notre discussion doit rester confidentielle et qu'il ne faut pas en parler avec Florence.
— Laisse-nous travailler, Dino. Tu sais que c'est notre spécialité et que s'il y a un souci, rien ne va nous échapper.
— Oui, je sais, Mitch. C'est pour cette raison que je me suis adressé à toi.
— …
— Est-ce qu'Alex skie avec vous, aujourd'hui?
— Oui, elle est sur le site. Elle donne des leçons de ski à Megan, Joannie et Nico, le mari de Gloria.
— …
— Si tu veux un conseil d'ami, laisse-la à l'écart pour le moment. Laisse-lui un peu d'espace pour digérer votre dernière nuit ensemble.
— Oui, tu as raison.
— Écoute, nous devons te laisser, parce que nous avons donné rendez-vous à deux couples que nous avons rencontrés en club hier soir.
— Pas de souci, Mitch! Je comprends.
Sur ce, nous reprenons notre descente jusqu'au pied du versant nord. C'est la seule façon pour nous de sortir de cette partie du domaine skiable, sans devoir remonter la piste à pied. L'attente au télésiège quadruple est interminable. Pendant que nous sommes dans la file d'attente, je reçois un SMS de Nathalie qui me dit qu'elle a croisé les deux couples d'amis et qu'ils nous attendent tous au «Grand Manitou», le grand refuge situé en haut de la montagne.
--- xxxOOOxxx ---
La longue remontée, même si elle ne dure tout au plus qu'une quinzaine de minutes, nous apparait interminable. Durant toute la montée, nous avons un vent de face qui nous flagelle le visage. Lorsque nous entrons au chalet, nous sommes complètement frigorifiés. Il doit faire une température de -25 C au sommet, sans compter le facteur de refroidissement éolien.
En entrant dans le chalet bondé, nous circulons entre les tables afin de trouver nos compagnes de ski. Puis, au bout de cinq minutes, nous apercevons Nathalie, Gloria, Éléonore, Martin et Nina, assises avec ce que je crois être les deux couples d'amis, rencontrés hier au club libertin. Nathalie, qui me reconnaît au loin, par mon habillement de ski, agite sa main dans les airs pour nous attirer vers elle.
Lorsque nous arrivons à leur table, Nathalie nous dit:
— Nous vous avons gardé deux places!
— Merci, ma puce, c'est très gentil de ta part. Nous sommes tellement gelés!
— Et puis?
— Va à la salle de toilette avec Johanne, elle va t'expliquer.
Johanne, qui a entendu ma réplique, entraîne Nathalie avec elle, vers la salle de toilette des dames. Durant l'absence de Nathalie, j'en profite pour discuter avec le groupe de Marjorie, Brigitte et leurs conjoints respectifs, Cédric et Alain. Au moment de notre arrivée, Nathalie leur racontait notre dernier périple dans les Alpes. Nous avons enchaîné sur cette même discussion.
Une quinzaine de minutes plus tard, Nathalie revient à la table, le visage entièrement décomposé. Elle me chuchote:
— Tu vas laisser ma mère aux mains d'un criminel international?
— Calme-toi, mon amour. C'est un fraudeur, pas un tueur. Fais-nous confiance, nous sommes totalement sur le coup.
— Oui, mais il a déjà réussi à soutirer 10K$ à ma mère, selon ce qu'Anthony vient de rapporter à Johanne.
— T'inquiètes pas, ma chérie, je vais lui rembourser la totalité du montant.
Notre discussion est interrompue par l'arrivée d'un appel téléphonique sur mon portable. Je jette un œil sur la provenance et c'est Karine. Je me lève, me déplace à l'écart et réponds:
— Oui, Karine!
— Mitch, nous avons un problème. Florence est à la porte du salon privé au restaurant et Stéphanie lui a refusé l'entrée parce qu'elle est accompagnée d'un homme qu'elle ne connaît pas.
— Oh! Nous n'avons pas de chance à prendre, l'exfiltration de Megan est incontournable.
— Je confirme, c'est notre priorité. Mais comment faire pour ne pas éveiller les soupçons?
— J'ai une idée!
— …
— Dit à Anthony de laisser couler sur « X » que Megan a été vue, entrant avec Joannie, dans le restaurant de l'hôtel.
— …
— J'envoie Nina avec Éléonore et Martin. Prépare les jeunes pour l'exfiltration.
— …
— Éléonore va demeurer avec Florence et leur offrir à diner dans le salon privé. Elle excusera notre absence en disant que nous avons des invités avec nous.
— Parfait, je m'occupe de Stéphanie et je prends le Yukon et l'amène devant la porte d'entrée de l'hôtel.
— Parfait, l'on se reparle.
— Je raccroche, me lève et dis:
— Nina, Éléonore, Martin, Johanne et Nathalie, venez à l'écart, nous avons une situation.
Lorsque le groupe est réuni autour de moi, j'informe Nina que Florence est en couple avec un criminel international, sous mandat d'arrêt avec Interpol. Je lui dis que nous menons une opération en regard avec ce dernier, et, même s'il n'est pas un danger, nous n'avons pas le choix d'exfiltrer Megan et Joannie. Je leur dis que Florence est à la porte de notre salon privé et que Stéphanie, après discussion avec Karine, a placé ledit salon en quarantaine.
Je demande ensuite à Éléonore et Martin de se prêter au jeu et d'inviter Florence et son compagnon à diner. Je leur dis que c'est délicat et que l'homme a la capacité de disparaître instantanément lorsqu'il sent la soupe chaude. Je l'invite également à leur dire que nous avons des amis avec nous et que nous sommes pris pour la journée et la soirée. Si Florence et son ami veulent se faufiler à notre diner, elle n'a qu'à leur dire que notre table est complète.
— Est-ce que je peux leur dire que ce sont des amis libertins?
— Oui, sans problème, tu peux même leur en mettre plein la vue, sur notre soirée d'hier.
— …
— Nina, Karine va attendre ton arrivée à la porte avec son véhicule Yukon.
— Parfait, nous partons.
Nathalie est complètement paralysée et je fais un clignement d'yeux à Johanne pour qu'elle s'occupe de rassurer ma femme. De mon côté, je décide d'appeler Alexandra.
— Ah! Mitch, nous nous préparons pour une exfiltration.
— Je sais, c'est moi qui l'ai ordonnée.
— Alex, j'ai besoin que tu sortes à l'extérieur de la salle pour aller rassurer Florence et son ami.
— …
— Dis-leur que la fille du Président est dans la salle et qu'ils ne peuvent entrer, tant et aussi longtemps que sa deuxième garde du corps n'est pas sur place.
— …
— Nina est en direction. Dis à Florence qu'Éléonore et Martin sont aussi en route pour vous retrouver, et vous pourrez les inviter à diner avec vous.
— …
— Nous ne connaissons pas l'ami de Florence. Durant le repas, vous pourrez parler de nos projets immobiliers, mais vous devrez éviter de mentionner quoi que ce soit sur nos activités de sécurité.
— Qu'est-ce qu'on fait avec Nico?
— Ah! Je l'avais oublié. Dis à Nico de revenir au domaine avec le véhicule des filles.
— Si Florence veut amener son mari visiter le domaine.
— Pas de problème. Cependant, les bureaux de la sécurité et le mien sont hors limite.
— Ok.
Sur ce, je retourne à la table retrouver Johanne, Nathalie et les invités.
— Qu'est-ce qui se passe, me demande Cédric?
— Ma fille sort officiellement avec celle du Président des États-Unis, et…
— C'est ta fille? dit Marjorie, subjuguée.
— Oui. Sa présence à la station est ébruitée sur les réseaux sociaux. Nina, qui skiait avec Nathalie, est sa garde du corps attitrée. Megan, c'est son nom, est actuellement, sous la garde de Stéphanie.
— …
— Vous savez, celle qui a culbuté le mec hier soir.
— …
— Donc, nous devons l'exfiltrer et c'est le problème que nous venons de régler.
— C'est triste, dit Marjorie, j'aurais pu épater mes collègues au travail avec un selfie.
— Pas de souci, nous allons diner ce soir et, si vous n'êtes pas trop fatigués, vous viendrez à notre résidence, les filles seront présentes.
Nous terminons notre repas et retournons ensemble sur les pistes. Comme nos nouveaux amis sont un peu moins habiles, nous décidons d'emprunter des pistes plus faciles, sur les deux versants de la station. L'achalandage est presque au maximum et les temps d'attente aux remontées sont interminables. Ce qui nous permet de prolonger notre journée de ski, sans trop nous fatiguer. Vers seize heures, nous remontons pour la dernière fois. Avant de nous quitter au sommet, nous nous entendons sur le rendez-vous, ce soir à dix-neuf heures, à l'entrée de la salle à manger.
Avant de retourner à la résidence, nous contactons Karine, qui nous confirme que la voie est libre. Ils n'ont pas reçu la visite de Florence et de son amoureux. Florence préfère revenir lorsque nous serons présents.
De retour à la maison, je prends le temps, avec Karine, d'expliquer la situation à tout le monde, spécialement à Megan et Joannie. Je leur dis que la fuite sur les réseaux émane de notre bureau de la sécurité et qu'il n'y a pas de souci pour elles, si elles veulent retourner skier demain. Karine me confirme à son tour qu'Éléonore doit aller cueillir Annie et Jean-Pierre, lundi matin, et qu'elle ramènera Nadine (notre amie policière) avec elle.
--- xxxOOOxxx ---
Karine fait un excellent travail pour réconforter Nathalie. Éléonore nous informe que c'est son ami qui a décidé qu'ils ne voulaient pas visiter le domaine, en notre absence.  Pour ne pas le perdre, nous demandons à Nathalie de retourner un appel à sa mère et de le faire sur main libre, dans ma petite salle de conférence qui sert maintenant de bureau pour Karine.
— Oui, allo! Nath!
— Oui, maman. Je suis avec Mitch sur main libre. Éléonore nous a dit qu'elle t'a rencontrée avec ton nouvel ami et qu'il est charmant.
— Je confirme. Mais je suis désolée que vous ayez dû évacuer Megan, à cause de nous.
— Non! Non! maman. C'est parce que sa présence a fuité sur les réseaux sociaux et que c'est la procédure de l'évacuer, le plus rapidement possible.
— Oui, mais l'événement a rendu Marc un peu mal à l'aise.
— Qui est Marc? dis-je.
— C'est mon nouvel ami.
— Ah! Dis-lui bonjour de notre part.
— Je nous mets sur main libre.
Florence met son appareil sur main libre et reprend:
— Nous sommes là, Mitch.
— Bonjour, Marc, comme j'ai dit à Florence, je suis désolé pour ce qui est arrivé. Ils ont dû te dire que l'amie de cœur de ma fille, Joannie, était la fille du Président des États-Unis.
— Oui, c'est ce qu'Alexandra et Éléonore nous ont expliqué.
— Le problème, c'est qu'elles doivent constamment porter leurs casques et leurs lunettes de ski afin de rester anonymes. Elles ont retiré leur casque en entrant dans le restaurant et leur présence a été signalée sur les réseaux sociaux.
— Je comprends, c'est beaucoup plus clair, maintenant.
— Écoute, maman, ce soir, nous avons un diner déjà prévu avec des amis que nous avons rencontrés en club, hier soir.
— C'est ce qu'Éléonore nous a raconté. Semble-t-il que vous avez donné tout un spectacle?
— Elle est allée jusque-là? dit Nathalie.
— Oui, mais ne vous inquiétez pas, madame. Florence m'a déjà parlé de votre mode de vie, dit Marc.
— Peut-être pourrions-nous vous rencontrer demain soir? dis-je.
— Ou, peut-être demain en journée? dit Florence.
— Tu sais, maman, j'ai une grosse journée demain. Je dois régler les détails d'un projet immobilier, organiser une conférence de presse pour un don de 3M$ de notre fondation, à l'hôpital, j'ai les mains pleines, pour la journée.
— C'est la même chose pour moi, Florence, j'ai une semaine bien remplie à organiser.
— Ah c'est triste!
— Oui, mais nous pouvons nous fixer un rendez-vous lundi, en fin de journée, je vous fais visiter et ensuite nous allons diner au restaurant de l'hôtel.
— C'est parce que nous avions prévu coucher à Montréal, lundi soir, pour aller magasiner, mardi.
— Pas de problème, alors on déjeune ensemble, et Éléonore va vous reconduire à Montréal en hélicoptère et nous vous offrons notre penthouse pour la nuit.
— C'est un bon plan, Mitch! dit Marc.
— Parfait, l'on se revoit lundi. Bonne soirée.
— Bonne soirée à vous aussi.
Après avoir raccroché, Karine se dit un peu stupéfaite de la vitesse à laquelle vont les choses. Je lui dis de ne pas s'en faire, que j'ai un plan que je vais vous suggérer, lors de notre rencontre, dimanche matin.
— Quelle rencontre? demande Nathalie.
— Une rencontre sur ce dossier que j'ai convoquée à dix heures demain matin et à laquelle tu dois assister avec Éléonore.
— Alors, vous êtes déjà avancés sur le dossier.
— Oui, Nathalie! dit Karine. Et ne crains pas pour ta mère, il n'y a pas de danger et nous avons de l'écoute via son appareil téléphonique.
Sur ce, nous allons faire une sieste d'une heure avant de nous lever et nous préparer pour le diner au restaurant.
--- xxxOOOxxx ---
Nous arrivons tous les six (Johanne, Stéphanie, Gloria, Nicolas, Nathalie et moi) pile à l'heure prévue, à l'entrée du restaurant de l'hôtel. Nos quatre amis font le pied de grue, au froid, à l'extérieur.
— Vous auriez pu nous attendre à l'intérieur.
— Nous venons juste d'arriver, Mitch! dit Cédric.
— …
— Nous avons vu deux véhicules arriver dans le stationnement et nous pensions que c'était vous.
— Parfait, entrons, il fait froid.
Dès qu'il nous voit, Gérard, le maître d'hôtel, se précipite vers nous:
— Bonsoir, mesdames et messieurs.
— …
— Venez, Mitch, votre salon est prêt.
Nous emboitons le pas derrière lui, jusqu'à notre petit salon et sa grande baie vitrée qui donne sur la montagne dont la piste principale, au bas, est illuminée. Comme à l'habitude, je m'assois au bout de la table et Nathalie prend place à ma droite. Marjorie, plus rapide que les autres, s'installe directement à ma gauche, avec son mari. Comme si elle voulait marquer son territoire ou nous considérer tout simplement comme sa chasse gardée. Je regarde Nathalie, qui semble aussi surprise que moi. Brigitte s'assoit à la droite de Nathalie, avec Alain, son conjoint. Gloria s'assoit tout juste près de Cédric avec son mari, Nicolas. Stéphanie et Johanne complètent la table à la droite d'Alain.
— Comment avez-vous fait pour réserver cette table, Mitch?
— Elle nous est réservée à l'année, Cédric. C'était une salle qui ne servait à rien et nous avons suggéré au directeur de l'hôtel de nous la louer, pour une somme ridicule.
— …
— Comme nous l'utilisons beaucoup, ils ont décidé de la rénover durant notre absence en Europe et d'ajouter la fenêtre panoramique. Je pense qu'ils tiennent à notre clientèle.
— C'est une évidence, dit Marjorie.
— Je ne veux pas crever votre ballon, mais le salon est sans alcool, ici, tout comme notre domaine.
— Pourquoi, demande Cédric?
— Pour m'empêcher de faire des choses que je vais regretter, sous l'effet de l'alcool, dit Nathalie.
— …
— Du genre plaquer mon mari sur la piste de danse, et partir avec un noir, le soir de la Saint-Valentin!
— …
— Et que tout ça se termine par un divorce, quelques mois plus tard.
Tous sont subjugués par la déclaration imprévue de Nathalie à la table. Cette discussion a toutefois le mérite de mettre la table, pour des discussions plus approfondies sur le mode de vie libertine.
— Vous êtes divorcés et tout de même encore ensemble? demande Cédric sur un ton incrédule.
— Hum! Hum! s'exclame Nathalie, le tout assorti d'un hochement de tête positif.
— De ce que j'ai lu sur le Net, vous êtes quand même assez «jet set». J'ai même vu Mitch s'éclatant sur un plancher de danse, à Hawaï, avec la première dame.
C'est sur cette question que j'entreprends un peu le récit de notre vie, en omettant les mauvaises expériences de notre vie libertine. Je leur raconte la provenance de ma richesse, les visites de la famille présidentielle. Même notre diner à la Maison-Blanche au cours duquel nous avons rapproché le couple présidentiel.
Gloria et Nicolas en rajoutent une couche en racontant leurs débuts, leurs croisières échangistes qui n'ont abouti à rien et notre rencontre. Brigitte se souvient même de l'échange du premier baiser lesbien de Gloria avec Nathalie, sur la croisière échangiste, au diner précédant la soirée BDSM.
Au terme du diner, je m'adresse à Alain:
— J'espère que tu n'es pas traumatisé par nos histoires, Alain?
— Non, mais c'est à la limite, hors de ma zone de confort.
— Tu sais, dans notre monde, et même dans celui de Cédric et Marjorie, personne n'est jamais obligé de se livrer à des activités s'ils ne le souhaitent pas. C'est la base de ce mode de vie. Le consentement.
— Mitch a raison! réplique Cédric en s'adressant à son ami.
— Oui, pas de souci, c'est clair et limpide. Brigitte me l'a déjà mentionné.
Je regarde Nathalie, pour savoir si elle souhaite aller plus loin. Je n'ai rien à lui demander verbalement, puisqu'elle connaît mes intentions. Elle acquiesce avec un petit sourire.
— Maintenant, nous pouvons prendre le café ici, ou l'on peut vous amener à notre résidence et vous faire visiter notre domaine.
— Et mon selfie?
— Et ton selfie, Marjorie!
Elle regarde Cédric, qui lui fait signe que oui d'un hochement de tête.
— Vous deux ? demandai-je en regardant Brigitte et Alain.
— Si Cédric et Marjorie vous suivent, comptez-nous dans le groupe.
— Parfait, laissez-moi aviser Karine, notre cheffe de la sécurité.

Un petit coucou pour te dire que nous revenons au domaine, avec les deux couples du club libertin.

Pas de souci. Sauf que le bureau de la sécurité est hors limite. Nous avons de l'activité chez la chanteuse.

Message reçu. Avise Nina.

Ok.

Après avoir payé l'addition, je conviens avec Nathalie qu'elle fera office de guide et qu'elle amènera les quatre invités dans le gros VUS Cadillac et que je monterai à bord du VUS de Stéphanie, avec Gloria, Johanne et Nicolas.
--- xxxOOOxxx ---
En arrivant au domaine, Nathalie s'arrête devant les bureaux au-dessus du garage. Nous quittons notre véhicule. En sortant de son véhicule, Nathalie vient vers moi.
— Quel est le programme, mon amour?
— Fais-leur visiter le domaine et la résidence.
— …
— Évite le département de la sécurité. Karine me dit qu'ils en ont plein les bras.
— …
— Je vais m'y rendre avec Johanne. Lorsque tu auras terminé la visite de tes bureaux, frappe à la porte et je reviendrai avec vous.
— C'est parfait, mon chéri. Mon amour ne cesse de grandir pour toi.
— …
— Tu me rends complètement folle!
— Je t'aime, ma puce!
Quelques minutes plus tard, Johanne et moi frappons à la porte du bureau de la sécurité. Karine se précipite, nous ouvre, regarde autour de nous et soulagée, elle nous fait signe d'entrer.
— Quelles sont les nouvelles, sur Florence?
— Tout se passe bien. Ils sont en train de baiser et Florence lui donne un cours de plaisir féminin 101.
— Ah! Ah! Comment le prend-il?
— Avec peu d'enthousiasme! dit Anthony.
— La séduction est indéniablement son atout principal. Je crois que la baise est un mal nécessaire pour arriver à ses fins.
— Évidemment, c'est un maître-fraudeur. Et pour l'autre dossier.
— C'est une folle, la chanteuse. À ce moment-ci, j'ai l'impression qu'elle se sert de son corps pour arriver à ses fins, dit Anthony.
— Sauf avec notre masseur préféré! renchérit Karine. Ensemble, ils sont vraiment chauds.
— K-A-R-I-N-E! dis-je avec un gros éclat de rire.
— Les faits sont les faits! répond-elle.
Karine, Johanne et Anthony, continuent à discuter du dossier et, moi, je ne porte plus attention à ce qu'ils disent. Je suis en train de m'enfermer dans une bulle d'anxiété, comme si j'étais dans la peau du milliardaire. Des larmes commencent à perler sur mes joues, je suis littéralement en train de me décomposer. Des scénarios tordus de toutes sortes défilent à la vitesse de l'éclair dans mon cerveau. Mon cœur se débat de plus en plus. Je me mets à trembler. Johanne croise mon regard et s'écrie:
— MITCH! MITCH! MITCH! RESTE AVEC NOUS!
Elle se précipite sur moi, me prend dans ses bras et m'assoit par terre. Je tremble comme une feuille. Je ne sais pas ce qui m'arrive. Du coup, j'entends des signaux de toutes sortes en provenance de Johanne, Karine et Anthony. Je suis sur le bord de perdre conscience. J'ai le regard embrumé. Mon cœur bat comme s'il était pour exploser. Tout ce que je vois devant moi, c'est le regard attendri de Johanne, qui est agenouillée à califourchon sur moi et qui me caresse doucement le cuir chevelu.
Stéphanie est la première à se précipiter dans le local. J'entends Johanne lui demander d'aller chercher la bonbonne d'oxygène dans le Yukon. J'entends la voix douce de Johanne me chuchoter:
— Je suis avec toi, Mitch. Tu es sous ma protection. Respire lentement, très lentement.
— …
— Je comprends ce que tu vis. C'est OK! Une crise de panique. Je suis là. Juste pour toi. Tout va bien aller.
— …
— Respire! Doucement! Respire! Doucement! Doucement! Doucement!...
Mon regard croise celui de Nathalie, qui pleure comme une madeleine, complètement paralysée, dans l'encadrement de la porte. Je lui fais un clignement d'yeux. Elle me fait un tendre sourire.
— Le pouls? demande Johanne.
— En descente, à 140, répond Anthony.
— Continue à respirer, doucement. Calme-toi, Mitch. Je suis avec toi. Tu es sous ma protection.
— …
— Commence à chasser les mauvaises images qui s'imprègnent dans ton cerveau.
Stéphanie arrive avec la bonbonne d'oxygène, s'accroupit à côté de moi. Elle m'installe une canule à oxygène nasale et passe la bande élastique autour de ma tête, et envoie de l'oxygène.
Je commence à m'apaiser doucement. Je regarde autour de moi, la porte de la salle est fermée. Nathalie est dans les bras de Karine, qui lui chuchote des trucs à l'oreille. Les larmes coulent abondamment de ses yeux. Je me tourne vers Anthony, qui parle au téléphone. Du coup, il s'approche de Johanne et lui tend l'appareil téléphonique.
— Oui! répond-elle.
— Tout est sous contrôle, docteur. Son pouls est en train de se stabiliser. Il est sous oxygène et sa respiration est normale.
— …
— Nous étions en train de regarder un dossier et il a fait une crise de panique, une sorte de choc traumatique.
— …
— Je le sais, parce que je suis déjà passé par là, à plusieurs reprises.
— …
— Pas de problème docteur. Si la situation n'est pas revenue à la normale dans la prochaine heure, nous appellerons le 911.
Une fois que Johanne a remis l'appareil à Anthony, nous entendons bucher dans la porte. Karine se défait de Nathalie, ouvre la porte et se fait violemment pousser à l'écart par Joannie, qui entre en trombe, suivie d'Éléonore, qui se précipite dans les bras de sa mère. Joannie vient s'agenouiller à côté de moi et éclate en sanglots.
Tout est soudainement très silencieux dans le bureau. Sauf Johanne, qui ne cesse de me rassurer. C'est Anthony qui brise le silence en disant:
— VERT! FIN DE L'ALERTE MÉDICALE! dit-il en regardant son appareil téléphonique.
— JE CONFIRME! FIN DE L'ALERTE! dit Karine, sur un ton assez solennel.
— Pouls normal et respiration normale! dit Johanne en se tournant vers Karine.
— …
— Je t'aime, Mitch! me dit-elle en se relevant doucement.
Elle se tourne vers Nathalie et lui dit:
— Tu peux venir, ma belle.
Nathalie s'approche doucement et vient prendre la place de Johanne, assise à califourchon sur mes cuisses. Elle me regarde et laisse filer quelques larmes. Joannie me tient discrètement la main, toujours accroupie à côté de moi. Nathalie brise le silence:
— J'ai eu peur! Très peur!
— …
— Peur de perdre l'homme de ma vie. La seule chose qui compte pour moi.
— …
— Je ne m'en remettrai pas. C'est un signal fort que tu viens de m'envoyer.
— …
— Enlève-toi ces idées sordides et ces scénarios tordus de la tête, ça n'arrivera pas.
— …
— Tu es prisonnier de mon cœur, et le mien du tien, pour le reste de nos jours.
— …
— Je t'aime trop! Tu es toute ma vie. Personne d'autre ne t'arrive à la cheville.
— Karine vient vers nous et me dit, toute la communauté est dans le corridor à l'extérieur, plus vos quatre invités.
— Laisse! dit Nathalie. Je m'en occupe avec Johanne. Toi, Stéphanie, dès que la voie est libre, tu amènes Mitch dans notre chambre. Prends une bonne douche avec lui et attendez mon retour.
Nathalie m'embrasse tendrement sur la bouche, se redresse et entraîne Johanne avec elle à l'extérieur. Quelques minutes plus tard, Éléonore dit à Stéphanie que la voie est libre. Avec ma fille Joannie, elles m'amènent toutes les trois dans ma suite. Je me retrouve nu, avec les trois femmes sous la douche.
Les trois pommeaux sont orientés vers le centre. Stéphanie nous fait assoir en feu de camp au centre et nous entreprenons une longue discussion philosophique sur ce qui vient de se passer, de mes ressentis et tout le reste. Rien de sexuel.
--- xxxOOOxxx ---
L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé: «Et toi, Mitch, règle ton choc post-thraumatique!» qui sera publié le 8 février.

Note de l'auteur

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MAUDARD
6 février 2026 à 16:03
A l'instar de "BREIZH299", je constate la faiblesse de Mitch et, aussi loin que je remonte les épisodes, je n'ai pas le souvenir d'un tel malaise. La survenue d'évènements multiples, la rapidité des solutions apportées, la fatigue du ski, les longueurs de temps inhabituelles pour Mitch (la solution doit être pour hier !), les avertissements de Karine, l'angoisse de Nath, peut être un mal subtil des montagnes ont eu raison de sa conscience. . . Mais l'assistance des deux gardes du corps, voix apaisante de Johanne, oxygène par Stéphanie le font émerger en douceur.
Bien ! mais les mauvais titres donnés à cet épisode m'ont stressée, également jusqu'à tard dans la nuit ne trouvant pas la publication sur cauchemar de Florence ! ! ! ! !
Soyez respectueux
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Garen
6 février 2026 à 14:05
Étonnant comment Nath ne s approche pas de Mitch. Et comlent il ne bronche pas a sa déclaration
Soyez respectueux
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Photo de profil de Breizh299
Breizh299
6 février 2026 à 10:54
Bonjour
Le "menhir" (vous savez, ce monument d'un autre âge qui se tient bien dur et droit !!! ) du domaine a aussi ses moments de faiblesses, mais entouré de sa tribu, il a un grand nombre d'appuis
Je suppose qu'il va être encore plus entouré par l'ensemble des membres de la tribu (j'aurai pu dire : de la "famille")
Impressionnant la "puissance" du service de sécurité du domaine
Grrr. 3 jours à attendre
Soyez respectueux
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