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✦ NathNMitch (42) Nath et Mitch – Le nouvel ami de Florence XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

(42) Nath et Mitch – Le nouvel ami de Florence — Chapitre 5 · L’opération «Bébé Ourson!»

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(42) Nath et Mitch – Le nouvel ami de Florence

Chapitre 5 · L’opération «Bébé Ourson!»

Dès la fin de la réunion, Nathalie m'entraîne avec elle, quelques minutes, dans son bureau de la fondation.
— Mon amour, j'en apprends tous les jours sur ton ancienne vie. Ton histoire de patrouilleur de ski.
— …
— Je comprends mieux, aujourd'hui, pourquoi tu n'as aucune crainte sur les pistes de ski de calibre très difficile.
— Oui, nous devions être en mesure d'intervenir dans tous les genres de situations.
— …
— Comment te sens-tu par rapport à ta mission, cet après-midi?
— Aucun problème. De ton côté, tu vas leur faire une visite de la résidence, de ton bureau et du bureau de la division immobilière. Comme nous serons absents, vois avec Karine si elle peut leur faire visiter mon bureau et le sien, en s'assurant qu'il n'y a rien qui puisse lui laisser voir ce que nous faisons.
— …
— Vous pouvez leur parler de notre projet de patrouilleurs de sécurité dans les municipalités.
— …
— Enfin, assure-toi de toujours être accompagnée de Johanne, en tout temps.
— Oui, pas de problème, mon amour.
— …
— Je suis surprise par l'attitude de Karine qui, soudainement, a pris beaucoup d'assurance.
— Oui, moi aussi. Johanne m'a dit que ma décision de chapeauter sa division fait en sorte qu'elle s'est trouvé un mentor, un commandant. Elle a ajouté que le changement d'attitude a été instantané.
Nathalie ouvre un tiroir de son bureau et en ressort un dossier qu'elle ouvre devant elle.
— Mitch, nous avons reçu toutes les projections de Granville ainsi que la soumission finale pour la réalisation des travaux.
— …
— Au niveau des échéanciers, tout est conforme à nos exigences avec des possibilités de livraisons en avance.
— Et qu'en est-il du prix final de la soumission? dis-je.
— Après avoir fait le tour avec Nico et Chloé, nous en arrivons à la conclusion que ce contrat pourrait générer une économie de 1M$.
— Parfait! Vérifie aussi la soumission avec Clément (notre fiscaliste qui travaille pour le cabinet d'avocats de Geneviève).
— …
— Est-ce que ça te va?
— C'est ta décision, ma puce. C'est ton carré de sable. Pour la paperasse, gère ça avec Geneviève.
— Je lui en ai déjà parlé. Elle me dit qu'à la fin, c'est ta signature qui devra apparaître au contrat.
— Aucun problème. Confirme-leur, le tout, demain matin.
Dès que nous sortons du bureau de Nathalie, Karine vient nous chercher pour nous ramener à la salle de conférence. Lucie, Geneviève et Alex nous y attendaient. Une fois assise, Geneviève nous dit que, suite à une discussion entre Livia et Annie, la ministre des Affaires extérieures, l'opération va se dérouler sous l'égide de la GRC et nous remet une lettre confirmant nos autorisations.
Je regarde la lettre en question et je prends acte des grandes lignes.:
«Un mandat opérationnel temporaire est accordé à Mitch ainsi qu'au personnel désigné de sa société de sécurité.
Ce mandat autorise, pour la durée strictement nécessaire à la mission en cours et dans un périmètre défini, les actions suivantes:
• la coordination opérationnelle sur le terrain en appui à une mission de protection internationale reconnue ;
• l'immobilisation temporaire et proportionnée d'un individu identifié, exclusivement aux fins de sa remise immédiate aux autorités fédérales canadiennes compétentes ;
• la participation de personnel de soutien, d'escorte et de transport, chacun dans le cadre précis de ses fonctions désignées.
Le présent mandat ne constitue pas une immunité diplomatique et ne confère aucun pouvoir policier général. Les actions autorisées s'exercent sous supervision fédérale, conformément au droit canadien, et excluent toute compétence policière locale en l'absence d'un mandat criminel canadien valide.
Ce mandat est temporaire, limité, et révocable, et prend fin dès l'achèvement de la mission décrite.»
Je remets la lettre en question à Geneviève, qui enchaîne:
— Il y a des annexes pour chacun des participants sur le terrain, incluant Nathalie et tout le personnel dans l'hélicoptère, même Florence!
— C'est parfait pour moi.
— Autre chose, Mitch. La direction de la police de Montréal a finalement accepté, après beaucoup de tergiversations, que Nadine soit leur représentante autorisée dans votre poste de commandement.
— …
— La coordination des activités policières, sur le terrain, a été confiée au commandant Legrand, responsable de l'unité d'intervention.
— C'est parfait, nous l'avons rencontré, Karine, Johanne et moi, lors de l'intervention au club échangiste à Montréal.
Sur cette note, nous suspendons notre réunion pour retourner à la résidence.
Lorsque je passe devant la porte de garage du véhicule de la sécurité, je vois que Stéphanie et Nina sont en train de charger les armes à feu et tout leur matériel, dans le compartiment spécial, situé sous le hayon. De son côté, Nathalie a pris soin d'aller voir Nancy, qui tient le fort pour la fondation. Anthony a déjà sorti le poste de commandement du garage et travaille à l'intérieur.
--- xxxOOOxxx ---
Lorsque je reviens à l'ilot de cuisine, tout le monde est là, ou presque. Il y a une quantité de boîtes repas étalées sur le comptoir derrière moi qui ont été commandées par Alexandra. Nadine qui est assises sur un tabouret devant moi, me demande:
— Pourquoi as-tu fait appel à moi, comme intermédiaire?
— Tout simplement parce que nous te considérons comme partie de notre entourage, au même titre que Fred et Noélie. Et que, nous avons totalement confiance en toi.
— Merci c'est gentil. À la fin, c'est plutôt ma directrice qui s'interroge à ce sujet.
— Que lui as-tu répondu?
— Que je connais la femme et la fille du Président, grâce à vous. Et comme c'est la fille qui sert d'appât, vous avez convenu que c'était moi l'intermédiaire.
— …
— Qui plus est, elle n'est pas trop friande de vos opérations. Elle désire me voir dans son bureau après l'opération.
— Pas de souci, je peux même t'accompagner si tu le désires. Je n'ai aucun problème avec ça. Nous en discuterons, plus tard, tu montes avec Anthony pour le voyage à Montréal. Bien sûr, si ça te convient.
— Oui, aucun problème.
Sur ce, Nathalie revient nous trouver et m'entraîne un peu à l'écart.
— Nancy trouve ça dur!
— Oui, c'est ce que nous avions discuté.
— Elle n'a pas ses enfants ce soir et je l'ai invitée à venir passer la soirée et même la nuit avec nous, sans obligation sexuelle.
— Pas de souci, ma puce, je suis fier de toi.
— Je savais que tu serais d'accord.
— Tu sais, chaque membre de la communauté, c'est ma famille.
— Oui, tu as clairement le cœur sur la main!
--- xxxOOOxxx ---
Je reviens à l'ilot de cuisine, Annie Sauvageau s'y trouve en compagnie de Nicolas, Gloria et Alexandra.
— Comment vas-tu, Annie? Où est Jean-Pierre?
— Jean-Pierre a prévu passer la journée en compagnie du chef de votre restaurant à l'hôtel. Quelqu'un doit venir me chercher en fin de journée pour aller le rejoiindre, pour le diner.
— Et les travaux?
— Tout avance bien. Il ne manque que les prix et Nathalie nous a confirmé que nous aurions les prix de vente avant lundi prochain.
— Et l'ambiance de travail?
— C'est parfait, Lucie, Alex et Nico sont très sympathiques avec moi. Il n'y a que l'architecte sous contrat que nous trouvons pesant, Alex et moi.
Je me tourne vers Alex avec un point d'interrogation affiché sur mon visage.
— Il ne cesse de nous importuner et de nous inviter à diner, à sortir avec lui. Moi, c'est hors de question, dit Alexandra.
— …
— C'est le mari de Nancy et, déjà, il n'assure pas ses obligations paternelles avec ses enfants.
— Moi, reprend Annie, parce qu'il sait que nous avons batifolé ensemble, toi et moi, dans le passé, il croit que je suis une proie facile.
Je croise le regard de Lucie, qui discute avec Geneviève et Chloé, fait deux clignements d'yeux et elle s'amène vers moi.
— Lucie, nous avons un problème avec François. Il ne cesse de tenter de séduire Annie et Alex, dans vos bureaux.
— Je sais, j'ai remarqué.
— Rencontre-le et dis-lui que je ne tolère pas ce type de comportement de sa part. Fais-lui comprendre que tu es la messagère douce. S'il persiste, non seulement je vais le mettre dehors, mais la prochaine personne avec qui il devra transiger, c'est Stéphanie.
— Pourquoi Stéphanie? demande Alexandra.
— Parce que c'est avec lui que Stéphanie a acquis son surnom de «la fée des dents»! Elle lui a fracassé les deux palettes incisives!
lire Une Odeur de trahison – chapitre 7
réplique Nathalie que je n'ai pas vue, collée dans mon dos.
Sans me retourner, je lui dis:
— Ah! tu m'espionnes?
— Non, je te regarde jouer, bien assis dans mon carré de sable.
— Désolé, ma puce. Le harcèlement sexuel au travail, ça relève de la sécurité et des relations humaines.
— Qui fait du harcèlement?
— Ton beau François!
— Ce n'est pas mon beau François et tu peux même le foutre à la porte!
— Lucie, va gérer le dossier et nous verrons.
— Pourquoi attendre? demande Nathalie.
— Pour ne pas rendre la vie plus compliquée pour Nancy et pour éviter, qu'advenant qu'il perde son emploi, il demande à Nancy une pension alimentaire.
— Je suis d'accord avec toi, mon amour, ta décision est parfaitement justifiée.
Au même moment, Anthony se présente à l'ilot de cuisine. Il nous dit que Stéphanie et Nina sont prêtes à partir et qu'elles sont stationnées dans le rond-point de la résidence.
— Moi aussi, je vais quitter de façon à avoir suffisamment de temps pour m'installer. Martin monte avec moi.
— As-tu de l'espace pour Nadine?
— Oui, sans problème, il y a un fauteuil pivotant entre nos deux sièges, tout juste un peu derrière.
— Parfait! Nous aussi, nous partons bientôt, Geneviève, Gloria, Alex et moi.
Joannie et Megan sont les premières à nous saluer, en se dirigeant vers la sortie. Nadine se lève à son tour et suit Anthony. J'intercepte Nadine et lui dis:
— Si ta directrice est frustrée, invite-la à venir nous trouver, dans notre poste de commandement. De cette façon, elle sera à même de voir notre façon de travailler.
— Bonne idée, Mitch, je vais passer le message.
— Assure-toi qu'elle vienne avec une voiture de police banalisée, pour ne pas énerver notre suspect.
— Très juste, je vais lui dire!
--- xxxOOOxxx ---
Karine et Johanne viennent nous trouver, Nathalie et moi, à l'ilot de cuisine. Karine me remet le stylo et la mini caméra qu'elle pose sur le collet de mon veston. Dans le cas de Nathalie, elle lui remet un gros pendentif, très discret, servant à la fois de microphone et de caméra. Johanne nous remet chacun une petite oreillette pour glisser dans notre oreille.
Notre discussion est interrompue par l'arrivée d'un SMS sur le portable de Nathalie:

Bonjour Nath.

Nous partons de la maison et devrions être chez toi, dans environ 45 minutes.

Parfait, maman. Nous vous attendons.

À mon tour, j'en reçois un, sur mon portable:

Quel est notre budget, papa?

Chacune, c'est 2,5 k$ sur ta carte de compagnie.

Merci, tu es gentil.

Considérez que 15 heures, c'est votre heure pour quitter la boutique.

Compris!

Karine me demande:
— Êtes-vous prêts à partir?
— Non, je vais attendre qu'ils arrivent pour les saluer et m'excuser parce que nous avons une importante rencontre avec le maire de notre ancienne municipalité.
— …
— Nathalie, tu pourras leur expliquer notre nouveau projet dans les grandes lignes et les amener dans la salle de conférence de mon bureau. Karine pourra le leur expliquer plus en détail, et ça va créer une proximité entre eux.
— Pas bête, patron, me dit Karine.
— Êtes-vous certains que vous devez vous déguiser en paramilitaires? Demande Nathalie.
— …
— Vous savez, j'ai l'impression que ça va exciter la police de Montréal plus qu'autre chose.
— Bon point, «ma belle-mère adorée»! répond Johanne.
— Je suis du même avis, dit Karine.
Je me tourne vers Nathalie et lui dis avec un large sourire:
— Ça tourne trop vite dans ta tête, ma puce, tu m'étourdis!
— À la quantité de sperme que j'ingurgite à la source, j'imagine qu'il doit y avoir un mélange d'ADN qui se produit.
— Cochonne!
— Vieux pervers!
— Karine, as-tu des copies des autorisations de port d'armes pour vous trois?
— Oui, Mitch. Geneviève a tout ce qu'il faut dans sa mallette.
— Mitch, reprend Johanne, je vais aller sortir ton VUS du garage et l'amener dans le rond-point, devant l'entrée.
Pendant que les femmes discutent ensemble, je continue de manger ma boîte-repas à l'ilot de cuisine. Johanne vient me retrouver derrière l'ilot et me demande:
— Ça va, patron?
— Oui, tout va bien. J'ai totalement confiance en vous, le savez-vous?
— Oui!
— Tu prends soin de Nathalie?
— Comme la personne la plus importante, dans ma vie…
— …
— Après toi, bien sûr!
— Ah! Ah! Je t'adore.
Nous arrêtons de discuter lorsque nous entendons l'arrivée d'un SMS sur l'appareil de Nathalie.

Nous sommes à la guérite et il fait un peu froid pour la voiturette électrique.

Pas de problème, maman. Nous allons ouvrir la guérite. Viens te stationner derrière le VUS de Mitch dans le rond-point.

Nous arrivons.

Lorsque la sonnette de la porte d'entrée se fait entendre, c'est Johanne qui est désignée pour aller répondre et les amener à l'ilot de cuisine. Johanne se présente comme étant mon assistante personnelle, et revient avec eux à l'ilot de cuisine. Lorsqu'ils arrivent devant moi, j'ai la bouche pleine.
J'avale et leur dis:
— Bonjour Florence, ma belle-mère préférée!
— Tu n'en as qu'une seule!
Je contourne l'ilot et vais l'embrasser sur les deux joues alors que Nathalie me suit. Je me tourne vers son ami et dis:
— Marc, je présume?
— Oui, c'est bien moi.
À son tour, Nathalie embrasse sa mère, suivie d'Alexandra. Les deux serrent aussi la main à Marc Rouleau. Comme nous sommes un peu dans une impasse, Gloria attrape le ballon et me dit sévèrement:
— Mitch, avec toutes les difficultés que j'ai eues pour t'obtenir ce rendez-vous, il faut que tu bouges, maintenant!
— Gloria a raison, dit Nathalie. Vas-y, je vais m'occuper de ma mère et de son invité.
Je me tourne vers eux et dis:
— Désolé, Florence et Marc. J'ai un rendez-vous d'affaires de dernière minute et je dois y aller. Je lance un nouveau projet et c'est potentiellement notre client de lancement.
— …
— Nathalie va vous expliquer mon projet.
— …
— Après la rencontre, je vais continuer vers Montréal et irai vous récupérer au penthouse pour sortir diner dans un bon restaurant.
Je les salue et me précipite directement à l'extérieur. Je prends le volant, Geneviève, assises sur le siège passager, Gloria et Alexandra, prennent place sur la banquette arrière.
--- xxxOOOxxx ---
À l'exception d'Alexandra qui semble un peu perdue dans ses pensées, les deux autres sont concentrées sur leur appareil portatif. Gloria a l'air acharnée sur ses touches. Geneviève, plus calme, consulte des courriels. Au bout d'une quinzaine de minutes, je brise le silence:
— Merci, Gloria!
— Pas de quoi! Excuse-moi, je suis dans le jus.
— Je comprends.
--- xxxOOOxxx ---
Une heure trente plus tard, j'entre sur le terrain de stationnement, tout près de l'héliport, dans le Vieux-Port de Montréal. J'aperçois notre poste de commandement et Martin, tout près à l'extérieur, m'indique d'un signe de la main, l'espace de stationnement qui m'est réservé,, tout juste à côté de notre VR.
En arrivant à proximité, je vois Nadine discutant avec deux autres personnes. Je reconnais le commandant Legrand, dans son habit du «SWAT» et une autre dame avec plus d'or sur ses épaules et le bas de ses manches, que la réserve d'or canadienne. J'imagine donc que c'est la directrice du corps de police de Montréal.
Geneviève et moi débarquons du véhicule alors que Gloria et Alexandra demeurent à l'intérieur. Je vois que Martin et Fred sont en train de s'installer et je vais vers eux en premier.
— Bonjour, «mon big boss préféré de tous les temps!»
— Salut Fred! Je vais faire court. Johanne et Karine vont maîtriser un des criminels listés dans le top 10 des plus recherchés d'Interpol.
— …
— Tiens ça mort, je te fais confiance. Vous devez demeurer en retrait jusqu'à ce qu'on vous donne le signal d'avancer.
— Tu peux me faire confiance.
— Noélie?
— Tourne-toi, elle est assise dans mon auto.
Je me tourne vers l'auto de Fred et fais un signe du doigt à Noélie pour qu'elle vienne vers moi. Cette dernière arrive toute penaude.
— Noélie, ne sois pas timide.
— Fred m'a dit que tu hésitais à travailler avec moi.
— Ce n'est pas ton talent ou ton professionnalisme qui est en cause.
Je lui fais part de ma récente discussion avec Fred. Même si tout va bien, sexuellement et dans la vie de tous les jours, Fred est toujours profondément marqué. Je lui explique que chaque fois qu'elle sort avec ses copines, entre autres, Fred fait de l'angoisse, de l'anxiété ou je ne sais quoi. J'ajoute qu'à mon avis, la confiance, c'est comme la pâte dentifrice. C'est beaucoup plus facile de la faire sortir de son tube que de la réinsérer à l'intérieur.
C'est un long processus, parfois même très long, et très peu de couples y arrivent. Les efforts doivent être continus.
— J'ai fait une erreur! me dit-elle.
— Non, une erreur, c'est oublier ses clés de voiture, oublier d'acheter du lait au supermarché…
— …
— Toi, tu as fait un choix, ma belle. Tu as provoqué chacune de tes trahisons conjugales. Tu as fait le choix de privilégier ton plaisir, tes découvertes avec l'inconnu, au détriment de la stabilité, de tout ce que vous avez construit ensemble et tes trois enfants.
— Qu'est-ce que je dois faire?
— Je n'ai pas la recette, sauf que la communication est toujours le secret, mais aussi, lui démontrer qu'il est la personne la plus importante au monde, en tout temps, ça ne peut pas nuire.
— Que fait Nathalie?
— Elle fait tout ça et, en plus, elle s'assure de me tenir bandé 24 heures par jour.
— Ah! Ah! Tu es drôle, Mitch.
Je change de sujet et lui explique son rôle dans notre histoire. L'histoire est beaucoup plus élaborée que ce qui va se dérouler sous nos yeux. C'est une histoire qui dure depuis samedi dernier et qui a des ramifications avec les gouvernements américains et canadiens. Je lui dis d'aller voir Anthony dans le poste de commandement afin qu'il lui donne un lien pour qu'elle puisse suivre le déroulement en direct, sur sa tablette électronique.
--- xxxOOOxxx ---
Je vais ensuite vers les policiers à l'extérieur du poste de commandement. La directrice me fixe d'un regard sévère. Je me dirige directement vers elle. Je lui tends la main et dis:
— Bonjour, madame la directrice. Je suis Mitch.
— Enchantée! me dit-elle avec un petit sourire forcé.
— …
— Je suis Suzanne Bolduc.
Je serre ensuite la main du commandant Legrand, puis celle de Nadine.
— Venez, nous serons à l'étroit, mais vous serez à même de voir notre fonctionnement.
Geneviève passe la première et va s'assoir sur une chaise à la droite d'Anthony. Je m'assois à sa gauche et indique la chaise à ma gauche à Nadine, qui est notre intermédiaire avec le corps de police de Montréal. La directrice se place directement derrière moi tandis que le commandant Legrand se place à sa gauche, derrière Nadine.
C'est l'écran de gauche qui attire l'attention parce que nous voyons l'intérieur de l'hélicoptère. Il n'y a absolument rien qui bouge, puisqu'il est toujours cloué au sol, au domaine. Le départ n'est pas prévu avant une quinzaine de minutes. De chaque côté, nous voyons de petits écrans verticaux avec un écriteau blanc sur une bande noire au bas. La bande verticale de gauche, montre Karine, Johanne et Nathalie. À droite, nous voyons Nina, Stéphanie et le mien.
Sur le gros écran de droite, nous voyons, au centre, la «Situation Room» à la Maison-Blanche. Sur l'autre, une table, dans une pièce, avec un drapeau canadien et quelques chaises vides.
— Stéphanie à la base.
J'approche un microphone devant moi. Il y a trois boutons sur une grosse base en métal. Je pèse sur celui de gauche et réponds:
— Base à l'écoute, Stéphanie!
— Bonjour Mitch. Juste, vous signaler que le convoi de «bébé ourson» se met en branle dans quinze minutes.
— Bien capté, Stéphanie.
— Karine à la base!
— À l'écoute, Karine.
— Départ de l'hélico dans dix minutes, embarquement, dans cinq minutes. Éléonore sera aux commandes.
— Capté, Karine.
Nous voyons qu'il y a de l'activité sur les deux écrans au mur devant nous. D'un côté, les passagers sont en train d'embarquer dans l'hélicoptère et sur le gros écran de droite, le Président entre dans la «situation room». Il s'assoit au centre de la table avec Livia et Markus, à sa droite, Ryan, son chef des services secrets, et deux militaires hauts gradés à sa gauche. Puis, sur l'écran plus petit, toujours à droite, apparaissent la ministre des Affaires extérieures et un individu, haut gradé, sans doute un policier.
— Bonjour, Mitch! dit le Président. Tu connais Livia, Markus et Ryan. Les deux militaires qui m'accompagnent sont le général McMaster et le colonel Brown. Ils étaient sur la téléconférence, ce matin.
— ...
— Bonjour, madame la ministre.
— Bonjour, monsieur le Président. Laissez-moi vous présenter le commissaire Campbell, responsable de la GRC, qui est le commanditaire de l'opération, en sous-traitance avec Mitch.
— …
— Je me permets de vous rappeler à tous que lorsque le suspect sera maîtrisé, il sera remis aux mains des policiers qui accompagnent «bébé ourson». Ils le remettront au personnel de l'ASFC, à l'aéroport de Montréal.
— …
— Pour votre bénéfice personnel, l'individu sera transporté par avion privé jusqu'à l'aéroport Charles-de-Gaule à Paris et remis à la police française, conclut Annie, la ministre.
— De mon côté, dis-je, je suis accompagné de notre avocate, Geneviève, Anthony, mon chef du renseignement et de Nadine Chiasson, qui sert d'intermédiaire avec la police de Montréal. Derrière moi, comme spectateurs, la directrice Bolduc et le commandant Legrand, responsable de l'unité d'intervention; tous deux de la police de Montréal.
Puis, Anthony prend le microphone vers lui et appuie sur les deux boutons, soit celui des commanditaires et celui des oreillettes de mon monde, et dit:
— ATTENTION À TOUT LE MONDE : «Déclenchement de l'Opération Bébé Ourson»! MITCH EST RESPONSABLE!
La directrice derrière moi se baisse vers mon oreille et me demande:
— Pour une non-affranchie, pouvez-vous me dire qui est «Bébé Ourson»?
— Ah! Ah! madame. Le nom de code du président est POTUS. Sa femme est FLOTUS et sa fille s'appelle BÉBÉ OURSON! C'est aussi simple que ça!
— Et pourquoi est-elle impliquée dans le processus?
— Sa participation motive la présence de deux gardes du corps dans l'hélicoptère. Trois de mes employées sont accréditées comme membre des USSS, lorsque Megan et Mélodie, la femme du Président, viennent chez moi.
— …
— Megan et ma fille, Joannie, sont en couple ensemble.
Puis, nous voyons Éléonore, qui porte son casque de pilote et sa tenue d'opérations, et non celle de transport de passagers. Elle dit dans son microphone.
— Mesdames et messieurs, je suis le commandant Éléonore et je vous souhaite la bienvenue à bord de l'hélicoptère de la Société S & M. je vous demande de bien vous assurer que votre ceinture est bien bouclée. Après le décollage, nous allons voler jusqu'à Mirabel, à une altitude de 3000 pieds, et descendrons graduellement jusqu'à une altitude de 1500 pieds, jusqu'à destination. Je vous souhaite un bon vol.
Nous voyons l'hélicoptère s'élever lentement dans les airs, puis s'élancer vers l'avant, au son de la chanson «Suspicious Mind» d'Elvis Presley. Nous la voyons afficher un large sourire et nous sommes tous muets durant une vingtaine de secondes. C'est le Président qui brise le silence:
— Mitch, je pense que ta fille écoute trop de films. «Black-Hawk down» (la chute du faucon noir), ça vient de loin!
— Ah! Ah! Elle est impayable. Regardez son sourire, elle sait que nous pouvons la voir.
Je pèse sur le microphone des oreillettes:
— Mitch à Karine.
— Oui, Mitch.
— Coupe la musique!
— Capté!
Karine jette un regard sombre vers Éléonore et coupe la musique alors que cette dernière nous nargue toujours avec ce petit sourire moqueur.
Une dizaine de minutes plus tard, alors que nous entendons Éléonore entrer en contact avec le contrôle de la circulation de l'aéroport de Montréal, nous recevons un autre message:
— Nina à Mitch, le convoi de « Bébé Ourson » se met en marche. ETA: 20 minutes.
— Capté, Nina!
Puis, nous entendons toutes sortes de clapotis ou de bruits bizarres dans notre oreillette. Je me tourne vers Anthony et ce dernier écoute religieusement et dit:
— Silence, tout le monde! C'est un message en morse.
— .... . .- -.. ... ..- .--. --. ..- -. --. ..- -. --. ..- -.
Il écrit lentement sur une feuille de papier et me le remet. Je suis surpris du message: «HEADS-UP, GUN, GUN, GUN». Je fais glisser le papier à ma gauche vers Nadine et lui fais signe de ne rien faire pour l'instant. Je prends le microphone et pèse sur le bouton qui communique avec les oreillettes et dis:
— Mitch a Nathalie, ne répond pas; mais fais juste orienter ton médaillon vers le visage de Johanne.
Je vois que Nathalie a bien compris et le visage de Johanne apparait sur l'écran de Nathalie qu'Anthony transfère sur l'écran central.
— Johanne, confirme par un clap sur le bouton que le «target» est bel et bien armé.
— (CLAP)
— Je te reviens.
— Mitch au convoi!
— Nina à l'écoute!
— Code rouge. Immobilise le convoi à l'entrée du Vieux-Port et attendez mon signal.
Je pèse ensuite sur le bouton des commanditaires et dis:
— Monsieur le Président, nous avons un problème. Johanne vient de me signaler que le suspect est armé. J'ai demandé au convoi de s'arrêter à l'entrée du Vieux-Port.
— C'est toujours ton opération, Mitch. Ta décision sera la mienne!
— Je confirme, dit le commissaire Campbell de la police fédérale.
Je pèse sur le bouton des oreillettes.
— Karine et Johanne, je vous fais une suggestion et, si vous êtes d'accord, ne faites qu'un hochement de tête.
— …
— À votre arrivée, Karine, tu sors la première, tu dégaines ton arme au cas, et tu ouvres la porte derrière. Marc sort le premier, Johanne derrière, et elle le sécurise.
Les deux femmes acquiescent avec un petit hochement de tête. J'enchaîne:
— Johanne, si tu as une opportunité sécuritaire, tu as carte blanche.
— …
— Nathalie, ton travail, c'est de retenir ta mère, en tout temps.
Elle me fait un petit hochement de tête, accompagné d'un petit sourire charmeur.
Je laisse passer quelques minutes et, soudain, j'ai une idée. J'approche le microphone et dis:
— Johanne, si nous enlevions les écouteurs des passagers pour les poser sur le crochet situé entre Nathalie et Florence?
Elle se contente de me faire un petit sourire.
Je pèse sur le bouton du microphone donnant accès à l'hélicoptère.
— Base à hélico!
— Hélico à l'écoute! répond Éléonore.
— Assurez-vous de ranger vos casques audio à l'arrière, sur l'accroche-casque situé entre les sièges de Nathalie et Florence, pour des raisons de sécurité.
— …
— C'est une mesure sécuritaire afin de libérer l'accès dans le cas d'une exfiltration urgente de «Bébé Ourson».
— Hélico, capté!
Le bruit disparaît soudain dans les écouteurs. Johanne demande calmement aux passagers d'accrocher leur casque. Florence n'y arrive pas. Elle se tourne vers Marc. Il attrape l'écouteur et il lève le bras pour joindre le crochet. Automatiquement, son veston s'ouvre. Johanne n'hésite pas. Elle arrache l'arme de l'étui et se tourne vers Karine pour la lui tendre.
— L'arme n'est plus une menace! claironne Johanne.
Tout le monde est sous le choc, spécialement Florence, qui n'a aucune idée de ce qui se passe. Karine tend son bras à Johanne avec une paire de menottes. Cette dernière retire son arme à feu de son étui, et la remet à Karine à l'avant, afin d'éviter toute confrontation. Elle se tourne ensuite vers le suspect qui est subjugué. Elle lui dit:
— Maturin Delcroix. Prenez deux minutes et écoutez-moi calmement.
— …
— Vous avez deux options. Ou bien vous acceptez que je vous passe les menottes, ou un tireur d'élite vous abat dès votre sortie de l'hélicoptère.
— …
— Le choix est simple: «Vivre ou mourir»!
Ce dernier ne réfléchit pas longtemps et tend ses deux bras vers l'avant. Johanne lui passe les menottes.
— Menace complètement sécurisée!
— Message reçu, beau travail.
— Mitch à Nina!
— Nina, à l'écoute!
— Code vert, vous pouvez avancer jusqu'à la plate-forme.
J'ai juste le temps de jeter un œil vers l'écran des commanditaires et je vois que Gerry, le Président, affiche un large sourire satisfait.
— Hélico à la base!
— Base à l'écoute!
— Permission pour changement de pilote.
— Pourquoi?
— J'imagine que vous avez du montage urgent?
— Karine, qu'est-ce que tu en dis?
— Je suis d'accord.
Je me tourne ensuite vers Geneviève, silencieuse durant toute l'opération, assise à la droite de Anthony et lui demande d'appeler Gloria pour lui dire de venir dans le poste de commandement. Je demande à Anthony d'appeler Martin pour lui dire que lui et Fred peuvent s'approcher jusqu'à cinq mètres de la scène.
--- xxxOOOxxx ---
À ma grande surprise, le commissaire Campbell dit:
— Madame Bolduc, si vous désirez apparaître comme corps policier participant à l'opération, je vous autorise à envoyer quelques hommes en protection, mais en vous assurant qu'ils demeurent à distance, dans un rayon de dix mètres.
— Merci, monsieur le commissaire, pour votre gentillesse.
Elle caresse doucement l'épaule de Nadine, qui prend son radio et appelle:
— 2235 au 7740!
— À l'écoute, Nadine.
— Vous pouvez approcher en protection, mais en maintenant une distance de dix mètres, en périphérie de la scène. Le suspect est maîtrisé et menotté dans l'hélico.
— 7740 compris. Nous prenons position. Le photographe et le caméraman?
— Ils ont toutes les autorisations nécessaires.
Gloria frappe et entre dans le poste de commandement. Elle me dit qu'elle a proposé un genre de menu «restaurant chinois» à la station XYZ qui attend la confirmation de la nature de l'événement. Ils sont prêts à payer 200k$ pour un reportage de Joannie; 300k$ pour des images de l'opération au sol; et, une somme de 300k$ pour une entrevue d'une dizaine de minutes avec Megan, en direct de l'hélicoptère.
Je demande l'autorisation au Président en lui spécifiant que le montant payé pour l'entrevue de sa fille sera reversé par la fondation de Nathalie, sous forme d'une bourse étudiante pour qu'elle complète ses études à Harvard. Ce dernier accepte et je donne le feu vert à Gloria pour régler le dossier.
Dès que l'hélicoptère se pose au sol, le Président ne manque pas de nous féliciter alors que le Commissaire et la ministre en font autant de leur côté. Livia nous dit qu'elle vient d'envoyer une nouvelle version du communiqué officiel à Alexandra, Gloria, Geneviève et moi. Elle nous dit que le service de presse l'envoie immédiatement sur le fil des agences de presse.
--- xxxOOOxxx ---
En consultant, le communiqué, je remarque qu'il fait état de la participation du corps de police de Montréal, sous la supervision de la directrice Bolduc. Je me lève de ma chaise, informe Anthony que je quitte le poste de commandement. Je laisse mon téléphone à la directrice et lui dis de me le remettre à l'extérieur. Elle est étonnée par la familiarité.
Lorsque je sors, je suis surpris par l'importance de l'attroupement de curieux. Je vois que les policiers de l'unité d'intervention ont fort à faire pour les maintenir à distance.
L'hélicoptère décolle de la plate-forme. Je vois la longue caméra se déployer sous le ventre de l'hélico. Le prisonnier est toujours agenouillé à terre. Je sens que Johanne étire le temps afin de permettre à Joannie de capter quelques images. Puis, elle donne le signal à deux policiers de la GRC qui récupèrent l'individu, l'embarquent dans un gros VUS et partent en trombe vers l'extérieur du Vieux-Port.
Johanne et Éléonore viennent vers moi, en marchant main dans la main, avec un sourire satisfait. La directrice Bolduc me tape sur l'épaule et me remet mon appareil mobile. Johanne et Éléonore s'arrêtent derrière le Yukon. Nous nous approchons et la directrice est littéralement estomaquée lorsqu'elle voit l'échantillon d'armes à feu qui se trouve dans le compartiment, sous le couvert. Elle me dit:
— Vous avez toutes les autorisations pour ce matériel?
— Voyez avec notre avocate, elle a toute la documentation nécessaire.
— Je vous crois sur parole.
Johanne ferme le compartiment après avoir rangé son arme à feu et Éléonore lance son casque de pilote dans le véhicule. Les deux viennent vers moi et m'enlacent tour à tour. Éléonore me chuchote:
— Tu as assuré, «mon petit papa d'amour!» Nous sommes fières de toi.
— Comment va Nathalie?
— Bien, j'imagine. Elle a dit: «J'espère que sa queue est en forme, parce que ça va être sa fête!»
— Elle a vraiment dit ça?
— Hum! Hum! répond Johanne avec un petit sourire moqueur.
Je me tourne vers la directrice Bolduc et lui dis:
— Madame la directrice, je vous présente ma fille, Éléonore.
— Enchantée, madame. Laissez-moi vous dire que je suis une grande fan d'Elvis Presley.
Éléonore éclate de rire et lui serre la main.
— Johanne, madame la directrice, c'est mon assistante personnelle, dixit la cheffe de cabinet. De plus, elle est directrice de notre bureau d'enquêtes. C'est une sommité au Québec en matière d'enquêtes sur les trahisons conjugales.
— Enchantée, Johanne! Je suis littéralement tombée sous le charme de votre calme et aussi de l'efficacité de votre intervention. Je suis une grande fan.
— Merci, madame. Mais sachez que tout le mérite revient à mon patron. C'est lui qui a eu l'éclair de génie.
— Oui, j'ai vu. Mais vous avez quand même assuré avec grand doigté.
Comme je me prépare à partir, Noélie vient vers moi et me dit:
— Georges (le réacteur en chef du quotidien) me dit qu'à cette heure, j'ai amplement le temps pour faire le tour et écrire une histoire. Fred va s'occuper du «breaking news» et moi, de la version longue.
— J'ai peut-être une solution. Johanne, demande à Anthony qu'il te remette mon dossier avec toutes les transcriptions, depuis samedi.
— J'approuve, Mitch, tout s'est fait dans les règles de l'art. Est-ce que tu laisses filer la partie pour protéger Florence?
— Oui, c'est la clé de l'opération et ça revient souvent. Et, à la fin, notre proximité avec le Président est maintenant connue de tous.
La directrice Bolduc me dit:
— Je dois tenir un point de presse sous peu, et, outre ce que j'ai vu, je n'ai pas grand-chose à dire.
— Nadine est au courant du dossier, elle a participé à la rencontre ce matin. En plus, je peux vous accorder une quinzaine de minutes, dans mon véhicule, pour lire le dossier.
— Merci, c'est gentil, de votre part.
Elle se tourne vers Nadine et lui dit:
— Tu t'assois avec moi, à la conférence de presse. Prépare-toi à raconter ce que tu sais.
— Oui, madame! Pour moi, ce sera un honneur de vous accompagner.
Johanne part vers le poste de commandement et en ressort quelques minutes plus tard, accompagnée de Gloria.
— Comment ça se passe, Gloria?
— L'argent entre encore, 15k$ de plus la minute.
— Pourquoi?
— Parce que lorsque le dix minutes d'entrevue avec Megan arrivait à sa fin, la station a voulu prolonger. Donc, nous nous sommes entendus pour le 15k$ la minute supplémentaire, dit-elle en regardant sa montre.
— …
— Nous arrivons à presque vingt minutes. Ce qui me laisse croire que leur facture dépassera le 1M$.
— Félicitations, ma belle, excellent travail!
— Admettons que c'est une bonne journée au bureau!
Johanne me remet le dossier et je le remets à la directrice de police en lui disant d'aller lire ça, dans mon véhicule.
Lorsqu'elle sort, quelques minutes plus tard, elle me le remet avec un grand sourire et je le remets à Noélie en lui disant de s'installer dans le poste de commandement et de remettre le dossier à Anthony, après utilisation. Je lui spécifie qu'il n'y a pas de secret.
Avant de monter dans le VUS Yukon avec Johanne, je laisse les clés de mon VUS à Gloria. J'ai juste envie de retourner au domaine. Elle me demande:
— As-tu des nouvelles de mon amoureuse?
— Tout semble bien aller.
La directrice s'approche de mon oreille et me demande subtilement:
— Laquelle est son amoureuse?
— Ma femme!
- --- FIN ---
- L'auteur a prévu une suite à ce feuilleton avec un nouvelle histoire intitulée: «(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème»dont le premier chapitre: «Le début d'une relation improbable» sera publié le 21 février.
—

Note de l'auteur

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MAUDARD
18 février 2026 à 20:12
Encore un trait de génie de Mitch pour la mise en sécurité de l'ami de Florence, totalement exploité par Johanne ; ces deux faits ont, semble-t-il, subjugué madame la Directrice. Le plan a vraiment évolué jusque dans les dernière secondes. Bravo pour le Deus ex Machina !
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