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Couverture de (43) Nath et Mitch – La directrice et son problème, par NathNMitch
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème — Chapitre 6 · «J’ai déjà ma dose de frustrations avec Nathalie, ce matin!»

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(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème

Chapitre 6 · «J’ai déjà ma dose de frustrations avec Nathalie, ce matin!»

Mercredi, 26 janvier 2018
Je suis réveillé par de douces caresses des mamelons qui frottent contre ma peau dans mon dos. Je sens la douce respiration d'Alexandra, qui a la bouche collée contre mon oreille. Je sens sa main droite glisser doucement dans mon dos, entre sa peau et la mienne. Je sens la jointure de sa main se faufiler dans la raie de mes fesses. C'est à la fois intense et particulier comme moment.
Elle lève sa jambe gauche et la fait glisser par-dessus la mienne. Elle m'entoure et m'emprisonne. Accrochée au passage, Nathalie se réveille et se tourne doucement vers moi. Je pose mon doigt sur ma bouche pour lui signifier de ne pas faire de bruit. Nathalie prend ma queue déjà très tendue dans sa main. Elle sent les palpitations. Elle me sourit. Elle me murmure avec sa bouche: «Elle se branle?» Je lui fais signe que oui avec un petit sourire. Je sens sa main qui s'agite de plus en plus vite quand soudain, Nathalie se redresse et dit:
— Alex! Alex! Stoppe… s'il te plaît, attends-moi.
— …
— J'ai envie que tu te branles pour moi, pendant que mon mari me lèche la chatte.
— …
— Tu es tellement belle, sensuelle et bandante, ça va décupler mon orgasme.
— Et mon plaisir à moi? dis-je.
— …
— J'avais son souffle dans mon cou, ses murmures dans mes oreilles, c'était un délice des sens.
— Ahhhhh! Je m'excuse tellement, mon amour. Je suis tellement désolée. Je m'en veux tellement, mon chéri. Je sentais ton excitation, les palpitations de ton pénis.
— Ne t'en fais pas, ma puce, je sais bien que tu voulais être de la fête.
Puis, sans dire mot, Alexandra se lève, enfile son long molleton et quitte doucement la chambre.
— «Alex est partie!» s'exclame-t-elle, les larmes aux yeux.
— …
— Puis tu as perdu ton érection!
— …
— Je t'en supplie, mon amour. Dis-moi que tu m'aimes encore.
— Je n'arrêterai jamais de t'aimer pour ce genre de truc. C'est tout simplement un accident de parcours. Tu le sais, mon cœur t'appartient pour la vie.
— Je t'aime tellement. Puis je suis triste pour Alex.
— Alors, fais amende honorable, va la chercher et convaincs-la de revenir.
Nathalie se précipite hors du lit, attrape son t-shirt noir sur le meuble dans la penderie et part en courant vers la cuisine.
--- xxxOOOxxx ---
Ça fait une dizaine de minutes que Nathalie est partie et je commence à désespérer. À ma grande surprise, c'est Johanne qui vient dans la chambre. Elle monte sur le lit et me demande:
— Qu'est-ce qui se passe Mitch? Nathalie pleure à chaudes larmes dans les bras de Gloria, dans son bureau?
— Rien pour écrire à sa mère, Johanne. Alexandra était couchée dans mon dos et se masturbait doucement, c'était assez intense comme moment.
— …
— Nathalie a suspendu la séance pour lui demander d'attendre qu'elle monte sur ma bouche. Je lui ai dit qu'elle me privait d'un moment et tout s'est enchaîné.
— …
— Elle s'est excusée et je lui ai dit qu'il n'y avait pas mort d'homme. Je lui ai dit d'aller chercher la frisée et, du coup, c'est toi qui apparais.
— Et toi, Mitch, souhaites-tu continuer?
— Pas que ça me tente, mais si nous laissons la chose traîner, elle va s'aggraver inutilement.
— Parfait, je te les ramène, toutes les deux!
Johanne porte sa tenue pour sa séance sportive. Elle est très séduisante avec sa queue de cheval et son costume moulant rose. Cinq minutes plus tard, elle revient avec Nathalie et Alexandra, qui ont la mine basse. Je m'assois en tailleur et demande aux deux femmes de venir s'assoir devant moi.
— Là, mesdames, je vous en supplie, arrêtez de dramatiser pour rien.
— Tu ne bandes même plus, me dit Nathalie.
— Ça ne dépend que de vous, mesdames. Reste à savoir si vous êtes assez douées pour redonner un peu de superbe à mon instrument!
— Un défi? me dit Alexandra avec un large sourire qui illumine subitement son visage.
Nathalie me pousse sur le dos et s'installe à cheval sur mes jambes. Elle prend ma queue qui a déjà commencé à s'élever alors que la grande frisée se met à genoux, un peu de biais, les jambes écartées.
Alexandra laisse descendre sa main entre ses jambes et me fixe droit dans les yeux. Nathalie, de son côté, commence à me masturber lentement, alors qu'enfin, un petit sourire malicieux apparait sur son visage. La grande frisée s'approche lentement, toujours en marchant sur les genoux. Elle se caresse doucement la chatte:
— Tu aimes?
— Hum! Hum!
— Tu as envie que je vérifie avec mon doigt si je mouille?
— Hum! Hum!
Elle enfonce son doigt dans sa chatte, le replie pour astiquer son point G. Elle le ressort et le tend vers ma bouche. Elle l'insère lentement entre mes lèvres et le fait coulisser légèrement. Elle le retire et se déplace derrière ma tête, laissant la place à Nathalie pour qu'elle vienne chevaucher ma bouche.
Nathalie récupère quelques piqués jetables qu'elle pose sous ma tête et s'installe au-dessus de ma bouche. J'entoure mes bras autour de ses jambes et je commence à la déguster lentement. De son côté, elle attrape la nuque de la grande frisée et les deux femmes se roulent une pelle d'enfer. Je lève mes yeux vers le haut et je vois que la grande frisée est tout près de ma tête.
— Branle-toi pour moi, Alex! dit Nathalie.
Je vois sa main glisser sur son vagin. Elle insère deux doigts dans sa chatte pour les lubrifier et commence à astiquer son clitoris, lentement. Très lentement. De mon côté, j'augmente la cadence de mon cunnilingus et, chaque fois que je frôle le gros clito de «ma petite merveille», elle émet un petit cri.
La frisée est sur le bord d'exploser, Nathalie lui tire le bout des mamelons. Elle gémit de plus en plus vite, sa main s'agite rapidement sur son clito. Elle commence à trembler sur ses jambes. Elle pose sa main libre dans ses cheveux, relève la tête derrière et pousse un long râlement:
— MMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM!
Elle se laisse retomber sur ses talons. Je prends en charge ma chérie et j'aspire son gros clitoris. Je le maltraite avec le bout de ma langue. Je sens des giclées de cyprine couler abondamment. À son tour, elle se pince les mamelons et crie:
— ENCORE… ENCORE… JE JOUIS… JE JOUIS… OUI… OUI… OUI… ARGHHHHHHHHHHHHH! OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII! hurle-t-elle de toutes ses forces avant de se projeter à côté de moi, recroquevillée sur elle-même.
--- xxxOOOxxx ---
Pendant que Nathalie récupère, je fouille dans la table de chevet et en ressors un Hitachi sans fil et le pot de crème magique. Je demande à Alexandra de s'installer les fesses sur le bord du lit, d'attraper ses jambes et de les tirer vers l'arrière. Je prends une bonne quantité de crème que j'insère généreusement, partout autour du premier tiers de son vagin, afin de bien imbiber toutes les terminaisons nerveuses de son clitoris interne.
J'entame une première pénétration alors que je lui tiens les jambes écartées, les fesses sur le bord du lit. Je la culbute sérieusement jusqu'à ce qu'elle atteigne son premier orgasme vaginal.
Je la fais tourner sur le ventre, je glisse un oreiller sous son bassin et je l'attrape par-derrière, les deux mains appuyées sur son dos. Je la défonce royalement pour l'envoyer de nouveau en orbite orgasmique. Je la bascule sur le dos, relève une jambe contre mon épaule droite, enfonce deux doigts dans sa chatte et lui procure deux autres gros orgasmes avec la boule du Hitachi déposée dans le creux de ma main et appuyée sur son clitoris.
La grande frisée a son compte.
J'applique ensuite le même traitement de crème magique à «ma petite merveille». Elle me pousse sur le dos et me chevauche pour trois orgasmes. Un orgasme vaginal en entrée de jeu alors qu'elle déploie tous ses charmes. Un second orgasme avec ses ondulations du bassin et un dernier alors qu'elle me chevauche et qu'elle termine, avec le Hitachi sur son clitoris.
Elle se place en levrette pour que je lui prépare sa rosette et j'enfonce ma queue lentement dans son petit trou. Je lui procure trois orgasmes successifs; le premier allongé sur le ventre, mes mains en appui sur ses jambes; et deux autres en missionnaire. Un, avec les jambes collées et relevées vers elle, et le second, jambes écartées et Hitachi appuyé sur son clitoris.
Sept orgasmes pour ma petite chérie qui a le regard joyeux. Pas si pire comme reprise en main d'une situation qui n'augurait rien bien.
Johanne frappe et entre dans la chambre.
— Annie et Jean-Pierre attendent pour partir, Suzanne et Nadine ne savent pas si elles doivent quitter ou si nous devons finaliser le plan pour demain.
— Ça va, nous arrivons, dit Nathalie avec un large sourire.
Nathalie file en courant vers la penderie pour mettre son ensemble de sport. Alexandra récupère son molleton, m'embrasse tendrement sur la bouche et s'éclipse avec Johanne. Nathalie sort en courant de la suite et hèle ses deux copines pour qu'elles l'attendent.
Moi? Et bien moi? Je reste sur ma faim. Deuxième moment de frustration de la journée.
--- xxxOOOxxx ---
Je passe à la penderie m'habiller pour travailler. Ma tristesse se transforme lentement en colère. Je suis frustré. Très frustré.
Lorsque j'arrive à l'ilot de cuisine, je suis d'une humeur massacrante. Joannie me sert mon café que je dépose sur le comptoir.
— Où est Megan?
— Déjà partie avec Nancy, Stéphanie et Nina, pour leur rendez-vous à Montréal, répond Joannie.
— Parfait!
Je me tourne vers Lucie et lui demande:
— Les journalistes?
— Partis, Mitch.
Je me tourne vers Éléonore et dis:
— S'il te plaît, ramène Annie et Jean-Pierre à Montréal et prévoit un autre aller-retour en fin de journée, pour Suzanne et Nadine.
— Oui, papa.
Je me tourne vers Annie et lui dis que j'aurai sans doute beaucoup plus de contrats qui vont venir rapidement. Je lui dis que si elle est intéressée, elle aura du pain sur la planche. Elle accueille la nouvelle avec un large sourire. Je remercie également Jean-Pierre pour l'excellent repas gastronomique qu'il nous a concocté, hier soir. Ils partent avec Éléonore.
Je reviens ensuite vers Gloria, qui semble figée avec Lucie, Livia, Geneviève et Karine. Je lui dis:
— Appelle le bureau du maire et dis-lui que nous devons le rencontrer ce matin pour solutionner deux dossiers.
— …
— Dis à Nico de ne pas bouger, que nous passerons le voir!
— Oui, Mitch! Elle part rapidement vers son bureau.
— Karine, prépare-toi mentalement, nous allons lui faire notre pitch de vente pour notre projet.
— «Sommes-nous suffisamment prêtes?» s'enquiert-elle avec inquiétude.
— Je vais lui faire une offre qu'il ne peut pas refuser. Considérez que c'est dans le sac.
— À quelle heure, dois-tu quitter, Livia?
— À la fin de la journée, Mitch!
Je me tourne vers Suzanne et Nadine, qui ne savent pas du tout comment se placer sur leur tabouret. Je leur fais un sourire et demande:
— Puis vous deux?
— Nous avons consommé, dit Suzanne avec la bouche fendue jusqu'aux oreilles. «Et, il y a de l'amour dans l'air!»
— …
— Mais niveau consommation, je dirais que c'était plutôt timide comparé à ce que nous avons entendu ce matin.
— Oui, admettons qu'il y a deux chanceuses qui se sont éclatées, dis-je en fixant Alexandra d'un regard sévère.
— Et sans doute, un chanceux! ajoute Nadine.
— Ouais, si tu veux! dis-je d'une façon nonchalante, toujours en dévisageant la grande frisée.
Je crois qu'elle vient d'allumer, puisque son visage se décompose. Elle se lève et part en courant vers sa chambre à l'étage.
Gloria revient et me dit qu'il nous attend à onze heures, ce matin. Je demande à Karine et à Gloria de ramasser leurs affaires, car nous devons partir dans cinq minutes.
Pendant qu'elles vont s'habiller, je vais vers Lucie, Geneviève et Livia. Je leur dis:
— Nous allons signer notre premier client, pour notre nouveau service de sécurité.
— Qu'est-ce qui te laisse croire qu'il va accepter? demande Lucie.
— Je vais lui accorder le projet de maisons de riches.
— Vous ne deviez pas organiser une rencontre entre vous afin de choisir l'emplacement idéal? Puis la municipalité de Mont-Tremblant semble avoir aussi d'excellents choix.
— Non, Lucie. De toute façon, ils ne seront pas en reste, puisqu'ils auront la clinique médicale, un projet de 20M$.
— Et Nathalie, qu'est-ce qu'elle dit de ça?
— Je ne lui en ai pas parlé.
— Ah! Vient-elle avec vous?
— Non! J'ai ma dose de frustrations avec elle, ce matin. Puis, ça ne changera rien au dossier, ma décision est prise et sans appel.
— Peux-tu me dire ce qui se passe?
— Rien! Je me croirais revenu au temps de Sophie.
Gloria m'attend dans le couloir de l'espace bureau. Je récupère un manteau d'hiver det file avec elle. Karine nous attend avec le gros VUS, devant la porte. Nous montons à bord et filons directement vers la villa de Nico.
--- xxxOOOxxx ---
Nous entrons tous les trois dans la villa. Nico nous attend avec la queue entre les deux jambes. Sans doute que Gloria ou Karine l'a prévenu.
— Nico, laisse-nous voir les propositions de la ville voisine, concernant notre projet de résidences luxueuses.
— Venez dans la salle de travail.
Il déroule une grosse carte qu'il déploie sur la table. C'est une carte du territoire de la ville qui nous indique trois emplacements, délimités en rouge. Deux se situent en région montagneuse, autour du lac des Sables. Un troisième se trouve sur un terrain plat qui donne sur le grand lac Manitou.
Je me tourne vers Gloria et demande:
— Penses-tu être capable de vendre ce projet, ma belle blonde? En lui indiquant celui du Lac Manitou.
— Pas de problème, Mitch !
— …
— Regarde! Il y a ici un gros terrain de golf, puis un centre de ski là. Et, le lac semble majestueux.
— …
— Seul petit bémol, les magasins de service ne sont pas à proximité.
— Ne souhaites-tu pas examiner les offres de la municipalité de Mont-Tremblant? demande Nico.
— Non, nous avons un autre projet pour eux, la clinique médicale de la fondation.
— Je comprends.
— …
— Pour ton information, Mitch, Alexandra est enfermée dans son bureau et pleure sa vie.
— Désolé, je n'ai pas le temps pour gérer le pleurnichage.
Gloria et Nico se dévisagent, sans savoir ce qui se passe. Je me comporte comme je le fais rarement avec eux. Un ton décidé et sans appel.
Une fois que nous avons quitté le domaine, Karine me dit:
— Si tu veux qu'on ait toutes les chances de notre côté, Mitch, peut-être que tu devrais changer d'air.
— Ça va aller, je suis de bonne humeur!
— Alors, parles-en à ton visage, ce n'est pas ce qu'il dit!
— Je suis désolé, Karine. Vous n'avez rien fait, ça va aller.
--- xxxOOOxxx ---
Au domaine…
Nathalie et Johanne remontent ensemble de leur séance de sport. Leurs trois autres comparses sont déjà parties en mission. Les deux femmes reviennent à l'ilot de cuisine et l'atmosphère semble particulièrement tendue. Nathalie est souriante et joyeuse.
— Vous avez toutes une tête d'enterrement ! Qu'est-ce qui se passe?
— À toi de nous le dire! répond Lucie.
— Je n'ai aucune idée. Où est Mitch?
— Tu ne le sais pas?
— Euh, non!
— Il est parti avec Gloria et Karine rencontrer le maire de la ville voisine. Il veut fermer la vente pour son nouveau projet et va offrir, en échange, le développement du projet de maisons de riches.
— Et laisse-moi te dire, je l'ai rarement vue d'une humeur aussi massacrante. Je te dirais que c'est dans son top trois.
— …
— Je lui ai demandé si tu l'accompagnais et il m'a répondu sèchement, j'ai ma dose de frustrations avec elle, ce matin. Il a conclu en disant : «On se croirait revenu au temps de Sophie!»
— Je ne sais pas, dit Nathalie, le regard crispé.
De son côté, Johanne, qui est assise à l'autre bout de l'ilot, prend son téléphone et envoie un texto à Mitch:

Bonjour, mon petit patron adoré.

Peux-tu m'éclairer, l'atmosphère est tendue au domaine.

Désolé, c'est entre Nathalie et moi.

???

Je suis frustré…

Sept orgasmes pour Nath, quatre pour Alex et moi…

ZÉRO!

Il faut croire que je n'ai pas assuré.

Ou contrairement à ce qu'elle dit, je ne suis carrément pas au sommet de ses priorités…

Oups, je ne savais pas.

As-tu un petit voyage touristique en tête?

Je ne sais pas. Es-tu dans ta période d'ovulation?

Johanne reste figée sur le message. Elle se tourne vers Nathalie, son regard se crispe et les larmes perlent de ses yeux. Elle lance son appareil au bout de l'ilot. Il fait un bond sur le bout du comptoir, avant de se ramasser par terre. Elle se lève et file vers sa chambre.
Nathalie se précipite sur l'appareil, le récupère et lit l'échange. Elle fige à son tour.
— Merde, Lucie, nous n'avons pas assuré, Alex et moi. Nous l'avons laissé sur sa faim.
— …
— Il est hystérique!
— Pourtant, répond Lucie, ce n'est pas la première fois que ça arrive! Tu lui avais juré que ça n'arriverait plus.
— Je sais, je suis dans la merde. C'est mon problème, je vais gérer.
Nathalie conserve l'appareil de Johanne et retourne dans sa chambre pour se changer. Elle s'assoit sur le lit, prend son appareil et envoie un SMS à Mitch:

Bon matin, mon amour.

Je ne m'excuse pas, pour ce matin, parce que clairement, je n'ai aucune excuse. Aucune.

En revanche, ça me rend triste de t'avoir déçu, lamentablement.

Une première tache à mon dossier pour 2018. C'est malheureux. Je ne veux pas ça, je ne souhaite pas ça.

Cependant, c'est un problème entre toi et moi et tu n'as pas à tout briser sur ton passage. Vraiment pas.

Surtout, surtout, briser le rêve de Johanne, ta personne, ton assistante personnelle, celle qui s'endort en pensant à toi, celle qui s'éveille en pensant à toi, celle qui donnerait sa vie pour toi.

Je suis désolé. J'ai de la difficulté à gérer ma dégringolade au classement de tes priorités.

Dis-toi que quelque part, c'est quand même ta journée, puisqu'il n'y a personne d'autre que toi, dans ma liste des priorités.

Donc, tu es toujours au sommet.

Organise un diner à quatre, ce soir, au restaurant de Jean-Pierre. Johanne, Éléonore, toi et moi.

Joannie?

Non, elle n'est pas concernée.

Parfait. Bonne rencontre avec le maire!

Merci. Je t'aime.

XOXO

Après avoir terminé son échange, Nathalie s'habille pour la journée. Elle sort de la chambre et frappe à la porte de celle de Johanne, en face. Cette dernière vient lui ouvrir, le visage toujours amoché.
Nathalie lui partage son échange avec Mitch. Johanne en prend connaissance et lui demande:
— Pourquoi ce diner avec Éléonore et moi?
— Sans doute pour discuter de ton projet.
— …
— Il ne te dira sûrement pas qu'il est d'accord sur le champ, mais il veut avoir toutes les informations nécessaires, afin de pouvoir en discuter avec moi. À la fin, c'est à lui que revient la réponse finale.
--- xxxOOOxxx ---
Après avoir déjeuné au Bistrot avec le maire, nous entrons au domaine vers 14h30. Gloria et Karine sont particulièrement excitées. Nous avons conclu une entente de principe pour notre premier contrat. Le projet devrait être entériné rapidement par le conseil municipal et signé par les deux parties, la semaine prochaine.
En débarquant du véhicule, je me dirige rapidement vers le local de la fondation. En passant devant la salle de conférence, je vois que Nathalie est en réunion avec son petit groupe de mission. Dès qu'elle m'aperçoit, elle s'excuse et vient vers moi à l'extérieur de la salle. Elle m'entraîne avec elle dans son bureau. Elle entre la première et je ferme la porte derrière moi. Elle s'assoit sur le bord de son bureau et me regarde droit dans les yeux. Rapidement, ils s'embrument.
— Je suis désolée, mon amour, je n'ai absolument aucune excuse pour t'avoir laissé tomber. Je n'ai pas de mot. Je suis mentalement dévastée.
— …
— Je ne sais pas ce qui m'est arrivé. Je crois que le ton de Johanne invoquait l'urgence et j'ai sans doute mal réagi.
— …
— Je me souviens d'un événement similaire, survenu récemment. J'avais réagi en disant que j'étais chez moi et qu'il n'y avait absolument rien pour m'empêcher de terminer ce que nous avions commencé.
— …
— Malheureusement, ça s'est passé autrement. Je ne veux surtout pas que tu croies que cette situation soit reliée à l'événement précédent, avec Alex.
— …
— Tu peux choisir de me punir, mais je ne crois pas que cette situation soit à ce point dramatique pour que tu m'effaces définitivement de ta vie.
— Détends-toi, ma puce, je suis capable de faire la part des choses. Il n'est surtout pas question que je t'efface de ma vie.
— Merci, tu es compréhensif et surtout un amoureux hors du commun.
Nathalie me regarde et attend sans doute que je lui donne des nouvelles de ma rencontre avec le maire.
— Gloria et Karine, ensemble, ont été des plus impressionnantes. Elles ont réussi à vendre leur salade, sans que je n'aie pour autant à lui donner notre projet, sur un plateau d'argent.
— …
— Mais, comme ton projet de clinique médicale est destiné à la municipalité ici, j'ai réussi à négocier une entente avec lui. J'ai choisi le terrain du Lac Manitou après que Gloria m'ait assuré qu'elle ne rencontrera aucune difficulté à le vendre.
— …
— Le coût d'achat est de 7M$, ce qui coïncide avec nos prévisions. Cependant, j'ai réussi à négocier un accord avec le maire en lui disant que je suis preneur, à condition que sa ville prenne en charge la construction des infrastructures (eau, égouts, équipement pour le passage souterrain des fils pour les services d'électricité, de gaz, de câblodistribution et de téléphonie).
— …
— En gros, ça représente une économie de 1M$, sur notre projet.
— …
— Je lui ai dit que, pour la suite des choses, c'est toi qui avais les choses en main.
— …
— Enfin, je ne veux surtout pas que tu croies que je t'ai exclue de la discussion à cause de ce qui est arrivé ce matin. Le but de ma réunion était de finaliser notre premier contrat, pour que les filles puissent partir sur la route. Le projet doit leur servir d'appât.
— Je comprends. Dis, est-ce que j'ai droit à une sorte de «baiser de la paix»?
Je lui prends la tête à deux mains et l'embrasse tendrement. Je la laisse à sa réunion et je retourne à la résidence.
--- xxxOOOxxx ---
Tous ceux qui sont dans la résidence sont réunis autour de Karine et Gloria. Elles racontent leur rencontre avec le maire de la ville voisine.
— Je ne veux pas briser votre moment, mesdames, mais nous avons d'autres trucs importants à régler.
Je m'approche tout près de Johanne et l'embrasse délicatement sur la joue. Je m'approche de son oreille et lui souffle:
— Je suis désolé, vraiment désolé, ma belle, surtout que tu n'avais rien à te reprocher.
— Je vais tout de même rester ton assistante personnelle!
— Ouf! Quelle chance!
— …
— Amène l'avocate et les deux policières dans le bureau de Karine, afin que nous puissions nous aligner pour demain. Je dois rencontrer Gloria et Lucie, cinq minutes, avant.
J'entraîne Gloria et Lucie, dans le bureau de Gloria. Lucie et moi prenons place sur les fauteuils devant son bureau et cette dernière s'assoit à sa place, derrière son bureau.
— Gloria, j'ai trouvé une façon de commissionner tes ventes. Si tu es d'accord, Lucie demandera à Geneviève d'ajouter une annexe à ton contrat.
— …
— Ainsi, tu toucheras une commission équivalente à 1% sur toutes les ventes que tu concluras. Comme tes contrats pour la sécurité sont de cinq ans, ça te fera un montant qui te sera versé automatiquement, chaque année.
— …
— Durant votre tournée, la commission sur les locations des unités pour l'été sera versée à Alex. Si ce sont des ventes que vous faites ensemble, la commission vous sera partagée équitablement. Est-ce que ça te va?
— Oui, c'est très généreux.
— Tu toucheras également une commission sur tous les contrats réalisés avec le réseau de télé local.
— Merci, Mitch, tu es très généreux.
— Non. Je t'ai vu aller ce matin et crois-moi, tu as un talent incroyable.
— Dernière chose. Je vais accorder une commission de 1% à Karine, mais uniquement pour la première année. Je crois que son aide est précieuse.
— Je confirme.
— Allez, excusez-moi, mesdames, j'ai une autre réunion. Viens, Lucie, je vais aviser Karine en ta présence et tu feras ajouter une annexe à son contrat, également.
Nous sortons du bureau de Gloria. Nous entrons dans mon bureau et j'ouvre la porte qui donne accès à la salle de conférence. Je demande à Karine de venir nous rejoindre.
Cette dernière vient vers nous et je ferme la porte derrière elle. Nous restons debout tous les trois. Je lui dis:
— Karine, je t'ai trouvé très bonne ce matin, durant la présentation, et je crois que ta présence est indispensable avec Gloria, durant la tournée.
— …
— Donc, incluant votre entente de ce matin, je vais t'accorder une commission spéciale de 1%, sur la première année de chaque contrat signé. À titre d'exemple, le contrat de ce matin te rapporte 8k$.
— Wow! Je ne m'attendais pas à ça, Mitch. Je t'assure que ce n'est pas nécessaire.
— C'est sa façon de faire des affaires, lui dit Lucie.
— Merci, je n'ai pas d'autre mot.
— Est-ce que tu crois que Johanne peut te remplacer, durant ton absence?
— Absolument!
— Lucie, appelle le fleuriste local et fait livrer un bouquet de 24 roses à Alexandra. Trouve un mot gentil pour m'excuser pour ce matin et tu signeras, Mitch.
— …
— Informe-la aussi pour ses commissions sur les locations et les ventes immobilières, durant la tournée. Fais ajuster son contrat de travail en conséquence.
— Sans faute.
--- xxxOOOxxx ---
En entrant dans la salle de conférence, je m'assois directement à droite de Johanne et Karine s'assoit à ma droite. Geneviève s'assoit au bout de la table, à notre gauche. Anthony est à sa gauche et les deux policières, devant Johanne et moi.
— Suzanne, as-tu pensé à ta mission?
— Oui, et je suis prête.
— OK! L'objectif principal est que tu le fasses parler. Si tu peux le pousser à bout et qu'il te menace, c'est encore plus avantageux. Plus tu le fais parler, plus ça nous donne des munitions, dans notre fusil.
— C'est ce que je comprends.
— Tout près, je vais diner en compagnie de Noélie, qui vous filmera discrètement avec son téléphone. Karine et Johanne agiront de la même manière, mais de l'autre côté de votre table.
— …
— Anthony et Geneviève capteront les images et le son à partir du poste de commandement. Il nous relayera le contenu de vos discussions, dans nos oreillettes. Lorsque Joannie et moi nous lèverons pour quitter, tu sauras que nous avons tout ce qu'il nous faut.
— C'est clair, ça me va.
— Si nous jugeons, que nous avons assez de matériel incriminent pour l'appréhender sur place: «Devons-nous avertir la police provinciale?»
— Non, ces derniers devront aviser le ministre de la Justice et ce dernier est très près du maire.
— …
— En revanche, je crois que c'est un dossier pour l'Unité permanente de lutte Anti-Corruption, l'UPAC. Le commissaire Courtemanche se réveille la nuit pour haïr le ministre de la Justice et par la bande, son ami, le maire de Montréal.
— Peut-on lui parler?
— Je ne sais pas s'il va prendre votre appel. Toutefois, il prendra le mien sur le champ.
— …
— Je vais être transparente avec lui et tout lui raconter, incluant notre liaison amant/maîtresse.
— Tu ne crains pas d'être éclaboussée?
— Non, s'il est arrêté, je vais tenir un point de presse à 15 heures pour annoncer ma démission, effective le 1er mars, prochain.
L'appel de Suzanne avec le commissaire Courtemanche dure un peu plus d'une heure. Elle l'informe d'entrée de jeu qu'elle est accompagnée de son avocate du cabinet de Geneviève. Elle lui raconte tout, avec une très grande transparence.
À son tour, Geneviève intervient en disant qu'ils ont obtenu de contacts anonymes, des copies de factures de chambres d'hôtel et de repas au restaurant. Elle va lui envoyer une copie de tout ce qu'elle possède en ajoutant que ça va au moins leur donner une idée où chercher.
Suzanne ajoute un clou dans le cercueil en disant que chaque fois qu'il doit se déplacer à l'extérieur du pays pour une rencontre officielle, il ajoute toujours une semaine de vacances supplémentaire, avec sa femme et possiblement sa famille, aux frais des contribuables.
L'avocate reprend en disant qu'elle a fait appel à une firme de sécurité afin de garantir les arrières de la directrice. Le diner avec le maire sera capté par une caméra cachée et elle consent à lui envoyer un lien, pour qu'il suive la discussion.
Le commissaire lui dit qu'il postera une équipe pour perquisitionner l'hôtel de ville de Montréal, vers 13h30. Il postera aussi une équipe en attente devant l'Inter et il jugera si la discussion lui permet clairement de procéder à une arrestation immédiate.
Avant de conclure la rencontre, j'informe les personnes présentes que Karine partira en tournée de vente de notre projet avec Gloria, durant le mois de février et possiblement le mois de mars.
— C'est Johanne qui assumera le rôle de cheffe de la sécurité, durant son absence.
Cette dernière est sous le choc, mais me fait tout de même un sourire.
--- xxxOOOxxx ---
Vers 18 heures, nous quittons le domaine en hélicoptère, avec Suzanne, Nadine, ma femme et moi, à l'arrière; Johanne et Éléonore, aux commandes, à l'avant. Une quarantaine de minutes plus tard, Johanne et Éléonore marchent devant nous, vers le restaurant l'Escale de Jean-Pierre et Annie. Les trois femmes qui se sont sans doute consultées, sont admirablement bien habillées. Les trois, portant de magnifiques robes. Tout spécialement Éléonore que nous voyons très rarement vêtue de la sorte.
En entrant dans le restaurant, après avoir laissé nos manteaux au vestiaire, nous allons vers le petit podium où Annie nous attend.
— Ma belle madame Sauvageau!
— Mon beau monsieur Mitch!
— J'ai besoin de toi, lundi et mardi. Je veux que tu t'informes sur la façon d'imprimer sur les toiles des façades arrière et de côté, des petits kiosques, carrés. Je voudrais en acheter un pour la tournée de promotion de Gloria et Alex.
— …
— Une fois que tu auras les informations, je veux que tu nous soumettes du visuel que tu pourras prendre à même ton dépliant, pour attirer la clientèle.
— Oui, ce sera facile, j'ai déjà tout le matériel.
Une fois que nous sommes assis à notre table, Nathalie à ma gauche, Johanne à ma droite et Éléonore en face de moi, d'entrée de jeu, je dis:
— Karine doit partir en tournée de promotion en février et possiblement mars.
— …
— Johanne assumera l'intérim comme cheffe de la sécurité.
— …
— Éli, tu seras la seule personne disponible pour l'hélico.
— …
— Cependant, si tu dois faire des heures supplémentaires pour aider Johanne dans ses travaux, je vais te compenser.
— …
— Mais… ce sera en argent de magasinage. Je trouve ça triste qu'une femme aussi belle que toi, Éléonore, ne mette pas en valeur cette beauté avec des vêtements comme ceux que tu portes ce soir, et au bureau cette semaine.
— Je doublerai le montant, ma petite fille adorée! dit Nathalie.
Le ton de la soirée est lancé. Les femmes se commandent des cocktails sans alcool comme apéritif et moi une bouteille de blanc, sans alcool.
--- xxxOOOxxx ---
Je me tourne vers Johanne, pose ma main doucement sur la sienne et dis:
— Je m'excuse sincèrement, Johanne, pour ce matin. Tu connais le contexte et j'étais furieux et, malheureusement, tu es passée à la trappe.
— Je comprends, Mitch. C'est plus la surprise, lorsque j'ai vu apparaître ta phrase qui m'a, disons, mise dans cet état.
— Maintenant, racontez-nous votre projet et mettez-en plus que moins.
— …
— Vous n'aurez pas notre réponse ce soir, mais ça nous permettra d'en discuter, Nathalie et moi. Et, vous poser de nouvelles questions, si c'est nécessaire.
Éléonore lance la discussion en disant que le soir du Nouvel An, lors de la danse après le diner, Joannie avait la mine triste. Lorsque nous nous sommes approchées, Johanne et moi, elle nous a raconté le moment intense où tu lui as dit que tu trouvais ça triste, de ne pas l'avoir connue à sa naissance.
Bref, après la soirée, Johanne, Florence, Martin et moi, nous sommes retrouvés dans le salon chez moi et nous avons discuté du sujet. À force de discuter des enfants, Éléonore nous dit qu'elle a mentionné qu'elle aimerait bien en avoir un autre. Puis Johanne s'est interposée en disant que s'il y avait un autre enfant, elle voulait le porter.
— Puis, de fil en aiguille, reprend Johanne, je leur ai dit que je voulais que Mitch soit le père.
— …
— Là, crois-moi, Florence, ta mère, Nathalie, en a presque perdu sa prothèse dentaire!
Nous éclatons tous de rire, surtout que ce n'est pas le genre de farces que nous lance Johanne. Elle reprend:
— Je sais que c'est un sujet tabou, pour toi, Nathalie. Mais est-ce que Stéphanie t'a mentionné les raisons qui motivent le choix de Mitch?
— Absolument, Johanne. Je te confirme que j'ai transmis l'information à Mitch. Je ne lui cache rien.
— Je sais!
— Pour conclure, Nath et Mitch, je veux préciser que ce n'est pas un projet à court terme, sachant que nous aurons beaucoup de pain sur la planche, au cours des deux prochaines années.
— …
— En revanche, après la naissance, je prendrai le congé de maternité prévu par la loi, à savoir un an. Je crois même que Nadine pourrait être la candidate idéale pour me remplacer.
Je me tourne vers Nathalie, qui échange un petit sourire avec moi. J'enchaine:
— Merci, Johanne et Éléonore. Les informations sont suffisamment complètes pour que l'on puisse en discuter, Nath et moi.
— …
— En partant du fait que ma décision soit positive, il y a de petits éléments incontournables que vous devez considérer. Je ne veux pas être largué au rang de simple père biologique. Je veux que vous me voyiez comme un partenaire à parts égales, pour toutes les questions touchant l'enfant.
— …
— Je tiens également à ce que Nathalie soit partie prenante du projet.
— C'est déjà décidé que, si elle accepte, ma mère sera la marraine de l'enfant, dit Éléonore. Et, Martin sera le parrain.
— Pour l'hébergement, nous pourrions considérer transformer la suite de Stéphanie en chambre d'enfant, avec une porte communicante vers ta suite, puisque cette dernière prendra la suite de Lucie lorsqu'elle déménagera avec Livia.
— …
— Si vous désirez reproduire quelque chose de semblable, chez vous, Éléonore, je pourrais vous construire une maison plus grande avec quatre chambres à coucher, au lieu de trois. Ainsi, Johanne pourra faire la navette entre les deux endroits, si elle le souhaite.
— C'est très généreux de ta part, nous dit Johanne.
Je prends la main de Nathalie et enchaine:
— Je sais que c'est un sujet tabou, mais je dois vous parler de la suite.
Nathalie pose sa main par-dessus la mienne, et la serre très fort.
— Je dois réviser mon testament, prochainement avec Geneviève.
— …
— Chacun de mes enfants, toi, que je considère comme ma fille Éléonore, ainsi que Joannie, recevra une somme d'environ 25 millions de dollars avec des restrictions strictes concernant les jeux d'argent et les drogues.
— …
— Si notre projet aboutit, Johanne, je t'assure que notre fille ou notre fils touchera une part identique, comme mes deux filles. Évidemment, tu en seras la titulaire jusqu'au moment où il aura 25 ans.
— …
— C'est aussi évident que Nathalie sera l'héritière principale avec certaines conditions, telles que maintenir la compagnie en vie. Si elle n'est pas intéressée, un montant compensatoire important lui sera accordé.
Les trois femmes me regardent avec un air triste. Nathalie est évidemment la plus touchée, puisque des larmes coulent en abondance sur ses joues.
Nous complétons notre repas sur une note plus joyeuse. Durant tout le vol de retour, Nathalie appuie sa tête contre mon épaule, en me serrant la main très fort, avec ses deux mains.
Inutile de vous dire que nous couchons, tous les deux, seuls, dans notre lit, et qu'il n'y a pas de ronde sexuelle. Nathalie pleure silencieusement, une bonne partie de la nuit, avant de finalement trouver le sommeil.
--- xxxOOOxxx ---
L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé: «Le maire piégé par son amante!» qui sera publié le 18 mars.

Note de l'auteur

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Garen
18 mars 2026 à 14:46
Humour noir
Alexandra est exceptionnellement intense enroulée autour de moi, Nath gache tout comme d habitude, Johanne apparait terriblement séduisante , je m occupe des 2 d'avant elleS ne pensent pas a moi. Mais je ne m en prend qu a Nath. C est seulement elle qui est frustrante.
Des fois il est un peu désagréable notre Mitch. Mais c est pas grave, il sera le père investi de l'enfant de la compagne de sa fille. Mais comme le mari de sa fille et sa femme seront parrain marraine tout est bon. Il sera le père du frère ou de la sœur de sa petite fille.
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MAUDARD
18 mars 2026 à 09:35
Si Mitch n'exprime pas son ressenti pour son ou ses orgasmes, en revanche, il cingle sa frustration envers les intéressées et son entourage ! Finalement Nath traverse l'orage en reconnaissant ses torts !
Le repas à quatre mets les choses à plat et permet une perspective pour une discussion avec Nath sur la question du projet de Johanne. Et Mitch dresse un plan de financement pour son futur enfant et même pour sa succession !
Soyez respectueux
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MAUDARD
18 mars 2026 à 09:32
Si Mitch n'exprime pas son ressenti pour son ou ses orgasmes, en revanche, il cingle sa frustration envers les intéressées et son entourage ! Finalement Nath traverse l'orage en reconnaissant ses torts !
Le repas à quatre mets les choses à plat et permet une perspective pour une discussion avec Nath sur la question du projet de Johanne. Et Mitch dresse un plan de fin
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