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✦ NathNMitch (42) Nath et Mitch – Le nouvel ami de Florence XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

(42) Nath et Mitch – Le nouvel ami de Florence — Chapitre 2 · Et toi, Mitch, règle ton choc post-traumatique!

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NathNMitch
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(42) Nath et Mitch – Le nouvel ami de Florence

Chapitre 2 · Et toi, Mitch, règle ton choc post-traumatique!

Ça fait une trentaine de minutes que nous avons quitté les bureaux en haut du garage et une dizaine de minutes que nous sommes assis ensemble, les quatre, sous la douche. Nos discussions sont interrompues par l'arrivée de Megan et Johanne, qui entrent, les deux, nues pour venir nous trouver.
— Nathalie?
— Elle est dans la chambre, au téléphone avec maman et papa, dit Megan.
— Je suis là, mon amour! dit Nathalie, debout à l'entrée de la douche avec un large sourire qui illumine son visage.
Elle vient s'assoir tout près de moi.
— Qui s'occupe des invités?
— Karine.
— …
— Elle va les reconduire à leur hôtel.
— Et pourquoi pas toi?
— Tu verras ça avec elle, mon amour. Je crois qu'elle est sonnée par ce qui s'est passé. Son ton était clair, net et précis.
— …
— Je ne me suis pas opposée!
— Et les employés?
— Tout va bien. Lucie m'a dit que j'ai fait ça comme une grande.
— Je n'en doute pas.
— Je t'aime!
Je regarde toutes les femmes assises autour de moi et dis:
— Tu sais ma puce, ce qui me vient à l'esprit?
— Quoi?
— C'est comme si nous étions assis avec toute notre famille proche. Comme nos enfants!
— C'est notre famille proche!
— Même moi? demande Megan.
— Hum! Hum! dis-je avec un hochement de tête accompagné d'un petit sourire.
— Qui couche avec vous, cette nuit? demande Megan avec son petit sourire.
— PERSONNE! claironne sévèrement Johanne.
Tous regardent Johanne, un peu surpris. Elle et Nathalie échangent un petit sourire complice.
— Avez-vous des nouvelles de ma mère? demande Nathalie.
— Oui! dis-je. Aux dernières nouvelles, elle donnait une formation de sexe 101 pour les nuls à son nouvel amant!
— Quand même! répond Nathalie.
La température de l'eau tourne au froid, et nous expulse littéralement de la douche. Johanne, qui a toujours le contrôle de la situation, invite tous nos visiteurs à s'habiller et dégager de notre suite pour nous laisser un peu d'air.
--- xxxOOOxxx ---
Une fois seuls, Nathalie, qui a apporté une bouteille de vin, m'attire sur le canapé après nous avoir versé chacun un verre. Elle s'assoit devant moi, sur la table basse, et me dévisage. Il y a un silence lourd qui s'installe entre nous deux. Elle laisse filer une petite larme sur sa joue. Je m'avance un peu et pose une main sur sa jambe, toujours en maintenant le regard. Je brise le silence:
— J'ai paniqué parce que j'avais l'impression que ça m'arrivait. Que je te perdais!
— Je sais! dit-elle, timidement.
— …
— Mes frasques de la dernière année reviennent nous hanter. Je suis tellement désolée.
— Oui, j'ai mal réagi! Les écarts de conduite que tu as eus sont bien différents de la situation actuelle de Murphy.
— …
— Lui, c'est un complot. Dans ton cas, c'était un petit déraillement, provoqué par notre insouciance vis-à-vis notre vie libertine.
— …
— Je m'en veux un peu de cette réaction incontrôlable parce que depuis le début de l'année, tu es non seulement irréprochable, mais qui plus est, dans ton nouveau rôle, tu ne cesses de m'impressionner. Tu fais littéralement exploser ma fierté, presque tous les jours.
— C'est ta façon de me faire grandir, continuellement.
— …
— Non seulement tu ne cesses de m'impressionner en te réinventant sexuellement, mais aussi dans le développement des affaires.
— …
— Je suis un peu jalouse de Johanne. C'est elle qui est au premier rang de toutes tes prestations.
— Oui, elle fait son travail. Elle m'a rapidement pris en charge pour me ramener tout doucement sur terre. Je l'ai entendu dire au médecin, au bout du fil, qu'elle connait le tabac et qu'elle est passée par là.
— C'est une personne incontournable dans notre entourage. Vraiment.
— Considère ça comme une faiblesse passagère, de ma part. Je tiens à toi, tout simplement. Souvent, tu me dis que je suis ta personne. Alors voilà la preuve que c'est la même chose pour moi, à ton égard.
— Et qu'est-ce qu'on fait à partir de là, mon amour?
— On baise et on se couche.
— Vieux pervers! Amène-toi.
--- xxxOOOxxx ---
Nathalie étend des piqués jetables sur le lit et m'invite à me coucher sur le dos. Lorsque je lui dis que ce n'est pas ce que j'ai en tête, elle me dit que tout se passera sur le dos. Il n'est pas question que je fournisse des efforts, du moins, pas ce soir. Sans me laisser le temps de protester, elle vient s'installer au-dessus de ma bouche pour que je lui prodigue un cunnilingus.
Je commence à lui déguster la chatte et, au lieu de garder mes bras entourés autour de ses cuisses, je les étends dans les airs et caresse sa poitrine. Je m'attarde à faire rouler ses mamelons, sensuellement, avec mes pouces et index de chaque main. Elle couine comme une petite chatte en rut. Je prends mon temps et l'amène lentement vers une vague de plaisir qui monte lentement, et qui finit par déferler comme un tsunami orgasmique, intense et aussi, très sonore. Elle se laisse descendre de tout son long sur moi, emprisonne ma tête dans ses mains et me dévore la bouche, comme une morte de faim.
Au bout de quelques minutes, elle rompt le baiser et s'installe à califourchon sur mes cuisses. Elle me masturbe doucement, puis finit par enfoncer ma queue au fond de sa chaumière. Je relève mes genoux derrière elle, et Nathalie s'y appuie afin de commencer une lente chevauchée des plus sensuelles. Comme toujours, elle est divinement belle, et déploie tout son charme et sa beauté. Malheureusement, je suis ailleurs, mon cœur vibre pour elle, mais pas pour les mêmes raisons. Elle s'arrête, se redresse, les deux mains appuyées sur ses cuisses et dit:
— Je ne sens pas les palpitations de ta queue! Tu n'es pas avec moi!
— Si, je suis avec toi! Mais… l'autre version de toi-même !
— …
— L'autre face de toi que je n'ai pas su découvrir durant les 17 premières années de notre vie commune.
— …
— Le diamant brut que j'ai découvert il y a un an seulement. Celle qui est en train de devenir une leader incontournable. Cette femme d'affaires qui grandit à un rythme effarant. Celle qui n'hésite pas à sortir des sentiers battus pour faire avancer les choses. Qui n'hésite pas à se mettre devant et à dire : «Laissez, c'est ma responsabilité.»
Nathalie suspend sa chevauchée et me regarde avec un air tétanisé. Ses yeux commencent à s'embrumer, faisant contraste avec un petit sourire qui devient de plus en plus timide.
— Celle que Lucie a perçue avant moi. Tout se confirme. Elle s'est retirée de l'avant-scène parce qu'elle sait que tu dois occuper l'espace afin de continuer à grandir.
— …
— C'est elle qui a insisté pour que tu les accompagnes.
— …
— Tu as une vision incroyable. Tu es toute ma vie, c'est ce qui a créé ces deux moments de panique, ces derniers temps. La peur de perdre la femme de ma vie.
— …
— C'est pour ça que je suis ailleurs. Mon cœur ne vibre pas sur ta beauté incroyable, ma puce, ce soir, il vibre sur ton âme, ton esprit, ton intelligence.
— …
— Tu vois, ma puce, notre relation va maintenant bien au-delà du sexe ou du libertinage. Nous entrons dans une nouvelle ère. Je suis en train de développer mon héritage.
— Ne prononce pas ces mots, je t'en supplie.
— Je suis désolé, ce n'était pas voulu, ça m'est sorti tout seul. Parce que c'est important que tu le saches.
— Mon cœur bat tellement fort. J'ai l'impression qu'il veut quitter mon corps pour se joindre au tien. J'ai le cerveau en vrille. C'est moi qui suis au bord de la crise de panique.
— …
— Du coup, c'est moi qui crains de perdre l'homme de ma vie, mon mentor, mon âme sœur. C'est terrible, comme sensation.
— Je sais, ça fait dix-huit ans que j'ai peur de te perdre. Je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Là maintenant, je le sais. C'est gros, c'est immense, c'est toi. La version de toi-même que j'ai découverte. C'est ce qui me fait paniquer.
— …
— Ce n'est pas le fait que la chanteuse couche à droite et à gauche, mon problème. C'est sa trahison envers celui qui lui a tout donné. Son complot pour mettre la main sur sa fortune. Le voler, tout simplement.
— …
— Je ne supporte pas. Je ne supporterai jamais. Crois-moi, si Jim Murphy se cherche un supporteur pour sa vengeance, il vient de se trouver un allié. Un allié de taille!
— Qu'est-ce que tu vas faire?
— Je vais la détruire. Complètement!
— Tu me fais peur. Et je sais que tu as un plan.
— Je ne suis pas violent.
— Non, tu n'as pas besoin d'être violent parce que je sais que tu peux être machiavélique.
Nathalie reprend lentement sa chevauchée, s'arrête de nouveau et me demande:
— Fred ou Noélie?
— Fred, pour ta mère, et Noélie, pour la chanteuse !
— Ça confirme que ton plan est prêt. Si tu es déjà rendu aux médias.
— …
— Tu veux faire ça quand pour ma mère?
— Lundi en fin de journée, préférablement à l'atterrissage dans le Vieux-Port. Sinon au penthouse.
— J'attends que Gerry (le Président des É.-U., père de Megan) m'appelle.
— Pourquoi ne l'appelles-tu pas?
— Parce que je veux qu'il fasse le premier pas.
— Comment sais-tu qu'il va t'appeler?
— À cause de l'exfiltration. Un criminel international, près de sa fille, ce n'est tout de même pas banal.
— Comment le sait-il?
— Nina! C'est son devoir de faire rapport à Ryan (le chef des services secrets).
— Pourquoi ne t'a-t-il pas déjà appelé?
— Parce qu'il n'est pas inquiet. Il sait que je considère Megan comme ma propre fille.
— Alors pourquoi doit-il t'appeler?
— Pour apaiser les tensions de son entourage. De Ryan.
— Je comprends, ta logique me déstabilise. Et pour me déstabiliser encore plus, pourquoi est-ce nécessaire qu'il t'appelle?
— Parce que Megan fait partie de mon plan initial. Si ça se passe dans le Vieux-Port, personne de mon entourage ne se fait arrêter. Si ça se passe au penthouse, tout le monde se fait embarquer, ta mère incluse.
— Et j'imagine que c'est pour cette raison que la police ne débarque pas chez ma mère.
— Tu as tout compris, ma puce. Ta mère pourrait être accusée d'avoir hébergé un criminel international.
— Tu ne crois pas que Geneviève devrait être dans le coup.
— Elle le sera.
— Comment le sais-tu?
— Parce que mon système d'alarme s'est déclenché et que, depuis l'histoire du club échangiste, elle a demandé à être, genre abonnée.
— …
— La connaissant, elle a dû déjà parler dix fois ce soir à Karine, puis Lucie.
— …
— Et comme c'est le dossier de Murphy qui a déclenché ma crise, elle voudra être au premier rang.
— Merde, ça tourne trop vite dans ta tête. Tu m'étourdis!
— Alors, fais ce que tu es censée faire?
— Faire quoi?
— Du sexe!
— Vieux pervers!
--- xxxOOOxxx ---
Nathalie a le visage aussi lumineux que lorsque nous terminons une grosse ronde sexuelle et qu'elle a été emportée par une multitude de gros orgasmes. Je relève mes jambes derrière elle, et elle reprend sa position. Du coup, je suis totalement concentré sur sa beauté, sa poitrine qui se balance majestueusement, sous mes yeux. Ma queue se met à palpiter dans sa chaumière et un large sourire apparait.
Elle me chevauche avec ardeur. Puis, elle entame de courtes chevauchées, selon la technique de Johanne, pour faire frotter mon gland contre son point G. Elle a la bouche ouverte. Ses mouvements sont rapides, sa respiration haletante. Au moment où elle sent son orgasme arriver, elle descend sa main droite sur son clitoris et le malmène sauvagement. Elle se met à trembler et explose d'un orgasme foudroyant.
Prise de violentes convulsions orgasmiques, elle se laisse littéralement retomber sur moi pour reprendre des forces. Elle se redresse sur ses avant-bras et me dévore la bouche. Son baiser est intense. Long. Très long. Comme s'il n'y avait pas de lendemain.
Elle finit par rompre le baiser, me regarde avec un sourire. Je lui dis:
— Missionnaire ou levrette?
— TU RESTES SUR LE DOS! dit-elle sévèrement, avec un large sourire.
— J'ai fait une crise de panique, pas une crise cardiaque!
— TU RESTES SUR LE DOS! POINT BARRE!
Elle se redresse, me tend les mains, que j'attrape. Elle entreprend sa première série d'ondulations du bassin alors que j'ai le regard figé sur sa poitrine et que je suis chaque mouvement. Lorsque je croise son regard, elle me sourit. Elle se baisse pour m'embrasser et se redresse, les deux mains appuyées sur mon torse. Elle s'élance pour son assaut final et, rapidement, elle part en vrille pour un nouvel orgasme très sonore, comme d'habitude. Elle se baisse pour m'embrasser tendrement.
Elle sort ma queue de sa chaumière, se baisse et entreprend une longue fellation. Chaque fois que je suis à point, elle s'arrête pour me faire languir. Elle me sourit, me masturbe avec ses deux mains. Pour m'amener jusqu'à l'orgasme, elle choisit la méthode Sandy. Elle agite sa langue rapidement sur mon frein et, comme je suis déjà à point, je me mets à cracher de longs jets de sperme dans les airs, jusqu'à ce que je sois complètement vidé. Fière de sa performance, elle me dit avec un grand sourire:
— Douche et dodo!
— Oui, si nous voulons skier tôt demain.
— J'ai hâte de voir ça. Tu as beaucoup d'obstacles sur ton chemin. Karine, Stéphanie, puis Johanne.
— Pourquoi?
— Parce que Robert s'en vient te voir avec tout un arsenal, demain matin.
— Ah!
Je ne m'oppose pas. Je sais que le groupe a dû comploter ensemble et que c'est sans issue. Comme le disent souvent, les anglos très sages: “There's a time to fight and there's a time to fold!”.Je vois que Nathalie prend son téléphone portable et tape quelques mots rapidement. J'imagine qu'elle envoie un signal que tout est beau.
Après une longue douche amoureuse, nous nous séchons et sortons ensemble pour aller nous coucher. À ma grande surprise, Gloria est assise sur le canapé avec son pyjama en flanelle des grandes occasions. D'ores et déjà, je sais qu'elle n'est pas avec nous pour le sexe. Nous échangeons un sourire, sans dire un mot. Nathalie s'étend, se blottit contre moi. La plantureuse blonde vient se coller dans mon dos. Elle me prend dans ses bras et me serre très fort. Je sens son souffle apaisant dans mon cou.
--- xxxOOOxxx ---
Dimanche matin, 23 janvier 2018
Nous sommes réveillés, tous les trois en sursaut, par Johanne qui frappe à la porte. Gloria se lève pour aller lui répondre. Elle nous dit que Robert (notre ami médecin) et toute une équipe sont arrivés et qu'ils attendent pour venir.
Immédiatement, c'est le branlebas de combat. Nathalie et moi filons à la penderie alors que Gloria, s'assoit sur le canapé avec son pyjama en flanelle. Elle nous attend avec Johanne qui est toujours présente. Nathalie s'habille avec un t-shirt, un soutien-gorge, ce qui me surprend totalement, un jeans et ses baskets blanches alors que moi je me contente d'un t-shirt noir et d'un sort molleton greige.
En sortant de la penderie, je me dirige vers la porte fenêtre de ma chambre et j'aperçois une grosse ambulance jaune, dans la cour. Je me tourne vers Johanne et lui dis:
— Il n'est aucunement question que je parte là-dedans!
— Je sais. Ça n'arrivera pas. J'ai l'expérience des crises de paniques.
— …
— Ça va se conclure par une bouteille de pilules quelconques que tu n'ouvriras jamais.
— Je te fais confiance.
— Je sais! conclut-elle avec un petit sourire malicieux.
Johanne va chercher le médecin qui arrive avec son équipe, une infirmière, deux ambulanciers avec une civière, une autre préposée à je ne sais quoi. Et… Megan!
— Pourquoi la civière? demandé-je.
— Ça va nous servir de table d'examen, «Monsieur le patient difficile!»
— Ah!
— Nous allons débuter par les prises de sang, dit Robert.
— Je veux le faire! dit Megan.
— Il est tout à vous, docteur!
Je suis un peu crispé, lorsque Megan passe une bande élastique autour de mon bras. Je n'aime pas les aiguilles. Étonnamment, elle y va avec beaucoup de doigté et je ne sens absolument rien. Nous échangeons un sourire. Elle pose une petite éprouvette, qui se remplit rapidement. Elle la remet à l'infirmière, et en prend une autre. Puis une troisième. Une quatrième.
— Tu vas me vider de mon sang, Megan!
— Dis-toi qu'il en restera moins pour les vampires, «mon petit papa canadien!»
Une fois que c'est terminé, ils passent à l'étape suivante. Megan entreprend de me raser la poitrine. Je jette un regard autour. Lucie et Gloria sont assises sur le canapé, Robert discute avec Nathalie et Johanne qui sont tout près, et à l'entrée, je vois Karine avec les bras croisés et un air sévère. Puis Stéphanie, qui semble filmer la scène avec un téléphone cellulaire.
— Es-tu en train d'immortaliser la scène, Stéphanie?
— Non, je suis en face-time avec la Maison-Blanche.
— Savent-ils que ma vie n'est pas en danger?
— Ce n'est pas pour toi. C'est la première fois qu'ils ont l'occasion de voir leur fille travailler.
— Ah!
— Le Président me dit qu'il doit te parler, vers midi. Est-ce que ça te va, Mitch?
— Oui, sans problème!
Je me tourne vers Nathalie et nous échangeons un large sourire complice. En plus, elle me fait subtilement un doigt d'honneur. Megan pose ensuite les électrodes à succion pour l'électrocardiogramme. La préposée (celle dont je ne connaissais pas l'utilité de sa présence) ouvre une grosse valise, qu'elle dépose sur la table basse du salon. Les deux ambulanciers approchent la civière près de la table afin que les fils reliant les électrodes sur mon corps, puissent être branchées dans l'appareil.
La préposée se tourne ensuite vers Robert et Megan et dit:
— Tout est beau, le signal passe bien, nous sommes connectés.
— Avec qui? dis-je.
— Avec le “Walter Reed National Military Medical Center”, dit Megan. L'hôpital de mon père.
— …
— Allez, ne bouge pas et respire normalement.
Pendant un peu plus d'une minute, Megan est agenouillée devant l'appareil et suit le mouvement d'un traceur sur le papier. Au milieu de l'examen, elle fait un «thumbs-up» vers Robert. À la fin de l'exercice, elle arrache la feuille et la remet à Robert qui l'examine, lui aussi attentivement.
Megan retire l'équipement sur mon torse. Elle prend un malin plaisir à arracher les électrodes, dont quelques-unes sont coincées dans mon poil. Chaque fois, elle me regarde avec un petit sourire sadique.
Moins de deux minutes plus tard, l'appareil de Robert sonne. Il répond. Comme je vois qu'il discute en anglais, je comprends que c'est quelqu'un de l'hôpital américain. À un certain moment, il demande:
— Est-ce que quelqu'un sait jusqu'à combien ses battements sont montés.
— 238! répondent en chœur, toutes les personnes présentes.
Il continue à discuter avec son interlocuteur et la discussion se termine sur un:
— Ah! Ah! Thank-you, Sir!
— Qu'est-ce qu'il a dit? demande Nathalie avec un regard inquiet.
— Un truc du genre: «Il est fait fort, le bonhomme!»
— …
— Vous allez même pouvoir reprendre, lentement, vos activités sexuelles.
— Bah! C'est déjà fait, dit Nathalie.
— Quoi?
— Bien, le sexe!
— Quand? Avant ou après?
— Bien, après!
— J'avais recommandé, repos complet.
— Oui, mais Johanne m'a dit que c'était souhaitable.
— C'est qui Johanne?
Johanne lève la main et le docteur lui demande:
— Êtes-vous médecin?
Johanne le fixe droit dans les yeux, avec un petit sourire malicieux. Elle garde le silence. C'est Nathalie qui répond à sa place.
— Elle est juste une petite coche au-dessus de la médecine.
— …
— C'est son assistante-personnelle, sa garde du corps et surtout… LA PERSONNE LA PLUS IMPORTANTE DANS SA VIE!
— Qui l'a pris en charge, lorsque c'est arrivé? demande-t-il en se tournant vers Karine.
— C'est Johanne.
— Et vous n'avez pas appelé «le 911»?
— Non, Johanne nous a dit qu'elle avait la situation en main. J'étais témoin et crois-moi, elle a fait ça, avec un doigté qui m'a même surprise. Ça confirme même ce que Nathalie vient de te dire.
— Ouais, Robert, elles ont raison, dis-je. Quand j'ai dit à Johanne que je ne partirais par en ambulance ce matin, elle m'a répondu, tout bonnement, de ne pas m'inquiéter… Que ça allait se terminer par une prescription de pilules, que je ne prendrai jamais!
— …
— Puis, tu me la fais cette prescription?
— Ouais!
--- xxxOOOxxx ---
Le docteur enchaine en me disant qu'il connait le contexte entourant ma crise de panique. Avant qu'il ne s'aventure trop loin dans sa thérapie psychologique, je lui dis: «Ce n'est pas nécessaire, l'avocate et Karine vont s'en charger!» Puis, Karine me dit:
— Ce serait important que tu te montres la face. Tout le monde est à l'ilot de cuisine.
— Oui! Oui! pas de souci.
— J'ai besoin de te parler, avant.
Je fais un signe de tête à Nathalie qui amène tout le monde avec elle à l'ilot de cuisine. Une fois que les ambulanciers ont récupéré leur matériel, elle me dit:
— Mitch, je dois te parler d'un projet.
— Est-ce que ça concerne les deux dossiers en cours?
— Non, je veux avoir ton accord pour un projet d'acquisition.
— Pour améliorer notre sécurité?
— Oui!
— Est-ce que ça dépasse le million de dollars?
— Merde, Mitch! Non!
— Alors, c'est dans ta cour, ma belle. Nathalie et moi te faisons entièrement confiance.
— Ça va, j'ai compris. C'est ta façon de gérer, comme me le dit si bien Lucie.
— …
— Alors, tu le sauras en même temps que tout le monde, à la réunion, demain matin.
— Je suis étonné que tout le monde soit resté à l'extérieur, durant le tumulte.
— Il aurait fallu qu'ils passent sur le corps de Stéphanie. Et crois-moi, si tu avais vu son visage, même toi, tu n'aurais pas osé.
— Comment vont Éléonore et Joannie, ce matin?
— Éli est partie récupérer Geneviève et Joannie est partie chez sa mère. La femme de Robert a passé la nuit avec elle et Joannie est allée la remplacer, ce matin. Selon Robert, elle était dévastée par ce qui est arrivé hier soir.
— Florence?
— Tout est tranquille aujourd'hui. Martin surveille.
— Quand veux-tu régler ça?
— Demain soir, gros maximum!
— As-tu un plan?
— Oui, mais il n'est pas définitif.
— Tu connais les dangers pour Florence et les autres personnes qui seront présentes, n'est-ce pas?
— Oui, tout à fait. J'ai besoin de l'accord de Gerry et des services secrets.
— Ne m'en dis pas plus, j'ai l'impression que je sais où tu vas.
Sur ce, nous quittons la chambre et allons vers l'ilot de cuisine. Bref, outre les deux absentes, tout le monde est là. Tous sont souriants et soulagés de me voir en santé. Lucie et Chloé, les deux artisanes de la première heure, se sont précipitées sur moi pour m'embrasser et me serrer fort dans leurs bras. Alexandra aussi est venue vers moi avec les yeux embrumés. Sans dire un mot, elle s'est contentée de me serrer très fort dans ses bras.
Une fois que les étreintes sont terminées, je dis à Karine de prévoir un appel téléphonique du Président, vers midi. Je souhaite que son groupe de la sécurité y soit présent, incluant Éléonore et Stéphanie. Geneviève, si elle est arrivée, Nina et Nathalie.
— Et qui assurera la sécurité de Megan?
— Oups! amène-la. De toute façon, elle fait partie intégrante de mon plan.
— Parfait. Où veux-tu faire ça?
— Dans la salle de conférence de la fondation.
L'hélicoptère finit par arriver et, quelques minutes plus tard, Geneviève entre dans la résidence. Nathalie est la première à aller vers elle. Je les vois discuter un moment ensemble, dans le couloir de l'espace bureau.
Puis, elles viennent vers moi. Geneviève me prend dans ses bras et me chuchote à l'oreille qu'elle est rassurée que ce ne fût pas un malaise cardiaque, mais plutôt une fausse alerte. Elle m'informe également qu'elle va me laisser tranquille pendant les 24 prochaines heures concernant le dossier des Murphy. Elle se dit plutôt préoccupée par le criminel international que nous n'avons pas encore dénoncé à la police.
Je lui mentionne que c'est pour éviter que la mère de Nathalie se retrouve dans de mauvais draps avec la justice. Je lui mentionne que nous avons une téléconférence avec le Président et que j'ai un plan pour éviter que notre entourage soit amené au poste de police.
--- xxxOOOxxx ---
Sur le coup de midi pile, alors que nous sommes tous réunis dans la salle de conférence, Anthony nous appelle pour nous dire qu'il nous transfère l'appel du Président, sur l'écran plasma.
— Bonjour Mitch! et… TOUT LE MONDE!
— Bonjour, monsieur le Président! Tous les gens qui sont avec moi, sont concernés par le problème.
— Je suis avec Livia et Ryan.
— Comment vas-tu?
— J'imagine que ta charmante fille qui a pris un malin plaisir à m'enlever les suces collées au poil de mon torse, vous a déjà fait le topo complet.
— Oui, tu as raison!
— Ryan et moi sommes un peu inquiets de savoir qu'un criminel international rôde dans vos parages.
Je sais qu'il fait un peu de théâtre pour apaiser les siens, alors je n'ai pas d'autre choix que de jouer le jeu. Je leur explique en long et en large toute l'histoire qui nous a menés à l'exfiltration de Megan, qui s'est faite, soit dit en passant, dans les règles de l'art. Ce qu'ils conviennent tous les deux. Livia, faisant office de plante verte, dans ce dossier.
— Et quel est ton souci?
— C'est la mère de Nathalie. Je crains qu'Interpol demande son extradition pour avoir donné refuge à un criminel. C'est pour cette raison que nous n'avons pas encore agi, nous cherchons un moyen d'éviter cela.
— Parfait, arrête ton berratin et dis-nous ce que tu as en tête. Te connaissant, je suis convaincu que ton plan est déjà bien ficelé.
— …
— Nous sommes du même gabarit, tous les deux. L'on sait comment ça marche.
— Parfait, en résumé, je paye une journée de magasinage à Megan et Joannie, demain, accompagnées de Nina et Stéphanie.
— …
— C'est déjà convenu que la belle-mère vient nous rendre visite avec son fugitif qui lui a déjà soutiré 10K$. Nous les invitons à diner et comme nous leur avons déjà offert notre penthouse à Montréal, nous les amenons en hélicoptère.
— …
— Comme nous devons ramener Megan et Nina en hélicoptère, Stéphanie pourra aller les conduire au penthouse.
— …
— On s'organise pour que le mec débarque le premier de l'hélico, Johanne emboîte le pas derrière lui. S'il y a des curieux, Nina crie code rouge, exfiltration. Johanne maîtrise le gars et Nina et son groupe montent à bord.
— Et qui va s'occuper de la mère?
— Nathalie les accompagnera et retiendra sa mère. Mais tout va se faire à la vitesse de l'éclair.
— Est-ce que Johanne remonte à bord, demande Ryan. Vous savez que ça prend une autre personne armée en présence de Megan.
— Karine sera déjà à bord, armée.
— Oui, mais elle pilote, dit Ryan.
— Non, répond Karine. C'est Éléonore qui pilote cette expédition.
— Si on accepte. Comment peut-on vous aider.
— Vous pourriez appeler la police de Montréal depuis Washington en disant que vos services secrets, accompagnant Megan, viennent d'intercepter un criminel activement recherché par Interpol.
— Qu'en pensez-vous, madame l'avocate? demande le Président. Je vous trouve très silencieuse.
— C'est parce que j'écoute et que j'analyse en même temps. Mais pour moi, je ne vois pas de meilleur plan.
— Et si vos deux femmes ont des problèmes avec les flics?
— Je serai tout près et disponible pour intervenir.
— Je comprends, mais elles agissent au nom des États-Unis? reprend le Président.
— Ce sont des détails, monsieur le Président, dit Livia. Je vais lui envoyer un mandat pour confirmer qu'elle nous représente. C'est aussi simple que ça.
— Alors, moi j'achète, et toi, Ryan?
— Nina qu'est-ce que tu en penses?
— N'importe quand avec les deux petites mercenaires! répond-elle.
— Et toi, Megan, ça ne te fait pas peur? demande son père.
— P-A-P-AAAAA! Chaque fois que je viens ici, c'est comme si j'allais à Disney!
— As-tu prévu une couverture médiatique pour un peu officialiser le tout?
— Oui, je vais mettre notre ami Fred là-dessus. C'est son domaine.
— Aurons-nous des images?
— Oui, Ryan ou un de vos gars a juste à communiquer avec Anthony et vous finaliserez les détails techniques ensemble.
— Parfait, vous avez un go! Et toi Mitch: «Règle ton choc post-traumatique. Ça fait assez longtemps que ça dure. Pas parce que ta première femme t'a trahi, que l'autre va faire pareil.»
— …
— Parle avec Johanne, elle a fini par passer à travers!
Sans me laisser le temps de dire un mot, il met fin à l'appel, l'écran devient noir. Je suis scotché sur mon siège. Sentant un malaise, tous se lèvent pour quitter la salle, à l'exception de Nathalie qui me caresse tendrement la jambe, sous la table, Johanne qui me fixe droit dans les yeux, et Geneviève.
--- xxxOOOxxx ---
Toujours un peu sous le choc, je dis:
— Megan savait tout ça?
— Non! répond Geneviève.
— Ta meilleure amie, Livia, et moi avons eu une téléconférence de deux heures la nuit dernière. Probablement qu'elle a fait rapport à Mélo et Gerry.
— Mais, quelque part, même s'il l'a dit sèchement, je crois qu'il a un peu raison. Le dossier Murphy a allumé la mèche, mais ce n'est pas ce dossier le problème.
— En tout cas, reprend Nathalie, moi, j'ai eu la plus belle déclaration d'amour de toute ma vie et, honnêtement, ça me suffit. C'était hier et nous sommes aujourd'hui. Passons à autre chose.
— Oui, madame la vice-présidente exécutive! Vous avez totalement raison, dit Geneviève avec un large sourire.
Notre petite discussion est interrompue par l'arrivée d'un SMS sur le portable de Nathalie.

Bonjour, Nathalie.

Juste un petit coucou pour avoir des nouvelles de ton mari.

Tout va bien ; il se porte à merveille.

Une baisse temporaire de tension artérielle ? Cela ne lui arrive qu'une fois par décennie !

Heureuse de savoir qu'il va bien.

C'est triste pour mon selfie!

Nous sommes sur notre départ.

Passe par chez nous, je t'arrange ça!

Ça me gêne.

Pas de gêne. À la guérite, tu me textes et nous allons vous chercher en voiturette électrique.

D'ici trente minutes.

XOXO

Nathalie me montre son SMS et nous échangeons un sourire. Je me tourne vers Geneviève et lui dis:
— Ce sont des amis libertins que nous avons rencontrés vendredi soir, en club libertin.
— Vous avez remis ça?
— Oui et je t'assure, dit Nathalie. Tout a super bien fonctionné. C'était différent comme endroit et nous avons bien aimé.
— …
— Et avec notre nouvelle règle, nous nous sommes amusés entre nous.
— C'est plus un endroit pour rencontrer des gens. Un endroit qui favorise l'exhibitionnisme et le voyeurisme.
— …
— Nous leur avons donné un bon spectacle! dis-je avec un petit sourire en coin.
— J'en suis ravie pour vous.
— Venez, dit Nathalie. Retournons à la résidence.
Nathalie et Geneviève prennent les devants alors que Johanne et moi marchons lentement, un peu en retrait. Elle me dit:
— J'aime ton plan, Mitch.
— …
— J'adore votre petit jeu, Gerry et toi. Vous êtes sur la même longueur d'onde tous les deux. Ça se voit!
— Et Karine?
— Elle te regardait les yeux grands ouverts. Je pense qu'elle vient de trouver son chef! Elle a besoin de ça. Je la sens plus enthousiasmée depuis qu'elle a son supérieur. Plus avenante. Presque au-dessus de ses affaires!
— Tu crois?
— Oui! Et c'est bon que ce soit ainsi.
— Les Murphy?
— Il n'y a même pas une semaine de complétée, et nous avons déjà beaucoup de matériel. Même… trop!
— Il va falloir faire beaucoup de découpage.
— Assure-toi qu'Éléonore soit à la réunion, demain matin.
— As-tu l'intention d'impliquer mon amoureuse?
— Oui, elle est très douée en montage vidéo.
— Je croyais que tu avais Annie en tête.
— Ça ne m'a même pas effleuré l'esprit. Ce n'est pas son domaine domaine d'expertise et je ne veux pas l'avoir continuellement autour de moi.
— Sage décision.
Lorsque nous entrons dans la résidence, Nathalie nous attend dans l'entrée. Elle nous demande:
— Ça va, tous les deux?
— Oui, nous discutions du dossier Murphy, répond Johanne.
— Je lui disais que nous avions beaucoup de matériel à gérer.
— Il compte insérer Éléonore dans le décor.
— Crois-moi, ma belle Johanne, mon amoureux prend ce dossier à cœur, tu n'as pas idée.
— Je sais. C'est ce dossier qui a été la bougie d'allumage de son malaise hier.
— Comme le médecin nous a interdit le ski, mon vieux ne pense qu'au travail. Le problème, Johanne, c'est que c'est dimanche… Je vais me changer!
Sur ce, Nathalie part d'un pas décidé vers notre chambre. De notre côté, nous allons vers l'ilot de cuisine. Geneviève est déjà en train de discuter avec Lucie, Gloria et Nicolas. À l'autre bout de l'ilot se trouvent Stéphanie, Nina, Megan et Joannie, qui vient de revenir de chez sa mère. Je vais directement vers elle et lui demande:
— Ta mère, ça va?
— Oui, papa. Elle va mieux. Je l'ai rassurée.
— …
— Tu sais, même si votre relation est consumée depuis longtemps, elle a toujours un brin d'affection pour Nathalie et toi. Pour tout ce que vous faites pour elle. Vous l'avez sortie de la misère et sa maladie s'est mise sur pause.
— Oui, je comprends. Dis-toi qu'elle restera toujours la mère de ma fille.
— Je sais.
— Nous avons quatre visiteurs qui vont se pointer à la guérite dans quelques minutes. Tu veux aller les récupérer avec la voiturette électrique?
— Oui, pas de souci, papa. Les visiteurs d'hier soir?
— Oui, la dame voulait un selfie avec Megan pour montrer à ses collègues de travail. C'est OK pour toi, Megan?
— Oui, «mon petit papa canadien»!
Je me tourne vers Stéphanie et lui dis:
— C'est possible qu'il y ait une petite visite en bas.
— Je m'attendais à ça, hier soir.
— Nathalie a dit que c'était dimanche et qu'il était hors de question qu'on focalise travail toute la journée.
— …
— D'ailleurs, regarde, elle revient dans son petit kit de séduction et je bande déjà!
Stéphanie s'approche de moi, elle regarde Nathalie, qui vient dans le couloir des chambres. Elle pose sur ma main sur ma queue très tendue et le visage de Nathalie s'illumine.
Pendant ce temps, Joannie et Megan sont parties vers la suite de Joannie. Elles en ressortent toutes les deux avec leur veste de ski. Je crois comprendre qu'elles vont aller toutes les deux à la rencontre des invités.
Une fois arrivée devant moi, Nathalie s'approche, prend ma queue vigoureusement dans ses mains et m'embrasse amoureusement. Elle rompt le baiser, se recule un peu. Dès que je pose mon regard sur sa poitrine, ses mamelons transpercent son grand t-shirt noir.
— Tu n'as aucune idée de l'amour que j'ai pour toi aujourd'hui, mon chéri.
Elle se redresse et dit haut et fort:
— ÉCOUTEZ-MOI, TOUT LE MONDE!
— …
— Il Y A UN CODE ROUGE SUR MA TÊTE ET CELLE DE MON MARI, AUJOURD'HUI!
— …
— L'homme de ma vie demeure ma chasse gardée pour la journée.
— Pas de souci, lui dit Gloria avec un large sourire.
— Pour moi, ce n'est pas un problème, dit Lucie. Livia et moi avons les mêmes règles que vous. Et comme elle n'est pas ici…
Sur ce, Nathalie reçoit un SMS, se tourne vers Joannie et dit:
— Ils sont à la guérite.
Les deux jeunes femmes, Joannie et Megan, partent ensemble, bras dessus, bras dessous.
--- xxxOOOxxx ---
L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé:  «Une démonstration qui laisse un goût amer!» qui sera publié le 12 février.

Note de l'auteur

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Commentaires ()

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Garen
10 février 2026 à 22:48
Quel chapitre!
Complexité a tout les étages ! Recomposition. Gery est sans le plus pragmatique. Le titre du chapitre a venir est bien intrigant !
Soyez respectueux
Répondre

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