Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le jour où mon mec ne m’a plus suffi — Chapitre 1 · Avec Damien, c’est différent
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le jour où mon mec ne m’a plus suffi
Chapitre 1 · Avec Damien, c’est différent
Je m'appelle Camille, j'ai vingt-sept ans, et quand je me regarde dans le miroir le matin, je vois une blonde aux cheveux mi-longs qui ondulent doucement, une silhouette pas très grande – un mètre soixante-six tout juste –, mais généreusement dessinée : des seins lourds, ronds et pleins qui tendent souvent le tissu de mes chemisiers, des cuisses fermes et arrondies qui se frôlent quand je marche avec assurance, un cul bombé que j'ai appris, au fil des années, à porter avec une certaine fierté.
Je sais que je suis jolie, dans ce genre un peu voluptueux, un peu doux, un peu poupée. Puéricultrice depuis cinq ans maintenant, je passe mes journées entourée de rires minuscules, de petites mains potelées et de câlins innocents. C'est un monde tendre et il me va bien, du moins il m'allait bien jusqu'à cet été.
Damien fait partie de ma vie depuis deux ans, mais en réalité depuis bien plus longtemps. On se connaît depuis le collège, une éternité.
À l'époque, il était ce garçon discret, presque effacé, celui qui rougissait quand je lui parlais, qui détournait les yeux quand je sortais avec d'autres, et qui, parfois, pleurait en cachette dans les vestiaires après les cours parce que je n'avais jamais choisi de le regarder autrement que comme un ami.
À l'époque, il était ce garçon discret, presque effacé, celui qui rougissait quand je lui parlais, qui détournait les yeux quand je sortais avec d'autres, et qui, parfois, pleurait en cachette dans les vestiaires après les cours parce que je n'avais jamais choisi de le regarder autrement que comme un ami.
Les années ont passé, on s'est perdus de vue, puis on s'est retrouvés presque par hasard, via un message anodin sur un réseau social. Il avait changé, profondément : architecte prometteur, costume impeccablement coupé, regard direct et assuré, une présence physique qui s'était affirmée sans ostentation. J'ai cédé à ses avances, doucement, presque par curiosité au début, puis par une sorte de confort rassurant qui s'est installé peu à peu.
Il n'est pas laid – mince, épaules raisonnables, sourire gentil qui plisse légèrement les coins de ses yeux –, et surtout, il dégage une stabilité, une tendresse patiente qui me font me sentir en sécurité, protégée du chaos du monde.
Pourtant, sous cette façade lisse et rassurante, Damien cache une part plus sombre qu'il ne montre presque jamais. Il boit de plus en plus souvent ces derniers mois, pas au point de devenir alcoolique, mais assez pour que je sente parfois une frustration contenue, une colère rentrée qu'il noie dans le vin plutôt que de l'exprimer. Il a cette manie, quand il a trop bu, de devenir distant, presque absent, comme s'il s'éclipsait mentalement pour ne pas affronter ce qu'il ressent vraiment. Il m'aime, ça, je le sais, mais il y a chez lui une peur sourde de ne pas être assez – pas assez viril, pas assez dominant. Il le cache derrière des blagues auto-dérisoires sur sa taille. Vous voyez de quoi je veux parler.
Damien n'est pas équipé pour impressionner : au repos, sept centimètres environ, et en érection, onze tout au plus, avec une épaisseur un peu en dessous de la moyenne.
C'est le plus petit que j'aie jamais connu – et pourtant, avant lui, j'en ai eu une dizaine. La dernière grosse bite que j'ai glissée en moi, c'était il y a cinq ans, un mec de passage rencontré en vacances, un Australien bronzé qui m'avait prise sans préliminaires contre le mur d'une chambre d'hôtel miteuse, une queue bien épaisse sans être trop longue qui m'avait laissée endolorie pendant deux jours et marquée pendant des semaines dans mes fantasmes.
C'est le plus petit que j'aie jamais connu – et pourtant, avant lui, j'en ai eu une dizaine. La dernière grosse bite que j'ai glissée en moi, c'était il y a cinq ans, un mec de passage rencontré en vacances, un Australien bronzé qui m'avait prise sans préliminaires contre le mur d'une chambre d'hôtel miteuse, une queue bien épaisse sans être trop longue qui m'avait laissée endolorie pendant deux jours et marquée pendant des semaines dans mes fantasmes.
Avec Damien, c'est... différent. La première fois, c'était chez lui après une soirée un peu trop arrosée. Quand il s'est déshabillé, j'ai vu tout de suite : petit, fin, presque fragile. J'ai eu un flash de recul, mais je l'ai embrassé plus fort pour noyer la pensée. Il était nerveux, appliqué. Il m'a fait jouir avec sa bouche avant même la pénétration, longuement, patiemment, jusqu'à ce que je tremble.
Quand il est entré en moi, c'était léger, presque trop discret, mais j'étais déjà trempée et sensible. J'ai bougé les hanches, frotté mon clito contre lui, et j'ai joui une seconde fois, surprise moi-même. Pas explosif, pas mémorable comme avec d'autres, mais bon. Vraiment bon. On s'est endormis collés, et le lendemain, je me suis dit que ça valait le coup de retenter.
On s'est fréquentés plusieurs semaines, et puis il a voulu officialiser. J'ai hésité. Vraiment hésité. Chaque fois qu'on se revoyait, je me demandais si je pouvais me contenter de ça sur le long terme.
Onze centimètres fins, ça ne remplit pas, ça ne pèse pas, ça ne donne pas cette sensation que j'avais expérimentée par le passé. Je comparais dans ma tête avec les anciens, je fantasmais parfois sur des souvenirs plus... massifs.
J'ai failli arrêter deux ou trois fois, inventer des excuses. Mais à chaque fois, il me regardait avec cette douceur un peu inquiète, il me faisait rire, il m'écoutait vraiment, il me caressait des heures sans rien demander en retour. Et au lit, même si la pénétration restait secondaire, il me faisait jouir systématiquement – mieux que la plupart des mecs mieux équipés. Alors j'ai décidé de rester. Pas par résignation, mais par choix. Je me suis dit que le plaisir n'était pas une question de centimètres, mais de connexion, de patience, d'attention. Et avec lui, ça marchait.
Depuis trois ans, notre vie sexuelle est agréable, je dirais, presque confortable, un brin routinière. Il compense sa taille menue avec une certaine habileté : ses doigts explorent patiemment, découvrent chaque recoin sensible avec précision. Sa langue est lente, circulaire, insistante, jusqu'à ce que je tremble sous lui, les cuisses serrées autour de sa tête. C'est essentiellement par ce biais qu'il parvient à me donner du plaisir.
On en rit ensemble, parfois, avec une complicité légère : mon petit architecte qui construit du plaisir avec des outils limités. La pénétration n'est pas mon moment préféré. Moi aussi, je compense, en me frottant le clitoris contre son pubis, en contrôlant le rythme, et ça suffit. Du moins, jusqu'à cet été, ça suffisait amplement.
Chaque année, on retrouve des amis dans une villa en bord de mer, un rituel joyeux fait de barbecues tardifs, de rires trop forts et de nuits étoilées qui sentent l'océan et le rosé bon marché.
Cette fois-ci, on prolonge notre séjour : cinq jours entiers rien que nous deux, avec le bruit régulier des vagues en fond sonore et le soleil qui caresse la peau dès le matin.
Ces moments en tête-à-tête auraient dû être une bulle sensuelle, mais Damien est arrivé déjà lesté de son stress. Un gros concours d'architecture pour la rentrée, des nuits blanches en perspective, des plans à rendre dans moins de trois semaines. Il passe des heures sur son ordinateur portable, les sourcils froncés, à marmonner des calculs de structures et des rendus 3D. Moi je lis sur la terrasse, je bronze, je nage, et quand je reviens vers lui, nue sous mon paréo, il me sourit distraitement avant de replonger dans ses logiciels.
Cette fois-ci, on prolonge notre séjour : cinq jours entiers rien que nous deux, avec le bruit régulier des vagues en fond sonore et le soleil qui caresse la peau dès le matin.
Ces moments en tête-à-tête auraient dû être une bulle sensuelle, mais Damien est arrivé déjà lesté de son stress. Un gros concours d'architecture pour la rentrée, des nuits blanches en perspective, des plans à rendre dans moins de trois semaines. Il passe des heures sur son ordinateur portable, les sourcils froncés, à marmonner des calculs de structures et des rendus 3D. Moi je lis sur la terrasse, je bronze, je nage, et quand je reviens vers lui, nue sous mon paréo, il me sourit distraitement avant de replonger dans ses logiciels.
Sexuellement, c'est mécanique : le soir, on fait l'amour presque par habitude, toujours dans les mêmes positions – missionnaire ou moi dessus – parce que les autres nous sont physiquement compliquées ou carrément impossibles.
La levrette ? C'est compliqué. Avec mes grosses fesses, je dois me cambrer à l'excès, les frictions internes sont limitées par son diamètre. La cuillère ? Il a du mal à rester dedans plus de quelques va-et-vient. Debout contre le mur ? Là encore, il faut que je me cambre exagérément et même là, c'est plus frustrant qu'excitant. On finit toujours par revenir à ce qui « marche » : le missionnaire classique ou moi qui le chevauche lentement, lui qui me caresse en même temps, et mon clitoris qui fait le plus gros du travail.
C'est efficace, mais c'est prévisible. Il le sait, je crois.
Il ne dit rien.
C'est efficace, mais c'est prévisible. Il le sait, je crois.
Il ne dit rien.
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Commentaires ()
Il faut dire que je me reconnais énormément dans la particularité physique de Damien et dans les situations qu'il produit...
Plein d amour et de tendresse, de compromis et de frustration non dites.
Beaucoup n'ont pas sexuellement une vie trépidante sans être le néant, est c'est bien décrit. :)
On attend la suite
Un beau récit