Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le jour où mon mec ne m’a plus suffi — Chapitre 9 · Nouveau standard
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le jour où mon mec ne m’a plus suffi
Chapitre 9 · Nouveau standard
Audrey se penche pour lécher son sperme sur ma peau, puis m'embrasse, partageant le goût avec moi. On s'effondre tous les trois, essoufflés, collants, épuisés. Ils me laissent prendre une douche, puis me voient partir quand je le décide, avec des baisers lents et des promesses murmurées.
Je rentre pieds nus dans l'herbe humide, le short mal remis, le tee-shirt à l'envers, le goût d'eux encore sur mes lèvres et entre mes cuisses. Damien dort profondément, comme toujours, la respiration régulière. Je me glisse sous la couette sans allumer, le corps encore vibrant, les muscles endoloris.
La culpabilité arrive par vagues, pas d'un coup, mais sournoise. D'abord, c'est un pincement au ventre quand je pose les yeux sur son profil endormi : cet homme qui me fait rire, qui me supporte dans mes sautes d'humeur, qui me prépare le café le matin sans que je le demande.
Je pense à nos petites habitudes – les dimanches paresseux, les câlins mous du soir, les « je t'aime » murmurés – et soudain tout ça me semble fragile, menacé par ce que je viens de faire. Pas par ce que j'ai ressenti, mais par le mensonge qui s'installe. Je l'ai trompé. Pas une fois, deux fois maintenant. Et je sais que je recommencerai.
Ensuite vient la honte physique : mon corps porte encore leurs marques. Une rougeur sur les hanches là où Victor a serré trop fort, une légère sensibilité entre les jambes, l'odeur de sexe et de sueur qui colle à ma peau malgré la douche rapide. Mon vagin, encore gonflé, encore marqué par cette queue qui l'a ouvert comme jamais, me renvoie directement à la comparaison que j'ai faite tout à l'heure : un doigt de Victor équivaut à la bite entière de Damien. C'est cruel, c'est injuste, et pourtant c'est vrai. La culpabilité se nourrit de ça : je ne peux même plus le désirer sans penser à eux.
Puis il y a la peur. Peur qu'il se réveille le lendemain et qu'il sente une distance dans mes yeux, dans mes baisers. Peur qu'il me pose la question un jour : « Qu'est-ce qui te tracasse mon cœur ? » Et que je sois incapable de mentir correctement.
Peur aussi de moi-même : je me rends compte que je ne regrette pas vraiment. Pas le plaisir, en tout cas. Je regrette seulement le risque, le secret, la possibilité de le perdre.
Je reste éveillée longtemps, à fixer le plafond, une main posée sur mon ventre. La culpabilité est là, lourde, mais elle ne m'empêche pas de sourire dans le noir quand je repense à la façon dont Audrey m'a fait attendre, à la force de Victor qui m'a fait crier. Elle est là, mais elle n'est pas assez forte pour m'arrêter. Pas encore.
Je reste éveillée longtemps, à fixer le plafond, une main posée sur mon ventre. La culpabilité est là, lourde, mais elle ne m'empêche pas de sourire dans le noir quand je repense à la façon dont Audrey m'a fait attendre, à la force de Victor qui m'a fait crier. Elle est là, mais elle n'est pas assez forte pour m'arrêter. Pas encore.
...
Le lendemain matin, Damien se réveille de bonne humeur, m'embrasse dans le cou, commence ses préliminaires habituels : baisers doux sur mes seins, langue qui descend lentement vers mon ventre, doigts qui écartent mes lèvres avec tendresse. Il lèche mon clitoris – c'est agréable, précis, mais... différent.
Sa langue est plus douce, moins insistante que celle d'Audrey ; elle ne sait pas appuyer exactement là où il faut avec la même voracité. Il fronce les sourcils en écartant mes lèvres, observe un instant.
— Elle est un peu... gonflée, non ? T'as pris un coup de soleil là ou quoi ?
Je marmonne, les yeux ailleurs :
— J'ai dû nager trop longtemps hier, entre le sel, la serviette et le sable chaud... ça irrite un peu.
Quand il entre en moi, je sens à peine la pression. Ma chatte, encore dilatée de la nuit, l'accueille sans effort, sans cette sensation de remplissage qui m'avait fait crier.
Comme d'habitude, je frotte mon clitoris contre lui. Je n'ai pas envie de faire un effort pour atteindre mon plaisir, et je simule un orgasme discret. Il jouit vite, comme souvent, se retire avec un sourire satisfait.
Comme d'habitude, je frotte mon clitoris contre lui. Je n'ai pas envie de faire un effort pour atteindre mon plaisir, et je simule un orgasme discret. Il jouit vite, comme souvent, se retire avec un sourire satisfait.
Je reste allongée, les yeux au plafond, comparant mentalement : la langue d'Audrey qui dansait comme une flamme, puis ses doigts qui m'avaient écartée sans pitié, et la queue énorme de Victor qui avait défloré le tréfond de mes entrailles.
Et pourtant, je ne ressens pas de colère envers lui. Juste... une faim nouvelle. Cette faim est vorace, elle s'installe comme un vide au creux du ventre. Je sais que je ne pourrai plus me contenter de ses préliminaires experts et de ses pénétrations gentilles. Je sais que mon corps a appris une nouvelle langue, celle de l'étirement extrême, de la plénitude qui frôle la douleur avant d'exploser en plaisir.
Et cette prise de conscience me terrifie autant qu'elle m'excite : je ne suis plus la même. Je suis devenue accro à une sensation que lui ne pourra jamais me donner, et cette pensée me remplit d'une tristesse diffuse, mélangée à une excitation coupable. Je me sens ingrate, égoïste, mais je ne peux pas faire machine arrière. Le standard a changé. Irréversiblement.
Le jour d'après, Damien part faire un tennis avec Victor – ils ont bien sympathisé, et Damien est ravi de montrer ses talents au service. Il revient deux heures plus tard, petit torse bombé, sourire triomphant : il a gagné 6-4, 6-3.
— Ce mec est costaud, mais j'ai mieux servi ! dit-il en riant, fier comme un gamin. Il ne se doute pas une seconde que l'homme qu'il vient de battre a défoncé sa femme la veille, l'a fait hurler et supplier, l'a remplie comme jamais lui ne l'a remplie. Moi, je souris mécaniquement, un nœud dans la gorge.
Pendant ce temps, Audrey et moi allons faire du shopping dans les petites boutiques du village. On essaie des robes légères, des maillots, on rit comme des copines. Mais très vite, la conversation dérive. Assises sur un banc avec deux cafés glacés, je craque et je parle.
Je lui raconte tout : comment avec Damien, je jouis surtout par frottements clitoridiens et préliminaires interminables, rarement par pénétration pure ; comment sa queue ne me remplit jamais vraiment ; comment je compense toujours. Et comment maintenant, j'ai peur de ne plus le sentir du tout.
Je lui raconte tout : comment avec Damien, je jouis surtout par frottements clitoridiens et préliminaires interminables, rarement par pénétration pure ; comment sa queue ne me remplit jamais vraiment ; comment je compense toujours. Et comment maintenant, j'ai peur de ne plus le sentir du tout.
— Je sais que le vagin ne devient pas “lâche” à vie après une grosse bite, je sais que ça se resserre en quelques heures, en quelques jours... mais là, c'est comme si mon cerveau avait enregistré un nouveau standard. En deux nuits, il a appris ce que c'est d'être vraiment comblé. Et je sais que je ne pourrai plus faire semblant.
Audrey m'écoute sans jugement, un sourire complice. Elle pose une main sur ma cuisse.
— Tu sais, moi j'ai rencontré Victor sur un site qui met en relation des “size queens” avec des hommes bien membrés. C'est discret, sérieux, avec photos vérifiées et tout. J'avais 28 ans, j'avais déjà eu plusieurs mecs “normaux”, mais après une nuit avec un type énorme en vacances, je n'ai plus réussi à me satisfaire des moyens. J'ai enchaîné des relations correctes, mais à chaque fois, je me sentais vide. Alors j'ai assumé : je veux me sentir remplie, étirée, possédée. Le bonheur de cette plénitude, c'est addictif. Victor correspondait à tout : taille, endurance, et il aime partager. Si tu veux, je t'envoie le lien. Tu mérites de ne pas te priver.
Je rougis, mais je hoche la tête. Elle m'envoie le site par message. Je ne réponds pas tout de suite, mais je sais déjà que je le consulterai.
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Commentaires ()
C'est triste des histoires qui se finissent comme ça.
J'espère que la vérité éclatera et qu'il aura coeur à venger cette trahison.
Personne vous oblige à lire ces histoires de cocu, n’hésitez pas à vous abstenir de lire les histoires qui ne vous plaisent pas plutôt que de les critiquer avec des généralités. Ils me semblent que le personnage de fette histoire est la femme de ce couple.
Personnellement je préfère quand il y a moins de découpage de chapitres mais ça me convient très bien comme cela.
Très excité par cette histoire de transgression qui m'oblige à cacher la bosse, qui ne manquent pas de se former à chaque lecture. sous mes habits.
Cet épisode apporte la touche qui sort l'histoire d'un simple plan cul, pour donner de la profondeur au personnage principale.
Merci de nous écrire des histoires de cocu, ça me va très bien !