La nuit, un jardin
Chapitre 1
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✦ Norcle La nuit, un jardin XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La nuit, un jardin — Chapitre 1

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Norcle
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La nuit, un jardin

Chapitre 1

 
— Environ 6 200 mots - 20 à 25 minutes de lecture —
— J'ai envie de toi ! murmure Lilly à l'oreille d'Erwan sur un ton volontairement suggestif.
— Moi aussi, mais tu sais qu'on peut pas. Je peux pas venir dans ta chambre ou toi dans la mienne, si on se fait griller c'est mort !
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
    Coincés pour l'été dans une maison familiale qui grouille de vie, Lilly et Erwan n'ont pas vraiment d'accès à des moments d'intimité. La famille de Lilly accepte sans souci d'accueillir son chéri mais, si elle et son amoureux font des études supérieures et ne sont plus des enfants, pas question pour autant de partager une couche. Erwan peut venir passer l'été avec Lilly dans la grande demeure, mais les tourtereaux feront chambre à part. Un peu hypocrite de la part de la famille, qui se voile la face, mais c'est ça ou rien. Et la délicieuse perspective de passer deux mois entiers ensemble, se balader, se baigner dans la piscine du jardin tous les deux, lire dans les bras l'un de l'autre, tirer leur flemme sur des transats, était plus que tentante.
    Sauf que, lorsque l'on a vingt ans et que l'on découvre le sexe, enfin le sexe de manière régulière et pas juste un dépucelage rapide pour "l'avoir fait" comme les copines et les copains, c'est-à-dire que l'on a une vie sexuelle active avec la même personne sur une base quotidienne, l'arrêt brutal n'est pas chose aisée. Cela fait à peine quelques jours qu'Ewan a rejoint Lilly en avion, après déjà une semaine de séparation chacun à un bout du pays, qu'elle est venue le chercher à l'aéroport et que les présentations à la famille élargie ont été faites, et la libido nouvellement exploitée des deux amoureux se rappelle à eux !
    Depuis quelques mois qu'ils sont ensemble, à de rares exceptions près, ils ont pu passer toutes leurs nuits l'un avec l'autre. Mais aujourd'hui, depuis une dizaine de jours qu'ils n'ont pas fait l'amour, ça les titille sérieusement tous deux. Ils arrivent toujours à trouver quelques minutes où ils peuvent s'isoler et se faire de longues séances de baisers appuyés - très appuyés - qui laissent leurs sous-vêtements à l'un et l'autre dans un état que je vous laisse imaginer. Mais pas question d'aller plus loin, il ne s'agit pas de se faire attraper.
    Erwan a surpris ce matin même Lilly en lui roulant un gros patin de-la-mort-qui-tue au milieu de la piscine, alors que les autres convives s'étaient absentés quelques instants. Elle a dû couper court au bout de deux ou trois minutes, coincée entre son envie de lui sauter dessus de suite et l'embarras de risquer d'être pris sur le fait. Mais l'excitation n'était pas passée. Loin de là.
    Ils sont assis à la grande table familiale de la terrasse, tous les deux, et jouent aux cartes. Ils sont en maillots de bain, comme tous les après-midi. Lilly se lève pour aller chercher une boisson fraîche et, passant près d'Erwan, lui glisse à l'oreille avec une voix des plus coquines :
— J'ai envie de toi !
    Erwan sursaute. Dieu qu'il en a envie lui aussi ! Mais il a bien compris que la décision de Lilly de respecter la "trêve" ne saurait être infléchie. Ils vont devoir prendre leur mal en patience.
— Moi aussi, mais tu sais qu'on peut pas. Je peux pas venir dans ta chambre ou toi dans la mienne, si on se fait griller c'est mort !
— Je sais. Mais j'ai envie de toi… Tu m'as trop chauffée tout à l'heure dans la piscine !
    Ils chuchotent. Lilly est toujours penchée au-dessus de l'épaule d'Erwan, son sein mal soutenu par son maillot de bain proche de le frôler.
— J'ai pensé à un truc : peut-être qu'on peut se retrouver dans le jardin cette nuit ? On fait genre on traîne, on joue aux cartes et puis quand tout le monde est couché on s'éloigne un peu pour… faire des choses !
— T'es folle de me dire des trucs comme ça ! Surtout en ce moment, surtout après tout à l'heure ! Regarde, je vais pas pouvoir me lever avant un quart d'heure maintenant !
    Joignant le geste à la parole, Erwan soulève la serviette de bain qu'il a sur le giron
Espace qui s'étend de la ceinture aux genoux d'une personne assise
pour aspirer l'humidité de son maillot de bain : en effet une belle bosse déforme son vêtement.
— Mon amour, j'ai envie moi aussi ! Je recommence à mouiller… Tu me manques… Qu'est-ce que tu en penses, si ce soir on le fait dans le jardin ? T'as envie ?
— J'en pense que je ne tiendrai jamais jusque là !
    En disant ses mots, Erwan essaie de glisser sa main sous la serviette qui ceint la taille de Lilly, entre ses cuisses, là où c'est chaud d'après les dires de sa chérie. Il veut vérifier si c'est aussi humide qu'elle l'affirme. Cette invitation à mi-mot est terriblement excitante, et son érection n'en prend que plus d'ampleur. Mais Lilly se dégage rapidement et repousse la main coquine qui s'approche de son sexe bien mouillé.
— Arrête, pas ici : s'ils reviennent !
— Je voulais juste voir si tu ne me mentais pas et que tu étais bien trempée…
— Tu vérifieras ce soir, dit Lilly d'une voix fort sensuelle et s'éloignant pour clore la discussion.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
    Le soir est arrivé. Enfin ! Sur la terrasse, une tablée de joueurs de cartes d'un côté, d'autres qui lisent, s'exercent les neurones sur des mots croisés, geekent et swipent ou scrollent à l'envi. À l'intérieur d'autres encore regardent un film. Il flotte encore dans l'air une délicieurs odeur de grillade et d'herbes arômatiques. C'est l'été, les vacances pour les uns, la retraite pour d'autres, bref on se la coule douce, ça farniente que ça n'en peut plus. On entend les cigales, le ronronnement discret de la pompe de la piscine, et parfois des éclats de voix ou de musique provenant du téléviseur dans la maison. La soirée s'écoule doucement. Lilly et Erwan comptent les minutes, les secondes, avant que les petits se couchent, puis que les plus grands les rejoignent, qu'ils se retrouvent enfin seuls tous les deux. Ils sont toujours en maillot ce soir, comme ça leur arrive parfois.
    Vénus et Éros doivent être bien lunés car la terrasse se vide assez vite. Personne ne traîne pour profiter de la douceur de ce mois de juillet, ou discuter et refaire le monde. Non, les planètes sont alignées : rapidement la terrasse et la maison sont calmes, leur plan va pouvoir se réaliser. Lilly et Erwan jubilent. La tension monte. Ils continuent de jouer au rami tous les deux, mais pas vraiment concentrés. Elle lui lance des regards de plus en plus taquins, tente des attitudes suggestives, essaie de l'aguicher au maximum. Il essaie tant bien que mal de faire comme si de rien n'était mais craque régulièrement et laisse paraître son désir dans ses yeux.
    Tacitement, ils ont convenu de laisser passer "longtemps" avant de passer aux choses sérieuses. Ils ne peuvent pas se permettre de se ruer l'un sur l'autre à peine la dernière personne partie. Il faut compter sur les éventuels retours à la terrasse pour récupérer un truc, ou une balade impromptue. Non, il faut savoir raison garder et tenir encore et encore, que tout soit complètement silencieux et apaisé.
    Une demi-heure passe ainsi, entre parties de rami au ralenti, œillades coquines, sourires en coin, et des mains qui viennent parfois se perdre dans l'entrejambe de leur propriétaire histoire de se faire du bien quelques secondes. Lilly vient de gagner une partie. Posant sa dernière carte, elle dit à voix haute au cas où des oreilles indiscrètes seraient peu loin, mais relativement bas pour respecter la nuit :
— J'ai besoin de me dégourdir les jambes, on va faire le tour du jardin jusqu'à la mare et on va se coucher ?
— Oui, moi aussi je commence à fatiguer. On se fait un petit tour et au lit ! répond Erwan sur le même ton.
    Les comédien·nes shakespearien·nes peuvent aller se rhabiller, la nouvelle génération est là ! Chère Académie Française, accueille en ton sein les incroyables, les inégalables… Lilly et Erwan ! (on applaudit s'il vous plaît !)
    Il se lève et tend la main à Lilly pour s'éloigner vers le grand jardin, dans la nuit. Elle la saisit quelques secondes, puis s'accroche à son bras tandis qu'ils s'enfoncent doucement dans l'obscurité relative, la tête contre son épaule. Ils marchent vers un grand saule pleureur solitaire, masse sombre à une vingtaine de mètres de là, au pied d'une grande mare qui confère presque à un petit étang. Une lune gibbeuse leur laisse suffisamment de clarté pour voir où ils posent les pieds et deviner le contour de l'immense arbre qui se rapproche lentement.
— Je t'aime, Lilly. T'es ma p'tite Lilly à moi tout seul, mon humaine préférée.
  Elle se blottit contre lui, soupirant longuement. Ils font encore une dizaine de pas, mais elle ralentit, le forçant à s'arrêter.
— Quand tu me dis ce genre de truc, j'ai envie qu'on s'allonge par terre, là, comme ça, et que tu me pénètres et qu'on fasse l'amour pendant toute la nuit, tout doucement. Alors qu'il y a dix minutes, je voulais que tu me prennes contre la table en levrette et qu'on la fasse grincer à coups de hanches ! T'as pas le droit de jouer avec mes nerfs comme ça !
— D'accord, j'arrête de jouer…
    Erwan appuie alors sur les épaules de Lilly, la forçant à s'agenouiller sur le sol. Il fait de même, face à elle, et lui écarte les bretelles du maillot. Elle est là, face à lui, seins nus, dans la pénombre. Il devine ses formes plus qu'il ne les voit. Il soupire d'aise, la regarde autant qu'il peut, puis l'enlace. Leurs poitrines ne touchent tandis que leurs têtes se perdent dans le cou l'un de l'autre. La danse sensuelle des mains arrive ensuite. Chacun caresse le dos nu qui lui est offert, et s'enivre de l'odeur de l'autre. Instant magique de douceur et de contact suave où l'on sent tout l'amour qu'ils ont à partager.
    Quelques minutes se passent ainsi, le petit couple retardant volontairement le moment tant attendu de la pénétration, de l'unisson, de cette fusion de leurs êtres. Puis Lilly se met à basculer lentement vers l'arrière, attirant Erwan et le gardant contre elle : ses seins sont toujours contre sa peau, ses mains appuyant sur le dos de son chéri pour qu'il se penche et l'accompagne dans cette chute contrôlée. Les voici allongés sur l'herbe, dans une semi-obscurité, le saule majestueux à quelques mètres de là. La bouche d'Erwan quitte le cou de Lilly pour lui embrasser ses épaules nues. Elle a toujours les mains dans son dos, commence à le griffer légèrement, dans la passion du moment. Celles du jeune amoureux ont quant à elles quitté celui de Lilly afin de ne pas être coincées contre le sol : elles s'occupent à présent de sa poitrine, de ses aréoles brunes et de ses tétons dressés depuis quelques minutes.
  Lilly est trempée. Elle essaie maladroitement de dégrafer la serviette qu'elle a toujours autour de la taille mais le poids d'Erwan rend l'opération difficile. Finalement, prenant un peu appui sur ses genoux pour s'alléger, il tire un pan d'un côté tandis qu'elle s'occupe de l'autre. Enfin, la voilà débarrassée de cette épaisseur inutile ! La serviette est ouverte à plat sur le sol, sous les fesses de Lilly. La peau de ses cuisses peut toucher entièrement son chéri. Sa chatte est brûlante sous son maillot, et elle sent bien, très bien même, la bite pressée contre son mont de Vénus. Elle a envie de la prendre en main, de la voir, de la goûter, de lui faire des câlins ! Cela fait une semaine et demie qu'elle ne l'a pas touchée ! Quand ils dorment ensemble, il lui arrive très souvent de simplement poser sa main dessus, de lui offrir un petit cocon protecteur. Parfois, dans un demi-sommeil, elle sent le sexe d'Erwan bouger légèrement. Elle aime toujours ça, quand son petit serpent endormi gigote.
— Enlève-moi le maillot, mais me lèche pas, j'ai envie que tu sois en moi tout de suite, supplie-t-elle presque, dans un souffle.
    Erwan hésite une demi-seconde : il aime bien avoir ce contrôle de pouvoir la faire languir en n'obtempérant pas immédiatement. Il voulait lui lécher le sexe pour repousser la douce échéance de la pénétration. Cependant, ce soir, il n'a pas envie de jouer à ce petit jeu. Non, ce soir il veut faire l'amour à son Amour lentement, sensuellement, … amoureusement. Se redressant sur les genoux, malgré une érection coincée dans son caleçon de bain, il tire le maillot de Lilly qui était baissé jusqu'à la taille. Elle soulève les hanches, en appui sur les épaules, et l'accompagne dans son geste, puis soulève les jambes à la verticale pour les serrer et enlever complètement ce fichu bout de tissu qui fait obstacle à leurs envies.
    Une fois cette dernière barrière dégagée, Erwan se met debout afin d'enlever rapidement son maillot à lui et revient immédiatement contre Lilly, s'allongeant entièrement contre elle, entre ses cuisses. Il sent ses grandes lèvres chaudes contre sa verge et ses testicules. Ses mains retournent à ses merveilleux seins et ses mamelons pointus, tendus par l'excitation. Comme à son habitude, il picore de baisers le visage, les oreilles, le cou et les épaules de sa Belle, ponctuant parfois l'un d'entre eux d'un petit gémissement. Elle, elle ne dit rien. Ses paupières sont closes, elle caresse et griffe le dos et les fesses d'Erwan, passe ses talons dans ses fosses poplitées
Arrière" des genoux"
et appuie pour le presser davantage contre lui. Elle veut se fondre en lui, ne faire plus qu'un.
— Je t'aime tant !
  Est-ce elle qui a prononcé ces mots ? Est-ce lui ? Qu'importe la voix qui les a chuchotés. Elle est méconnaissable, déformée par le désir. Elle se perd dans la nuit, et seul(e?) l'intéressé(e?) et le saule pleureur captent cette phrase empreinte d'amour et de passion. Lorsqu'Erwan pénètre Lilly, la communion est parfaite. Oh certes, on aurait pu dire "Lorsque la verge d'Erwan pénètre la vulve puis le vagin de Lilly", mais ça n'aurait pas rendu compte de la réalité. Non. Ce n'est pas une bite qui entre dans une chatte, non, ce soir c'est Erwan, sa tendresse, sa gentillesse, sa passion, qui se mêle et se fond en Lilly, la douce Lilly si maline et pragmatique, patiente et généreuse. Si gourmande du corps de son homme. Elle veux l'accueillir plus encore, elle le veut tout entier en elle, au fond d'elle.
    La chaleur du membre au creux de ses reins la fait fondre. Il n'a même pas commencé à bouger. Il savoure lui aussi les chairs tendres qui se replacent autour de son sexe. Lilly est délicieusement trempée. Erwan est plus dur et tendu que jamais. Il commence un lent va-et-vient. Elle le sent aller et venir en elle. Son homme si beau, si attentionné. Elle sent rapidement qu'elle va bientôt jouir. Nooooon ? Pas là, pas déjà, pas comme ça ! Elle veut faire l'amour toute la nuit, pas juste une minute ! Ça existe les femmes précoces ? Sa vie sexuelle a débuté il y a quelques années, elle a connu plusieurs mecs (pas des dizaines non plus !), cela fait huit ou neuf mois qu'elle et Erwan font la bête à deux dos presque tous les jours et pourtant ce soir, elle est sur le point de jouir en une minute !
    Que va penser Erwan ? Elle va le frustrer si elle jouit trop vite. Elle aussi, quelque part, car vraiment, elle veut que cette soirée de retrouvailles sexuelles après cette longue abstinence de dix jours dure, dure, dure ! Erwan continue ses mouvements. Il accélère le rythme très progressivement. Il est bien en elle. Si bien. Il se dit que c'est la femme de sa vie, qu'il n'en aimera jamais une autre, qu'il lui fera l'amour tous les soirs, qu'ils jouiront ensemble toute leur vie. Son plaisir monte. Il mordille à présent les bouts durs des seins de Lilly. Ces seins si parfaits, si doux, si fermes et moelleux à la fois, si jolis à regarder. Ses hanches accélèrent. Lilly n'a jamais été aussi mouillée, ni même dilatée. Ça l'excite terriblement de savoir qu'elle prend autant son pied. Il va pour accélérer mais reste finalement sur son rythme de croisière. Ça fait quoi ? Une minute, peut-être deux qu'il l'a pénétrée : s'il accélère, il va bientôt jouir. Pas question de le faire si vite, elle veut faire l'amour toute la nuit. Et lui aussi !
    Elle essaie de profiter au maximum de son Erwan. Elle se concentre sur son vagin, sur les va-et-vient à l'intérieur. Elle sent son torse bien appuyé sur ses seins aux mamelons dressés. Elle lui pelote les fesses, les griffe encore. Elle accompagne ses mouvements, l'appuie fort contre elle pour qu'il la pénètre entièrement. Elle se sent bien, elle se sent complète, entière, quand il est en elle.
    Des pensées lui traversent l'esprit. Ils vont s'aimer toute leur vie, ils vont fonder une famille, ils seront les plus heureux du monde. Elle s'imagine qu'il a plein de mains qui s'affairent sur elle, sur sa poitrine, sur ses cuisses, ses fesses, ses lobes d'oreille. Elle le visualise en train de la mordiller au niveau des épaules et du cou, des genoux, des tétons. Elle sent sa verge en elle, elle la sent de plus en plus, elle la ressent au fond d'elle. Elle pense à cette bite qu'elle n'a pas sucé depuis une éternité, à son petit abricot qu'il ne lui a pas léché, suçoté, aspiré, depuis la même éternité. Elle sent l'orgasme monter, monter… et commencer à l'envahir.
    Brusquement, Lilly se contracte, se raidit de partout. Un orgasme fulgurant la traverse, part de son ventre pour irradier dans ses jambes, sa poitrine, et même son cul. Elle n'a même pas le temps de gémir. Elle est terrassée par cette vague de plaisir. Elle l'a senti monter, certes, mais il a déferlé plus vite que prévu, la prenant presque au dépourvu. Erwan continue ses mouvements durant quelques secondes. Chaque nouveau coup de boutoir relance une bouffée de plaisir, de chaleur, qui s'éparpille dans tout son corps. Sur une échelle de 1 à 20, elle atteint largement les 24 ! Elle enfouit sa bouche et son menton dans le cou d'Erwan, bloque sa respiration, se cambre de toutes ses forces pour avoir le plus de lui possible en elle. Elle jouit. C'est monumental, dévastateur, irréel. Un tsunami d'hormones envahit son corps et la fait décoller.
    Erwan comprend que sa petite Lilly est en train de jouir. Il la pilonne encore un peu, moins vite mais toujours puissamment, afin qu'elle puisse profiter au maximum de son orgasme. Lui, même s'il en est sur le chemin, n'est tout de même pas prêt à jouir dans la seconde. Mais quand elle engouffre sa tête dans son cou, qu'elle commence à lui mordre l'épaule, il sent une très brusque montée du désir ! Il est follement excité, et fier comme seuls les mâles peuvent l'être, d'avoir fait jouir sa copine. C'est lui qui l'a fait. C'est son œuvre. Mesdames et Messieurs, je vous présente Erwan, artisan de l'Amour !
    Lilly se détend lentement. Ses mains se relâchent un peu, ses jambes et ses pieds retrouvent le sol. Sa tête quitte le cou d'Erwan, sa nuque s'appuie sur l'herbe. Elle n'a pas émis un son. Tout juste le saule a-t-il pu entendre un halètement brusquement interrompu par une apnée provoquée par la jouissance. La montée du désir redescend chez Erwan. Il n'a pas joui, mais s'en moque presque, son orgueil étant gonflé à bloc d'avoir fait jouir sa chérie en si peu de temps. Il se sent homme, il se sent puissant. Un peu plus et il se frapperait le torse avec les deux poings comme un gorille triomphant.
    Allongée dans l'herbe sur le dos, avec fiché en elle un sexe qui commence à perdre de sa superbe, Lilly pleure doucement, en silence. Des larmes de bonheur, et un peu de peine. Les pensées s'entrechoquent dans sa tête, quelque peu confuses de par l'extraordinaire orgasme qu'elle vient de traverser. Elle est un peu triste car son chéri d'amour n'a pas joui, lui. Elle le sent frustré. Il est encore en elle, mais débande très lentement, beaucoup plus lentement que d'habitude. Et il contracte aussi parfois son sexe, sûrement pour glaner un peu de plaisir. Ça aussi elle le sent.
    Les larmes roulent sur ses joues et vont se perdre dans le gazon. La faible clarté de la lune empêche Erwan de voir ce qu'il se passe. Elle tâche de ne pas renifler, essaie au maximum de préserver ce moment, ne pas le gâcher en inquiétant Erwan. Mais ce dernier a les sens affûtés et il sent que Lilly pleure. Sans trop savoir comment décrire l'odeur, elle a déjà suffisamment de fois pleuré après l'amour pour qu'il reconnaisse l'odeur de ses larmes sur sa peau et mêlées à ses cheveux. Les premières fois, il a été très surpris, décontenancé. À présent il est habitué : il sait que parfois, si l'orgasme a été puissant, Lilly pleure. Sans aller jusqu'à apprécier ses larmes, il ne les craint plus comme avant, car il a compris que paradoxalement, c'est plutôt bon signe, puisqu'elle a joui.
   Il se penche doucement, avec une tendresse infinie, et essaie d'essuyer les joues de Lilly avec les siennes. Il est toujours en elle, mais son sexe a pratiquement retrouvé son volume habituel. Il va bientôt être expulsé, surtout comme il se contorsionne un peu en nettoyant Lilly de ses larmes.
— Tu fais de moi le plus heureux des hommes ! Je ne te vois presque pas, mais je te vois là, dit-il en pointant sa tempe, et tu es la plus belle du monde quand tu jouis. La plus belle !
— Mais toi, t'as pas joui… répond tristement Lilly, au bord du sanglot.
— Non, mais c'est pas grave. Ça aurait pu être moi. C'est d'ailleurs souvent moi le premier. Ne me dis pas que tu aimes pas quand tu me fais jouir.
— Si, j'adore !
— Alors accepte que ce soit pareil pour moi.
— Nan, c'est pas pareil. Je suis sûre qu'au fond tu es frustré. Les mecs, ça aime jouir !
— Parce que moi, je suis "les mecs" ? Tu crois que je mets ma jouissance avant la tienne ?
— Non, non. Mais je suis frustrée que tu sois frustré.
— Mon Amour, écoute-moi bien : je te promets que je suis aux anges, là. Je t'ai fait jouir en dix secondes ! Je mérite une médaille d'or aux Jeux Sexlympiques, là !
— Arrête, j'ai pas mis dix secondes !
— Je sais pas, mais c'était rapide. J'ai a-do-ré que tu partes aussi vite !
— C'est vrai ? Tu m'aimes ?
— Je t'aime plus que tout, ma Lilly. Plus que l'éternité. Plus que le Nutella !
— Plus que le Nutella ?
— Oui. Ou quasiment en tout cas
— Pff… t'es bête !
    Lilly retrouve le sourire. Erwan sait toujours comment la dérider dans ces moments-là.
— On est bien, hein ? demanda Lilly. J'ai envie de m'endormir dans tes bras, pouvoir te toucher quand je me retourne dans mon sommeil. Tu me manques tant !
— Je suis le plus heureux du monde quand tu me dis des choses comme ça.
— Mmmmhhh…
    Un temps passe. Erwan est sorti de Lilly et se met sur le flanc, accoudé, contre son aimée. Elle est étendue sur le dos. Quelques minutes s'écoulent encore, silencieuses. Les longues branches pendantes du saule pleureur bruissent un peu sous l'effet d'un mouvement d'air. Les cigales se font à peine entendre. Le silence est presque complet, mais il n'a rien de lourd. Il est des plus apaisants, au contraire.
— Caresse-moi doucement. Pas les tétons ni le clito. Juste, caresse-moi partout, pas trop fort.
    Erwan passe lentement deux doigts entre les seins écartés de Lilly, et descend jusque son nombril. Il joue un peu avec, tourne autour. Il caresse ensuite du dos des doigts le petit repli de son ventre, sous le nombril et au-dessus du Mont de Vénus. Puis sa main remonte lentement jusqu'à un sein et le saisit délicatement, entièrement. Une petite coque protectrice.
— Tes mains sont magiques, Erwan. Continue. Faut pas qu'on s'endorme, hein ? Encore deux minutes et on rentre.
— Mmh, mmh, acquiesce-t-il.
    Les deux minutes s'étirent et deviennent dix, puis vingt. La main d'Erwan parcourt chaque parcelle de peau accessible de Lilly. Ses deux seins, son cou, son menton et ses joues. Ses lèvres buccales aussi. Son ventre, l'intérieur de ses cuisses. Ses épaules et ses flancs. Elle savoure, partagée entre le désir de se laisser complètement aller, lâcher prise, s'endormir caressée par son Amour, et la peur de sombrer et de passer la nuit sur place.
    Elle soupire, se force à ouvrir les yeux, puis porte sa main à l'entrejambe d'Erwan. Il est complètement au repos. Son pénis est mi-gras mi-sec, ayant commencé à sécher. Il sursaute un peu, surpris par ce mouvement. Mais elle ne fait que poser la main. Elle ne saisit pas son sexe. C'est de l'affection, de la possession, pas de l'excitation.
— Il va falloir qu'on y aille, ça fait un moins une demi-heure qu'on "fait le tour du jardin"
— T'aimes plus mes caresses ?
— T'es méchant ! Tu dis ça pour me faire culpabiliser. Attention, hein, j'ai moyen de me défendre, dit-elle en serrant doucement la main qui était posé sur son sexe.
    La plaisanterie dure… trois secondes. Et Lilly sent le sexe d'Erwan commencer à croître entre ses doigts. Erwan se met à rebander.
— J'adore quand tu me touches là, dit-il en se penchant pour l'embrasser sur la bouche. Regarde, tu me fais bander à chaque fois.
    Amusée de le sentir ainsi pousser dans sa main, bouger et comme se déplier, Lilly en profite un peu. Ce n'est pas souvent qu'elle peut sentir le sexe d'Erwan grandir. La plupart du temps, quand elle le voit ou le sent contre sa peau, il est déjà très en forme. Elle joue un peu avec ce drôle de bonhomme de pâte à modeler, un peu mou, tiède, qui bouge parfois tout seul. Et surtout qui se gonfle. Elle ne laisse pas la bouche d'Erwan s'éloigner de la sienne, et entrouvre les lèvres et sort la langue. Erwan, bien sûr, lui rend son baiser et un nouveau jeu de langues débute. Sa queue durcit de plus en plus vite dans la main de Lilly. Et les caresses, le gentil pétrissage, se transforment en masturbation dans les règles de l'art.
    Erwan avance timidement sa main sur un des seins de Lilly. Timidement car elle lui a demandé des caresses douces et tendres, tantôt. Après l'orgasme, ses tétons et son clitoris sont toujours extrêmement sensibles pendant quelque temps, et il le sait. Mais elle lui saisit la main déjà posée et la plaque avec force sur son nichon, remuant ses doigts pour que la main d'Erwan lui malaxe bien le sein. C'est clairement une invitation. Les sens du petit couple s'éveillent à nouveau, l'envie revient, le désir monte de part et d'autre. Sous la paume de Lilly, la bite bien dure d'Erwan commence à suinter. Son autre main vient se ficher sur son con, se plaquant sur son clitoris et appuyant dessus en le frottant un peu.
— Tu vas me faire jouir, annonce Erwan.
    Lilly s'arrête aussitôt d'agiter la main qui branlait son chéri. Elle a d'autres plans en tête.
— Viens, suis-moi, dit-elle en se levant, lui tendant la main.
    Elle se débarrasse de ses claquettes, lesquelles, curieusement, étaient restées à ses pieds et se dirige vers le saule. Erwan, entraîné, la suit, sa démarche un peu ridicule avec son érection. Arrivés près de l'arbre, elle se penche en avant, s'appuie les mains et les avant-bras sur le tronc, et tend ses fesses en se cambrant. Erwan devine plus qu'il ne voit la position de Lilly. Il s'approche d'elle, lui caresse les hanches, glisse sa bite verticalement le long de son sillon fessier et la tire vers lui, plaquant son sexe ultra tendu contre son ventre à lui.
— Han ! gémit Lilly. J'adore quand tu fais ton homme. J'aime sentir ta queue contre moi. Pénètre-moi tout de suite, je mouille comme une dingue !
— Si je rentre, je jouis dans deux secondes
— J'm'en fous, viens, vieeeennns ! Prends-moi, tiens-moi bien ! Serre-moi les hanches, agrippe-moi les fesses…
    N'y tenant plus, Erwan se recule légèrement, dégageant sa queue, et, la guidant d'une main, la mène vers la chatte presque dégoulinante, brûlante et entrouverte de Lilly. Il entre d'un coup ferme, collant son pubis aux fesses de sa chérie. Ses mains attrapent les hanches arrondies qu'il distingue dans l'ombre, et il commence un lent va-et-vient. La sensation est merveilleuse. Lilly sent sa bite coulisser en elle, lui procurant des petites décharges de plaisir à chaque changement de sens. Les mains d'Erwan qui la maintiennent fermement l'excitent au plus au point. Elle est secouée, de plus en plus vite, de plus en plus brutalement, et elle adore ça. Ses avant-bras, en contact avec le tronc rugueux, frottent dessus, surtout les coudes, qui s'égratignent un peu, mais elle ne le sent pas, toute entière dédiée à son plaisir, à ce qui se passe entre ses reins.
— Lilly, c'est trop bon… J'adore être en toi… Je… mpf…
    Erwan s'interrompt de parler, semble hésiter. Mais son mouvement de hanches ne faiblit pas, lui. Puissant, plus rapide qu'au début, il continue.
— Quoi ?
— Rien, je…
— Han, alleeeez, vas-y, dis… han ! s'agace un peu Lilly entre deux gémissements
— Je sais pas, j'ai envie de te prendre sauvagement, de te dire des trucs, que tu m'en dises…
— T'as quoi à me dire ?
— Rien ! J'ai envie de te parler en mode cochon, mais je sais pas si t'aimes ça…
— Je suis tellement en feu que tu peux me dire ce que tu veux, y a rien qui va me calmer. Allez, bourre-moi, ramone-moi, petit salopiot, défonce-moi !
    La douce Lilly, excitée par la situation, prend les choses en main. Il veut du dirty talk ? Il va avoir du dirty talk !
— Allez, bouge plus vite, je veux que tu me fourres la chatte, que tu m'inondes de foutre, vas-y putainnnn !
    Erwan, s'arrête presque devant ce déferlement de paroles crues, qu'il n'a jamais entendues de sa vie. Mais il découvre au moment où il les entend que ça l'excite énormément. Sans même s'en rendre compte, il commence lui aussi à débiter des insanités :
— Ah oui ? T'as envie que je te casse tes p'tites pattes arrière ? J'adore ça de te baiser, han ! Tu me sens bien, là ? Tu sens que je suis dur ? Putain t'es trempée, mmhhh ! J'ai de la mouille sur les couilles. Tu vas me les gober dans ton p'tit minou tellement t'es chaude !
— Han ! Mmhh! Putain tu me rends folle !
— Et toi donc ! Je vais te baiser toute la nuit, putain c'que tu m'excites ! Donne-moi tes nichons !
    Tout en disant cela, Erwan se penche au maximum sur le dos de Lilly et lui attrape les deux seins à la fois. Il les pétrit fort, torture les tétons, tout en continuant tant bien que mal à gigoter en elle. Ils sont bien loin de l'amour romantique qu'ils ont fait une demi-heure plus tôt. Ils s'excitent mutuellement en se parlant ainsi, d'une manière aussi crue.
— T'aimes ça, hein, que je te pelote tes nichons ? Dis-le que t'aimes ça, dis-le !
— Ouiii… serre-les fort, continue !
— J'ai envie de te les bouffer, d'aspirer tes tétons, de les titiller avec ma langue dans ma bouche, j'veux te les mordre ! T'aimes ça, hein, s…
    Il s'arrête au milieu de sa phrase. Il allait dire "T'aimes ça, hein, salope ?". Mais c'est un peu violent quand même, il ne sait pas bien si Lilly apprécierait de se faire traiter de salope. Elle ne semble pourtant pas avoir remarqué. Elle continue de gémir à chaque coup de boutoir ou presque. Elle prend un pied terrible et se demande même si elle ne va pas rejouir avant lui tellement c'est bon.
— Oui, han ! Touche-les moi, presse-les j'adore, han ! J'ai envie de jouir, han !
— Ah oui ? Et si je bouge plus vite, ça te fait quoi ? dit-il en remettant ses mains sur les fesses de Lilly
— Ah, putain ça vient ! Han ! Putain c'est boooonnn ! Écarte-moi les fesses, pelote-les, han putain j'adore !
    Lilly a lâché ces mots sans presque s'en rendre compte. Juste, elle a besoin qu'il lui écarte les fesses. Elle a envie qu'il regarde son petit trou, la partie la plus intime de son anatomie. Elle veut sentir ses yeux sur son anus. Sans trop savoir ce que ça fait comme sensation à Lilly, Erwan obéit et lui écarte les fesses autant que possible. Il continue de la pilonner à grande vitesse. Lui non plus n'est vraiment pas loin de jouir ! Ça monte, ça monte. Il va pour ouvrir la bouche et demander à Lilly si elle préfère qu'il s'épande en dedans ou sur elle, sur le bas du dos. Ou bien sur les seins. Ils n'ont jamais fait ça : lui debout à éjaculer sur ses seins et elle à genoux devant lui. D'ordinaire, ce genre de domination n'est pas quelque chose qui l'excite, mais là, dans la fougue du moment, pourquoi pas ?
    Il baisse les yeux pour regarder le bas du dos de Lilly. Il a bien envie de gicler là, sur la raie de ses fesses. Puis, il se rend compte que, les fesses bien écartées, il voit son anus. Enfin, il le devine plus qu'il ne le voit. Mais son petit cul lui fait un effet terrible ! Il a soudain l'envie de le toucher ! C'est une chose qu'ils n'ont jamais faite, cette partie de leur anatomie, à chacun, n'étant pas du tout au centre de leurs préoccupations lorsqu'ils baisent.
    Les grands esprits se rencontrent (ou Cupidon est-il à l'œuvre ?) et Lilly ressent à présent l'envie de passer à l'étape d'après. Dans cet instant de sexe pur, comme peu souvent ils ont partagé, elle a soudain ce besoin qu'il lui touche son trou du cul. Un besoin impérieux. Une fois encore, des mots échappent à son contrôle et sortent de sa bouche :
— Touche-moi le cul !
— Hein ?
— Touche-moi le cul han, caresse-moi le trou du cul ! Je suis sûre han que tu le mates ! Je sens mmhh ton regard de petit salopiot sur mon cul ! Vas-y putain !
    N'hésitant plus une seconde, Erwan rapproche une main du centre de ses fesses et commence à touchoter le petit cercle qui s'offre à lui avec le pouce. Sans trop comprendre pourquoi, la sensation tactile en elle-même n'étant pas particulière, il prend un pied terrible à faire ce geste. Il s'applique à lui faire de petits cercles sur son trou du cul, continuant à s'agiter dans sa chatte. C'est bien la première fois qu'il touche Lilly à cet endroit précis de son anatomie et il adore ça. Elle aussi apparemment.
— Oh putain Lilly, c'est trop bon ! J'adore ton cul ! Putain y m'chauffe trop ! Tu m'excites, je vais jouir !
— Continue, han ! Continue, han ! Vas-y bourre-moi la chatte et touche-moi le cul, fous-moi un doigt ! Hannn ! Encule-moi avec ton doigt ! Hannn !
    Erwan, à ces mots d'un érotisme dont il ne soupçonnait pas qu'ils aient un tel pouvoir sur lui, commence à jouir. Il se cambre et s'enfonce le plus possible dans sa chatte. Il déclenche ainsi un orgasme intense chez Lilly. Elle se plaque autant qu'elle peut contre lui, prenant appui sur le tronc du saule pleureur, s'empale le con le plus possible sur sa queue qui gicle en elle. Tous deux ont des rayons de Bonheur à l'état pur, de jouissance, qui partent en étoile depuis leur sexe et se répandent à travers tout leur corps. Un feu d'artifice de toutes les couleurs. Pour un peu, ils s'illumineraient dans la nuit.
    Tout à coup, le silence. Plus de bruit de claquements de chairs, plus de gémissements, plus de respirations saccadées. Juste le léger son des lianes qui bruissent doucement. La lune est toujours là, elle s'est à peine déplacée dans le ciel. La Nature n'a pas bougé : le grand saule centenaire est là, Lilly pliée en deux, appuyée contre son tronc, Erwan courbé sur son dos à elle ; les étoiles scintillent, merveilleux tableau géant de "Relie les points" suspendu au-dessus des amoureux ; le petit étang, de l'autre côté de l'arbre, lance des faibles clapotis de temps en temps.
    Non, rien n'a changé. Sauf deux petites tâches de sang, à un mètre de hauteur, imprimées sur le tronc, preuves que les coudes d'une jeune femme sont plus fragiles que l'écorce d'un vénérable saule pleureur centenaire.
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Norcle
27 avril 2026 à 11:35
J'ai beaucoup aimé [...]

Merci.
Modifié 5 mai 2026 à 03:22
Soyez respectueux
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Photo de profil de Billythekid
Billythekid
27 avril 2026 à 04:40
J'ai beaucoup aimé le mélange de douceur et de dirty talk. Une suite?
Soyez respectueux
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Norcle
25 avril 2026 à 11:23
J'ai bien apprécié […]

Merci.
Modifié 5 mai 2026 à 03:12
Soyez respectueux
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Racines
25 avril 2026 à 11:10
J'ai bien apprécié, après lectur j'ai pris mon pieds et ma femme en était heureuse et bien satisfaite. Merci
Soyez respectueux
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Norcle
24 avril 2026 à 18:40
Quelle montée […]

Merci.
Modifié 5 mai 2026 à 03:12
Soyez respectueux
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Photo de profil de Xaviernnrs
Xaviernnrs
24 avril 2026 à 15:30
Quelle montée en température ! Ce texte est aussi torride que cette nuit d'été. C’est un plaisir de vous lire dans ce registre un peu plus audacieux.
Modifié 24 avril 2026 à 15:31
Soyez respectueux
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