Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Rattrapés par le futur — Chapitre 5 · Chapitre 4 partie 2 : irréversible ?
Auteur
Rattrapés par le futur
Chapitre 5 · Chapitre 4 partie 2 : irréversible ?
L'ambiance se détendit complètement, le rire retombant doucement pour laisser place à une conversation plus simple, plus naturelle. Ils parlèrent quelques minutes de tout et de rien, du stage de Chahinez, du cabinet, des journées de Lotfi, avec cette facilité qu'ils avaient toujours eue tous les trois, comme si rien n'avait vraiment changé... alors que tout avait changé.
Souad revenait parfois à la charge avec une remarque légère, un regard un peu appuyé, toujours assez subtil pour passer inaperçu aux yeux de Lotfi mais suffisamment clair pour Chahinez, qui répondait du tac au tac, trouvant désormais un équilibre presque joueur dans ce double niveau.
À un moment, Souad esquissa un sourire en coin en observant Chahinez.
— En tout cas... ça te va bien, Paris...
Chahinez soutint son regard une seconde, sans se cacher cette fois.
— Je trouve aussi...
— Mmh... fit Souad doucement, comme si ça lui suffisait.
— Mmh... fit Souad doucement, comme si ça lui suffisait.
Le silence qui suivit n'était pas gênant, simplement posé, rempli par le bruit léger de la ville au loin et la chaleur tranquille de ce moment partagé.
Puis elle tira une dernière fois sur sa cigarette avant de la tapoter hors champ.
— Bon... je vais vous laisser profiter...
Chahinez leva légèrement les sourcils.
— Déjà ?
— Ouais... répondit Souad avec un sourire tranquille, j'ai assez vu...
— Ouais... répondit Souad avec un sourire tranquille, j'ai assez vu...
Lotfi fronça légèrement les sourcils, amusé.
— T'as vu quoi encore ?
Souad haussa les épaules avec un air innocent.
— Rien... mais ça me suffit...
Chahinez secoua la tête en riant doucement.
— Elle est impossible...
— Je sais... répondit Souad avec un clin d'œil. Bonne nuit vous deux...
— Bonne nuit ma bichette...
— Bonne nuit Soussou... ajouta Lotfi.
— Je sais... répondit Souad avec un clin d'œil. Bonne nuit vous deux...
— Bonne nuit ma bichette...
— Bonne nuit Soussou... ajouta Lotfi.
L'écran s'éteignit.
Chahinez resta une seconde immobile, puis posa lentement le téléphone sur la table avant de relever les yeux vers lui, un sourire encore accroché aux lèvres, comme si cette légèreté ne l'avait pas quittée.
La soirée s'acheva doucement, sans qu'ils aient vraiment besoin de le décider. Le calme était revenu dans l'appartement, mais ce n'était pas un silence vide, plutôt quelque chose de plein, de posé, comme si tout avait trouvé sa place naturellement. Chahinez passa devant lui en direction de la chambre, un regard rapide par-dessus l'épaule, à peine un sourire, mais suffisant pour qu'il la suive sans réfléchir.
La lumière de la lampe de chevet diffusait une chaleur douce dans la pièce, dessinant les contours sans tout dévoiler. Lotfi retira ses vêtements avec simplicité, ne gardant que son boxer, tandis que Chahinez, sans se presser, fit glisser son pantalon le long de ses hanches. Le tissu quitta ses jambes en révélant la courbe pleine de ses fesses que Lotfi ne quitta pas des yeux une seule seconde, comme s'il redécouvrait quelque chose qu'il avait pourtant déjà regardé toute la soirée.
Elle attrapa distraitement le bas de son string, puis leva les yeux vers lui avec un sourire léger, presque complice.
— Je vais pas dormir avec ça... ça te rentre dans les fesses toute la nuit, c'est horrible...
Elle rit doucement en le faisant glisser, puis enfila une culotte plus confortable sans la moindre gêne, dans un geste simple, naturel, qui n'avait rien de calculé mais qui, pour lui, avait tout d'intime.
Lorsqu'elle se redressa, toujours en t-shirt, leurs regards se croisèrent, et il y avait dans le sien quelque chose de plus franc encore, comme s'il ne cherchait plus à cacher ce qu'il pensait.
Chahinez s'approcha lentement, posa ses mains sur son torse et resta là une seconde, à le sentir sous ses doigts, à mesurer cette proximité devenue évidente.
— Viens... murmura-t-elle doucement.
Ils s'allongèrent presque aussitôt, leurs corps se retrouvant avec une facilité troublante. Elle se blottit contre lui, mais cette fois avec une présence différente, plus assumée, ses doigts glissant sur son torse avec lenteur, sans chercher à aller vite, simplement pour prolonger le contact.
La main de Lotfi répondit naturellement, se posant dans son dos, suivant la ligne de sa taille, redescendant sans hésitation, comme si ce geste lui appartenait désormais.
Leurs visages se rapprochèrent.
Le baiser s'installa sans rupture, lent, profond, porté par tout ce qui s'était accumulé depuis des jours. Rien de brusque, rien de pressé, mais une évidence qui prenait toute la place, leurs souffles se mêlant, leurs corps se rapprochant encore.
Chahinez laissa échapper un léger sourire contre ses lèvres.
— Tu fais rien pour arranger les choses...
Sa voix était basse, presque amusée, mais son corps, lui, se pressait un peu plus contre le sien.
Lotfi répondit dans un souffle, son front effleurant le sien.
— Toi non plus...
Elle eut un petit rire, puis revint l'embrasser, plus présente encore, ses doigts glissant dans sa nuque pour le garder près d'elle, tandis que la chaleur montait doucement, sans précipitation, mais sans retenue non plus.
Et dans la lumière douce de la chambre, il n'y avait plus rien à cacher, seulement cette tension tranquille, installée, qui ne demandait plus qu'à exister pleinement.
Chahinez laissa le baiser s'approfondir naturellement, ses doigts glissant dans sa nuque avec une lenteur délibérée, comme si elle cherchait à ralentir le temps plutôt qu'à le précipiter. Elle sentait la chaleur de ses mains dans son dos, cette façon qu'il avait de la tenir maintenant, plus assurée, moins hésitante qu'avant, comme s'il avait enfin accepté de ne plus se retenir.
Sa main à elle descendit lentement le long de son torse, suivant la ligne de ses abdominaux avec une légèreté presque distraite, avant de s'arrêter à la limite de son boxer. Elle ne franchit pas tout de suite. Elle resta là, ses doigts effleurant le tissu, sentant sa chaleur à travers le coton, et dans ce simple geste suspendu, il y avait déjà tout ce qu'elle voulait lui dire.
Lotfi retint légèrement son souffle.
Elle releva les yeux vers lui, leurs visages proches, et dans la lumière douce de la chambre, elle le regarda avec cette franchise tranquille qui lui appartenait.
— T'as envie de moi, mon chéri ?
Sa voix était basse, presque amusée, mais son regard, lui, ne l'était pas. Elle connaissait déjà la réponse. Elle voulait l'entendre quand même.
Lotfi ne répondit pas avec des mots. Sa main glissa dans son dos, descendit sur ses fesses avec une assurance nouvelle, les empoignant doucement mais sans détour, l'attirant contre lui dans un mouvement lent qui disait tout ce qu'il n'avait pas besoin de formuler. Elle sentit immédiatement sa queue contre elle, chaude, insistante, bandée à travers le tissu fin du boxer.
— Ça répond à ta question ? murmura-t-il contre sa bouche.
Elle laissa échapper un petit rire sourd, puis revint l'embrasser avec une présence plus entière. Leurs souffles se firent plus courts, plus chargés. Sa main à lui remonta sous son t-shirt, cherchant sa peau directement, et lorsque ses doigts trouvèrent la chaleur de son dos nu, elle laissa échapper un soupir contre ses lèvres.
Elle se redressa légèrement, attrapa le bas de son t-shirt et le fit passer par-dessus sa tête en un geste fluide. Lotfi la contempla un instant, sa main remontant lentement vers elle, et lorsque ses paumes se posèrent sur ses seins, elle ferma les yeux une seconde, laissant un frisson la traverser sans chercher à le cacher.
— Embrasse-les, mon cœur... souffla-t-elle.
Il obéit sans hésiter, ses lèvres trouvant la pointe d'un téton avec une lenteur qui la fit se cambrer légèrement, ses doigts glissant dans ses cheveux pour le garder contre elle. Sa bouche était chaude, ses lèvres douces, et chaque contact envoyait une chaleur directe plus bas, là où sa culotte était déjà moite contre sa peau.
Ils se caressèrent longuement, leurs corps se cherchant avec cette familiarité nouvelle que les jours précédents avaient construite, jusqu'à ce que Chahinez retire sa culotte d'un geste simple, et Lotfi son boxer dans le même élan. Leurs peaux se retrouvèrent avec cette évidence tranquille qu'ils connaissaient désormais.
Sa main enveloppa sa verge avec une attention presque studieuse, apprenant encore, observant ce qui faisait changer son souffle, ce qui le faisait se contracter légèrement sous ses doigts. Elle aimait ça. Cette façon qu'il avait de réagir sans pouvoir s'en empêcher. Elle le caressa lentement, sentant les pulsations chaudes battre contre sa paume, la peau tendue à l'extrême, le gland déjà humide sous son pouce.
Et quelque chose en elle, une curiosité plus profonde, plus neuve, commença à descendre doucement. Ses lèvres quittèrent sa bouche, glissèrent dans son cou, sur son torse, son ventre plat, s'attardant à chaque étape comme si elle traçait un chemin qu'elle explorait pour la première fois. Elle s'arrêta, son visage à quelques centimètres de sa verge dressée, sentant sa chaleur irradier contre ses joues, percevant une odeur nouvelle, virile, troublante, qui n'avait rien d'inconfortable mais qui fit naître en elle quelque chose d'inattendu, une envie plus précise, plus urgente.
Elle releva les yeux vers lui.
— Tu veux ?
Sa voix était basse, directe. Pas une demande de permission. Une invitation partagée.
— Oui... murmura-t-il, le souffle déjà court.
Elle commença par un baiser. Un seul. Posé sur le gland avec une douceur presque hésitante, découvrant la texture soyeuse sous ses lèvres, la fermeté, la chaleur dense qui contrastait avec la douceur de la peau. Elle perçut sa réaction immédiate, ce frémissement qu'il ne contrôlait pas, et cela suffit à lui donner confiance. Ses lèvres revinrent, s'ouvrirent légèrement, l'enveloppant avec plus de présence, sa langue traçant un cercle lent autour du gland avant de descendre le long de la hampe avec une lenteur délibérée. Elle apprenait. Elle observait. Et ce qu'elle découvrait l'enivrait autant qu'elle l'enivrait lui.
Lotfi laissa échapper un son sourd, ses doigts venant se poser dans ses cheveux avec une légèreté qui n'avait rien d'une pression, simplement là, comme un ancrage, comme une façon de lui dire sans mots qu'elle était exactement où il voulait qu'elle soit.
— Mon Dieu... souffla-t-il.
Elle trouva son rythme progressivement, guidée par ses réactions, par l'imperceptible tension de ses cuisses, par ces petits sons involontaires qui lui indiquaient mieux que n'importe quelle instruction ce qu'il aimait. Sa main enveloppait la base de sa verge pendant que ses lèvres travaillaient le gland avec une attention croissante, et elle sentait sa queue palpiter dans sa bouche avec une intensité qui la troublait autant que lui.
C'est sa main à lui qui bougea la première, glissant doucement le long de son dos, puis sur sa hanche, l'invitant dans un mouvement lent, presque évident. Chahinez comprit immédiatement, se laissa guider naturellement, et en quelques secondes elle se retrouva au-dessus de lui, leurs corps inversés, son intimité désormais à hauteur de son visage.
Il l'accueillit avec une franchise totale, ses mains empoignant ses fesses rondes et pleines pour l'amener doucement vers sa bouche. Ses lèvres trouvèrent sa fente avec une douceur immédiate, et Chahinez laissa échapper un gémissement étouffé contre lui, ses hanches tressaillant sous ce premier contact direct. Il prit le temps de la découvrir, ses lèvres explorant d'abord ses grandes lèvres avec lenteur, puis entre elles, trouvant la chaleur moite et soyeuse de sa chatte, cette odeur douce et musquée qu'il reconnut aussitôt, intime, précise, indéniablement elle.
Et c'est là que l'image le traversa. Nette. Presque brutale dans sa précision.
Cette nuit du tout début. La salle de bain. Le panier à linge. Ce geste honteux et solitaire, cette odeur découverte en tremblant, qu'il n'avait pas su nommer autrement que comme une faute.
Et maintenant elle était là, vivante, offerte, entre ses mains, entre ses lèvres, lui donnant elle-même ce qu'il avait cherché dans l'ombre.
Ce qui avait été une honte était devenu un don.
Il resserra les mains sur ses hanches avec une tendresse nouvelle et laissa sa langue trouver son clitoris gonflé avec une précision qui fit gémir Chahinez contre lui, ses hanches ondulant instinctivement pour aller à sa rencontre. Il sentait son humidité augmenter sous sa langue à chaque passage, sa chatte devenant de plus en plus chaude, de plus en plus douce, ses petites lèvres gonflées s'ouvrant davantage comme une invitation.
Sa main glissa alors sur ses fesses, les pétrissant avec une liberté nouvelle, ses doigts s'aventurant entre elles, effleurant doucement cette zone plus secrète, et Chahinez laissa échapper un souffle plus court contre lui, ni refus ni demande, simplement ce frémissement qui disait qu'elle sentait tout, qu'elle accueillait tout.
Leurs rythmes se synchronisèrent progressivement, leurs souffles se faisant de plus en plus rauques, leurs bouches de plus en plus précises l'une sur l'autre. Chahinez sentait l'humidité ruisseler le long de ses lèvres, chaude, abondante, et elle en avait presque honte tant c'était évident, mais lui en dessous semblait s'en délecter, ses lèvres revenant sans cesse puiser là, comme s'il ne pouvait pas s'en lasser.
— Mon chéri... souffla-t-elle entre deux respirations, ses hanches cherchant encore sa bouche.
À un moment, elle sentit qu'il approchait, la tension de ses cuisses, ce changement imperceptible dans sa respiration qu'elle apprenait à lire. Elle se redressa doucement, se retourna vers lui, et sa main reprit sa verge avec une fermeté tranquille, continuant le mouvement de ses lèvres avec ses doigts cette fois, ses yeux accrochés aux siens dans la pénombre.
— Regarde-moi, murmura-t-elle.
Lotfi la regarda, le souffle brisé, ses hanches se soulevant légèrement contre sa main.
Elle accéléra doucement, sentant sa verge durcir encore davantage entre ses doigts, les pulsations s'intensifier, et lorsqu'il bascula enfin dans un râle sourd et profond, ses mains se crispant dans les draps, elle ne le lâcha pas, accompagnant chaque spasme avec une douceur précise, sentant sa chaleur se répandre contre sa paume avec une satisfaction tranquille, presque fière.
Le silence revint lentement.
Chahinez resta un instant immobile, puis laissa échapper un petit rire doux, presque émerveillé.
— Eh bien...
Elle se leva avec légèreté, attrapa quelques mouchoirs sur la table de chevet, se nettoya rapidement, puis tendit la main vers lui avec un sourire malicieux.
— Viens, mon amour.
Dans la salle de bain, l'eau tiède coula doucement sur leurs peaux. Pas une vraie douche, plutôt une toilette douce, leurs gestes lents, leurs corps proches sans urgence. Elle passa un gant humide sur son ventre avec une attention presque maternelle, et il fit de même pour elle, leurs regards s'échangeant dans le miroir avec cette complicité nouvelle qui n'avait plus besoin de se justifier.
Ils retournèrent au lit sans se presser, la lumière éteinte, la nuit douce autour d'eux. Chahinez se blottit la première sous la couette et ouvrit les bras. Lotfi vint se lover contre elle. Elle posa sa tête sur son torse, une jambe passée entre les siennes, tandis qu'il refermait ses bras autour d'elle avec une possessivité tendre. Leurs corps s'emboîtèrent naturellement, peau contre peau, encore tièdes de la douche.
Dans l'obscurité paisible de la chambre, un calme profond s'installa.
Chahinez traça distraitement des cercles sur son torse, ses doigts suivant une ligne invisible, et au bout d'un moment, sans lever les yeux vers lui, elle murmura simplement.
— C'est bizarre...
— Quoi ? répondit-il doucement.
— Quoi ? répondit-il doucement.
Elle prit son temps, comme si elle cherchait la forme juste.
— J'ai l'impression que t'as toujours été là. Que c'était déjà toi. Tout ce temps.
Un silence.
— Et maintenant que c'est là... je sais pas comment j'ai fait avant.
Lotfi ne répondit pas tout de suite. Sa main remonta lentement dans ses cheveux, ses doigts s'y glissant avec douceur.
— Moi non plus, murmura-t-il.
Elle releva légèrement la tête, ses yeux cherchant les siens dans l'obscurité.
— T'as envie de me dire quelque chose, là ?
Sa voix était douce, presque amusée, mais ses yeux, eux, attendaient vraiment. Lotfi la regarda un long moment, sans détourner les yeux, sans chercher à fuir dans une remarque légère. Sa main remonta lentement dans ses cheveux, ses doigts s'y glissant avec une tendresse qui précéda les mots.
— Je t'aime, Cha.
Pas une déclaration théâtrale. Une évidence posée simplement, comme on pose quelque chose qu'on porte depuis trop longtemps.
Chahinez ne répondit pas tout de suite. Elle resta immobile, les yeux fermés, laissant ces trois mots descendre en elle lentement, les sentir se déposer quelque part de profond et de chaud, là où rien ne s'efface. Quelque chose se serra dans sa gorge, net, inattendu, cette émotion-là qu'on ne commande pas et qui arrive toujours sans prévenir. Elle inspira doucement, comme pour s'assurer qu'elle était bien réelle dans cet instant, que ce qu'elle vivait n'allait pas disparaître au matin.
Puis elle ouvrit les yeux.
— Moi aussi je t'aime... murmura-t-elle. Depuis bien plus longtemps que je veux bien me l'avouer.
Sa main remonta lentement sur son visage, ses doigts effleurant sa joue avec une douceur presque solennelle, comme si elle voulait ancrer ce moment dans quelque chose de tangible, de réel.
— Et je suis bien là... avec toi... c'est tout ce que je sais.
Elle se rapprocha encore, posa ses lèvres contre les siennes dans un baiser lent, plein, sans urgence, celui qu'on donne quand on n'a plus rien à prouver ni à retenir. Puis elle vint se lover contre lui, sa tête retrouvant naturellement le creux de son épaule, une jambe glissée entre les siennes, son souffle se posant doucement contre sa peau.
Le silence s'installa, vivant, apaisé.
Leurs respirations ralentirent progressivement, leurs corps s'alourdissant l'un contre l'autre, la fatigue de la nuit prenant doucement le dessus. Lotfi sentit ses paupières devenir lourdes, sa main continuant de caresser machinalement ses cheveux avec une lenteur de plus en plus assoupie.
Chahinez perçut le moment exact où il commençait à glisser vers le sommeil, ce relâchement imperceptible dans ses bras, ce souffle qui changeait de rythme. Elle sourit dans l'obscurité, les yeux toujours fermés.
— Bonne nuit, mon homme... je t'aime.
Sa voix était à peine un murmure, posée comme une dernière caresse avant le silence.
Et dans l'obscurité douce de la chambre, ils s'endormirent ainsi, étroitement enlacés, le cœur au même rythme, comme si ces mots venaient enfin de poser quelque chose d'irréversible entre eux.
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