Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Camille et Erik — Chapitre 10
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Camille et Erik
Chapitre 10
Changement radical
Camille était inquiet. Erik était mystérieux ces derniers temps. Il s'absentait pour se rendre en province pratiquement chaque semaine prétextant une activité inhabituelle dont il se refusait de préciser la nature et qui l'occupait à chaque fois plusieurs jours loin de la région parisienne sans jamais préciser où.
Camille était inquiet. Erik était mystérieux ces derniers temps. Il s'absentait pour se rendre en province pratiquement chaque semaine prétextant une activité inhabituelle dont il se refusait de préciser la nature et qui l'occupait à chaque fois plusieurs jours loin de la région parisienne sans jamais préciser où.
— Ça y est ! s'exclama Sylvie, il s'est remis à pleuvoir. Ça n'arrête pas en ce moment.
— Je te resserre du thé ? lui demanda Camille.
— Je veux bien. Il est excellent.
— Je te resserre du thé ? lui demanda Camille.
— Je veux bien. Il est excellent.
Puis elle demanda. « Et il ne te dit jamais où il va ?
— Jamais. La seule chose que je sais c'est que c'est dans les Alpes.
Sylvie ricana.
— C'est grand les Alpes !
Depuis que Sylvie était en congé de maternité, elle venait régulièrement rendre visite à son petit frère. Ils ne s'étaient jamais entendus aussi bien. Camille était devenu, si l'on peut dire, la meilleure copine de sa sœur. Elle lui racontait ses joies et ses soucis dans sa vie de couple et il en faisait de même.
— En fait, je me demande s'il n'en a pas un peu marre de la région parisienne, remarqua pensivement Camille.
— Pas toi ?
— Moi aussi mais c'est surtout à cause de ce qui m'est arrivé à la supérette et ensuite chez les flics. Sinon, je ne suis pas encore las de Paris. Seulement, le problème, maintenant c'est que j'ai la trouille de retourner à la supérette. J'ai peur de croiser le gars qui a essayé de piquer la caisse.
— Moi, je trouve que tu as été drôlement courageux. Remarqua Sylvie.
— Tu parles ! Si j'avais pu aller me cacher j'aurais pas hésité mais j'ai coincé mon chariot en essayant de faire demi-tour. Alors, j'ai eu le réflexe idiot de foncer sur le type au lieu de me tirer en laissant mon caddie là où il était. Et tout ce que j'ai gagné, ça a été de me retrouver dans une cellule du commissariat avec une espèce de brute qui voulait me casser la gueule. J'ai eu la trouille de ma vie. Résultat, quand je dois sortir, je passe mon temps à regarder autour de moi pour vérifier si je ne risque pas de le croiser au coin de la rue.
— Tu sais ce que tu devrais faire ? demanda Sylvie en rigolant. Tu devrais te déguiser.
— En quoi ? Tu me vois arpentant les rues déguisé en clown ou en pirate ? Bravo pour la discrétion !
— Mais non ! En Nana ! Personne ne te reconnaitrait et en plus, personne ne te demanderait de jouer les justicières à grands coups de caddie. Nous les filles, personne ne nous demande d'être courageuses. Nous sommes des petites choses fragiles qui ont besoin d'un homme, ‘'un vrai'' comme on dit, pour les protéger. Je suis certaine que la caissière, personne ne lui a reproché d'avoir eu peur. Elle a été plainte, elle a été consolée et elle a une belle histoire à raconter à des copines envieuses.
— En nana ? Ça ne marcherait jamais. Tout le monde se rendrait compte que je suis un garçon.
— Ça, mon coco, c'est pas prouvé du tout. Je voudrais pas te vexer, mais t'es pas particulièrement viril d'aspect et si j'en juge d'après les indiscrétions de Magali, tu n'es pas particulièrement impressionnant en matière de sexe. Un zizi, ça se cache assez facilement quand il est de taille modeste.
— Pas toi ?
— Moi aussi mais c'est surtout à cause de ce qui m'est arrivé à la supérette et ensuite chez les flics. Sinon, je ne suis pas encore las de Paris. Seulement, le problème, maintenant c'est que j'ai la trouille de retourner à la supérette. J'ai peur de croiser le gars qui a essayé de piquer la caisse.
— Moi, je trouve que tu as été drôlement courageux. Remarqua Sylvie.
— Tu parles ! Si j'avais pu aller me cacher j'aurais pas hésité mais j'ai coincé mon chariot en essayant de faire demi-tour. Alors, j'ai eu le réflexe idiot de foncer sur le type au lieu de me tirer en laissant mon caddie là où il était. Et tout ce que j'ai gagné, ça a été de me retrouver dans une cellule du commissariat avec une espèce de brute qui voulait me casser la gueule. J'ai eu la trouille de ma vie. Résultat, quand je dois sortir, je passe mon temps à regarder autour de moi pour vérifier si je ne risque pas de le croiser au coin de la rue.
— Tu sais ce que tu devrais faire ? demanda Sylvie en rigolant. Tu devrais te déguiser.
— En quoi ? Tu me vois arpentant les rues déguisé en clown ou en pirate ? Bravo pour la discrétion !
— Mais non ! En Nana ! Personne ne te reconnaitrait et en plus, personne ne te demanderait de jouer les justicières à grands coups de caddie. Nous les filles, personne ne nous demande d'être courageuses. Nous sommes des petites choses fragiles qui ont besoin d'un homme, ‘'un vrai'' comme on dit, pour les protéger. Je suis certaine que la caissière, personne ne lui a reproché d'avoir eu peur. Elle a été plainte, elle a été consolée et elle a une belle histoire à raconter à des copines envieuses.
— En nana ? Ça ne marcherait jamais. Tout le monde se rendrait compte que je suis un garçon.
— Ça, mon coco, c'est pas prouvé du tout. Je voudrais pas te vexer, mais t'es pas particulièrement viril d'aspect et si j'en juge d'après les indiscrétions de Magali, tu n'es pas particulièrement impressionnant en matière de sexe. Un zizi, ça se cache assez facilement quand il est de taille modeste.
Camille regarda sa sœur d'un air pensif.
— Ça vaudrait peut-être le coup d'essayer mais j'aurais besoin de ton aide si je veux être crédible.
— De toute façon, tu ne risques rien en essayant. Si le résultat ne te convient pas rien ne t'oblige à aller te promener comme ça.
— Bon ! c'est d'accord, conclût Camille . Comment tu vois la chose ?
— Déjà, il faut que tu décides si tu mets Erik au courant de ta démarche ou si tu préfères lui faire la surprise.
— C'est vrai que je ne me suis pas posé la question. Ça fait une grosse différence ?
— Si tu choisis de lui faire la surprise, il te faudra attendre le dernier moment avant de te raser le crane ou, au moins, de te couper les cheveux très courts pour pouvoir mettre une perruque, et de procéder à une épilation du visage ce qui sera indispensable pour te maquiller mais sans avoir eu le temps de faire des essais. Moi, je serais toi, je lui en parlerais d'abord . Comme ça, tu ne risques pas de commettre un impair si ça lui pose un problème ; et si sa réaction est favorable tu pourras t'organiser et faire des essais sans être obligé de te cacher. Tu pourras même le tenir au courant au fur et à mesure de tes progrès tout en ne lui montrant que le résultat final au cours d'une petite fête.
— Et si je ne suis pas satisfait du résultat, conclut Camille d'un air blasé, je ne suis pas obligé de lui montrer quoi que ce soit.
— Dis donc ! Tu pourrais te montrer plus enthousiaste ! Si c'est pour que tu fasses la gueule, c'est pas la peine que je me donne du mal.
— Non, non ! Tout va bien. J'en parle à Erik dès son retour.
— De toute façon, tu ne risques rien en essayant. Si le résultat ne te convient pas rien ne t'oblige à aller te promener comme ça.
— Bon ! c'est d'accord, conclût Camille . Comment tu vois la chose ?
— Déjà, il faut que tu décides si tu mets Erik au courant de ta démarche ou si tu préfères lui faire la surprise.
— C'est vrai que je ne me suis pas posé la question. Ça fait une grosse différence ?
— Si tu choisis de lui faire la surprise, il te faudra attendre le dernier moment avant de te raser le crane ou, au moins, de te couper les cheveux très courts pour pouvoir mettre une perruque, et de procéder à une épilation du visage ce qui sera indispensable pour te maquiller mais sans avoir eu le temps de faire des essais. Moi, je serais toi, je lui en parlerais d'abord . Comme ça, tu ne risques pas de commettre un impair si ça lui pose un problème ; et si sa réaction est favorable tu pourras t'organiser et faire des essais sans être obligé de te cacher. Tu pourras même le tenir au courant au fur et à mesure de tes progrès tout en ne lui montrant que le résultat final au cours d'une petite fête.
— Et si je ne suis pas satisfait du résultat, conclut Camille d'un air blasé, je ne suis pas obligé de lui montrer quoi que ce soit.
— Dis donc ! Tu pourrais te montrer plus enthousiaste ! Si c'est pour que tu fasses la gueule, c'est pas la peine que je me donne du mal.
— Non, non ! Tout va bien. J'en parle à Erik dès son retour.
Ce jour-là, Erik rentra particulièrement tard et Camille, dût attendre d'être au lit pour aborder le sujet. . D'emblée, Erik se montra catégorique.
— Si ça te fait plaisir de te maquiller et de porter des vêtements féminins, ça ne me pose aucun problème, à condition, naturellement de ne pas tomber dans la vulgarité. Par contre, je ne suis pas d'accord pour que tu prennes des risques en modifiant ton corps. Autrement dit, pas d'hormones féminines ni de faux vagin. Je ne veux pas que tu te fasses estropier par un apprenti-sorcier maladroit ou que tu aies des problèmes cardiaques parce que ton corps ne supporte pas les hormones féminines.
— Rassure-toi. Je voudrais simplement adopter un look féminin avec des vêtements de femme, une perruque et un joli maquillage. De toute façon, je me ferai aider par Sylvie.
— J'allais justement te le conseiller. Ta sœur a beaucoup de goût et je suis certain qu'elle t'empêchera de faire des bêtises.
— Rassure-toi. Je voudrais simplement adopter un look féminin avec des vêtements de femme, une perruque et un joli maquillage. De toute façon, je me ferai aider par Sylvie.
— J'allais justement te le conseiller. Ta sœur a beaucoup de goût et je suis certain qu'elle t'empêchera de faire des bêtises.
Camille se lova tendrement dans les bras de son amant et observa d'un ton boudeur.
— Tu vois, moi je te tiens au courant de ce que je vais faire.
— Et tu voudrais que je fasse la même chose ?
— Et tu voudrais que je fasse la même chose ?
Camille fit tout de suite machine arrière.
— Je ne veux pas être indiscret.
— Tu ne l'es pas et ce que je suis en train de faire va te concerner directement. Mais comme c'est une affaire qui est en cours de finalisation, j'ai préféré attendre avant de te tenir au courant. J'ai décidé de changer de métier et d'acquérir un hôtel dans une petite station de sports d'hiver des Alpes proche de Chamonix.
— Et tu as les moyens financiers ? Je ne te savais pas aussi riche.
— Je vais faire un emprunt que je garantirai grâce à une hypothèque sur mon logement parisien.
— Et quoi est -ce que ça me concerne ?
— On va déménager et s'installer tous les deux là-bas dans une suite située au dernier étage de l'hôtel.
— Tu ne l'es pas et ce que je suis en train de faire va te concerner directement. Mais comme c'est une affaire qui est en cours de finalisation, j'ai préféré attendre avant de te tenir au courant. J'ai décidé de changer de métier et d'acquérir un hôtel dans une petite station de sports d'hiver des Alpes proche de Chamonix.
— Et tu as les moyens financiers ? Je ne te savais pas aussi riche.
— Je vais faire un emprunt que je garantirai grâce à une hypothèque sur mon logement parisien.
— Et quoi est -ce que ça me concerne ?
— On va déménager et s'installer tous les deux là-bas dans une suite située au dernier étage de l'hôtel.
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