Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Camille et Erik — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Camille et Erik
Chapitre 6
INQUIETUDE
Camille était tombé amoureux. Il était amoureux d'un garçon. Il avait bien conscience de ce qui pouvait paraitre incongru dans les sentiments qu'il éprouvait pour Erik alors que, quelques semaines auparavant, il faisait encore l'amour avec une fille mais il n'y pouvait rien. Chaque fois son ami lui parlait d'un ton même tout simplement amical, ce qui était fréquent, son cœur se mettait à battre la chamade et il se mettait à rêver que c'était là une manière déguisée de lui avouer de tendres sentiments. Il se sentait parfois un peu ridicule et réussissait alors à calmer ses battements de cœur mais à la première occasion il recommençait à ressentir les mêmes émotions et à faire les mêmes rêves. C'était plus fort que lui. Bien sûr, il savait qu'il rêvait mais c'était devenu une habitude chez lui de fuir la réalité ou de l'embellir selon la situation en particulier dans le domaine sentimental.
Camille était tombé amoureux. Il était amoureux d'un garçon. Il avait bien conscience de ce qui pouvait paraitre incongru dans les sentiments qu'il éprouvait pour Erik alors que, quelques semaines auparavant, il faisait encore l'amour avec une fille mais il n'y pouvait rien. Chaque fois son ami lui parlait d'un ton même tout simplement amical, ce qui était fréquent, son cœur se mettait à battre la chamade et il se mettait à rêver que c'était là une manière déguisée de lui avouer de tendres sentiments. Il se sentait parfois un peu ridicule et réussissait alors à calmer ses battements de cœur mais à la première occasion il recommençait à ressentir les mêmes émotions et à faire les mêmes rêves. C'était plus fort que lui. Bien sûr, il savait qu'il rêvait mais c'était devenu une habitude chez lui de fuir la réalité ou de l'embellir selon la situation en particulier dans le domaine sentimental.
Mais, ce soir-là, c'était l'inquiétude qui dominait et il n'y avait pas de place pour le rêve. Erik était parti passer trois jours dans la région bordelaise à l'occasion d'un salon où il devait participer à l'animation d'un stand pendant les deux premiers jours puis en profiter pour rendre visite le troisième jour à deux clients importants. Il avait prévu de repartir pour Paris en milieu d'après-midi et comptait être de retour aux environs de vingt et une heure. Une absence de trois jours, c'était beaucoup et Camille n'avait pas très bien vécu ces trois jours de solitude. A titre de consolation et pour fêter le retour de son ami, il avait décidé d'organiser un petit repas aux chandelles pour lequel il avait cassé sa tirelire chez un traiteur réputé du quartier latin. Il avait reçu un petit coup de fil d'Erik lui confirmant son prochain retour et avait entrepris de préparer l'appartement de ce dernier pour le recevoir dignement.
Comme il ne voulait pas courir le risque d'être en retard, il avait tout organisé à l'avance et vers vingt heures tout était prêt pour fêter dignement le retour du héros. Il ne resterait qu'à allumer les chandelles, mettre en route le lecteur de CD pour l'ambiance sonore et faire réchauffer au micro-ondes la volaille et sa garniture. Il se mit à attendre en surveillant sa montre et en espérant que peut-être Erik rentrerait plus tôt que prévu ;;;.Il se mit à guetter les bruits de pas dans l'escalier mais les aiguilles semblaient prendre un malin plaisir à avancer avec une lenteur exaspérante et Erik n'arrivait pas.
Quand enfin les vingt-et-unes heures arrivèrent, Camille devint fébrile. Cette fois ça y était ! Erik n'allait plus tarder maintenant. Fallait-il mettre le poulet à réchauffer où commencer par lui faire couler un bain ? Allait-il rentrer affamé ou bien aurait-il besoin de se détendre ? Mais les aiguilles continuèrent à tourner et Erik n'arrivait pas. Au bout d'une demi-heure Camille se mit à imaginer les raisons de ce retard et plus l'heure avançait plus ces raisons lui paraissaient devoir être graves. Que faire ? Téléphoner à Erik ? C'était le meilleur moyen de provoquer un accident. Téléphoner à la police ? Non ! ce serait ridicule et on lui rirait au nez.
Il se mit à tourner en rond tout autour de la table sans savoir quoi faire, ne s'arrêtant de marcher que pour déplacer un couvert, enlever d'un revers de la main une poussière imaginaire ou guetter à la fenêtre. Dehors il pleuvait des cordes et un vent furieux agitait les arbres du boulevard. C'était certainement ça ! un accident de voiture provoqué par le mauvais temps. Il se voyait déjà attendant dans le couloir glacé du service des urgences d'un hôpital de province, appréhendant les mauvaises nouvelles qu'on allait lui annoncer. Trois fois, il prit son téléphone pour téléphoner à l'hôpital mais trois fois il le raccrocha. Il n'avait aucune idée de l'établissement de soins où pouvait se trouver Erik. Ce pouvait être n'importe où entre Bordeaux et Paris. Alors, il se remit à tourner en rond impuissant et à guetter à la fenêtre, espérant à chaque fois apercevoir la silhouette tant attendue courant sous la pluie.
Il était vingt-deux heures passées et il était au bord des larmes lorsqu'il entendit des pas dans l'escalier. Il se précipita dans l'entrée et ouvrit la lourde porte. Erik était presque arrivé à l'étage et l'interpela d'un air décontracté.
— Tu as vu cette pluie ? Je suis complètement trempé. Je vais en mettre partout ! Tu vas devoir passer la serpillère. Moi je vais prendre un bain.
Camille, rassuré mais en même temps ulcéré le l'attitude décontractée d'Erik lui fit remarquer d'un ton acide
— Je t'attendais plus tôt. Tu m'avais dit que tu serais là vers neuf heures.
— Oh je suis navré Chaton ! j'aurais dû te téléphoner pour te prévenir mais il a fallu que je passe en catastrophe voir un client qui avait de gros problèmes et qui exigeait que quelqu'un passe le voir d'urgence. Comme c'était sur mon chemin, le patron m'a demandé d'en profiter pour faire le détour et tenter d'arranger le coup.
— Oh je suis navré Chaton ! j'aurais dû te téléphoner pour te prévenir mais il a fallu que je passe en catastrophe voir un client qui avait de gros problèmes et qui exigeait que quelqu'un passe le voir d'urgence. Comme c'était sur mon chemin, le patron m'a demandé d'en profiter pour faire le détour et tenter d'arranger le coup.
La rancœur de Camille s'éteignit rapidement. Le garçon qui avait conquis son cœur venait de l'appeler ‘'chaton'' et cela fut suffisant pour le faire de nouveau rêver. En passant devant la porte du séjour qui était grand ouverte, Erik aperçut la table décorée pour la petite fête que Camille avait préparée.
— C'est en quel honneur, cette table ?
Camille se sentit un peu bête et balbutia.
— J'ai pensé que ça te ferait plaisir en rentrant de faire un bon repas. Mais peut-être que tu es trop fatigué et que tu veux juste prendre un bain et aller te coucher ?
— Tu rigoles ? Je meure de faim ! on mange d'abord et je prendrait mon bain ensuite. Tu as fait quoi ?
— Une pintade farcie aux morilles mais ça vient de chez le traiteur.
— La vache ! ça coute un bras ce genre de plat. Du as du sûrement casser ta tirelire. Tu as la facture ? il faut au moins que j'en paye la moitié.
— Tu rigoles ? Je meure de faim ! on mange d'abord et je prendrait mon bain ensuite. Tu as fait quoi ?
— Une pintade farcie aux morilles mais ça vient de chez le traiteur.
— La vache ! ça coute un bras ce genre de plat. Du as du sûrement casser ta tirelire. Tu as la facture ? il faut au moins que j'en paye la moitié.
Sur ce, ils se mirent à se chamailler pour savoir qui aller payer quoi et comme Erik était un excellent commercial, contrairement à Camille, il arriva à obtenir de rembourser à ce dernier les trois quarts de ce que lui avait coûté le repas.
Erik dévora la volaille aux morilles, engloutissant voracement ailes, cuisses et pilons pendant que Camille se régalait avec les blancs er leur peau croustillante et en arrosant le tout d'une bouteille de ‘'Nuit -Saint-Georges'' et terminèrent le repas par un délicieux fraisier. Erik alla ensuite prendre son bain pendant que Camille nettoyait la table et remplissait le lave-vaisselle puis ils se souhaitèrent une bonne nuit et allèrent se coucher.
Erik dévora la volaille aux morilles, engloutissant voracement ailes, cuisses et pilons pendant que Camille se régalait avec les blancs er leur peau croustillante et en arrosant le tout d'une bouteille de ‘'Nuit -Saint-Georges'' et terminèrent le repas par un délicieux fraisier. Erik alla ensuite prendre son bain pendant que Camille nettoyait la table et remplissait le lave-vaisselle puis ils se souhaitèrent une bonne nuit et allèrent se coucher.
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