Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Golden Burger : service très spécial — Chapitre 3 · Épisode 3 : Point de Fusion
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Golden Burger : service très spécial
Chapitre 3 · Épisode 3 : Point de Fusion
L'enseigne néon du Golden Burger grésille sous une chaleur écrasante. La climatisation est morte. Seuls le drive et la terrasse sont ouverts. Dans son bureau, Marc-Antoine hurle dans le téléphone, un petit climatiseur portatif ridicule à ses pieds.
— Comment ça vous ne pouvez pas venir ! Vous avez vu la température ? J'ai un établissement à faire fonctionner moi !
Dehors, l'asphalte chauffé à blanc depuis l'aube déforme les silhouettes des voitures agglutinées au drive. Derrière les vitres du guichet, Aurélie et Noura suffoquent dans leurs polos trempés de sueur.
Au premier poste, Aurélie a totalement capitulé devant la chaleur. Son polo blanc est totalement déboutonné, révélant une peau pâle luisante de transpiration. Le tissu devenu translucide colle à sa peau humide et laisse deviner chaque détail de sa silhouette. Lorsqu'elle se penche pour saisir la carte bancaire d'un client en berline allemande, sa poitrine frôle le rebord métallique brûlant du guichet. Elle grimace aussitôt sous la chaleur.
Au premier poste, Aurélie a totalement capitulé devant la chaleur. Son polo blanc est totalement déboutonné, révélant une peau pâle luisante de transpiration. Le tissu devenu translucide colle à sa peau humide et laisse deviner chaque détail de sa silhouette. Lorsqu'elle se penche pour saisir la carte bancaire d'un client en berline allemande, sa poitrine frôle le rebord métallique brûlant du guichet. Elle grimace aussitôt sous la chaleur.
— Bordel… même le comptoir veut ma peau aujourd'hui… Ça fera vingt-huit euros quarante, monsieur... payez vite, je crois que le plastique de votre carte commence à fondre … tout comme moi, souffle-t-elle.
L'homme reste pétrifié, hypnotisé par le balancement moite de son décolleté. Sous le choc visuel, il sent instantanément son sexe durcir et tendre le tissu de son pantalon.
Dans l'habitacle de la voiture devenue une étuve close, l'odeur du cuir chaud se mélange au parfum musqué de la sueur d'Aurélie. Le client ne parvient pas à détacher ses doigts du volant, ses phalanges blanchissent alors qu'il observe une goutte de sueur solitaire naître à la base du cou de la jeune femme. Elle roule lentement, s'égarant dans le sillage de son décolleté avant de s'écraser sur le métal brûlant du rebord. L'homme reste suspendu dans un instant irréel, incapable de passer immédiatement la première tant le mouvement de la poitrine de la jeune femme l'hypnotise.
Aurélie se penche au guichet, et se retourne vers Noura qui arrive avec les sacs.
Dans l'habitacle de la voiture devenue une étuve close, l'odeur du cuir chaud se mélange au parfum musqué de la sueur d'Aurélie. Le client ne parvient pas à détacher ses doigts du volant, ses phalanges blanchissent alors qu'il observe une goutte de sueur solitaire naître à la base du cou de la jeune femme. Elle roule lentement, s'égarant dans le sillage de son décolleté avant de s'écraser sur le métal brûlant du rebord. L'homme reste suspendu dans un instant irréel, incapable de passer immédiatement la première tant le mouvement de la poitrine de la jeune femme l'hypnotise.
Aurélie se penche au guichet, et se retourne vers Noura qui arrive avec les sacs.
— Noura, dépêche-toi ! Kevin attend tes fesses… enfin, tes sacs, je voulais dire.
Noura rougit mais ne répond pas. Elle se penche loin par la fenêtre pour tendre le sac. Kevin, juste derrière elle en cuisine, pose une main large et chaude dans le bas de son dos pour la stabiliser.
— Doucement, murmure-t-il près de son oreille. T'es déjà assez chaude comme ça.
Aurélie voit la main de Kevin sur Noura. Son regard s'assombrit.
— Kevin, depuis quand tu joues les coaches personnels ? lance-t-elle d'un ton acide. Si elle a besoin d'aide pour se pencher, je peux lui montrer comment on fait.
Kevin retire lentement sa main, mais pas avant d'avoir laissé ses doigts glisser sur la courbe des reins de Noura. Il regarde Aurélie avec un petit sourire en coin.
— T'es jalouse, Aurélie ?
Aurélie soutient son regard une seconde de trop.
D'habitude, c'est elle qui mène les jeux au drive. Les sourires, les sous-entendus, les clients incapables d'aligner deux mots… tout tourne généralement autour d'elle.
Mais depuis l'arrivée de Noura, quelque chose a changé.
Kevin regarde davantage vers le second guichet.
D'habitude, c'est elle qui mène les jeux au drive. Les sourires, les sous-entendus, les clients incapables d'aligner deux mots… tout tourne généralement autour d'elle.
Mais depuis l'arrivée de Noura, quelque chose a changé.
Kevin regarde davantage vers le second guichet.
— Jalouse ? répète-t-elle en riant jaune. Moi ? Jamais. Mais si tu continues à bander pour la petite nouvelle, va falloir assumer… ou me laisser m'en occuper.
Noura reste silencieuse, mais ses joues sont brûlantes. Elle sent encore la chaleur de la main de Kevin sur sa peau.
A la vue de Noura, le supplice du client continue. Pour livrer les sacs volumineux, elle doit s'étirer loin vers l'extérieur offrant une vue plongeante dans son décolleté tout autant ouvert que celui de sa collègue. La peau ambrée de Noura luit sous une couche de sueur nacrée qui s'écoule lentement vers l'ombre de son soutien-gorge.
A la vue de Noura, le supplice du client continue. Pour livrer les sacs volumineux, elle doit s'étirer loin vers l'extérieur offrant une vue plongeante dans son décolleté tout autant ouvert que celui de sa collègue. La peau ambrée de Noura luit sous une couche de sueur nacrée qui s'écoule lentement vers l'ombre de son soutien-gorge.
— Faites attention, c'est brûlant… et je ne parle pas seulement des frites, lance-t-elle en lui tendant sa commande.
L'homme redémarre en trombe, mais s'arrête à l'autre bout du parking. Incapable de poursuivre immédiatement sa route dans cet état, sa main droite passe sous le volant et commence un mouvement de va-et-vient, un sourire béat se dessinant sur son visage.
Depuis le guichet, Aurélie ricane en voyant la voiture s'arrêter plus loin.
Depuis le guichet, Aurélie ricane en voyant la voiture s'arrêter plus loin.
— Regarde-le… À cause de toi, il va devoir se vider dans sa berline à 40 000 euros. T'es dangereuse, Noura.
Noura sent encore la chaleur de la main de Kevin sur ses reins lorsque Aurélie s'approche d'elle par-derrière. Elle colle sa poitrine contre son dos et murmure assez fort pour que Kevin entende.
— Si t'as trop chaud, Noura, dis-le. Je peux te passer de l'eau… ou demander à Kevin de te lécher la sueur dans le cou. Il a l'air motivé.
Aurélie prend une petite bouteille d'eau dont elle vide le contenu et en tend une à Noura.
— Bois, sinon avec cette chaleur tu ne tiendras pas l'après-midi.
Assoiffées, les deux filles laissent couler de l'eau le long du menton qui goutte impeccablement sur le fin tissu du polo, révélant une transparence non désirée.
Juste derrière, en cuisine, Kevin, torse nu, ne perd pas une miette de la scène. Posté devant ses friteuses, il observe le ballet des décolletés et le jeu des vêtements devenus presque transparents. Il n'est pas insensible à ce qu'il voit ; au contraire, son regard dévore chaque courbe de ses collègues. Il sent une tension douloureuse envahir son bas-ventre. Une tension évidente déforme désormais son pantalon sans qu'il fasse le moindre effort pour la dissimuler.
Un bip strident retentit.
Juste derrière, en cuisine, Kevin, torse nu, ne perd pas une miette de la scène. Posté devant ses friteuses, il observe le ballet des décolletés et le jeu des vêtements devenus presque transparents. Il n'est pas insensible à ce qu'il voit ; au contraire, son regard dévore chaque courbe de ses collègues. Il sent une tension douloureuse envahir son bas-ventre. Une tension évidente déforme désormais son pantalon sans qu'il fasse le moindre effort pour la dissimuler.
Un bip strident retentit.
— Oh non… pas encore la machine à glace…
Kevin tape du poing sur l'appareil.
— Sérieusement ? Même les sundae abandonnent ?
Une fumée tiède s'échappe de la machine.
Aurélie éclate de rire.
Aurélie éclate de rire.
— Génial. On vend des milkshakes chauds maintenant.
— Avec supplément salmonelle, marmonne Kevin.
— Avec supplément salmonelle, marmonne Kevin.
En bras de chemise Marc-Antoine savoure son privilège dans un bureau qui peine à se maintenir à moins de vingt-cinq degrés par une trop petite unité de climatisation individuelle. Il est assis dans son fauteuil de cuir noir. Ses yeux sautent d'un moniteur à l'autre. Sa main droite s'active avec une frénésie mécanique, rythmée par les images des décolletés du Drive qui s'affichent en haute définition.
— Finalement, elle a de bons côtés cette canicule, marmonne-t'il avec un sourire malsain.
La lumière bleutée des moniteurs projette des ombres mouvantes sur son visage crispé. Le ronronnement de son unité centrale se transforme en un sifflement aigu, signe que les ventilateurs luttent désespérément contre l'air ambiant qui s'épaissit. Marc-Antoine se sent comme un démiurge, maître d'un théâtre d'ombres où chaque zoom lui confère un droit de vie ou de mort sur l'intimité de ses employés. Le cuir du fauteuil, trempé de sa propre transpiration, émet un bruit de succion à chaque mouvement de son bassin. Il jouit de cette impunité, savourant le fait d'être le seul témoin de l'indécence qui s'empare de son établissement, transformant son bureau en une cellule de voyeurisme absolu.
C'est alors que la poignée de sa porte tourne brusquement. Marc-Antoine sursaute, le cœur manquant d'exploser. Comme à son habitude, Bastien entre sans frapper, sa serviette de sport sur l'épaule. Marc-Antoine a tout juste le temps de pivoter vers son bureau pour tenter de montrer une tenue présentable.
C'est alors que la poignée de sa porte tourne brusquement. Marc-Antoine sursaute, le cœur manquant d'exploser. Comme à son habitude, Bastien entre sans frapper, sa serviette de sport sur l'épaule. Marc-Antoine a tout juste le temps de pivoter vers son bureau pour tenter de montrer une tenue présentable.
— Pa' ? T'as l'air d'un type qui vient de voir un fantôme... ou qui a un sérieux coup de chaud malgré la clim, lance Bastien.
— Je... Je travaille sur les bilans, Bastien ! Sors d'ici immédiatement !
— Calme-toi, Pa'. Je passais juste prendre un peu de fraîcheur. Tu es le seul à avoir un peu d'air frais, ici.
— Oui, le climatiseur ne peut pas passer avant demain …
— Je... Je travaille sur les bilans, Bastien ! Sors d'ici immédiatement !
— Calme-toi, Pa'. Je passais juste prendre un peu de fraîcheur. Tu es le seul à avoir un peu d'air frais, ici.
— Oui, le climatiseur ne peut pas passer avant demain …
Bastien renifle l'air du bureau.
— Ça sent le plastique chaud ici…
Marc-Antoine blêmit.
— C'est … l'ordinateur.
Bastien regarde les écrans encore ouverts.
— Pourquoi les caméras du drive sont-elles zoomées comme ça ?
— CONTRÔLE QUALITÉ ! hurle son père.
— Sur les décolletés ?
— CONTRÔLE QUALITÉ ! hurle son père.
— Sur les décolletés ?
Marc-Antoine manque de s'étouffer.
En bas, dans la salle de restauration, de rares clients passent à la caisse pour commander un repas à manger en terrasse. C'est dehors à l'ombre d'un olivier que se sont installées Sophie et Clara, les deux secrétaires de la savonnerie industrielle située au bout de la rue, venues prendre comme tous les midis leur pause déjeuner. Sous la chaleur, Sophie a déboutonné son chemisier de soie bleu ciel, révélant une poitrine oppressée par la moiteur. Clara, quant à elle, a remonté sa jupe bien au-dessus de ses genoux, laissant l'air circuler sur ses cuisses satinées par la sueur.
Kevin est chargé de leur apporter leur commande. Marc-Antoine, à nouveau seul, zoome avec précision tandis que Kevin sort sur la terrasse. Son torse luit sous son tablier de noir. Sa musculature saillante brille de graisse, mais ce qui paralyse le regard des deux femmes, c'est l'érection qui déforme son pantalon de travail. Kevin, fatigué par la chaleur, ne pense même plus à la cacher. Sa carrure projette une ombre massive sur la table des deux femmes. L'odeur de Kevin — un mélange de friture, de peau chauffée et de transpiration masculine — sature l'espace restreint sous l'olivier. Sophie sent ses tempes battre. Elle observe la pulsation du tissu sombre à quelques centimètres de ses lèvres, une masse indocile qui semble réagir à l'odeur de son propre parfum. Le silence s'installe, lourd, troublé seulement par le bruissement des cigales et le souffle court de Clara qui n'ose plus porter sa fourchette à sa bouche, fascinée par cette puissance physique qui semble défier la gravité.
La vue des deux femmes n'aide pas Kévin à diminuer la tension de son entrejambe.
Sophie lève les yeux vers lui, son regard se perdant sur le relief obscène du tissu qui bat au rythme de son excitation. Elle attrape un glaçon dans son gobelet et, avec lenteur, le porte à son cou, le laissant fondre et couler entre ses seins. Une fois Kevin reparti, Clara se penche vers son amie :
Sophie lève les yeux vers lui, son regard se perdant sur le relief obscène du tissu qui bat au rythme de son excitation. Elle attrape un glaçon dans son gobelet et, avec lenteur, le porte à son cou, le laissant fondre et couler entre ses seins. Une fois Kevin reparti, Clara se penche vers son amie :
— Tu as vu ça, Sophie ? C'est... c'est indécent. Comment fait-il pour marcher avec une chose pareille ?
— Je ne sais pas, murmure Sophie avec un regard brillant en fixant le dos musclé du colosse, mais je donnerais cher pour savoir ce que ça donne une fois libéré de ce pantalon…
— Je ne sais pas, murmure Sophie avec un regard brillant en fixant le dos musclé du colosse, mais je donnerais cher pour savoir ce que ça donne une fois libéré de ce pantalon…
Kevin revient en cuisine. Aurélie attaque immédiatement.
— Alors ? Les deux secrétaires t'ont bien maté ? Sophie a failli avaler son glaçon de travers quand elle a vu l'état de ton pantalon.
Noura lève un sourcil, curieuse malgré elle.
— Elles étaient si excitées que ça ?
Kevin sourit sans répondre, ce qui agace encore plus Aurélie.
Le rush se termine enfin, laissant place à une torpeur érotique presque surnaturelle. Noura et Aurélie, dont les uniformes ne sont plus que des loques humides, ont fini par s'installer à l'arrière du bâtiment, sur la pelouse roussie par des semaines sans pluie. À l'ombre de deux pins parasols dont les aiguilles craquent sous la chaleur, elles ont disposé des transats. D'un geste synchronisé, elles retirent leurs polos de service poisseux, révélant la seule barrière qui les sépare encore de la nudité : leurs hauts de bikini. Un rouge vif pour Aurélie, soulignant la blancheur de sa peau nacrée de sueur, et un noir profond pour Noura, dont les courbes ambrées semblent absorber la lumière. Aurélie passe de la crème solaire sur le dos de Noura, laissant ses mains s'attarder sur ses reins.
Le rush se termine enfin, laissant place à une torpeur érotique presque surnaturelle. Noura et Aurélie, dont les uniformes ne sont plus que des loques humides, ont fini par s'installer à l'arrière du bâtiment, sur la pelouse roussie par des semaines sans pluie. À l'ombre de deux pins parasols dont les aiguilles craquent sous la chaleur, elles ont disposé des transats. D'un geste synchronisé, elles retirent leurs polos de service poisseux, révélant la seule barrière qui les sépare encore de la nudité : leurs hauts de bikini. Un rouge vif pour Aurélie, soulignant la blancheur de sa peau nacrée de sueur, et un noir profond pour Noura, dont les courbes ambrées semblent absorber la lumière. Aurélie passe de la crème solaire sur le dos de Noura, laissant ses mains s'attarder sur ses reins.
— T'as une peau vraiment douce… Kevin doit crever d'envie de toucher ça.
En parlant du loup, il arrive toujours torse nu avec des eskimos. Aurélie se redresse immédiatement, cambrant le dos.
— Kevin… t'es un ange, dit-elle en passant lentement sa langue sur ses lèvres.
Aurélie prend le sien et commence à le lécher lentement, de façon provocante. Lentement sa glace commence à couler sur sa poitrine.
— Oups… Noura, tu peux m'aider ?
Noura hésite. Aurélie insiste, alors elle se penche et passe un doigt sur la goutte glacée entre les seins d'Aurélie. Kevin les regarde, la mâchoire crispée, son érection de plus en plus visible.
Aurélie sourit, triomphante, et murmure à Noura :
Aurélie sourit, triomphante, et murmure à Noura :
— T'apprends vite… Tu veux que je te montre autre chose ?
Kevin grogne sourdement.
— Vous allez vraiment me faire craquer toutes les deux…
— Et toi, tu la mates encore ? dit-elle avec un rire forcé. Fais attention, Noura, Kevin est du genre à casser les jouets neufs.
— Et toi, tu la mates encore ? dit-elle avec un rire forcé. Fais attention, Noura, Kevin est du genre à casser les jouets neufs.
Noura lève les yeux vers Kevin, la glace entre les lèvres.
— Et toi Aurélie ? répond-elle doucement, tu as peur que je casse ton jouet préféré ?
Kevin laisse échapper un petit rire grave. Il pose une main sur l'épaule de Noura, puis l'autre sur celle d'Aurélie, les caressant lentement du pouce.
— Vous allez pas commencer à vous battre pour moi, si ?
Aurélie réagit au quart de tour. Elle se lève, colle son corps contre celui de Kevin et passe une main sur son torse.
— Moi je ne me bats pas. Je prends ce qui est à moi.
À l'étage, Marc-Antoine est de nouveau possédé par ses démons. Il a configuré un zoom quadruple sur son moniteur. Ses mains tremblent alors qu'il cadre les visages des deux filles. Dans l'herbe, Kevin leur a apporté des eskimos.
Aurélie et Noura lèvent les yeux vers l'entrejambe de leur collègue, leurs regards brillant d'une faim qui n'a rien à voir avec le sucre.
La langue d'Aurélie s'aventure sur le givre blanc, recueillant la première goutte de sirop qui commence déjà à couler sur ses doigts.
Noura porte l'eskimo à ses lèvres humides. Le contraste est saisissant : le blanc glacé de la friandise contre le rouge charnu de sa langue. Elle laisse fondre lentement la glace entre ses lèvres, ses yeux rivés sur le relief qui bat au rythme de son excitation, à proximité de son visage.
La langue d'Aurélie s'aventure sur le givre blanc, recueillant la première goutte de sirop qui commence déjà à couler sur ses doigts.
Noura porte l'eskimo à ses lèvres humides. Le contraste est saisissant : le blanc glacé de la friandise contre le rouge charnu de sa langue. Elle laisse fondre lentement la glace entre ses lèvres, ses yeux rivés sur le relief qui bat au rythme de son excitation, à proximité de son visage.
Marc-Antoine, devant son écran, est au bord de l'asphyxie. Il passe frénétiquement du zoom sur la bouche de Noura au mouvement de gorge d'Aurélie qui avale le froid pour éteindre son feu intérieur. Sa main s'agite avec une nervosité incontrôlable, cherchant une libération qui semble enfin à portée.
Soudain à l'écran, le manager voit Aurélie qui attrape le poignet de Kevin et le guide lentement vers la taille de Noura.
— Vas-y… Touche-la. Puisque tu en meurs d'envie.
Noura frémit, surprise, mais n'ose rien dire. La main large de Kevin glisse sur sa hanche humide. Aurélie se penche alors vers Noura et murmure contre ses lèvres.
— T'as peur ? Ou t'en as envie autant que lui ?
Kevin souffle.
— Vous êtes en train de me rendre complètement dingue.
— Avec cette chaleur ? répond Aurélie. On l'est déjà tous un peu.
— Avec cette chaleur ? répond Aurélie. On l'est déjà tous un peu.
Dans l'unité centrale, les composants atteignent leur point de non-retour. Une odeur d'ozone et de plastique brûlé commence à saturer le bureau, mais Marc-Antoine est trop loin pour s'en apercevoir. Sur l'écran, le contraste est à son comble : le givre blanc des eskimos luit contre la pulpe rouge des lèvres des filles, tandis que la peau de Kevin semble absorber toute la lumière du jardin. On sent que l'air lui-même est sur le point de s'enflammer. La tension est telle que l'image commence à vibrer, striée de micro-interférences, comme si le désir capturé par les lentilles des caméras était trop intense pour être converti en données numériques. Le processeur hurle une dernière fois, une plainte électrique inaudible, avant que la surcharge ne devienne fatale.
CLAC.
Un claquement sec, brutal, déchire le silence du bureau. L'unité centrale de l'ordinateur rend l'âme dans un dernier soupir électrique. L'image se fige. L'écran est envahi par une neige numérique qui renvoie une dernière seconde la silhouette de Kevin entre les deux femmes avant le noir total.
La chaleur a eu raison des circuits. Emporté par son élan et la brutalité de l'interruption, Marc-Antoine bascule vers l'avant. Dans un cri de frustration étranglé, il perd l'équilibre et son front vient percuter violemment le bord de son bureau en chêne.
BONG !
Le choc est sourd. Il reste là, prostré, le front appuyé contre le bois dur, haletant dans l'obscurité soudaine de son bureau climatisé.
Dehors, sous les pins, Aurélie et Noura rient, à ce moment complices et excitées par le jeu. Kevin les domine toujours, la tension à son comble.
À l'étage, Marc-Antoine, seul dans le noir, le front douloureux et le pantalon aux chevilles, entend les rires étouffés et complices et les murmures étouffés qui proviennent de derrière le bâtiment.
Dehors, sous les pins, Aurélie et Noura rient, à ce moment complices et excitées par le jeu. Kevin les domine toujours, la tension à son comble.
À l'étage, Marc-Antoine, seul dans le noir, le front douloureux et le pantalon aux chevilles, entend les rires étouffés et complices et les murmures étouffés qui proviennent de derrière le bâtiment.
Il comprend que le vrai spectacle lui a complètement échappé.
Pour la troisième fois de la journée, sa machine et ses fantasmes l'ont trahi au pire moment.
Pour la troisième fois de la journée, sa machine et ses fantasmes l'ont trahi au pire moment.
F I N de l'épisode
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