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Couverture de Golden Burger : service très spécial, par Excalibur81
Couverture de Golden Burger : service très spécial, par Excalibur81
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Golden Burger : service très spécial — Chapitre 2 · Épisode 2 : Court-circuit

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Excalibur81
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Golden Burger : service très spécial

Chapitre 2 · Épisode 2 : Court-circuit

L'enseigne néon du Golden Burger grésille sous une chaleur écrasante. Juillet transforme la zone industrielle en véritable étuve. Le ciel a la couleur d'une ecchymose sale, mélange de pourpre, de gris bitume et d'orangé toxique. Sur le parking, l'asphalte tremble sous l'air brûlant et les employés du soir arrivent en traînant des pieds, déjà épuisés avant même d'avoir commencé.
Un livreur jette un sac de commandes sur le trottoir en jurant que “ça devrait être illégal de bosser dans un four pareil”, sans que personne ne relève vraiment la remarque.
Depuis quelques jours, une canicule implacable frappe la région, transformant la zone industrielle en une étuve sans souffle. Heureusement, la climatisation ronfle depuis l'aube dans le restaurant, produisant un bourdonnement sourd qui tente de masquer le chaos. La climatisation souffle un air tiède qui sentait le plastique fondu et la frite refroidie. À l'intérieur, le service tourne comme une machine de guerre lancée à pleine vitesse. Le sifflement aigu des extracteurs d'air, le cliquetis métallique rythmé des distributeurs de boissons et le brouhaha des rires gras des étudiants fêtant ce début de vacances créent une symphonie de chaos sonore. L'odeur envahit l'air : un mélange de friture brûlante, de viande saisie, de sueur humaine acide et de parfums bon marché qui colle aux muqueuses.
Le flux des familles est incessant et les commandes de "Menu Enfant" s'accumulent sur les écrans.
Très vite, le système passe en mode saturation. Les tickets s'impriment sans interruption, formant une cascade de papier thermique qui s'entasse sur le comptoir comme une neige artificielle.
— Double cheese sans cornichons.”
— Menu enfant + sauce barbecue + sans frites mais avec frites quand même.”
— Un menu XXL mais en version petite faim.”
Kevin tente de suivre le rythme en répétant les commandes comme un automate fatigué, mais chaque nouvelle demande semble contredire la précédente. La caisse de Noura bippe en continu, produisant un signal sonore qui finit par se confondre avec le battement des extracteurs d'air.
Aurélie, elle, annonce les commandes avec une énergie agressive :
— COMMANDE 47 : URGENT !”
— COMMANDE 48 : URGENT MAIS PAS TROP !”
— COMMANDE 49 : URGENT MAIS EN FAIT NON !”
Les clients commencent à s'impatienter. Un enfant pleure. Un autre tape sur la vitre du comptoir en rythme avec les bips de caisse.
Pour chaque commande, Noura doit s'accroupir pour atteindre les bacs de jouets au ras du sol. À chaque flexion, son pantalon noir, déjà saturé de sueur et tendu à l'extrême, épouse avec une précision indécente le galbe puissant de ses fesses ambrées. Le tissu brillant sous les néons souligne chaque courbe et chaque mouvement.
Derrière elle, les étudiants se taisent progressivement. Un smartphone se lève. Puis un deuxième.
— Frère… c'est pas un fast-food, c'est du porno soft, murmure l'un d'eux.
Un étudiant murmure :
— Attends… attends… elle va se rebaisser…
Sous la table, les notifications commencent à vibrer en cascade dans les groupes privés des étudiants. Les clichés haute définition des fesses de Noura, moulées et offertes par la nécessité du service, circulent instantanément.
À l'entrée, un consultant pour le guide gastronomique régional s'arrête net. Il observe Noura qui s'accroupit une nouvelle fois, note quelque chose sur son carnet et hoche la tête, satisfait :
— Forte implication corporelle des équipes. Excellent niveau d'engagement visuel.”
Il reste planté là, bloquant le passage, pendant qu'une cliente âgée attend derrière lui en soupirant.
Plus loin, un adolescent, en train de filmer la scène en direct sur son téléphone, commente :
— Les gars, le fast-food là, c'est plus du service, c'est du cinéma expérimental.
Le live atteint déjà 3 000 spectateurs.
Un commentaire s'affiche à l'écran :
— C'est normal que ce Burger soit aussi intense ou c'est une nouvelle expérience immersive ?”
Un autre répond :
— C'est du cinéma niveau Cannes.”
Noura est débordée ; Kevin lui vient en aide comme il peut, jonglant entre la cuisson des burgers et la caisse de Noura, sa carrure de colosse tentant de créer un rempart visuel.
Non loin de là, Aurélie refuse de laisser le monopole de l'attention de Kevin à sa collègue. Elle s'appuie contre le comptoir de profil, le buste jeté en avant, offrant une vue plongeante sur son décolleté que la sueur rend translucide. Les étudiants pivotent leurs appareils. Quand Aurélie passe chercher les sandwichs, elle n'hésite pas à frôler le corps massif du cuisinier. Le contact de leurs peaux moites est électrique, et Kevin comprit aussitôt qu'il allait avoir un problème logistique avec son tablier : il attrapa un plateau pour le tenir devant lui.
Mauvaise idée.
Le plastique chauffé par les cuisines se plie aussitôt entre ses mains avec un craquement pathétique.
C'est à ce moment que l'assistant vocal interne du restaurant s'active.
Une voix neutre, légèrement trop enthousiaste, résonne dans les haut-parleurs :
— Bienvenue dans le module de performance Golden Burger. Optimisation du service en cours.
Les écrans muraux du restaurant changent d'interface. Un tableau de bord apparut :
— SUGGESTIONS D'OPTIMISATION :
Augmenter le contact visuel client/employé de 37%
Réduire les temps morts émotionnels
Améliorer la posture dynamique des équipes”
Puis une nouvelle notification clignote :
— NOUVELLE CONSIGNE : chaque interaction client doit être accompagnée d'un sourire prolongé de 4,2 secondes minimum.”
Noura tente de suivre la consigne par réflexe. Le résultat est catastrophique. Son sourire se fige au milieu d'une commande, créant un malaise immédiat chez le client.
— Euh… ça va ?, demande-t-il.
À l'étage, dans la pénombre climatisée de son bureau, Marc-Antoine est en transe. Ses écrans HD affichent les flux des caméras 3 et 4. Il dévore les images du fessier de Noura qui se tend à chaque commande. Il ajuste le zoom, capturant l'instant précis où la toile noire semble prête à céder. Sa main droite s'agite avec une violence frénétique dans son pantalon de costume, son souffle devient court, haché. Il bascule sur la caméra du comptoir pour admirer le décolleté d'Aurélie. Marc-Antoine est penché si près des écrans que ses lunettes glissaient lentement le long de son nez moite.
Son fauteuil grince à intervalles réguliers dans le silence climatisé du bureau.
— Oui… voilà… encore un peu… , balbutie-t-il, les yeux injectés de sang.
Soudain, la poignée de la porte tourne. Marc-Antoine retire sa main dans un sursaut de terreur et pivote son fauteuil. Bastien entre.
— Papa ? Tu fais quoi ? On n'a plus aucun jouet pour les menus enfants dans la réserve. Les parents s'énervent contre Noura. Il faut que tu valides une commande d'urgence.
Marc-Antoine, le visage cramoisi et le corps hurlant de frustration, doit fermer ses fenêtres pour simuler une étude de stocks. Chaque seconde passée à écouter son fils lui parler de figurines en plastique est une torture physique.
En bas, Le rush atteint son paroxysme quand un routier imposant s'approche du comptoir de Noura. L'homme doit bien mesurer un mètre quatre-vingt-dix, avec une bedaine proéminente moulée dans un débardeur gris taché de sueur. Ses bras épais, couverts de tatouages usés, reposent sur le comptoir inox comme s'il en avait pris possession. Une odeur lourde de tabac froid, de gasoil et de transpiration masculine envahit l'espace autour de Noura.
Il la détaille lentement, sans aucune discrétion, un sourire lubrique aux lèvres.
— Putain… mais qu'est-ce qu'ils recrutent ici maintenant ? murmure-t-il assez fort pour qu'elle l'entende.
Noura tente de rester professionnelle, la gorge serrée.
— Bonjour, je vous écoute pour la commande ?
Le routier ne regarde même pas le menu. Ses yeux étaient rivés sur la poitrine de la jeune femme, puis descendent ostensiblement sur ses hanches et ses fesses moulées par le pantalon noir serré.
— T'es nouvelle toi, hein ? dit-il avec un sourire gras. Ça se voit. T'as encore l'air toute fraîche…
Il se penche davantage par-dessus le comptoir, réduisant l'espace entre eux.
— Dis-moi, ma jolie… avec cette chaleur, comment tu fais pour pas crever dans ce petit pantalon ? Il te serre tellement que je vois presque tout. T'as pas trop chaud là-dedans ?
Noura sent son visage s'empourprer. Elle recule d'un pas, mais lea desserte des menus préparés l'empêche de mettre plus de distance. Ses mains tremblent légèrement sur l'écran de caisse.
— Je… Je vous propose le menu du jour ? tente-t-elle d'une voix mal assurée.
L'homme ricane, visiblement excité par sa gêne.
— J'te prendrais bien un supplément, moi. Un truc bien chaud… ou bien crémeux, ajoute-t-il en baissant la voix. T'as pas l'air d'avoir froid aux seins, pourtant. Regarde-moi ces tétons qui pointent… C'est la clim ou c'est moi qui te fais cet effet ?
Noura croise instinctivement les bras sur sa poitrine, mortifiée. Autour d'elle, quelques clients observent la scène avec des sourires en coin tandis qu'un étudiant filme discrètement.
Le routier continue, de plus en plus entreprenant :
— Allez, fais-moi un sourire, poupée. Et pendant que t'es là… fais-moi un truc bien crémeux avec ta machine à glace. J'aime quand c'est épais et que ça coule partout.
Sa voix était rauque, lourde de sous-entendus. Il passe lentement sa langue sur sa lèvre inférieure sans la quitter des yeux.
Noura, complètement paniquée et les joues brûlantes de honte, se tourne précipitamment vers la machine à glace italienne pour échapper à son regard.
BOOM.
Le joint de pression explose. Un puissant jet de glace vanille, épaisse et glacée, gicle violemment sur Noura. Le liquide froid la frappe en plein visage, s'infiltre dans sa bouche, dégouline dans son cou et s'engouffre abondamment entre ses seins.
Elle pousse un cri étouffé. Son polo blanc devient instantanément transparent, collé à sa peau comme une pellicule. Ses tétons, durcis par le froid brutal, pointent de façon obscène sous le tissu mouillé. La glace continue de couler sur son ventre et entre ses cuisses, laissant des traînées blanches luisantes.
Le restaurant entier se fige une seconde, puis des téléphones se lèvent en masse.
— Les gars, c'est mieux qu'un bukkake gratuit ! crie un étudiant.
Noura croise les bras sur sa poitrine, les yeux brillants de larmes de honte, tandis que la glace continue de couler lentement entre ses seins et le long de son dos. Le tissu mouillé colle maintenant parfaitement la forme de ses seins lourds et ronds.
Kevin relève la tête du grill instantanément. Son expression passe de la surprise à une colère froide en une fraction de seconde. Il serre la spatule si fort que le manche en métal grince. Sans hésiter, il fait un pas en avant, prêt à intervenir.
— Noura ! lance-t-il d'une voix grave et autoritaire.
Il contourne rapidement le poste de cuisson, attrape un torchon propre et se dirige vers elle d'un pas décidé. Sa carrure imposante semble occuper tout l'espace. Il se place devant Noura pour la protéger des regards, tentant de masquer son corps aux yeux des clients.
— Viens, lui dit-il plus doucement. Je te couvre.
Il pose le torchon sur ses épaules avec une étonnante délicatesse pour un homme de sa taille, essayant de cacher sa poitrine trempée. Son regard noir balaie la salle, s'arrêtant particulièrement sur le routier avec une menace évidente.
Aurélie observe la scène depuis son poste, les lèvres pincées. Une pointe de jalousie vive traverse son visage. Elle voit Kevin protéger Noura, le voir s'occuper d'elle avec ce mélange de force et de douceur qu'il ne lui a jamais montré. Cela la pique au vif.
Elle s'appuie alors ostensiblement contre le comptoir, cambrant le dos pour faire ressortir sa poitrine. Elle passe une main dans ses cheveux blonds décolorés et lance d'une voix forte, volontairement sensuelle :
— Kevin, mon grand, tu as besoin d'aide ? Je peux m'occuper d'elle si tu veux…
Kevin ne lui répond même pas. Il reste concentré sur Noura, une main posée dans son dos pour la guider vers l'arrière du comptoir, loin des regards.
— Va te changer, murmure-t-il à Noura. Je m'occupe du reste ici.
Aurélie serre les mâchoires. Son sourire forcé devient presque carnassier. Elle fait un pas vers Kevin, frôle volontairement son bras avec sa poitrine et ajoute, plus bas :
— T'es bien protecteur avec la petite nouvelle, dis donc…
Aurélie force un sourire, mais sa voix trahit son agacement :
— On dirait que tu joues les chevaliers blancs maintenant…
Kevin ne répond toujours pas. Il garde une main protectrice dans le dos de Noura tout en la guidant vers les vestiaires.
Aurélie, elle, reste plantée là, les joues légèrement rouges de colère et de jalousie. Elle retourne à son poste en claquant un support de sacs plus fort que nécessaire, jetant des regards noirs en direction des vestiaires.
À la fin du service, Aurélie attrape Kevin par le tablier dès que Noura a disparu dans les vestiaires et l'entraîne dans la remise.
Elle referme la porte du pied, les yeux brillants d'une jalousie mêlée de désir.
— Alors ? Tu bandes pour elle depuis tout à l'heure… Tu crois que je n'ai pas vu ton tablier ?
Sans attendre de réponse, elle s'agenouille sur le béton froid, baisse son pantalon d'un geste sec et libère son sexe lourd et déjà dur. Elle le prend en bouche avec une avidité presque agressive, comme pour lui prouver qu'elle est meilleure.
Kevin grogne, une main posée sur sa tête blonde.
À l'étage, Marc-Antoine est en transe devant ses écrans. Il voit Noura retirer son polo souillé dans le vestiaire, puis bascule sur la remise où Aurélie est à genoux devant Kevin.
Sa main s'agite frénétiquement sur sa queue, le souffle rauque.
— Oui… vas-y… suce-le…
Elle le prend en bouche avec une avidité presque agressive, comme pour lui prouver qu'elle est meilleure. Ses yeux bleus, grands ouverts et fixes, ne lâchent pas le regard de Kevin. Elle cherche à y lire la trace de la petite nouvelle, prête à l'extirper par la force de sa succion. C'est un défi autant qu'une soumission ; elle veut qu'il oublie la peau ambrée et la douceur de Noura pour ne plus ressentir que l'autorité de sa gorge et la brûlure de son désir à elle. Kevin, les mains crispées sur les épaules d'Aurélie, laisse sa rage contre le routier et l'IA se transformer en une pulsion brute, cherchant dans le corps de sa collègue l'exutoire violent qu'il ne s'est pas autorisé avec l'autre.
Juste avant que Kevin ne commence à jouir dans la bouche d'Aurélie, une alerte rouge clignote :
— TEMPÉRATURE CPU CRITIQUE”
CLAC.
Le disjoncteur principal vient de sauter. Tout le bâtiment est plongé dans le noir. En une fraction de seconde, la symphonie mécanique s'éteint : le sifflement strident des friteuses, le ronronnement de la clim, et même la voix synthétique de l'IA se coupent net. Ce silence soudain est plus lourd que le bruit. On n'entend plus que le souffle court de Kevin dans la remise et, à l'étage, le cliquetis pathétique d'une souris que Marc-Antoine continue de cliquer par réflexe, dans le vide. Les écrans du manager s'éteignent au pire instant.
Un long râle de désespoir animal sort de sa gorge.
— Non … non … Pas maintenant, gémit le directeur.
Il frappe violemment son front contre le bureau.
BONG.
Dans l'obscurité totale, la seule lumière provient d'une minuscule LED de secours rouge au plafond, qui projette sur son visage une lueur sinistre, comme un œil malveillant le jugeant dans sa défaite. Il reste prostré, la bite toujours dure et le front douloureux, prisonnier de cette pénombre qui sent la sueur et le regret. Il est exactement comme au début du service : un homme seul face à ses fantasmes éteints, vaincu par la machine qu'il croyait contrôler.
F I N de l'épisode
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