Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Golden Burger : service très spécial — Chapitre 6 · Épisode 6 : L’Œil du Plancher
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Golden Burger : service très spécial
Chapitre 6 · Épisode 6 : L’Œil du Plancher
L'enseigne du Golden Burger grésille sous la chaleur de l'après-midi. L'épisode de canicule est terminé. La vie reprend ses droits. Les pigeons guettent la moindre frite abandonnée sur la terrasse. Marc-Antoine, privé de ses caméras, s'est transformé en rongeur industriel. Il rampe à plat ventre entre les gaines de climatisation, le visage barbouillé de poussière grise, cherchant à voler un moment d'intimité qu'il s'agisse de ses employés ou de ses clientes. Il s'arrête un instant, une goutte de sueur suspendue au bout de son nez terreux, n'osant même pas cligner des yeux de peur que le grincement du métal ne trahisse sa présence. Sa cicatrice frontale, violacée, palpite à chaque effort. Il étouffe un éternuement alors qu'une araignée lui frôle la main.
Ayant trouvé un trou de nœud dans le parquet, il y colle son œil, comme un enfant devant un trou de serrure. Situé exactement à la verticale de la table où Valérie, fidèle cliente du mercredi, reprend son souffle après avoir bataillé contre ses enfants qu'elle a abandonnés pour dix minutes à l'aire de jeux. La vue est imprenable. En plongée verticale, le débardeur blanc de Valérie affalée baille totalement. Sous cet angle, le regard de Marc-Antoine plonge sans obstacle dans l'intimité de son buste, où la peau luit. Il observe, fasciné, une goutte d'eau s'échapper d'un glaçon que Valérie fait rouler sur sa clavicule. La goutte glisse lentement, disparaissant dans le sillon de sa poitrine comprimée par la dentelle de son soutien-gorge. L'effet froid est imparable, le mamelon de Valérie pointe avec insolence sous la dentelle humide. Marc-Antoine en oublie de respirer, suspendu au-dessus de cette vision, magnifique, des deux globes de chair.
L'excitation fait monter la pression sous son pantalon de costume poussiéreux. Dans cet espace confiné, le moindre mouvement devient un calvaire ; il se retrouve coincé, les hanches bloquées entre deux conduits de zinc, incapable de reculer.
Soudain, un vrombissement puissant traverse la gaine. Quelqu'un vient de relancer la climatisation à fond. Toute la structure se met à trembler violemment. Les vibrations métalliques se répercutent directement entre les jambes de Marc-Antoine, massant malgré lui son sexe déjà dur. Il pousse un petit cri étranglé, mi-plaisir mi-panique, tandis que ses hanches coincées subissent les secousses sans qu'il puisse rien y faire.
Il tente de se dégager, mais sa boucle de ceinture se prend dans un grillage. Plus il tire, plus le métal gémit dangereusement.
En dessous, Valérie relève brièvement la tête, intriguée par le bruit sourd venant du plafond.
Marc-Antoine se fige aussitôt, plaqué contre la tôle brûlante, respirant par petites saccades paniquées.
En dessous, Valérie relève brièvement la tête, intriguée par le bruit sourd venant du plafond.
Marc-Antoine se fige aussitôt, plaqué contre la tôle brûlante, respirant par petites saccades paniquées.
En cuisine, l'air vibre d'une chaleur graisseuse. Kevin se place derrière Noura pour lui apprendre à cuire les Golden Steaks. Son torse puissant s'écrase contre son dos, ses bras massifs l'encerclent pour guider ses mains sur la spatule. L'air devient lourd, chargé d'odeur de viande saisie et du parfum vanillé de la jeune femme.
Noura sent distinctement le sexe de Kevin grossir et se durcir contre le bas de ses reins. Loin d'être indifférente, elle cambre légèrement le dos et appuie ses fesses contre lui. Kevin grogne tout bas, ses doigts se crispant sur les siens. Chaque fois qu'il se penche pour corriger sa posture, son bassin presse plus fermement, frottant son membre épais contre elle.
— Comme ça, c'est mieux ? murmure Noura en tournant légèrement la tête, un sourire timide mais provocant aux lèvres.
— Presque… répond Kevin d'une voix basse et rauque, son souffle chaud contre son oreille. Il faut juste que tu apprennes à bien tenir la poignée… et à supporter la chaleur quand ça devient vraiment intense.
— Presque… répond Kevin d'une voix basse et rauque, son souffle chaud contre son oreille. Il faut juste que tu apprennes à bien tenir la poignée… et à supporter la chaleur quand ça devient vraiment intense.
Sous l'effet de la chaleur radiante, une perle de sueur naît à la lisière des cheveux de Noura et roule lentement dans son cou. Kevin suit la goutte du regard, sa main serrant plus fort celle de la jeune femme.
Valérie, depuis sa table, ne perd rien du spectacle. Elle serre les cuisses, une main glissant inconsciemment sur sa propre cuisse sous la table, profitant de ce spectacle gratuit que le menu "Golden" ne mentionnait pas. Valérie soupire discrètement. Entre les cris de ses enfants, son ex-mari qui payait la pension en retard et les journées passées à courir partout, elle ne s'attendait pas à trouver un divertissement érotique au milieu d'un fast-food graisseux. Elle aspire une longue gorgée de soda glacé sans quitter Kévin des yeux.
Valérie, depuis sa table, ne perd rien du spectacle. Elle serre les cuisses, une main glissant inconsciemment sur sa propre cuisse sous la table, profitant de ce spectacle gratuit que le menu "Golden" ne mentionnait pas. Valérie soupire discrètement. Entre les cris de ses enfants, son ex-mari qui payait la pension en retard et les journées passées à courir partout, elle ne s'attendait pas à trouver un divertissement érotique au milieu d'un fast-food graisseux. Elle aspire une longue gorgée de soda glacé sans quitter Kévin des yeux.
— Finalement, songea-t-elle, le menu Golden valait peut-être vraiment son supplément.
Bastien, accoudé au comptoir, serre les mâchoires si fort que ses dents grincent. Il voit la main de Kevin posée sur la hanche de Noura, ce geste possessif qui lui donne envie de tout casser. Bastien serre si fort le gobelet en carton qu'un filet de soda tiède coule entre ses doigts. Il ne s'en rend même pas compte. Chaque rire de Noura lui donne l'impression d'être invisible. Quand Kévin se penche encore davantage sur elle, Bastien mâche rageusement une frite oubliée sur le comptoir avant de grimacer : elle est froide depuis une heure.
Aurélie, tout aussi envieuse que Bastien, se rapproche du fils de son patron.
— Regarde-les, Bastien, lui glisse-t-elle tel un serpent. Si tu ne fais rien, il va la prendre sur le plan de travail.
— Et dire que je l'ai défendu quand les étudiants l'ont harcelée.
— Ils agissent comme si on n'était pas là. Ah si je pouvais leur donner une leçon.
— Et dire que je l'ai défendu quand les étudiants l'ont harcelée.
— Ils agissent comme si on n'était pas là. Ah si je pouvais leur donner une leçon.
Au même moment, Marc-Antoine, toujours collé à son trou dans le plancher, voit Kévin passer derrière Noura et lui murmurer quelque chose à l'oreille tout en posant une main possessive sur sa hanche. Noura sourit et appuie discrètement son bassin contre lui.
Marc-Antoine serre les dents, fou de jalousie. Mais l'excitation induite par la main de Kévin qui s'attarde sur la cambrure de Noura, l'emporte. Marc-Antoine expire un souffle trop brusque. Un nuage de poussière grise s'échappe du trou et retombe en neige sale sur l'épaule de Valérie, qui lève les yeux au plafond avec une moue de dégoût, forçant le directeur à un retrait précipité dans l'obscurité.
Au comptoir, Aurélie imagine un stratagème pour faire punir son amant.
Marc-Antoine serre les dents, fou de jalousie. Mais l'excitation induite par la main de Kévin qui s'attarde sur la cambrure de Noura, l'emporte. Marc-Antoine expire un souffle trop brusque. Un nuage de poussière grise s'échappe du trou et retombe en neige sale sur l'épaule de Valérie, qui lève les yeux au plafond avec une moue de dégoût, forçant le directeur à un retrait précipité dans l'obscurité.
Au comptoir, Aurélie imagine un stratagème pour faire punir son amant.
— On pourrait tendre un piège, imagine la remontrance que lui ferait ton père si des “Golden Steaks” étaient retrouvés dans son casier.
— Excellente idée !
— Excellente idée !
Aurélie tend un sac isotherme à son compère.
Au congélateur de la remise, Bastien y glisse six steaks de luxe. C'est le plan parfait : accuser Kévin de vol qualifié pour le faire réprimander et baisser sa valeur auprès de la femme de son coeur.
Bastien s'engouffre dans les vestiaires pour cacher le butin dans le casier du cuisinier. Il jette des regards furtifs derrière lui, persuadé que chaque vêtement suspendu dans le vestiaire est un témoin de son crime. Ses mains sont moites ; il déteste Kévin autant qu'il le craint, et cette petite vengeance mesquine est la seule arme qu'il a trouvée pour exister face au colosse devant Noura.
Au congélateur de la remise, Bastien y glisse six steaks de luxe. C'est le plan parfait : accuser Kévin de vol qualifié pour le faire réprimander et baisser sa valeur auprès de la femme de son coeur.
Bastien s'engouffre dans les vestiaires pour cacher le butin dans le casier du cuisinier. Il jette des regards furtifs derrière lui, persuadé que chaque vêtement suspendu dans le vestiaire est un témoin de son crime. Ses mains sont moites ; il déteste Kévin autant qu'il le craint, et cette petite vengeance mesquine est la seule arme qu'il a trouvée pour exister face au colosse devant Noura.
— Ca y est tout est en place, murmure-t-il à Aurélie. Je vais prévenir mon père, lui dire que j'ai vu Kévin cacher des marchandises dans son casier. Avec un peu de chance il sera peut-être même renvoyé.
Aurélie sent une pointe de regret. Humilier Kevin, oui. Le faire renvoyer, non. Qui s'occuperait d'elle pendant les pauses ?
Bastien monte au bureau de son père. Aurélie se faufile vers les casiers. Elle sait qu'elle n'a pas beaucoup de temps. Elle décide de saboter discrètement le plan de Bastien. Pendant que celui-ci monte voir son père, elle se faufile dans les vestiaires, remplace rapidement les steaks par ses propres affaires qu'elle glisse tout au fond du casier de son amant.
Bastien monte au bureau de son père. Aurélie se faufile vers les casiers. Elle sait qu'elle n'a pas beaucoup de temps. Elle décide de saboter discrètement le plan de Bastien. Pendant que celui-ci monte voir son père, elle se faufile dans les vestiaires, remplace rapidement les steaks par ses propres affaires qu'elle glisse tout au fond du casier de son amant.
Marc-Antoine s'extrait de la gaine de ventilation dans un vacarme de tôle froissée, tel un nouveau-né mal dégrossi expulsé par un utérus d'acier. Il atterrit lourdement sur la moquette du couloir, enveloppé dans un nuage de poussière grise qui fait immédiatement tousser une silhouette plantée devant lui.
— Monsieur le Directeur ? j'imagine ? lance une voix féminine au sarcasme cinglant.
Marc-Antoine lève les yeux, clignant des paupières pour évacuer la suie. Devant lui se tient Léa, la livreuse de Fast-Logistix, celle des livraisons du mercredi après-midi. C'est une jeune femme pétillante, dont le charme naturel détonne dans ce couloir administratif austère. Son visage est encadré par quelques mèches brunes échappées de sa casquette logotée, et ses yeux noirs brillent d'une intelligence moqueuse. Son uniforme de logistique — un polo rouge cintré et un pantalon cargo noir — souligne une silhouette svelte et dynamique. Elle dégage une assurance tranquille, celle d'une femme habituée à gérer les imprévus des fins de service. Elle tient son boîtier électronique d'une main, tapotant le rythme avec son pied dans une botte de sécurité étonnamment fine.
— Six palettes de "Golden Steaks" prennent le chaud sur votre parking, reprend-elle en détaillant avec un sourire en coin la veste de costume en lambeaux du patron. J' ai besoin de votre signature pour vous libérer.
Marc-Antoine, la cicatrice battante et le visage barbouillé, bafouille une excuse de "maintenance urgente". Mais il est coupé par l'irruption de Bastien qui déboule au coin du couloir, manquant de renverser la jeune femme. Celle-ci s'écarte d'un pas de côté gracieux, observant le fils du patron avec une moue dubitative.
— Papa ! C'est Kevin ! Il faut que tu viennes tout de suite aux vestiaires ! hurle Bastien.
Marc-Antoine oublie totalement Léa. Il se met en marche vers les vestiaires.
— Oh non, vous ne m'échapperez pas comme ça, grogne-t-elle en emboîtant le pas au duo, poussée par la nécessité d'obtenir son bon de livraison.
— Kévin ! Ouvrez votre casier ! hurle-t-il d'une voix qui craque d'excitation. On m'a signalé un vol de marchandise de prestige !
— Kévin ! Ouvrez votre casier ! hurle-t-il d'une voix qui craque d'excitation. On m'a signalé un vol de marchandise de prestige !
Bastien sent qu'il tient sa vengeance. Kévin ouvre calmement la porte métallique. Marc-Antoine, triomphant, plonge la main dans le sac isotherme.
— Admirez la taille de la fraude ! s'époumone-t-il.
Lorsqu'il brandit l'immense gode de silicone noir, Léa, qui s'est faufilée au premier rang, arque un sourcil. Son regard glisse de l'objet imposant vers Kevin, détaillant avec une lenteur appréciatrice la carrure du cuisinier, ses bras massifs et la puissance qui émane de sa stature. Un sourire en coin étire ses lèvres ; elle semble valider silencieusement la cohérence entre l'accessoire et l'homme.
Le silence qui suit est soudainement rompu par un bruit de plastique percutant le carrelage. Le tube de vaseline glisse à toute allure sur le sol poisseux pour venir heurter la chaussure de la livreuse. Sans se démonter, Léa ramasse le tube. Elle l'étudie un instant sous la lumière crue des néons, tournant l'objet entre ses doigts agiles.
Le silence qui suit est soudainement rompu par un bruit de plastique percutant le carrelage. Le tube de vaseline glisse à toute allure sur le sol poisseux pour venir heurter la chaussure de la livreuse. Sans se démonter, Léa ramasse le tube. Elle l'étudie un instant sous la lumière crue des néons, tournant l'objet entre ses doigts agiles.
— Usage intensif... formule longue durée, lit-elle à haute voix, sa voix claire résonnant dans le silence pétrifié du personnel.
Elle fait trois pas vers Marc-Antoine, qui tient toujours son trophée de silicone comme un sceptre ridicule. Elle lui tend son boîtier électronique d'une main et le tube de l'autre, son regard noisette planté dans celui du directeur décomposé. Avant de parler, elle jette un dernier coup d'œil complice à Kevin, une lueur d'intérêt brillant dans ses yeux sombres.
Kévin soutient brièvement son regard sans broncher.
Pendant une seconde, le vacarme des vestiaires semble s'effacer autour d'eux.
Léa détaille calmement ses avant-bras puissants encore marqués par la chaleur des grills, puis le léger sourire au coin de sa bouche s'élargit.
Kévin soutient brièvement son regard sans broncher.
Pendant une seconde, le vacarme des vestiaires semble s'effacer autour d'eux.
Léa détaille calmement ses avant-bras puissants encore marqués par la chaleur des grills, puis le léger sourire au coin de sa bouche s'élargit.
— Fast-food intéressant, murmure-t-elle.
— Vous n'avez encore rien vu, répond Kévin.
— Vous n'avez encore rien vu, répond Kévin.
Aurélie, un peu plus loin, observe l'échange avec une crispation immédiate.
— J'ai besoin de ma signature. Tenez, Monsieur le Directeur, gardez le tube. Vu le gabarit de vos employés, vous allez en avoir besoin.
Un silence stupéfait retombe. Puis tout explose.
Le stagiaire des frites laisse tomber son bac de potatoes. Alors que la comptable riait aux éclats, le nouveau stagiaire fixait le sol, rouge de honte. Même Noura, mortifiée, laisse échapper un gloussement derrière sa main.
Marc-Antoine, rouge écarlate, agite encore le gode comme une preuve irréfutable.
Le stagiaire des frites laisse tomber son bac de potatoes. Alors que la comptable riait aux éclats, le nouveau stagiaire fixait le sol, rouge de honte. Même Noura, mortifiée, laisse échapper un gloussement derrière sa main.
Marc-Antoine, rouge écarlate, agite encore le gode comme une preuve irréfutable.
— Ceci est une preuve ! hurle-t-il.
Le mouvement trop brusque fait gicler une goutte de lubrifiant qui atterrit sur sa propre joue poussiéreuse.
Léa baisse lentement ses lunettes.
Léa baisse lentement ses lunettes.
— Franchement… vous devriez arrêter pendant qu'il vous reste encore un peu de dignité, Monsieur.
Marc-Antoine tourne les yeux vers sa main tendue.
— Bastien, qu'est-ce que ça veut dire ! hurle-t-il.
Bastien, comprenant qu'Aurélie l'a trahi, devient livide. En reculant précipitamment, il glisse sur la vaseline répandue au sol avant de sortir du magasin en courant.
Marc-Antoine, humilié devant tout le monde, tourne les talons et monte rageusement vers son bureau.
Marc-Antoine, humilié devant tout le monde, tourne les talons et monte rageusement vers son bureau.
BONG !
Dans sa précipitation, il percute le cadre de la porte, pile sur son bleu précédent. Le choc est si violent que ses lunettes volent à l'autre bout de la pièce. Il s'effondre sur son fauteuil, aveugle, souffrant, et plaque un sac de glace sur son front en gémissant.
Kévin tend le gode noir à Aurélie.
— Il s'agit du tien ? Je ne sais pas ce qu'il faisait dans mon casier. Le mien, je l'ai toujours sur moi.
Noura écarquilla les yeux.
Aurélie, elle, sourit :
Aurélie, elle, sourit :
— Ça, je confirme.
Elle le récupère pour le ranger dans son casier.
Pendant que la salle tente de retrouver son sérieux, Noura rattrape Kévin.
Pendant que la salle tente de retrouver son sérieux, Noura rattrape Kévin.
— J'ai eu peur pour toi.
Plus tard, dans la réserve, Aurélie s'agenouille devant Kévin. La lumière crue des néons crée des ombres dures sur son visage.
— Pardonne-moi… la jalousie m'a rendue stupide. Mais si tu reparles encore à Noura comme ça…
Elle ouvre sa ceinture.
— …je vais devoir te punir.
Elle baisse son pantalon d'un geste impatient et libère son sexe lourd, épais et déjà complètement dur. Le membre pulse dans l'air, veiné, imposant. Aurélie le regarde un instant avec une lueur de faim dans les yeux, puis ouvre grand la bouche et le prend.
Dès les premiers centimètres, Kévin laisse échapper un grognement rauque, profond, presque animal. Ses abdominaux se contractent violemment. Il sent la chaleur humide de sa bouche l'envelopper, la langue chaude et agile qui glisse sous son gland. Ses doigts se crispent dans les cheveux blonds d'Aurélie.
Dès les premiers centimètres, Kévin laisse échapper un grognement rauque, profond, presque animal. Ses abdominaux se contractent violemment. Il sent la chaleur humide de sa bouche l'envelopper, la langue chaude et agile qui glisse sous son gland. Ses doigts se crispent dans les cheveux blonds d'Aurélie.
— Putain… souffle-t-il, la voix déjà cassée.
Aurélie creuse les joues et descend plus bas, avalant la moitié de son sexe d'un coup. Kévin serre les dents, un frisson violent parcourt sa colonne vertébrale. Il sent chaque détail : la pression de ses lèvres, la succion puissante, la gorge qui se contracte autour de lui quand elle le prend plus profondément. Sa respiration devient lourde, saccadée. Ses hanches ont un mouvement involontaire, poussant légèrement en avant.
Aurélie gémit autour de son membre, les vibrations de sa voix faisant frissonner Kévin. Elle recule lentement, laissant un long filet de salive brillante relier ses lèvres gonflées à son gland luisant, puis replonge avec avidité, le prenant jusqu'au fond de sa gorge. Kévin grogne plus fort, sa main se crispant dans ses cheveux.
Aurélie gémit autour de son membre, les vibrations de sa voix faisant frissonner Kévin. Elle recule lentement, laissant un long filet de salive brillante relier ses lèvres gonflées à son gland luisant, puis replonge avec avidité, le prenant jusqu'au fond de sa gorge. Kévin grogne plus fort, sa main se crispant dans ses cheveux.
— Comme ça… oui… plus profond, grogne-t-il entre ses dents.
Aurélie relève les yeux vers lui sans lâcher prise.
Son mascara a légèrement coulé sous la chaleur.
Son mascara a légèrement coulé sous la chaleur.
— Tu aimes quand je me comporte mal ? murmure-t-elle d'une voix étouffée.
Kévin attrape sa mâchoire entre deux doigts.
— J'aime surtout quand tu arrêtes de parler.
Il commence à perdre le contrôle. Ses hanches bougent maintenant d'elles-mêmes, baisant lentement sa bouche. Le vacarme de la réserve semble disparaître autour d'eux. Il ne reste plus que leurs respirations désordonnées et le bourdonnement des néons. La salive d'Aurélie coule abondamment sur son menton, sur ses seins, et sur le sol en béton. Kévin sent la pression monter rapidement dans ses testicules, une chaleur intense qui irradie dans tout son bas-ventre.
Soudain, un énorme fracas éclate derrière les étagères métalliques.
Soudain, un énorme fracas éclate derrière les étagères métalliques.
CLANG !
Un carton de cornichons tombe du sommet d'une pile et explose au sol dans un bruit de verre et de plastique.
Aurélie sursaute si violemment qu'elle manque de s'étouffer.
Aurélie sursaute si violemment qu'elle manque de s'étouffer.
— Bordel ! tousse-t-elle en relevant la tête, les yeux humides.
Kévin ferme les yeux une seconde, essayant de reprendre son souffle.
— Je vais finir par tuer quelqu'un dans cette réserve …
Un silence retombe.
Puis la voix automatique du congélateur grésille au-dessus d'eux :
Puis la voix automatique du congélateur grésille au-dessus d'eux :
— Température critique. Veuillez refermer la porte.
Derrière la porte entrouverte, Noura plaque sa main contre sa bouche pour étouffer un rire nerveux.
Kévin baisse les yeux vers Aurélie.
Kévin baisse les yeux vers Aurélie.
— Même les machines veulent nous casser les couilles aujourd'hui…
Aurélie éclate d'un petit rire rauque avant de replonger aussitôt entre ses cuisses avec une gourmandise redoublée.
Noura, cachée derrière la porte entrebâillée, est en feu. Elle voit le visage de Kévin se tordre de plaisir, ses mâchoires crispées, ses yeux mi-clos, ses abdominaux qui se contractent à chaque poussée. Elle voit ses grandes mains tenir la tête d'Aurélie avec une autorité presque brutale. Cette vision la fait trembler. Sa main glisse dans son pantalon. Noura ne savait plus ce qui la brûlait le plus : voir Kévin perdre le contrôle … ou voir Aurélie obtenir de lui cette brutalité possessive qu'il n'avait jamais encore montrée avec elle.
Kévin accélère. Il baise maintenant la bouche d'Aurélie avec plus de force, ses testicules claquant contre son menton trempé. Ses grognements deviennent plus graves, plus animaux.
Noura, cachée derrière la porte entrebâillée, est en feu. Elle voit le visage de Kévin se tordre de plaisir, ses mâchoires crispées, ses yeux mi-clos, ses abdominaux qui se contractent à chaque poussée. Elle voit ses grandes mains tenir la tête d'Aurélie avec une autorité presque brutale. Cette vision la fait trembler. Sa main glisse dans son pantalon. Noura ne savait plus ce qui la brûlait le plus : voir Kévin perdre le contrôle … ou voir Aurélie obtenir de lui cette brutalité possessive qu'il n'avait jamais encore montrée avec elle.
Kévin accélère. Il baise maintenant la bouche d'Aurélie avec plus de force, ses testicules claquant contre son menton trempé. Ses grognements deviennent plus graves, plus animaux.
— Je vais jouir… grogne-t-il d'une voix rauque, presque menaçante.
Aurélie redouble d'efforts, suçant plus fort, sa langue tourbillonnant frénétiquement autour du gland sensible.Kévin pousse un râle rauque, tout son corps se tend brutalement.
Ses doigts se crispent dans les cheveux d'Aurélie tandis qu'il jouit enfin, incapable de retenir plus longtemps la tension accumulée.
Aurélie ferme les yeux, avalant sans reculer, comme si cette victoire silencieuse lui appartenait entièrement.
Kévin reste un instant immobile, haletant, les muscles encore tendus, une dernière goutte de sperme coulant sur la langue d'Aurélie. Il caresse ensuite ses cheveux avec une douceur surprenante, presque tendre, tout en reprenant son souffle.
Ses doigts se crispent dans les cheveux d'Aurélie tandis qu'il jouit enfin, incapable de retenir plus longtemps la tension accumulée.
Aurélie ferme les yeux, avalant sans reculer, comme si cette victoire silencieuse lui appartenait entièrement.
Kévin reste un instant immobile, haletant, les muscles encore tendus, une dernière goutte de sperme coulant sur la langue d'Aurélie. Il caresse ensuite ses cheveux avec une douceur surprenante, presque tendre, tout en reprenant son souffle.
Pendant quelques secondes, personne ne parle.
Le seul bruit dans la réserve est celui du moteur du congélateur et des respirations encore tremblantes.
Aurélie essuie lentement le coin de sa bouche du pouce, visiblement satisfaite d'elle-même.
Derrière la porte, Noura sent une pointe de jalousie vive lui serrer le ventre. Voir Aurélie obtenir cette brutalité possessive, cette douceur inattendue après l'orgasme… ça lui fait quelque chose qu'elle n'ose pas encore nommer.
Le seul bruit dans la réserve est celui du moteur du congélateur et des respirations encore tremblantes.
Aurélie essuie lentement le coin de sa bouche du pouce, visiblement satisfaite d'elle-même.
Derrière la porte, Noura sent une pointe de jalousie vive lui serrer le ventre. Voir Aurélie obtenir cette brutalité possessive, cette douceur inattendue après l'orgasme… ça lui fait quelque chose qu'elle n'ose pas encore nommer.
Dans le bureau, Marc-Antoine gémit un sac de glace sur le front, ignorant tout de la chute de cette histoire. Alors que pendant ce temps, les palettes de viande dégèlent lentement sur le parking.
La voix de la caisse automatique résonne alors dans le silence :
La voix de la caisse automatique résonne alors dans le silence :
— Erreur de manipulation. Produit non conforme. Veuillez vider votre sac.
Dans le parking, Léa referme les portes de son camion frigorifique.
Elle jette un dernier regard vers les vitres du Golden Burger où des silhouettes s'agitent encore derrière les stores.
Elle jette un dernier regard vers les vitres du Golden Burger où des silhouettes s'agitent encore derrière les stores.
— Putain… murmure-t-elle en montant dans sa cabine.
Dans ce restaurant, même les steaks ont une vie sexuelle.
Au même instant, dans son bureau, Marc-Antoine tente de remettre ses lunettes tordues.
Son téléphone professionnel vibre.
Au même instant, dans son bureau, Marc-Antoine tente de remettre ses lunettes tordues.
Son téléphone professionnel vibre.
— ALERTE TEMPÉRATURE : Chaîne du froid rompue sur le quai de livraison.”
Marc-Antoine ferme les yeux. Puis sa tête percute lentement le bureau dans un petit “toc” résigné.
F I N de l'épisode
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