Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Faim ! — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La Faim !
Chapitre 1
Qui a déjà connu cette faim ?
Celle qui prend au ventre. Dans les tripes. Là où la conscience reste absente. Elle gronde, elle oppresse, elle lacère de l'intérieur. Elle brouille l'attention. Elle durcit la mâchoire. Elle ralentit le monde. Elle installe une pression. Profonde. Animale. Impossible à ignorer. Le corps prend le dessus. Il impose.
Puis le temps s'étire. Chaque minute prend du poids. Attendre devient un supplice. Presque un plaisir. La faim creuse, la frustration monte, le manque gagne en densité. Il y a les affres de la faim, cette tension qui mord de l'intérieur, et il y a le plaisir trouble de l'attente, celui qui laisse la faim se charger doucement. Le corps veut maintenant. L'esprit savoure déjà ce qui approche.
Puis le temps s'étire. Chaque minute prend du poids. Attendre devient un supplice. Presque un plaisir. La faim creuse, la frustration monte, le manque gagne en densité. Il y a les affres de la faim, cette tension qui mord de l'intérieur, et il y a le plaisir trouble de l'attente, celui qui laisse la faim se charger doucement. Le corps veut maintenant. L'esprit savoure déjà ce qui approche.
La tension monte en moi.
Mon ventre se serre.
Mon excitation explose.
Tout mon corps te cherche.
J'ai faim de toi.
Mon ventre se serre.
Mon excitation explose.
Tout mon corps te cherche.
J'ai faim de toi.
Une faim brutale, indécente. Elle donne une direction au corps. Tout ce qui grondait sans visage trouve soudain une adresse. Ce n'est plus une faim abstraite ni une tension suspendue dans le vide. C'est une faim orientée vers une présence, une odeur, une peau, une bouche, une chaleur déjà imaginée.
Cette attente, insupportable et jouissive, amplifie tout. Chaque minute ajoute du poids au désir. Chaque seconde rapproche de cette première morsure. La faim prend le goût de ce qui approche. Elle savoure avant le contact. L'attente du repas prend le dessus. Le corps anticipe, se prépare, invente déjà la prise. Le corps se projette : le bruit du fouet, la chaleur de sa gorge, l'odeur de son plaisir... La frustration devient montée. Elle épaissit le désir.
Cette attente, insupportable et jouissive, amplifie tout. Chaque minute ajoute du poids au désir. Chaque seconde rapproche de cette première morsure. La faim prend le goût de ce qui approche. Elle savoure avant le contact. L'attente du repas prend le dessus. Le corps anticipe, se prépare, invente déjà la prise. Le corps se projette : le bruit du fouet, la chaleur de sa gorge, l'odeur de son plaisir... La frustration devient montée. Elle épaissit le désir.
Je te sais proche.
Je ris de mon impatience.
La délivrance approche.
Mon corps se tend.
Tu es là.
Je ris de mon impatience.
La délivrance approche.
Mon corps se tend.
Tu es là.
Quand elle arrive, tout explose. Un battement de cœur manque au moment où la porte s'ouvre. Le corps reconnaît avant les yeux. L'accueil était prêt, patiemment organisé, presque cérémoniel : le vin blanc au frais, les bougies, les jouets disposés avec stratégie, la scène déjà imaginée dans ses moindres détails. Tout avait son ordre. Tout avait son plan.
Puis tu es là.
Et tout vole.
Et tout vole.
Le scénario cède. Le calme craque. La patience se brise d'un coup. Cette faim explose et se transforme en une émotion qui balaie tout sur son passage. La beauté du cadre disparaît derrière l'urgence du réel. Il y a le corps. La bouche. La peau. Le souffle. La chaleur.
Les mains avancent avant la phrase. La distance disparaît. L'envie est brutale, directe, physique. Elle veut saisir, coller, mordre, goûter. Elle veut vérifier par le corps que cette présence attendue est enfin là. Tout ce qui était imaginé devient trop petit. Tout ce qui était préparé devient décor. Le désir traverse la scène et renverse tout.
Les mains avancent avant la phrase. La distance disparaît. L'envie est brutale, directe, physique. Elle veut saisir, coller, mordre, goûter. Elle veut vérifier par le corps que cette présence attendue est enfin là. Tout ce qui était imaginé devient trop petit. Tout ce qui était préparé devient décor. Le désir traverse la scène et renverse tout.
Le bruit de la porte.
Voir ton visage, ton sourire.
Tu te sais être la proie.
Et tu n'attends que cela.
Nos envies prennent vie.
Voir ton visage, ton sourire.
Tu te sais être la proie.
Et tu n'attends que cela.
Nos envies prennent vie.
Alors tout prend feu. Un séisme. Une secousse pleine, brutale, irréversible. Les corps se retrouvent et la faim change encore de visage. Elle devient force. Elle devient puissance. Elle veut plus que la peau. Plus que la bouche. Plus que le souffle. Elle veut tenir. Elle veut serrer. Elle veut marquer. Elle veut sentir que l'autre est là, vraiment là, sous les mains, contre le corps, dans la tension, dans la réponse.
Le plaisir est là. Immense. Mais tellement insuffisant à calmer cette faim. Plus. Toujours plus. Encore plus. À un point que la faim se nourrit de tout. Du plaisir comme de la douleur. La faim n'efface pas la douleur. Elle la traverse, l'absorbe, l'ajoute au reste. La douleur devient matière. Une épaisseur nouvelle dans le corps. Elle complexifie. Elle densifie. Elle donne au plaisir plus de poids, plus de profondeur, plus de saveur.
Le plaisir est là. Immense. Mais tellement insuffisant à calmer cette faim. Plus. Toujours plus. Encore plus. À un point que la faim se nourrit de tout. Du plaisir comme de la douleur. La faim n'efface pas la douleur. Elle la traverse, l'absorbe, l'ajoute au reste. La douleur devient matière. Une épaisseur nouvelle dans le corps. Elle complexifie. Elle densifie. Elle donne au plaisir plus de poids, plus de profondeur, plus de saveur.
Les mains.
La peau.
Le corps.
Le regard.
La peau.
Le corps.
Le regard.
Tout s'embrase.
Griffures.
Morsures.
Traces.
Impacts.
Morsures.
Traces.
Impacts.
Posséder, ici, c'est pousser cette puissance jusqu'au point de rupture. C'est sentir les résistances répondre, les souffles se casser, les corps encaisser, céder, revenir. C'est prendre l'instant à deux mains et le remplir jusqu'à ce qu'il déborde. La faim, l'envie, la frustration, le jeu, la scène, le sourire, la proie, le prédateur : tout se mélange dans une même secousse.
Le plaisir se nourrit de cette puissance.
Cette puissance donne corps au plaisir.
Et la faim devient possession.
Cette puissance donne corps au plaisir.
Et la faim devient possession.
À table !
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()