Elle entre sans frapper
Chapitre 1 · Chaleur naissante entre deux femmes
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✦ LilithBlackmoon Elle entre sans frapper XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Elle entre sans frapper — Chapitre 1 · Chaleur naissante entre deux femmes

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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LilithBlackmoon
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Elle entre sans frapper

Chapitre 1 · Chaleur naissante entre deux femmes

Elle est entrée sans frapper, comme une brise chaude qui s'infiltre par la fenêtre entrouverte quand on croit la nuit endormie, elle s'est installée dans l'air, sur le cuir du canapé, dans un silence tendu entre deux respirations, et avant même que je n'aie le temps de comprendre, mon corps savait déjà ce que le sien voulait. Lilith ne portait rien qui ne soit destiné à être enlevé. Son chemisier blanc collait à sa peau comme une seconde pensée impure, ses hanches dansaient en marchant, comme si l'univers entier devait se plier à ses courbes et ses yeux... Mon Dieu, ses yeux, c'était comme deux abîmes bordés de flammes, deux prières qu'on ne peut que murmurer en y glissant les lèvres.
Elle a peu parlé, presque rien, juste un.
— Ferme la porte, d'une voix trop calme pour être innocente.
Et j'ai obéi, idiote, docile, ou curieuse, déjà tremblante, la main encore sur la poignée, le souffle coincé quelque part entre la gorge et le bas du ventre. Lilith n'a pas attendu. Elle a traversé la pièce comme on traverse un rêve haletant, sans hésiter, sans honte, elle a défait ses boutons lentement, mais sans plus, juste assez pour me montrer qu'elle savait déjà que je la regarderais, que je ne pourrais pas faire autrement et que mon regard lui appartenait dès le premier battement de cils. Et pendant qu'elle découvrait sa peau, blanche et chaude comme un matin d'été qui ne promet rien d'autre que la sueur, je me suis senti déshabillé aussi, sans qu'elle ait à lever le moindre petit doigt sur moi.
Sa bouche n'a pas cherché la mienne, non, elle m'a contourné, frôlé et caressé l'air autour de moi. Ses doigts effleurant l'élastique de ma volonté, et tout ce que je croyais maîtriser s'est tendu, s'est tordu, puis s'est offert. Elle ne s'est pas assise, elle s'est installée, les jambes écartées et le regard posé sur moi comme une injonction muette. Et quand elle a glissé ses doigts sous sa petite culotte de dentelle noire, j'ai compris que je n'étais là que pour voir, sentir, entendre et me perdre.
— Regarde bien, a-t-elle dit, doucement.
Comme une menace qu'on chuchote à l'oreille juste avant de se faire croquer. Alors j'ai regardé. Et elle s'est touchée. Lentement d'abord, comme une femme qui veut se souvenir de toutes les sensations, puis plus vite, plus fort, comme si la pièce était à elle, le temps aussi, et que mes yeux devaient devenir sa mémoire.
Chaque gémissement était un ordre, chaque soupir une claque invisible, et mon désir, animal, s'est mis à rugir sous ma peau, tendu contre le tissu et bruyant dans ma tête. Elle riait sans bruit, cette garce divine, elle savait, elle sentait que je brûlais de la rejoindre et que mon sexe humidifié hurlait contre son absence, mais elle ne m'a rien donné, rien que la vue, le son, l'odeur subtile de sa peau moite et de son plaisir en évolution.
Quand elle a joui, ça n'a pas été une explosion, non, c'était une montée lente, une marée noire et chaude puis un grondement de l'intérieur. Comme si le monde tout entier avait basculé d'un coup dans la chaleur de ses reins. Son corps s'est arqué, ses jambes ont tremblé, et moi, j'ai senti mes genoux faiblir, mes mains moites et mes pensées noyées dans un putain de tsunami de frustration délicieuse.
Elle s'est levée. A remis sa culotte. A reboutonné son chemisier.
Puis elle a dit, sans me regarder :
— Je reviendrai. Quand tu seras prête à ne plus seulement regarder.
Et elle est partie.
Sans se retourner.
Sans refermer la porte.
*************************
— Je la prends comme une offrande”.
Elle m'a regardée partir sans dire un mot, le désir plaqué sur son visage et les lèvres entrouvertes comme une prière muette. Je savais que je reviendrais et je savais surtout qu'elle m'attendrait. Et elle l'a fait.
Les jours ont passé, lents et moites. Je ne lui ai laissé que mon odeur sur le cuir du canapé, quelques gouttes de moi sur le tissu qu'elle n'a pas lavé et ce vide dans le ventre qui serre, gratte, cogne, dès qu'on ferme les yeux. Elle m'a rêvée et je l'ai sentie. Ce soir, j'ai franchi de nouveau sa porte, sans frapper, comme une réponse qu'on n'ose pas prononcer, mais qu'on entend déjà au creux de sa chair.
Elle était nue et pas complètement, mais assez pour que je sache qu'elle m'attendait. Son tee-shirt était vieux et informe, mais je pouvais voir ses tétons pointer dessous comme deux promesses de cette belle continuité qui nous attend. Ses cuisses n'étaient pas croisées et surtout, son regard... la peur ne l'habitait plus. Plus aucune prudence. Juste cette lueur de faim que je connais trop bien.
Je n'ai pas souri et j'ai fermé la porte derrière moi, lentement, comme on referme un cercueil sur nos anciennes vies, certainement oubliables. Les excuses. Les hésitations et la morale. Je ne lui ai pas demandé si elle voulait et je n'ai pas demandé si elle était prête non plus. Je l'ai seulement regardée, longtemps, puis
elle s'est levée. Elle est venue vers moi, sans me toucher et je l'ai laissée approcher jusqu'à ce que son souffle vienne mourir contre ma joue. Alors je lui ai dit :
— Tu sais que tu ne pourras pas revenir en arrière. Je veux brûler,
a-t-elle soufflé.
Alors je l'ai prise. Pas par la main. Pas par la taille, mais par la nuque. Fermement. Mon pouce contre sa gorge, pas pour l'étouffer, mais simplement pour qu'elle sente que je la tiens. Et mes lèvres, tout de suite, contre sa bouche entrouverte, mes dents mordant sa lèvre inférieure, tirant légèrement et ce soupir qu'elle a laissé échapper... Ce dernier m'a traversée, comme un appel du ventre, et je l'ai poussée contre le mur sans brutalité, mais sans subtilité non plus. Je voulais qu'elle comprenne que ce soir, ce ne serait pas lent. Ce ne serait pas tendre. Ce serait cru, vrai, organique et profond. Je l'ai fait reculer, un pas derrière l'autre, jusqu'à sentir le mur froid contre ses omoplates. Et là, sans la quitter des yeux, j'ai glissé ma main entre ses cuisses.
Elle était déjà mouillée. Cette sacrée petite coquine qui se laisse mener tellement facilement à présent...
Son short était trempé.
— Tu t'es touchée en pensant à moi ?
Elle n'a pas répondu.
Elle n'en avait pas besoin. Ses hanches ont bougé, un mouvement à peine perceptible, comme une supplique du corps. Je n'ai pas retiré son short. Je l'ai descendu lentement, jusqu'à ses chevilles et pendant qu'elle se débattait un peu pour l'enlever sans tomber, j'ai léché mes doigts. Certainement pas les siens, mais les miens. Parce que j'étais pleinement consciente ce que j'allais faire. Je me suis agenouillée devant elle et je l'ai regardée droit dans les yeux, pendant que je posais mes lèvres sur sa peau, là, à l'intérieur de la cuisse, si près, si chaud et si vivant. Elle a gémi. Un son rauque, mais à peine perceptible...
Et j'ai goûté à son fruit. Pas doucement. Pas comme un poème, mais comme une femme qui a faim. Comme une bête. Ma langue est entrée en elle d'un coup sec, mes mains la plaquant contre le mur, et elle s'est cambrée, elle a murmuré mon nom, ou peut-être une injure, je ne sais plus, mais je l'ai sentie vaciller. Je l'ai dévorée jusqu'à ce qu'elle tremble et j'ai plongé en elle comme on plonge dans la mer chaude, sans se soucier de la noyade, et elle, elle s'est offerte, elle s'est ouverte, elle m'a prise entre ses jambes, ses mains dans mes cheveux, elle a tiré, fort, fort, comme pour me dire "reste là", "ne pars pas", "vas-y encore". Elle a joui une première fois, contre ma bouche, en silence, les lèvres serrées et le souffle coupé. Un orgasme contenu, étouffé, mais puissant et profond. Et je ne me suis pas arrêtée. Je l'ai poussée vers le canapé, l'ai fait tomber dessus, mollement, comme une chose beaucoup trop pleine. J'ai retiré mes vêtements sans hâte et je voulais qu'elle me voie.
Qu'elle voie mon ventre tendu, mes seins pleins et mes cuisses luisantes. Je voulais qu'elle sente que je n'étais pas là pour la flatter, mais pour la posséder et je suis montée sur elle. À califourchon. Son visage juste sous mon sexe.
— Tu veux goûter ?
Elle a hoché la tête.
J'ai souri cette fois et je l'ai laissée faire. Sa langue était timide d'abord puis avide. Elle me léchait comme on boit d'un verre trop plein, maladroite, affamée et émerveillée. Et moi, je me suis frottée à sa bouche, lentement puis plus vite, jusqu'à ce que le plaisir me morde, jusqu'à ce que je sente cette vague remonter, tout en moi et jusqu'à ce que je l'inonde. Et quand je suis descendue d'elle, mes cuisses encore tremblantes, mon cœur battant contre mes tempes, je l'ai prise contre moi. Pour la première fois comme une offrande. Mais ce n'était pas fini non, pas encore. Je suis allée chercher le harnais que j'avais échoué dans ma veste. Un gode ceinture évidemment. Il était noir et sobre. Pas encore dans l'état ou nous nous trouvons actuellement, mais ça ne saurait tarder... Je l'ai tendu vers elle.
— Tu veux que je t'ouvre pour de bon ?
Et elle m'a regardée. Pas comme une fille qui hésite.
Comme une femme qui sait. Elle s'est allongée sur le dos. J'ai passé le jouet lentement, avec ce plaisir ancien d'enfiler l'arme qui prolonge mes désirs et je suis venue entre ses cuisses, les jambes écartées comme une invitation silencieuse. Je l'ai pénétrée lentement d'abord, un seul coup de hanche et profond. Elle a crié. Pas de douleur, de surprise ou de soulagement, et je me suis arrêtée. Juste un instant. Pour la regarder en contournant ses lèvres de mes doigts encore humides. Puis je l'ai prise. Vraiment et avec acharnement. Mes hanches cognant contre les siennes, son sexe s'ouvrant et se contractant autour de moi, mes mains serrant ses poignets au-dessus de sa tête, et ses yeux... putain, ses yeux... ils me suppliaient de ne pas arrêter et je l'ai fait jouir une fois de plus. Encore et encore. Jusqu'à ce que son corps se liquéfie, jusqu'à ce que son cri devienne sanglot, jusqu'à ce que son sexe pulse autour de moi comme un cœur prêt à exploser.
Je me suis allongée sur elle, enfin. Dans le silence, sa peau contre la mienne, ses jambes encore tremblantes autour de mes hanches. Et dans un souffle, elle a dit :
— Je ne te regarderai plus jamais pareil.
Et j'ai répondu :
— Je ne suis pas là pour être regardée. Je suis là pour réveiller ce qu'il y a de plus profond en toi.
Et cette nuit-là, je ne l'ai pas seulement prise. Je l'ai changée.
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Exodus123450
6 septembre 2025 à 21:13
Encore un récit que j'ai adoré, par le choix des mots, la manière de le faire vivre. Merci pour cette fine écriture, bien ciselée.
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Photo de profil de LilithBlackmoon
LilithBlackmoon
21 août 2025 à 10:32
Merci beaucoup !
J'ai voulut faire ressortir un côté mystique, décalé, sans oublié les prémices du désir qui vient dériver vers quelques chose de plus accru...
Au plaisir !
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Photo de profil de LilithBlackmoon
LilithBlackmoon
21 août 2025 à 10:30
Merci beaucoup !
J'ai voulut faire ressortir un côté mystique, décalé, sans oublié les prémices du désir qui vient dériver vers quelques chose de plus accru...
Au plaisir !
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Photo de profil de Elwray
Elwray
14 août 2025 à 15:07
J'aime beaucoup. C'est très bien écrit, d'une sensualité sauvage et féline. Merci pour ce texte.
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Photo de profil de Vachette
Vachette
14 août 2025 à 14:22
SES DOIGTS EFFLEURANT L'ELASTIQUE DE MA VOLONTE !!!

Alors là, chapeau, l' I.A se déchaîne, fabriquant des formules sans aucun sens que les pauvres soi-disant auteur(es) - en réalité des faussaires de l'écriture - doivent prendre pour de la poésie ! Et qui s'en délectent sans comprendre la nullité du "chef-d'oeuvre" qu'ils sont sûrs de pondre au point qu'il mériterait sûrement une médaille !
Mais en fait, on atteint là les sommets de la bêtise, que j'écris avec une grand "C" ! Car croire qu'il suffit de juxtaposer des mots sans queue ni tête pour écrire en français, ça frôle l'indigence intellectuelle.
Qu'on me fustige pour mon intransigeance, peu m'importe. Au pire je continuerai de ne corriger que des simples fautes d'orthographe dans les textes que j'examine, au mieux je n'aurai plus à lire de telles niaiseries enfantées par cette foutue intelligence artificielle; très artificielle !
L'I.A ne fabrique que des semblants de textes, pas des écrivains !
Amateurs de la médiocrité, régalez-vous. Il y en a de nouveaux tous les jours !
Soyez respectueux
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