Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La fréquence du désir — Chapitre 2 · La Pression Atmosphérique
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La fréquence du désir
Chapitre 2 · La Pression Atmosphérique
Les trois jours qui suivirent furent une torture. Chaque notification de mon téléphone me faisait sursauter. Chaque appel d'un numéro inconnu était une promesse, une angoisse. Je repassais en boucle la séance chez Perrine : le parfum, le décolleté, le frottement de son sein, la chaleur de sa main sur mon bras. Je me masturbais plusieurs fois par jour, l'image de sa croupe offerte dans ma tête, mais chaque soulagement n'était que temporaire, une simple anesthésie pour un désir qui ne cessait de grandir.
Le troisième soir, vers dix-neuf heures, mon téléphone vibra. Un message. Numéro masqué.
« Cabinet d'audiologie. Madame Perrine vous demande de vous présenter demain à 19h30 pour votre test de suivi. Merci de confirmer. »
Je répondis immédiatement : « Confirmé. »
Le lendemain, le temps au travail sembla une éternité. Je partis plus tôt, passai chez moi pour me doucher et faire une mise à niveau impeccable : chemise en lin frais, pantalon bien coupé, mais pas trop. Je voulais être impeccable pour elle. J'arrivai devant le cabinet à dix-neuf heures vingt-cinq. La lumière du hall était encore allumée, mais la porte d'entrée était verrouillée. Je sonnai.
La porte s'ouvrit. C'était elle. Mais elle avait changé. Elle avait retiré sa blouse de professionnelle et ne portait plus que sa robe bleu nuit. Ses cheveux n'étaient plus en chignon, mais tombaient en vagues sur ses épaules. Elle était encore plus belle, plus accessible, et donc plus dangereuse.
-- Bonsoir, monsieur Dubois. Vous êtes à l'heure. J'aime ça.
-- Bonsoir, Perrine.
-- Bonsoir, Perrine.
Elle sourit de mon utilisation de son prénom. Elle ferma la porte à clé, le bruit du pêne résonnant dans le silence du cabinet comme le coup de pistolet d'un départ.
-- Comme vous pouvez le voir, nous sommes seuls. J'ai demandé à la secrétaire de partir plus tôt. Pour plus d'intimité. Un test comme celui-ci demande... concentration.
Elle me guida non pas dans la salle de test habituelle, mais dans son bureau personnel. C'était un espace plus intime, plus chaleureux. Des étagères remplies de livres, des photos de ce qui semblait être des vacances en famille, et une grande baie vitrée donnant sur un jardin sombre. Elle n'avait pas allumé la lumière principale, se contentant d'une lampe de bureau qui créait une ambiance tamisée, presque feutrée.
-- Installez-vous, je vous en prie.
Elle me désigna un fauteuil en cuir face à son bureau. Elle s'assit de l'autre côté, non pas derrière, mais sur le rebord de son bureau, à ma droite. Ses jambes étaient croisées. La robe fendue sur le côté, laissant voir une partie de sa cuisse, lisse et brune. Elle ne me quittait pas des yeux.
-- Alors, le test d'aujourd'hui est un peu différent. Il ne s'agit pas de sifflements. Il s'agit de... pressions. Des pressions atmosphériques. Pour ça, je vais devoir vous placer un petit appareil dans votre conduit auditif. Ça ne fait pas mal, mais c'est... très intime.
Elle se leva, s'approcha de mon fauteuil. Elle se pencha pour prendre quelque chose dans un tiroir à côté de moi. Ses seins furent de nouveau à portée de regard, de souffle. Cette fois, elle n'eut pas la précaution de s'éloigner rapidement. Elle resta penchée, me regardant dans les yeux, et sa main se posa sur ma cuisse.
-- Vous êtes encore tendu, monsieur Dubois. Je sens vos muscles. Il faut vous détendre.
Sa main ne bougea pas. Elle était chaude, lourde. Je sentais la chaleur à travers mon pantalon. Je ne dis rien, la laissant faire. Elle sourit.
-- Tant mieux. La tension peut fausser les résultats.
Elle se redressa, tenant un petit embout en silicone, relié par un fin câble à un boîtier sur son bureau.
-- Alors, inclinez un peu la tête. Ça ne fera qu'un instant.
Elle se pencha de nouveau, son visage si proche que je pouvais sentir son souffle sur ma joue. Elle introduisit l'embout délicatement dans mon oreille. C'était une sensation étrange, une intrusion douce mais indéniable. Puis elle fit de même de l'autre côté. J'étais branché. Connecté à elle.
Elle retourna s'asseoir sur son bureau, son corps tourné vers moi. Elle prit une tablette et commença à taper.
-- Bon, je vais envoyer des signaux. Dites-moi ce que vous ressentez.
Une douce pression s'installa dans mes oreilles. Puis une vibration légère.
-- Je sens... une vibration.
-- Bien. Et maintenant ?
La pression augmenta, devenant presque pulsatile. En même temps, elle croisa ses jambes dans l'autre sens, la robe s'ouvrant un peu plus, me dévoilant presque entièrement sa cuisse. Son regard était brûlant.
-- La pression augmente.
-- Et si je fais ça ? dit-elle en baissant soudainement le volume sur sa tablette.
Le silence devint assourdissant. Ma propre respiration, le battement de mon coeur, tout semblait amplifié. Et dans ce silence, je l'entendis se déplacer. Elle descendit du bureau, s'approcha de moi. Elle se mit derrière mon fauteuil, ses mains se posant sur mes épaules. Elle commença à me masser, ses doigts agiles travaillant mes muscles noués.
-- Vous devez vous relâcher, monsieur Dubois. Lâcher prise. C'est essentiel pour que l'appareil puisse calibrer votre audition... et vos autres sens.
Ses mains descendirent le long de mes bras, puis remontèrent, passant sur ma poitrine. Je sentais son corps contre mon dos, sa chaleur. Mon sexe était durement en érection, une douloureuse promesse coincée dans mon pantalon.
-- Vous sentez ça ? murmura-t-elle à mon oreille, sa voix résonnant directement dans mon crâne grâce à l'appareil. Cette pression ? Ce n'est pas l'appareil. C'est nous. C'est le désir.
Une de ses mains glissa vers le bas, lentement, et s'arrêta juste au-dessus de ma ceinture. L'autre continua de masser mon épaule.
-- Je suis mariée, vous savez, continua-t-elle, sa voix un souffle chaud. Mon mari... il ne me voit plus. Il ne me désire plus. Il pense que je suis juste une audioprothésiste, une mère. Il ne sait pas que je suis une femme. Une femme qui a des besoins. Des besoins... pressants.
Sa main descendit un peu plus, effleurant ma verge à travers le tissu. Je tressaillis.
-- Ah... Vous sentez ça, vous aussi. Cette pression. Elle devient insupportable, non ?
Elle se remit en face de moi, s'agenouilla entre mes jambes. Ses yeux ne quittaient pas les miens. Elle défit lentement ma ceinture, puis le bouton de mon pantalon. La glissière descendit avec un bruit de déchirement dans le silence.
-- Chut, dit-elle en posant un doigt sur ses lèvres. C'est le test. Il faut que vous restiez silencieux.
Elle libéra mon sexe, qui jaillit, dur et palpitant. Elle le regarda avec une faim dévorante.
-- Magnifique, murmura-t-elle. Tout ce que j'imaginais.
Elle se pencha, et sans plus de préambule, l'enfourna dans sa bouche. Le contact fut une décharge électrique. Le monde extérieur disparut. Il n'y avait plus que sa bouche, chaude, humide, et les sons qu'elle produisait, amplifiés par les appareils dans mes oreilles. Chaque succion, chaque mouvement de sa langue, chaque petit bruit de salive était décuplé, me plongeant dans un état de surstimulation sensorielle presque douloureux.
Elle me suçait lentement, avec une maîtrise parfaite. Son regard restait rivé sur le mien, un défi, une promesse. Elle se mordillait les lèvres entre deux coups de langue, savourant l'instant. Elle prenait son temps, savourant ma tension, ma frustration, mon désir.
-- Pas encore, monsieur Dubois. Pas tout de suite, dit-elle en se retirant un instant, sa voix résonnant dans ma tête. Le test n'est pas terminé.
Elle se releva, se tourna, et s'approcha de son bureau. Elle se pencha pour chercher quelque chose dans un tiroir, offrant une nouvelle fois son cul à ma vue. Mais cette fois, elle remonta sa robe lentement, découvrant ses fesses parfaites, serrées dans un string en dentelle noire qui contrastait avec sa peau claire. Elle se pencha plus avant, les mains à plat sur le bureau, et regarda-moi par-dessus son épaule.
-- La prochaine étape du test, c'est la calibration de la... résistance. Montrez-moi ce que vous avez dans le ventre.
C'était une invitation. Un ordre. Le sang ne me monta plus seulement au visage, mais dans tout mon corps. Je me levai, mon pantalon tombant à mes chevilles, et me dirigeai vers elle. J'étais prêt pour le prochain test.
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