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✦ MNightingale La fréquence du désir XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La fréquence du désir — Chapitre 8 · Le vertige

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MNightingale
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La fréquence du désir

Chapitre 8 · Le vertige

La liberté, c'est un mot grand. Mais dans la pratique, c'est souvent fait de petits riens. De regards échangés dans un miroir, de mains qui se frôlent sous la table, de messages envoyés en pleine réunion. Depuis notre nuit à trois, Perrine, Elara et moi naviguions dans cette nouvelle réalité. On n'était plus des amants clandestins, on était une entité à trois têtes, un secret joyeux et un peu fou.
Mais Perrine, malgré sa nouvelle assurance, avait conservé une peur. Une peur irrationnelle, qu'elle me confia un soir, enroulée dans mes bras.
-- J'ai peur de la routine, murmura-t-elle. Peur que ça devienne normal. Peur qu'on s'habitue. Peur que le désir s'émousse. J'ai besoin que ça reste dangereux. Que ça pique.
-- Et si le danger n'était plus dans le secret, mais dans l'exposition ? suggérai-je.
Elle leva un oeil curieux.
-- Je ne comprends pas.
-- Et si on ne choisissait plus le lieu ? Et si on laissait le hasard décider ?
L'idée la fit réfléchir. Et deux jours plus tard, elle revint vers moi, un sourire de comploteuse sur les lèvres.
-- J'ai une idée. Une idée pour te faire perdre la tête. Pour qu'on perde la tête, tous les trois. Ce soir. On sort en boîte. Le "Silencio". Tu connais ?
Bien sûr que je connaissais. Une boîte de luxe underground, où les gens vont pour se voir et pour se montrer. Un lieu d'exhibition.
-- Et qu'est-ce qu'on y fait ? demandai-je.
-- On y danse. On y boit. Et on y cherche le bon coin. Le coin parfait. Le coin juste assez sombre pour qu'on puisse se toucher, mais juste assez lumineux pour qu'on puisse se faire prendre.
Le défi était lancé. Et il était délicieusement périlleux.
On se retrouva au Silencio vers minuit. L'ambiance était électrique. Musique electro, lumières stroboscopiques, une foule de corps qui se pressaient sur la piste de danse. Perrine portait une petite robe en cuir noir, moulante, qui s'arrêtait à mi-cuisse. Elara était en une robe en dentelle rouge, presque transparente, qui ne cachait rien de ses formes. Elles étaient magnifiques. Et tous les regards dans la boîte se posaient sur elles.
On commença par danser. Tous les trois. Un corps contre l'autre. Mes mains sur les hanches de Perrine, les mains d'Elara sur ma nuque, Perrine qui embrassait Elara par-dessus mon épaule. On était un spectacle, et on le savait. On aimait ça.
Après un moment, Perrine me prit par la main.
-- Suis-nous.
Elles me guidèrent à travers la foule, vers une sorte de mezzanine, une zone un peu plus calme, avec des canapés bas où des gens étaient allongés, en train de discuter ou de s'embrasser. Elles trouvèrent un petit coin, un peu à l'écart, entre deux piliers. C'était parfait. On était cachés, mais en même temps, on était visibles de tout le monde.
On s'assit. Elara au milieu, Perrine et moi de chaque côté.
-- Alors ? dit Elara, sa voix un peu haletante. C'est assez excitant pour toi ?
Je répondis en posant ma main sur sa cuisse, remontant lentement sous sa robe en dentelle. Elle ne portait rien dessous. Je la sentis frissonner. De l'autre côté, Perrine faisait de même, sa main se glissant dans mon pantalon, me caressant à travers le tissu.
On était comme ça, trois corps connectés, se touchant, se caressant, au milieu d'une foule de gens qui ne se doutaient de rien. Ou qui se doutaient de tout, c'était ça le plus excitant.
Perrine se pencha vers moi, son souffle chaud contre mon oreille.
-- Je veux te sucer, murmura-t-elle. Ici. Maintenant.
Mon coeur s'arrêta. C'était impossible. C'était fou.
-- Tu es folle ?
-- Peut-être. Mais j'ai envie de sentir ton sexe dans ma bouche, au milieu de toute cette musique, de toute cette lumière. J'ai envie de sentir ta chaleur, ta force. Regarde Elara, elle n'a pas attendu !..
De fait, Elara s'était allongée sur le canapé, les yeux fermés, une main dans ses cheveux, l'autre sur son ventre. Elle se caressait, lentement, perdue dans son propre plaisir.
Perrine n'attendit plus. Elle se pencha, défit ma braguette, et sortit ma bite, déjà dure. Elle l'enfourna dans sa bouche, sans plus de préambule.
Le choc fut total. Le bruit de la musique, les lumières, les gens qui dansaient à quelques mètres de nous, et Perrine, là, à mes pieds, me suçant avec une ferveur d'ascète. Elle le faisait lentement, savourant chaque instant, chaque sensation. Elle regardait en haut, me regardant droit dans les yeux, un défi dans son regard.
Je sentis la montée, irrésistible. Je mis ma main sur sa tête, la guidant, l'encourageant à aller plus vite. Elle accéléra, sa tête bougeant plus vite, sa bouche plus chaude, plus humide. Elara, à côté, avait ouvert les yeux, et elle nous regardait, ses doigts toujours plongés dans sa chatte, un sourire de pur plaisir sur les lèvres.
Je ne pus retenir mon éjaculation plus longtemps. Je me vidai dans la bouche de Perrine, une décharge longue et puissante. Elle but tout, sans perdre une goutte, sans un bruit. Quand elle se redressa, elle vint m'embrasser, me faisant goûter mon propre sperme.
-- C'était bien ? murmura-t-elle.
Je ne pus que répondre par un baiser.
Ce soir-là, on ne s'arrêta pas là. On se toucha, on se caressa, on s'embrassa, jusqu'à ce que la boîte ferme ses portes. On rentra chez nous, épuisés mais comblés, le coeur encore battant de l'adrénaline de la soirée.
En entrant dans l'appartement, Perrine se tourna vers moi, un sourire de fierté sur les lèvres.
-- Alors ? C'était assez dangereux pour toi ?
-- C'était le plus grand danger, répondis-je. Et c'était la plus grande des excitations.
Et je compris que pour garder le désir vivant, il fallait sans cesse repousser les limites. Toujours plus loin. Toujours plus haut.
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