Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Vingt ans, libre et sublimée par l'objectif — Chapitre 2 · AmberRaw
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Vingt ans, libre et sublimée par l'objectif
Chapitre 2 · AmberRaw
La semaine approchait de la fin, et on ne s'était pas encore revus. J'avais passé un temps à pleurer, à repenser à mon ex. Même si je voulais qu'il disparaisse, ça n'allait pas se faire comme ça, mais je savais qu'il fallait que j'avance.
Quand j'étais en état, je retouchais les photos. L'éclairage et les poses étaient parfaits, mettant bien en valeur mes formes et ma lingerie verte. On voit que ce n'était pas la première fois. Je réglais juste quelques points pour donner une atmosphère plus chaleureuse aux clichés. Entre deux images, je pensais au film, à celui qui pourrait tourner avec moi.
Samedi, Gab me proposa qu'on se voie pour parler du projet. Alors, on se retrouve une fois de plus à boire une bière chez lui.
— Tu as trouvé des idées par rapport au film, c'est ça ?
Il boit une gorgée avant de répondre :
— Oui, mais en fait, c'est surtout que je voulais le travailler avec toi pour que ça te plaise.
— C'est gentil.
— Alors déjà, tu m'avais dit préférer le faire en ville.
— Oui, un bâtiment abandonné ou un hôtel par exemple.
— Le problème de l'hôtel, c'est qu'il va falloir un plus gros budget.
— C'est gentil.
— Alors déjà, tu m'avais dit préférer le faire en ville.
— Oui, un bâtiment abandonné ou un hôtel par exemple.
— Le problème de l'hôtel, c'est qu'il va falloir un plus gros budget.
Il n'avait pas tort. Même si j'avais de l'argent de côté, je ne voulais pas tout claquer dans le film.
— Oui, donc le mieux serait un bâtiment abandonné où l'on retape une chambre pour lui donner un meilleur style.
— Ça pourrait être sympa, oui. Je vais voir si j'en trouve. Et pour la ville d'ailleurs ?
— C'est-à-dire ?
— T'es sûre de vouloir le faire ici ? Avec quelqu'un de cette ville ? Si tu ne veux pas qu'il sorte trop, il faudrait peut-être aller dans une autre ville.
— Ça pourrait être sympa, oui. Je vais voir si j'en trouve. Et pour la ville d'ailleurs ?
— C'est-à-dire ?
— T'es sûre de vouloir le faire ici ? Avec quelqu'un de cette ville ? Si tu ne veux pas qu'il sorte trop, il faudrait peut-être aller dans une autre ville.
Je ne le voulais pas en effet, mais le faire ailleurs ne me plaisait pas non plus. J'étais plus à l'aise dans la ville que je connais.
— C'est vrai que je n'y avais pas pensé. Mais je pense que ça devrait aller, et puis on va caster les acteurs.
— Il faut aussi faire des contrats.
— Il faut aussi faire des contrats.
Il avait vraiment réfléchi à plus de choses que moi.
— Oui, pour tous les quatre.
— D'ailleurs, l'ingé est ok, début août.
— Nickel. Il faudrait que je me crée un compte pour recruter un acteur, alors.
— Oui. D'ailleurs, tu voulais le faire sur une appli de rencontre, c'est ça ?
— J'y pensais, oui.
— En cherchant un peu sur internet et des forums, j'ai trouvé un site pour mettre des annonces spécialisées là-dedans.
— Non, sérieusement ?
— Bien sûr.
— Fais voir !
— D'ailleurs, l'ingé est ok, début août.
— Nickel. Il faudrait que je me crée un compte pour recruter un acteur, alors.
— Oui. D'ailleurs, tu voulais le faire sur une appli de rencontre, c'est ça ?
— J'y pensais, oui.
— En cherchant un peu sur internet et des forums, j'ai trouvé un site pour mettre des annonces spécialisées là-dedans.
— Non, sérieusement ?
— Bien sûr.
— Fais voir !
Il allume alors son ordinateur. Il retrouve facilement le site : «plancul-gratuit». Un bandeau rouge en haut de la page et des images dénudées en dessous. Chacune d'elles est une proposition de plan cul dans n'importe quelle ville de France.
Ça me choque un peu. Autant de personnes sont prêtes à proposer une nuit de plaisir ? Et surtout, autant de photos de femmes ? Il y a sûrement quelques arnaques. Il clique sur la loupe pour lancer la recherche : « casting porno ». Un message de conseil apparaît. En dessous, de nouvelles annonces défilent. On voit rapidement l'amateurisme aux photos de piètre qualité. Bien que certaines sortent du lot, sûrement proposées par des studios plus « pro ».
— T'as envie d'essayer ?
Je n'étais pas trop sûre du site, mais bon.
— Pourquoi pas, on voit pendant trois jours. Mais si on n'a rien, je tenterai avec les applis de rencontre.
On clique donc sur « déposer une annonce ». Il entre rapidement mon âge et le fait que je sois une femme en recherche d'un homme. Et puis on se regarde pour le pseudo. Il demande :
— T'as une idée ?
— En soit, oui.
— Quoi ?
— En soit, oui.
— Quoi ?
Je laisse un léger silence. Je lui dis ? Je lui donne accès à cette partie de mon intimité ? Après tout, il l'avait déjà entrevue avec le shooting.
— AmberRaw.
— Et pourquoi ?
— C'est le nom de mon profil sur les réseaux.
— C'était donc ça…
— Tu ne l'avais pas trouvé ?
— J'ai pas tant cherché. Mais pourquoi, en fait ?
— Amber, c'est pour mes yeux, et Raw, c'était le surnom de mon premier chat.
— Raw ?
— Oui… il faisait toujours ce bruit.
— Ok ok, bon, va pour AmberRaw. Tu as une adresse mail pour ça aussi ?
— Oui, bien sûr.
— Et pourquoi ?
— C'est le nom de mon profil sur les réseaux.
— C'était donc ça…
— Tu ne l'avais pas trouvé ?
— J'ai pas tant cherché. Mais pourquoi, en fait ?
— Amber, c'est pour mes yeux, et Raw, c'était le surnom de mon premier chat.
— Raw ?
— Oui… il faisait toujours ce bruit.
— Ok ok, bon, va pour AmberRaw. Tu as une adresse mail pour ça aussi ?
— Oui, bien sûr.
J'entre l'adresse, puis vient le choix de la ville. On décide de rester sur la nôtre, je lui assure que ce sera plus simple. Il faut qu'on incorpore une photo pour l'annonce. Alors, je lui montre le résultat de celle de la dernière fois. Il semble plutôt bien les apprécier, moi aussi d'ailleurs. Mes iris ambrés brillent de mille feux. On discute pour choisir la meilleure. Une fois décidé, on réfléchit à une description.
— En fait, j'y avais déjà pensé.
Bien sûr, je voulais en mettre une pour l'appri de rencontre.
— Et ça donnait quoi ?
Je sors mon portable et ouvre mes notes.
— Un truc du style : « Après une année passée à être bridée, j'ai décidé de reprendre le contrôle de mon image et de mon plaisir. Je recherche un partenaire masculin pour un projet de film pornographique début août. Profil recherché : respectueux et à l'aise devant une caméra. Le tournage se fera en milieu urbain. Nous ne recherchons pas de visibilité publique pour le moment, le film est pour mon usage privé, mais des photos pourront être tirées pour mes réseaux. »
— Ça me paraît bien. J'espère que ça va marcher.
— Oui, on publie ?
— Allez.
— Ça me paraît bien. J'espère que ça va marcher.
— Oui, on publie ?
— Allez.
J'appuie sur envoyer. Plus qu'à attendre.
Pour le moment, il nous ressert un verre. La chaleur de l'été se fait sentir, même le soir. Le liquide frais et amer de la bière coule dans nos gorges. On en a fini pour le porno aujourd'hui. Personne ne parle, le silence est apaisant aussi.
Soudain, il dit, la voix pas si assurée :
— En fait, ça va mieux depuis la dernière fois ?
— En fait, ça va mieux depuis la dernière fois ?
Je reste silencieuse un instant, regardant mon verre. Je lève la tête avec un petit sourire forcé. J'essaie de paraître le mieux possible.
— Oui, ça va.
Je mentais, il le savait.
— Tu mentais mieux avant…
— Tu ne me crois pas ?
— T'as souri que de la bouche. Quand t'es vraiment heureuse, les yeux suivent.
— Tu ne me crois pas ?
— T'as souri que de la bouche. Quand t'es vraiment heureuse, les yeux suivent.
J'essaie alors de corriger mon expression tout en lui répondant :
— T'es vachement observateur.
— Faut dire que ça fait longtemps qu'on se connaît.
— Ouaip, c'était il y a trois ans.
— Je m'en souviens encore, tu m'avais contactée sur X.
— Moi aussi je m'en souviens bien. C'était en septembre, ma première rentrée universitaire.
— Tu m'avais commandé un shooting pour pas cher, t'avais vachement négocié en plus !
— Oui, je voulais une nouvelle photo de profil. J'avais peur de ne pas réussir à trouver des amis IRL, alors je voulais miser sur les réseaux.
— Bon, au moins on s'est rencontrés comme ça. Mais tu as bien vu que la vraie vie, ça marche bien aussi.
— C'est clair. À peine deux mois que les cours sont finis et qu'Alex et Emy sont partis, mais ils me manquent déjà.
— Normal, à moi aussi. J'ai hâte qu'ils reviennent et qu'on reprenne nos pyramides endiablées.
— On peut en faire à deux aussi, tu sais ?
— Faut dire que ça fait longtemps qu'on se connaît.
— Ouaip, c'était il y a trois ans.
— Je m'en souviens encore, tu m'avais contactée sur X.
— Moi aussi je m'en souviens bien. C'était en septembre, ma première rentrée universitaire.
— Tu m'avais commandé un shooting pour pas cher, t'avais vachement négocié en plus !
— Oui, je voulais une nouvelle photo de profil. J'avais peur de ne pas réussir à trouver des amis IRL, alors je voulais miser sur les réseaux.
— Bon, au moins on s'est rencontrés comme ça. Mais tu as bien vu que la vraie vie, ça marche bien aussi.
— C'est clair. À peine deux mois que les cours sont finis et qu'Alex et Emy sont partis, mais ils me manquent déjà.
— Normal, à moi aussi. J'ai hâte qu'ils reviennent et qu'on reprenne nos pyramides endiablées.
— On peut en faire à deux aussi, tu sais ?
Il rigole en m'entendant. Le salaud se moque de moi !
— Impossible, tu vas mourir en deux minutes même pas !
Je fais la moue et dis en râlant :
— C'est faux, je tiens bien mieux l'alcool maintenant !
— Mais oui, bien sûr. Tu te rappelles qu'à notre dernière soirée, t'as vomi dans la baignoire d'Emy ?
— Mais c'était la dernière ! Je voulais marquer le coup, m'amuser. En plus, je ne sais pas quand on va tous se revoir…
— Mais oui, bien sûr. Tu te rappelles qu'à notre dernière soirée, t'as vomi dans la baignoire d'Emy ?
— Mais c'était la dernière ! Je voulais marquer le coup, m'amuser. En plus, je ne sais pas quand on va tous se revoir…
Le ton de ma voix était marqué de tristesse. C'était déjà notre troisième année de fac, la dernière avant les masters. Alex en avait trouvé un dans l'ouest et Emy dans la capitale. Seuls Gab et moi resterons ici. On s'était promis de nous tenir au courant de nos vies, de se voir au moins une fois cet été et les suivants. Mais la réalité était là : on ne s'oubliera jamais, mais on allait tourner la page. C'était un des plus beaux chapitres de nos vies, sûrement le meilleur. Mais tout a une fin.
Je regarde Gab. Je sens que mes yeux ambrés sont légèrement embrumés. C'était beaucoup pour moi. Mes amis étaient partis et, en plus, mon mec n'était qu'un salaud. Même si j'essaie de faire semblant d'aller bien, je le sais : c'est la fin d'une ère. J'essaie de ne pas y penser, alors je lui demande :
— Tu penses qu'on devrait leur dire qu'on a fait un porno ?
— Mmm… ça, c'est toi qui vois. Ce sera ton corps qui sera filmé, pas le mien.
— Pas faux, je verrai bien si je leur dis.
— Vu qu'on en parle, tu voudrais qu'il ressemble à quoi, l'acteur ?
— Je ne sais pas vraiment. Un peu musclé mais pas trop. Et s'il a de beaux yeux, c'est un vrai plus. Mais par contre, j'espère qu'il a un peu de cardio… pas comme mon ex…
— Mmm… ça, c'est toi qui vois. Ce sera ton corps qui sera filmé, pas le mien.
— Pas faux, je verrai bien si je leur dis.
— Vu qu'on en parle, tu voudrais qu'il ressemble à quoi, l'acteur ?
— Je ne sais pas vraiment. Un peu musclé mais pas trop. Et s'il a de beaux yeux, c'est un vrai plus. Mais par contre, j'espère qu'il a un peu de cardio… pas comme mon ex…
Je rigole nerveusement, un peu gênée de ce que je viens d'avouer.
— Ah, ça tire à balle réelle.
— Bah quoi ? Maintenant je peux dire les termes.
— Oui, c'est sûr. Mais tu ne nous as jamais vraiment parlé de ta vie sexuelle avant. Ça fait bizarre du coup.
— Bah quoi ? Maintenant je peux dire les termes.
— Oui, c'est sûr. Mais tu ne nous as jamais vraiment parlé de ta vie sexuelle avant. Ça fait bizarre du coup.
J'hésite un peu avant de parler, c'était un moment de confession. Mais les mots avaient du mal à sortir. Je finis mon verre cul sec, hésite encore un peu, puis je dis :
— C'est normal, j'avais honte.
— De quoi ?
— De moi. Avant mon ex, j'avais déjà posté des photos érotiques, j'avais des envies de liberté, je voulais tester des choses. Mais une fois avec lui, il m'a vite fait comprendre qu'il n'aimait pas les filles « vulgaires ». Alors, je ne lui ai jamais parlé de mon compte et j'ai rangé toutes mes tenues sexy pour passer à du plus « classe », « conservateur ».
— T'avais peur qu'on te juge ?
— Vous, je ne pense pas, surtout vu comment vous réagissez aux histoires improbables et torrides d'Emy. Non, je me jugeais toute seule. J'entendais tout le temps que les filles qui se montraient étaient des « putes », qu'il fallait que la fille soit « pure », qu'elle ne pense pas au sexe. À force, j'ai fini par l'intégrer en moi.
— De quoi ?
— De moi. Avant mon ex, j'avais déjà posté des photos érotiques, j'avais des envies de liberté, je voulais tester des choses. Mais une fois avec lui, il m'a vite fait comprendre qu'il n'aimait pas les filles « vulgaires ». Alors, je ne lui ai jamais parlé de mon compte et j'ai rangé toutes mes tenues sexy pour passer à du plus « classe », « conservateur ».
— T'avais peur qu'on te juge ?
— Vous, je ne pense pas, surtout vu comment vous réagissez aux histoires improbables et torrides d'Emy. Non, je me jugeais toute seule. J'entendais tout le temps que les filles qui se montraient étaient des « putes », qu'il fallait que la fille soit « pure », qu'elle ne pense pas au sexe. À force, j'ai fini par l'intégrer en moi.
Il avait l'air confus. Je souffrais en silence dans ma relation, mais je ne leur avais rien dit. Pour le public, tout avait l'air parfait : un couple épanoui. Je voulais qu'ils pensent que tout allait bien. Que j'avais réussi. Mais en vérité, j'étais malheureuse et je mentais à tout le monde, à commencer par moi...
— Je suis désolé, on n'a rien fait pour toi.
Il avait l'air dépité de lui-même. Mais ce n'était pas de sa faute, juste moi qui leur avais tout caché.
— C'est normal, vous ne pouviez pas le savoir. Vous ne voyiez jamais mon ex et je ne vous parlais que du bon.
— Et tu sais pourquoi tu es restée ?
— Car je l'aime. Même maintenant, je le sais. Je le hais aussi. Mais je ne peux pas effacer mes sentiments amoureux envers lui. Mais sa tromperie m'a au moins ouvert les yeux. Il prônait des valeurs, m'obligeait à me restreindre, tandis que lui s'offrait aux plaisirs.
— Et tu sais pourquoi tu es restée ?
— Car je l'aime. Même maintenant, je le sais. Je le hais aussi. Mais je ne peux pas effacer mes sentiments amoureux envers lui. Mais sa tromperie m'a au moins ouvert les yeux. Il prônait des valeurs, m'obligeait à me restreindre, tandis que lui s'offrait aux plaisirs.
On laisse un petit blanc. Je n'ai pas envie d'en parler plus. Alors, je lui lance un petit tacle :
— En fait, toi ? Toujours pas de copine ?
— Non, rien de prévu. D'un autre côté, j'aurais bien du mal à te la présenter maintenant…
— Et pourquoi donc ?
— T'imagines la rencontre ? « Voilà, je te présente Jane, ma meilleure amie avec qui j'ai fait un film porno. »
— Non, rien de prévu. D'un autre côté, j'aurais bien du mal à te la présenter maintenant…
— Et pourquoi donc ?
— T'imagines la rencontre ? « Voilà, je te présente Jane, ma meilleure amie avec qui j'ai fait un film porno. »
Je rigole un peu.
— C'est vrai que ça ne serait pas ouf ! Mais faudra bien lui dire un jour.
— Oui, enfin bon, pourquoi s'embêter avec des problèmes lointains ?
— C'est pas faux.
— Je te ressers un verre ?
— Allez !
— Oui, enfin bon, pourquoi s'embêter avec des problèmes lointains ?
— C'est pas faux.
— Je te ressers un verre ?
— Allez !
On a continué ainsi durant de longues heures. L'alcool défilait et nos langues se déliaient. On parlait de tout ce qu'on n'avait pas osé aborder avant : familles, amours brisés et amitié. Parfois, on entrait dans les détails, parfois on effleurait juste une blessure.
À la septième canette, je me décide à rentrer chez moi. De toute manière, on se revoit demain soir pour l'acteur, et boire, bien sûr.
Alors que j'arrive enfin chez moi, mon téléphone vibre. Je regarde la notification : « Une personne a répondu à votre annonce ! »
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