Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Par mes lèvres, désirs partagés et assouvis. — Chapitre 1 · En espérant tous vous séduire.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Par mes lèvres, désirs partagés et assouvis.
Chapitre 1 · En espérant tous vous séduire.
Sur ce membre inconnu, dont l'ennui et la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de bite.
Bonjour belle bite !
Que tu es gonflée, suintante d'une gouttelette qui me fait saliver. Que ce gland me regarde tel le cyclope de l'Odyssée, mais c'est moi pourtant qui veut le dévorer. Que ce corps qui l'entoure m'est presque invisible tant je ne suis obsédé que par ce que je vois devant mon visage. Seul ce membre m'intéresse, me fascine, m'excite, me rend presque fou.
Je suis nu, à genoux, les lèvres déjà entrouvertes, face à cet obscur objet de mes désirs, résolument asservi à cette chair que je veux réchauffer de ma bouche. Vibrant comme un arbre sous la tempête qui fouette ses branches, heurte son tronc et le fait trembler, je suis vacillant et oscillant dans ma danse corporelle inconsciente. Je me balance d'avant en arrière, légèrement, retardant le plus longtemps possible le moment où je vais m'emparer de cette dureté qui m'est dédiée.
Il y a évidemment cette odeur qui m'appelle. Mélange émouvant d'un parfum de prix, émaillé d'un zeste de sueurs intimes et d'effluves révélateurs venant de ma cible. Cette goutte de rosée qui émerge et n'attend que ma langue, envahit mon esprit. Je perçois déjà son arôme fort et délicat, cet aveu du désir qui a fait bander cette queue.
Il y a aussi cette forêt de poils, drus, bruns, sauvages, délicatement bouclés. Je sais que mes lèvres et mon nez vont adorer se perdre dans cette virile douceur, sur ce pubis qui n'attend que moi. J'y découvrirais alors d'autres parfums qui m'affoleront toujours plus.
Cet homme est normalement doté, rien d'étonnant, une bonne moyenne. Une queue qui ne fait pas peur par sa taille, ni par son envergure. Ni trop grande, ni vraiment petite, mais belle, parfaitement proportionnée et surtout tendue, gonflée, chaude. J'en suis déjà amoureux en fait. Moi aussi, je bande.
La vision de ce membre m'étourdit, ses bourses se dessinent si superbement que je veux les lécher aussi, les caresser, glisser ma langue et saliver partout dessus, autour. Je veux y plonger ma bouche, mon nez, me nourrir de cette peau si fragile, explorer chaque coins et recoins.
Enfin arrive le moment que j'ai tenté de retarder le plus longtemps possible, mais que j'espérais évidemment. Celui où des mains fermes et autoritaires se posent sur mes joues et m'amènent vers la source dont je veux m'abreuver. Mes lèvres commencent leur doux voyage et se posent délicatement sur ce champignon que je vais cueillir et adorer. Je le dévore maintenant de petits baisers langoureux où ma langue s'immisce, titillant délicatement les plis et replis qu'elle découvre. J'ai bu cette liqueur translucide qui m'attendait et j'ai dû résister aux envies de sauvagerie qu'elle a fait naître en moi. Le gland est maintenant tout entier dans ma bouche, mais je reste quasi immobile. Je veux d'abord le réchauffer avant de le faire coulisser à l'intérieur de ce havre humide que je lui soumets. Je veux sentir et ressentir la moindre seconde de plaisir que va éprouver cet homme dont je ne connais même pas le prénom.
Rencontre éphémère dans un bar, regards croisés, échangés, compris, désirs partagés, toilettes spacieuses et propres, bien entretenues. Voisins proches et occupés, souvent bruyants. Ça suce et ça baise à côté aussi. Gémissements, cris, hanches qui heurtent des fesses, des cuisses. Je bande encore plus fort de ces joutes sexuelles que j'entends parfaitement. L'endroit est idéal pour s'offrir, donner, recevoir. Je le veux comme il est, face à moi. Dur et émouvant, pressé. Je vais le sucer avec délectation. Il le sait par avance et il aime le savoir. Ses doigts crispés entre mes cheveux expriment sa lubricité intérieure, sans aucun frein.
Lentement, mes lèvres et ma bouche augmentent leur rayon d'action autour de cette queue. Je l'ai lustrée tout en l'absorbant et en la laissant ré émerger. À chaque fois plus loin, plus profondément jusqu'à ce que j'obtienne ce que je voulais. Tout entière en moi, mon nez entre ses poils, je pousse encore pour enfoncer mes narines entre les plis que je crée par ma pression sur cette peau si douce. Ma langue est maintenant offerte en coupe sous cette queue tendue et pulsante. Mes lèvres élargies, je suis rempli, possédé, presque perforé, mais mon esprit surfe sur des vagues de tensions sexuelles qui deviennent des rouleaux que je traverse avec reconnaissance et dans lesquels je m'oublie.
Plusieurs fois je répète lentement ces manœuvres. L'homme me félicite, je l'entends et je suis heureux du plaisir que je lui offre. Les compliments que je reçois m'honorent. Mon presque inconnu s'oublie et se perd dans ses espoirs de jouissance. Je l'aide à se noyer et par ma bouche je le maîtrise, mais je ne veux pas encore de son explosion. Alors je me sépare à contrecœur de cette tige adorée. Oui mon homme du moment, je veux t'embrasser partout, te lécher, sentir chaque centimètre de ta peau, me reposer aussi contre ta pilosité si abondante.
Bien sûr, tu regrettes cette interruption de mes efforts, tant ton éjaculation te semblait proche, mais tu serais alors parti loin de moi. Tu comprends soudain pourquoi j'agis ainsi. Sans le dire tu me remercies. Jouir aussi vite, aussi tentant et excusable que cela puisse être, aurait été une erreur.
Tes mains se font alors caressantes, tu adoubes ma décision. Je suis le plus sauvage, mais aussi le plus sage. Passant sur mon visage, tes doigts, légères touches d'un aquarelliste sur la toile de ma peau, peignent un autre futur.
Faire durer tout cela le plus longtemps possible. Suffisamment pour se donner l'illusion d'un sentiment amoureux alors que notre rencontre n'est qu'un élan de sexe rapide, si masculin, primaire et pourtant si naturel et heureux. Dans ces instants, nous nous comprenons et ne sommes (presque) qu'un. Mes mains entourent alors ce corps et surtout ces fesses si musclées et dures, mes doigts glissent sur cette raie humide de la sueur de nos attouchements. Tout en embrassant chaque parcelle offerte à ma langue, mes mains s'attardent et se font inquisitrices.
Je ne suis que douceur et puissance. Quand enfin ma bouche revient vers ce sexe qui n'attend que moi, je sais que ma férocité sera l'argument ultime. J'absorbe à nouveau, complètement, fortement, ma cible tant aimée. J'accélère mes allers et retours. Je me nourris de ces bruits intimes, de ces presque grognement qui viennent de la bouche qui ne m'a même pas encore embrassée. Je me délecte des injures qui tombent sur moi, compliments que j'attendais évidemment.
Oh oui, je suis la Reine des Salopes ! La Suceuse de tes rêves, mais aussi la bouche que tu veux baiser et que d'ailleurs tu baises maintenant. Ma tête bloquée par tes mains avides et autoritaires, je suis pénétré comme un conduit offert à tous les assauts ! Et j'aime ça ! Aussi. Forcément.
Sur ce rythme, aucun de nous deux ne peut résister longtemps. Je le sens se contracter, sa queue grossir, pulser, un cri ! Première rasade presque étouffante dans ma bouche. J'absorbe comme je le peux. Pas tout. Ça ressort à mon grand désespoir. Un peu de sperme s'échappe de mes lèvres et coule doucement le long de ce mat devenu si glissant.
Seconde dose presque aussi somptueuse, mais mieux maîtrisée et dégustée, évidemment. Ma boisson favorite du moment a le goût de l'orgasme, du plaisir, des désirs, du stupre, de la pleine et totale perversité de l'instant. J'en veux sur mon visage aussi. Je prends et je dirige ce membre d'une poigne résolument ferme et je frotte ce gland sur mon nez, sur mes joues avant de le reprendre entre mes lèvres. Je sens le liquide espéré caresser et éclabousser mon visage. C'est si bon !
Tout absorber ensuite puis tout lécher, nettoyer. Longues minutes à récupérer la moindre trace de sperme perdue sur lui, entre ses poils. Tout rendre propre de ma salive, de mes mille mercis. Lorsque d'un de ses pieds, volontairement sans nul doute, il frotte ma queue tendue, j'explose immédiatement, projetant au sol ma ration de foutre brulante. Je fais alors ce que je n'accorde que rarement.
De mes mains, j'étale sa liqueur sur mon visage. Lentement, comme pour la faire pénétrer dans chaque pore de ma peau. Je veux lui faire comprendre qu'il m'a marqué, imprégné. Sous ses yeux, je vais plus loin encore et je m'aplatis sur le sol que je viens d'éclabousser de mon orgasme. Je recueille de ma langue mon nectar, le cul cambré vers lui, dévoilant ce que je pourrais aussi offrir si jamais... Je sais que je me comporte comme une lope amoureuse, transie, mais pleinement consentante.
Puis je reste allongé sur le sol froid, presque clinique, me rafraichissant au contact de ces céramiques blanches sur lesquelles je perçois encore quelques gouttes de mon sperme. Lui a commencé à récupérer et se rhabille lentement sous mes yeux. Non, il n'a vraiment rien de spécial qui explique un tel abandon de ma part. Taille moyenne, la quarantaine classique, très poilu oui, visage imberbe cela dit, dans la rue, je ne me serai jamais retourné sur lui.
Allongé, haletant encore, il pourrait me regarder comme un détritus, mais non. Je sens parfaitement toute sa compréhension et ses remerciements.
Une fois parfaitement habillé, Il m'aide à me relever et m'attire à lui pour m'embrasser longuement.
Ce salaud est doué ! Sa langue forte, agile, lente, pénétrante, curieuse, douce. Il embrasse vraiment bien. Je ne regrettais rien de mes actes, ce baiser me conforte dans mes choix et mon comportement. Quand il me repousse enfin, il ouvre la porte de notre cabine et sort sans un mot sinon un sourire, me laissant nu, frémissant d'émotions contenues, offert aux regards de deux autres hommes qui nous ont forcément entendu...
Je perçois d'instinct leur volonté de m'utiliser. Je devine, sans même le vérifier de mes yeux, les bas ventres en ébullition, les sexes tendus. Il en faudrait peu pour qu'ils me rejoignent et me fassent subir d'intenses plaisirs supplémentaires et des derniers outrages somptueux, mais non. Je n'en éprouve pas le besoin. L'idée de me livrer corps et âmes à ces deux inconnus m'est venue. Je me suis vu une queue dans ma bouche, l'autre dans mon cul, jouissant d'être un simple objet, mais je me suis déjà assez livré. Désolé pour eux, mais pas ce soir !
J'ai donné, reçu, offert et je me suis abreuvé et nourri. J'ai étanché ma soif à la plus belle des fontaines. Je fixe mes deux mateurs, charmants et désirables par ailleurs, ils me comprennent lorsque je referme la porte. Je lis leur déception sur leurs corps. Tant pis pour eux ! Je ne suis pas en mode "libre-service". Une carte de visite est posée au sol à côté de mes vêtements. Je pourrais la prendre... ou pas.
Je ne sais que faire. L'instant que nous avons vécu était si intense. Nous avons tous les deux si bien jouis, si pleinement, que je ne sais pas si je dois céder. La tentation de prendre le risque de perdre la magie de ce moment à vouloir le renouveler est bien présente.
Et pourtant, la petite perversité de son dernier geste, m'offrant aux regards des autres (sans rien forcer non plus), cette façon d'avouer que oui, j'étais bien l'instrument de son orgasme, sa volonté de tout révéler sans vraiment m'obliger... Ce petit rien qui fait naître de grands fantasmes en moi m'excite férocement. Dois-je comprendre qu'il se voit maître de mes gestes et de mes offrandes ?
Que faire alors ?
***************************************
J'espère vous avoir offert un moment agréable avec ces souvenirs. Et par mes doigts sur un clavier, vous laisser imaginer le résultat que j'obtiendrais sur votre peau et votre si belle queue livrée à ma gourmandise.
Caresses et Soumissions
MS
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Commentaires ()
Bien lu et compris, c'était un peu l'intention dans ce monde de brutes ! Bon, je me doutais bien que j'allais pas faire exploser les compteurs non plus avec un clin d'oeil à "Bonjour Tristesse" de Sagan !!!!