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✦ zooph34 L'amour aveugle XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

L'amour aveugle — Chapitre 5

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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zooph34
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L'amour aveugle

Chapitre 5

Le voyage
 
Comme nous avons toutes notre passeport valide, le lendemain nous faisons les démarches pour avoir les visas courts de Nour et Clémence, j'ai un passeport américain. Ça s'obtient rapidement pour les européens si le voyage aux US ne dépasse pas quatre-vingt-dix jours. Nour peut aussi l'avoir étant naturalisée française, elle a ainsi réussi à échapper à sa famille marocaine qui voulait la marier à un vieux bonze de quarante-cinq ans. A quinze heures, nous réceptionnons les cercueils de mes parents à l'aéroport de Blagnac, les pompes funèbres se sont occupées de la crémation qui a lieu vers dix-huit heures, j'ai juste eu quelques minutes pour me recueillir mais ça ne me gêne pas, j'ai horreur de ce genre de cérémonie. Nous laissons les urnes aux pompes funèbres, nous les récupérerons juste avant de partir, les cendres auront été transférées dans des récipients moins significatifs pour les douanes, on ne sait jamais. Le vendredi matin de bonne heure, nous allons en train au consulat des Etats Unis à Bordeaux avec les passeports des filles et tous les documents nécessaires pour qu'elles obtiennent leurs visas. Nous en sortons à quinze heures avec tous les passeports en règle, nous pouvons aller aux US. 
 
C'est Fabrice qui nous amène à l'aéroport. Le voyage n'est pas simple, d'abord Blagnac-Orly, ensuite Orly-Kennedy-Airport, transferts à La Guardia pour Guardia-Bismark la capitale du Dakota du nord. Pour finir en beauté un interminable voyage en Greyhound jusqu'à Williston. Au total treize heures de vol et sept de route, avec les attentes et les transferts, ça nous fait vingt-six heures de voyage. Nous n'avons qu'une valise chacune, nous ne comptons pas rester longtemps. Vers seize heures, nous arrivons épuisées à Williston, nous allons dans le premier hôtel trouvé pour prendre une chambre. Nous allons à la réception pour la réserver, j'entends la voix d'une jeune femme, qui nous demande de remplir des fiches, Nour rempli sa fiche et la mienne. 
 
–Voilà, j'ai rempli ta fiche, elle les a toute, mais j'aimerais bien me rafraîchir.
–Ok Nour.
 
Une main se pose sur la mienne.
 
–Vous vous appelez bien Brooke Williams ?
–Oui, c'est écrit sur la feuille je pense.
–C'est étrange, j'ai une cousine, elle aussi aveugle, qui s'appelle Brooke Williams, mais elle vit à Châteauroux en France.
–Et bien, elle est là, juste devant vous.
 
La femme me serre la main plus fort, elle fait le tour de la réception pour venir m'enlacer en posant sa tête sur mon épaule.
 
–Brooke ma chère cousine, mais que fais-tu là ?
–C'est un peu gênant, je ne sais pas si j'ai le droit de faire ce que je veux faire.
–Mais encore ?
–Il faut que je disperse les cendres de mes parents dans le lac Sakakawea.
–Les cendres de tes parents, de ma tante et de mon oncle, ils sont morts ?
–Oui, ils ont été tués lots du meeting aérien de Ramstein dimanche.
–Nous sommes au courant de la collision en vol de la patrouille aérienne italienne, nous savions qu'il y avait sept américains dont un couple, tués, mais nous ne savions pas qui c'était. Il faut que je prévienne ma mère que sa sœur est décédée.
 
Elle semble très triste mais se reprend.
 
–Vous restez combien de temps ici.
–Pas plus de deux jours, juste le temps de disperser les cendres de mes parents dans le lac Sakakawea et de m'imprégner un peu de leur ville que je ne connais pas, nous avons notre avion de retour dans quatre jours à Bismark.
–Et bien, pas d'hôtel, vous venez chez moi trois jours. Mon mari est en déplacement à Houston pour le travail, pendant une semaine je suis seule chez moi, je vous loge toutes les trois, j'ai assez de place pour vous toutes.
–Ça ne te gêne pas.
–Si tu es de la famille, tu dois savoir que nous ne faisons jamais quelque chose qui nous gêne.
–Ok, nous t'attendons, nous pouvons boire quelque chose de frai ?
–Bien sûr, asseyez-vous sur les fauteuils derrière vous, je vous amène ça.
 
Je m'assoie dans un fauteuil aux accoudoirs en bois, je pose mes bras dessus. Je sens tout à coup une présence à côté de moi, je déplace une main sur ma droite, elle tombe sur une jambe, je ne la retire pas, elle ne m'esquive pas. Je fais monter ma main jusqu'à la limite des fesses. Elles bougent un peu, je continue pour tomber sur des fesses nues, je ne sens qu'une ficelle entre elles, elle porte un string, je caresse ostensiblement ces deux fesses offertes et finis pas me glisser entre ses cuisses, la zone est très humide.
 
–J'en étais sûre, tu aimes bien le contact avec les femmes n'est-ce pas ?
–Nous aimons ça toutes les trois.
–Alors, on va bien s'amuser pendant trois jours, mais d'abord, je préviens ma mère.
 
Elle retourne derrière sa réception, elle téléphone assez longuement, j'entends qu'elle parle à plusieurs personnes, une fois raccroché, elle vient vers nous.
 
–Maman nous attend ce soir pour diner, il y aura ma sœur et une de mes cousines, nous serons sept filles ce soir dans le jardin à manger autour du barbecue et de la piscine.
–Ton père ne sera pas là ?
–Mon père vit depuis deux ans le parfait amour avec Ashley, mon amie d'enfance, quelque part en Californie, sujet à éviter chez ma mère.
–Ça va être un peu gênant, nous n'avons pas d'affaires habillées.
–On s'en fout, tous ceux qui seront dans la piscine seront à poil, maillots interdits, tu comprendras en arrivant chez ma mère. Au fait, je m'appelle Jude, comment s'appellent tes copines Brooke ?
–Elles, ce sont Clémence et Nour.
 
Vers dix-huit heures, elle est libre, elle a pris trois jours de congé pour rester avec nous, elle nous emmène chez elle dans une voiture au bruit roque.
 
–Ne soyez pas étonnées par le bruit de la voiture, c'était celle de mon père, le moteur a été travaillé, elle fait quatre cent dix chevaux et les échappements n'ont pas tous leurs silencieux d'origine.
 
Nous ne sommes pas arrivées dans la chambre qu'elle me saute dessus, elle fait valser mon tee-shirt et ma jupe, je suis nue devant elle. Ses mains glissent sur ma peau, elles glissent sur mes fesses. Sa bouche se pose sur mes seins, sur mon nombril, sur mon pubis, sur ma vulve, sa langue se glisse entre mes petites lèvres pour venir à la rencontre de mon clitoris. Elle le titille jusqu'à ce que je me laisse aller à jouir sur sa langue. J'entends Nour et Clémence se déshabiller, mais elles la font se redresser, les bruits sont assez caractéristiques pour que je comprenne qu'elles la déshabillent en rigolant. 
 
Une main me prend la main droite pour la poser sur un sein ferme. Je tends l'autre bras pour enlacer Jude, j'avance ma bouche jusqu'à ce qu'elle rencontre la sienne, nos langues font connaissance, elles se chamaillent joyeusement. Tout à coup, elle me quitte, j'entends les filles rirent, le lit fait un peu de bruit, je suppose qu'elles ont allongé Jude dessus et s'occupent d'elle. En tâtonnant, je réussi à monter sur le lit, je bute sur un corps agenouillé, je reconnais le cul de Nour, elle doit brouter la chatte de Jude qui n'arrête pas de gémir de plaisir. Je me glisse entre ses fesses que j'écarte pour lui titiller l'anus, je sais qu'elle adore ça. J'entends Jude jouir, elle est assez discrète, quelques minutes plus tard, je sens un corps quitter le lit.
 
–Les filles, il faut y aller, j'ai hâte de vous bouffer la chatte, enfilez quelque chose et venez me rejoindre au salon.
 
Une fois habillées, Nour me guide vers le salon, nous sortons de la maison, nous montons dans la voiture pour aller rejoindre sa famille. Nous devons entrer dans la maison pour être accueillies par sa mère, sa sœur et sa cousine. Elles viennent nous embraser, au moment où je me penche sur sa mère, je sens une peau nue, je tends les mains pour tomber sur deux seins nus et encore assez fermes, en fait, elles sont toutes les trois à poil.
 
–Ne soyez pas étonnées les filles, ici, c'est à poil où dehors, Brooke, tu n'as pas pu voir que la maison est ceinturée de murs, nous sommes continuellement nues ici, quand le temps le permet évidemment. 
 
Je sens des mains me déshabiller, elles finissent sur ma peau à la parcourir de haut en bas. Quelqu'un me prend la main et m'amène à la piscine, c'est extrêmement agréable de se baigner nue dans une eau à vingt-six degrés. Il y a une plage un peu sous l'eau, Nour m'y fait monter, je suis dans deux ou trois centimètres d'eau, on m'écarte les jambes, une bouche vient se poser sur mon sexe. Une langue experte que je ne reconnais pas en explore la totalité. Je jouis assez vite, la bouche me quitte pour être remplacée par une autre aussi inconnue. Cette fois, je jouis un peu plus lentement, c'est bon, mais pas extraordinaire. Comme je m'y attendais, dès que la bouche me quitte, une autre la remplace, ma famille veut mieux me connaitre. Après un troisième orgasme, une dernière bouche vient se poser sur mes petites lèvres. Cette fois, ça a été cool, la langue, les lèvres et les dents ont pris le temps de me déguster, il a fallu plus d'un quart d'heure pour que mon corps explose dans un des plus formidable orgasme de ma vie, la bouche remonte sur mon corps pour finir sur la mienne. S'ensuit un baiser ardent, mes mains glissent sur le corps qui me couvre, la peau est douce, mais ce n'est pas une peau de jeune fille, c'est la mère de Jude qui est sur moi et qui vient de me faire jouir.
 
Nous avons passé la nuit chez la mère de Jude, ça n'a été qu'orgasme après orgasme, mais je n'ai pas touché à mes amours et elles ne m'ont pas touchée. Le lendemain, nous sommes allées avec Jude au lac Sakakawea pour dispatcher les cendres de mes parents. J'ai loué un petit bateau moteur, le pilote un homme dans les cinquante ans connait Jude et me dit avoir rencontré mon père quand il avait dans les dix ans. Il nous a amené à une certaine distance de la côte, j'ai pu verser le contenu de la boite dans le lac, j'y suis allé de ma larme, mais j'étais heureuse d'avoir pu accomplir les dernières volontés de mes parents. 
 
Nous sommes restés une journée à Williston, ce n'est pas une très belle ville, mais assez étendue comme toutes les petites villes aux Us, n'étant constituées en grande majorité que de maisons individuelles. Le voyage de retour est moins pénible, nous avons pu prendre un avion régional jusqu'à Bismark, une heure de vol au lieu de sept de car. Arrivées à Blagnac, nous sommes accueillies par Fabrice, nous sommes heureuses d'être enfin chez nous, surtout moi qui ai beaucoup de mal à m'adapter à un environnement inconnu. 
 
Après une grave chute lors d'une intervention sur un incendie, Clémence n'a plus pu reprendre sa formation, elle avait perdu trop de force dans le bras droit. Elle a fini par faire des études de langue, elle est professeur d'anglais au lycée Pierre de Fermat, elle a des horaires assez souples et surtout, ne travaille pas très loin de l'appartement. Nour a passé un CAP d'aide aux personnes, elle s'occupe de moi à plein temps et est en plus payée par la sécu, pas beaucoup certes, mais c'est amplement suffisant. 
 
La vie continue, je suis heureuse entre mes deux amours qui font tout pour me faciliter la vie, d'autant qu'elles s'aiment aussi, ce qui facilite les rapports. Nous sommes en deux mille vingt-six, j'ai cinquante-huit ans, comme Nour, Clémence cinquante-sept, nous sommes toujours ensemble et nous nous aimons toujours autant. L'avantage pour des lesbiennes, c'est que les langues ont toujours la même vigueur quel que soit l'âge, nous nous éclatons toujours autant.
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Zouzi84
1 août 2026 à 17:33
Encore une bien belle histoire.
Merci pour ce récit tout mignon avec des personnages attachants
Soyez respectueux
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Photo de profil de Iznogood
Iznogood
30 juillet 2026 à 14:21
C’était tout mignon ☺️
Et de temps en temps, elle prend des nouvelles de sa cousine :
Hey Jude ! 🤦🏼‍♂️
C’est sympa ce format de trois à cinq chapitres, on a des chances de voir la fin ( à nos âges, ça commence à devenir important…)
Pour le moteur, à moins de jouer aux échecs, ce sera plutôt « rauque », un des mots favoris de ce site 😏
On n’est jamais à l’abri de ces vacheries de correcteurs informatiques qui ont la décence de ne pas signer en bas de page « corrigé par Porcelette» mais commettent quelques bourdes comiques parfois 😇

Tiens bon la rampe !
Salut de Montrabé (hihihi 🤭)
Soyez respectueux
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