Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Station Alpha — Chapitre 15
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Station Alpha
Chapitre 15
La vie à trois
Nous allons nous allonger sur la plage de sable fin. La méditerranée est une mer chaude, la France a un climat tropical assez chaud, ici, la température ne descend jamais en dessous de vingt-quatre à vingt-cinq degrés en hiver. Le port de Narbonne n'est qu'à dix kilomètre à l'ouest, mon père y avait un bateau, une vielle vedette du vingt troisième siècle avec encore un moteur à hydrogène. C'était pratique, le fournisseur de carburant était la mer, un système pompait l'eau dans un réservoir, fabriquait l'hydrogène qui servait de carburant au moteur, c'était une technologie écologique et surtout presque gratuite. Il l'a malheureusement vendu il y a dix ans, j'ai fait la bêtise de ne pas lui demander de me le réserver, j'avais quinze ans, je ne savais pas où le mettre. Je me souviens de belles balades en mer où de partie de pêche à l'ancienne avec des cannes à pêche et des leurres, parfois vivants.
Je vois arriver Julie, mon amie d'enfance que je n'ai pas vue depuis quatre ans, elle est lesbienne, mais elle, c'est mon amie de toujours, elle est puéricultrice. Quand elle m'aperçoit, elle se précipite vers moi. Elle est toujours aussi belle, grande, élancée, très beaux seins, superbes fesses, pubis lisse et sexe très discret ne laissant voir qu'un trait entre ses cuisses, le tout enrobé d'une peau superbement bronzée. Je suis pour la première fois émues de voir ce magnifique corps, mon sexe réagit, je me lève pour l'embrasser. Elle m'enlace, je frissonne, elle s'en rend compte.
–Salut Charlotte, tu es revenu de la Lune quand ?
–Salut Julie, juste depuis hier, nous débarquons de trente mois extraterrestres. Deux ans sur la Lune et six mois sur Mars, la routine quoi !
–Tu as été sur Mars ?
–Oui, six mois, nous avons remis en route la station Alpha.
–Celle qui avait été abandonnée suite à un virus mortel il y a deux ans ?
–Oui, tout va bien maintenant, elle est de nouveau occupée.
–Quelle chance tu as, mais où est Jules ?
–Ne me parles pas de ce salaud, il s'est marié avec Marie.
–Marie, ta sœur ?
–Oui, ma sœur, ils sont sortis ensemble au moment mon départ pour Mars et elle est tombée enceinte, ils ont un bébé.
–Tu savais bien qu'elle avait flashé grave sur lui ?
–Oui, mais je ne m'attendais pas à ça de sa part, c'est une salope, je ne les vois plus. Mais tu n'y étais pas au cinquante ans de mariage de mes parents toi ?
–Oui bien sûr, j'avais été invité, c'était une super soirée.
–Et rien ne t'a frappé ?
–Ecoute, c'était il y a un an, ce n'est qu'un bon souvenir.
–Je suis sure que tu as vu quelque chose.
–Ok, tout le monde pouvait le voir, ta sœur n'a pas lâché Jules d'une semelle, elle était toujours pendue à son bras et ils sont restés ensemble tout le temps.
–La salope, elle a profité de mon absence pour le draguer. Et ils ont quitté la soirée ensemble je présume ?
–Oui.
–Les salauds, ils ont baisé ensemble deux jours après son retour sur la Terre, je crois que j'ai eu raison de laisser tomber ce connard et de regarder ailleurs.
–Et tu regardes où maintenant ?
–Vers d'autres personnes et tu vas apprécier je pense. Maintenant, les hommes ne m'intéressent plus, je vis avec Malia et Ashley, ces splendides femmes que tu vois étendues sur leurs serviettes. Admet qu'il y a de quoi aimer ce qu'on voit.
–Oui, elles sont magnifiques, mais quand je t'ai enlacé, j'ai senti un frisson parcourir ton corps, c'est le contact de ma peau nue sur la tienne qui t'a fait ça ?
–Oui, et la vue de ton cul magnifique n'a rien arrangé.
–Pourtant, depuis qu'on se connaît, tu ne m'as jamais regardé comme une femme pouvant être ta partenaire.
–Non, j'étais hétéro pure et dure, je détestais les lesbiennes sauf toi bien sûr, tu es mon amie d'enfance. Je les traitais de salopes, gouines, gousses, pétasses, tout plein de petit noms d'oiseaux.
–Pourtant, moi, je te regardais comme une partenaire potentielle, mais je voyais que ce n'était pas ton trip, tu n'avais d'yeux que pour les beaux mecs comme Ciril, Jean, Louis, Alain, Gilles, Hubert et Jules, pour ne citer que ceux, tu les collectionnais tous. En plus, avec ton physique, tu n'avais pas de mal, je connais plein de filles qui voulaient ta peau, elles crevaient de jalousie devant ton succès.
–Oui, maintenant, je n'aime regarder que les belles femmes, et j'aime te regarder, parce que tu es une très belle femme. Tu as un très beau cul et j'aimerais bien bouffer ce qu'il a sous ton pubis bien rebondi, qu'en pensez-vous les filles, on l'invite à déjeuner ?
–Oui évidemment.
–Bien sûr.
–Alors, qu'en dis-tu ?
–Et je présume que je vais passer à la casserole avec vous trois ?
–Evidemment que tu vas passer à la casserole avec nous trois, et plutôt deux fois qu'une d'ailleurs, ça ne t'effraye pas je suppose ?
–Pas du tout, bien au contraire, depuis le temps que je fantasme sur toi, mais d'abord à l'eau.
Nous nous jetons toutes les quatre dans l'eau, Julie prend un peu d'avance, je sens ses mains glisser sur mes fesses, je me retourne pour l'enlacer, la plaquer contre mon corps et l'embrasser. Nos langues font connaissance, elles s'apprécient beaucoup. Une fois sorties de l'eau, nous retournons dans l'appartement. A peine rentrées, elle se jette sur moi, ses mains parcourent mon corps, mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que nous sommes un groupe. Malia et Ashley la prennent par les bras et l'amènent dans notre chambre. Elle se laisse faire, je sens qu'elle nous attend de pied ferme et qu'elle a envie de voir jusqu'où nous irons, elle sait qu'elle va passer un super moment.
–Ici ma chérie, c'est une pour toutes, toutes pour une. Mais ce n'est pas comme les trois mousquetaires, c'est toujours la même chose, tu es et resteras la une, nous sommes et resterons les toutes, à nous quatre ma belle.
Nous nous jetons sur elle, elle ferme les yeux et nous laisse faire, elle comprend que c'est la seule solution. Je me précipite sur son sexe qui exhale une odeur très attirante pendant que mes chéries s'occupent de sa bouche et de ses seins. Je tombe sur des petites lèvres fines et souples, un vagin serré, j'ai du mal à y introduire ma langue, comme celui de Saaya, mais elle, elle est vierge, je me redresse.
–Tu est vierge ?
–Oui, jamais de mec, uniquement des femmes, jamais rien dans mes orifices.
Je replonge sur son sexe, je me délecte de sa cyprine qu'elle m'offre en abondance. Elle se tortille de plus en plus violemment, je remonte sur son clitoris que j'ai du mal à trouver sous son capuchon, il est aussi petit que celui de Saaya. Elle se tend et jouit en me serrant la tête avec ses cuisses. Quand elle se détend, je me libère de ses cuisses immédiatement remplacée par Ashley, je remonte sur ses seins que vient de libérer Malia, elle s'occupe maintenant de sa bouche. Julie se laisse faire avec un plaisir évident, elle se donne à nous sans réserve, elle aime que des bouches s'occupent de son corps. Je lui mordille les tétons quand je la sens jouir une nouvelle fois, elle n'exprime pas sa joie en criant, juste un léger grognement à peine perceptible. Malia quitte sa bouche, je la remplace pendant qu'Ashley lui laisse sa place pour me remplacer. Cette fois elle met un peu plus de temps à jouir, mais elle finit par se tendre une troisième fois et émettre son petit grognement. Nous nous redressons, nous la regardons, elle est sur le dos, les bras en croix, la tête sur le côté les yeux fermés avec un merveilleux sourire. Nous la laissons savourer les ondes de plaisir qui parcourent toujours son corps, jusqu'au bout, sans bouger. Elle ouvre les yeux, nous regarde, son visage exprime la sérénité, la joie d'avoir vécu cet instant de partage avec nous, elle regarde Malia.
–Toi, le canon black, vient t'allonger à côté de moi, la une a deux mots à te dire.
Malia s'allonge à ses côtés, Julie se couche sur elle, elle pose ses lèvres sur son front, son nez, ses lèvres un bon moment, son menton, son cou, ses seins et descend lentement jusqu'à son pubis. Elle commence à se tordre de plaisir, Julie continue jusqu'à ses chevilles, elle remonte en lui écartant un peu les cuisses, sa bouche finit par arriver au but de son voyage. Malia soulève légèrement ses fesses, elle donne son sexe à cette bouche gourmande qui n'attend que ça. Julie lui écarte les cuisses et se déchaîne sur cette vulve liquéfiée. Malia ne résiste pas longtemps, elle laisse son corps décider, elle jouit en laissant échapper un soupir d'aise. Julie reste entre ses cuisses jusqu'à ce qu'elle se détende, elle lève la tête pour regarder Ashley qui comprend et s'allonge le long du corps de Malia. Elle bascule sur son corps et lui fait la même chose, Malia se lève.
–Je vais préparer à bouffer pendant qu'elle vous bouffe la chatte.
Elle se dirige vers la cuisine, Ashley ne met pas longtemps à jouir, je m'allonge le long de son corps, Julie vient sur moi pour répéter ce qu'elle vient de faire à mes deux amours. Je lui laisse mon corps, je sais qu'elle en a envie depuis très longtemps, je suis heureuse qu'elle puisse assouvir un vieux fantasme qu'elle croyait inaccessible, elle doit se demander si c'est vraiment réel. Moi aussi je ne résiste pas longtemps à une langue qui n'a pas loin de douze ans de pratique. Mon corps explose dans un magnifique orgasme. Une fois remise, elle remonte le long de mon corps pour poser ses lèvres sur les miennes. Nous échangeons un baiser tendre, mes mains glissent sur sa peau lisse et douce. Elle se redresse, se lève et m'aide à me relever.
–Je viens de vivre un grand moment, je ne pensais pas qu'il puisse arriver, faire l'amour à ma Charlotte, un fantasme que je pensais irréalisable.
–Tout vient à point à qui sait attendre, tu vois que les vieux dictons ont un fond de vérité.
–Et j'en suis particulièrement heureuse.
–Allez, viens manger avec nous sur la terrasse.
–Ok, mais je vous quitterai à quinze heures, je dois récupérer ma femme et notre fille, elles rentrent de faire des courses à Toulouse par l'Hyperloop de quinze heures quinze.
–Et tu n'es pas allé avec elles ?
–Non, elles allaient acheter mon cadeau d'anniversaire qui est dans huit jours.
–Ok, et ta femme, je la connais ?
–Oui, très bien même.
–Je crois savoir qui c'est, ça ne serait pas la magnifique Emma par hasard, je me souviens que tu étais toujours avec elle, vous étiez inséparables, vous affichiez votre amour, c'est elle n'est-ce pas ?
–Oui, nous nous sommes mariées il y a trois ans, tu étais déjà sur la Lune, nous avons adopté une petite fille rescapée des inondations en Birmanie il y a un peu plus de deux ans.
–Je me souviens de cette catastrophe, des milliers de morts. Elle a quelle age ta fille ?
–Six ans, elle n'avait que quatre ans quand nous l'avons accueilli chez nous.
Les jours passent, nous nous marions le samedi vingt-sept juin deux mille trois cent vingt-cinq, Saaya et Cassie sont nos témoins pour les trois mariages, elles n'ont pu arriver qu'aujourd'hui à cause de leur travail. Saaya est mon témoin pour Malia et moi, celui de Malia avec Ashley et celui d'Ashley avec moi, Cassie est le témoin de l'autre mariée. L'officiant ne sait plus qui est témoin de qui. Nous rigolons en voyant son air ébahi. Nous passons notre nuit de noce que toutes les trois, nous voulons vivre pleinement notre amour, juste entre nous trois. Saaya et Cassie sont dans une autre chambre, la nuit a été torride. Le lendemain, c'est l'odeur du café et du pain frais qui nous réveille, nous nous levons pour voir Saaya et Cassie assises sur le divan de la terrasse, elles s'embrassent. Elles nous sourient quand nous arrivons pour les embrasser.
–Enfin, ça fait une heure qu'on vous attend.
–Pour déjeuner ?
–Mais pas que, vous ne croyez pas qu'on va repartir comme ça, nous n'avons jamais goûté à de jeunes mariées, c'est l'occasion je crois.
–D'abord, petit déjeuner.
L'ambiance est joyeuse, nous sommes heureuses de retrouver Saaya et Cassie, elles vivent maintenant à San Francisco, elles vont se marier elles aussi, nous y sommes invitées, mais c'est moins facile chez elles, il faut que Saaya obtienne sa green-card, l'autorisation de séjour permanent du pays. Après avoir mangé, nous nous retrouvons toutes les cinq dans notre lit, je me jette sur le petit sexe de Saaya, j'adore ses lèvres fines et souples et surtout son petit clitoris. Malia est sur le sexe de Cassie pendant qu'Ashley s'occupe de ses seins. Je reste un long moment sur ce sexe souple et très apetissant, je vois que Saaya y prend beaucoup de plaisir. Quand elle a joui, je me retrouve sur le dos avec sa bouche sur mon sexe pendant que Malia m'embrasse. Cassie est entre les jambes d'Ashley, nous jouissons pratiquement en même temps, Saaya se jette sur Malia pendant que je m'occupe de Cassie. Elle se laisse faire avec un plaisir évident, une fois qu'elle a joui, elle me fait monter sur son corps, elle me regarde dans les yeux.
–Je ne te remercierais jamais assez de m'avoir fait découvrir ma vraie nature, j'ai une vie merveilleuse avec Saaya, et dire que j'ai failli passer à côté de l'être de ma vie.
–Tu sais, je suis dans le même cas que toi, c'est Malia qui m'a ouvert les yeux avec ta complicité d'ailleurs.
–Oui, c'était un pari, et il est devenu gagnant.
Je suis arrachée des bras de Cassie par Ashley qui se jette sur son sexe. Nous faisons l'amour à tour de rôle, j'ai bouffé les sexes de toutes les filles qui m'ont toutes bouffé le mien. Nous sommes sorties faire un tour un peu avant midi, nous avons déjeuné dans un petit restaurant tenu par un couple d'amis, c'est un de mes anciens petit copain, nous sommes restés amis. A quinze heures, Saaya et Cassie doivent nous quitter, elles sont attendues ce soir à vingt heures à Los Angeles pour une soirée caritative, les personnes qui ont vécu sur Mars sont encore assez rares, il n'y a que très peu de personnes qui reviennent sur la Terre une fois être allées sur Mars. Elles devaient y être à dix-huit heures.
Nous avons quitté l'ISA après notre mariage il y a trois ans, nous n'avions pas envie d'être séparées pendant plusieurs années à cause d'une mission lointaine. Nous avons monté une société d'expertise spatiale, nous étudions les futurs projets spatiaux de sociétés privées pour leur dire leur faisabilité. Ce soir, nous sommes toutes les trois allongées sur les transats de la terrasse. Il vient d'y avoir un énorme tremblement de terre de magnitude neuf virgule quatre à Medan une ville de Sumatra suivi d'un énorme tsunami faisant des centaines de milliers de morts dans plusieurs pays. Malgré les progrès de l'humanité et son extraordinaire technologie, la nature est toujours la plus forte. Ça me fait réfléchir à ce que m'a dit Julie avant notre mariage, elle a adopté une petite fille après une catastrophe similaire. Moi aussi j'aimerais m'occuper un enfant, mais je ne veux pas le faire, je ne veux plus qu'un homme me touche comme Malia et Ashley qui sont comme moi, en plus, elles sont vierges.
–Les filles que diriez-vous si une voix d'enfant résonnait dans cet appartement ?
–Tu veux avoir un enfant ?
–Non, en adopter un, il y a plein de gamins abandonnés et il vient d'y avoir un énorme tremblement de terre en Indonésie, il va y avoir une multitude d'orphelins, qu'en pensez-vous ?
–J'avoue que j'aimerais bien m'occuper d'un enfant, c'est vrai que ça me manque un peu.
–Et toi Ashley
–Bien sûr, il aura trois mères, il sera aimé.
–Ok, demain, on se renseigne comment on peut faire, j'aimerais bien que ce soit rapide, nous avons toutes autour de vingt-huit ans, il est temps d'y penser.
–Tu as raison, en attendant, au lit, j'ai envie de bouffe une chatte et de me faire bouffer la mienne par une bouche gourmande.
Nous allons toutes dans la chambre, Malia me saute dessus, elle m'allonge et m'ouvre les jambes pour m'offrir à Ashley. Elle me présente sa vulve à bouffer, je me déchaîne dessus, j'adore son petit clitoris, il est espiègle, il s'échappe de temps en temps comme pour nous narguer. Ma langue s'active sur ses lèvres tandis que celle d'Ashley me titille le périnée, je jouis au milieu de mes amours, je ne croyais pas qu'on puisse être si heureux dans la vie.
Nous faisons des démarches pour adopter un enfant, après plusieurs drames familiaux, une loi internationale, votée il y a un siècle et demi, interdit la séparation des frères et sœur lors d'une adoption. On nous présente plusieurs enfants à adopter, il y a de tout, de tous les continents, Amérique, Europe, Asie, Afrique, la responsable sait que nous sommes ouvertes à tout, il y a Malia avec nous, une black. Parmi toutes les photos présentées, il y en a quelques-unes de deux jumelles d'un peu plus d'un an et leur grande sœur de deux ans qui attirent notre intérêt, leurs parents sont morts récemment. Elles sont adorables, elles sourient sur toutes les photos, elles ont l'air très cool malgré ce qui leur arrive, il est vrai qu'elles ne doivent pas se rendre compte de la situation. Nous sommes trois femmes, pourquoi pas trois enfants. La responsable voit que nos yeux ne quittent pas les photos des trois fillettes, elle sent que nous sommes accrochées, il ne doit pas y avoir beaucoup de personnes intéressées par trois enfant d'un seul coup, car on ne peut plus les séparer. Elle me regarde.
–Elles sont belles ces trois sœurs n'est-ce pas ?
–Oui, adorables, d'où viennent-elles ?
–De Medan, ce sont des rescapées du tremblement de terre, elles étaient chez des amis de leurs parents dont la maison est restée debout. Les parents faisaient leurs courses et ont été emportés par le tsunami qui a suivi le tremblement de terre. Elles sont actuellement à Jakarta, dans un orphelinat d'état, je dois vous dire qu'en ce moment, ce n'est pas la situation idéale pour elles. Les orphelinats sont complètement débordés par l'afflux des enfants malgré l'aide internationale et la compétence des personnels. Je vous laisse réfléchir, j'ai besoin d'une réponse au plus tard demain en fin de matinée.
Je regarde mes amours, leur regard est comme aimanté par les photos de ces trois petites filles, elles n'arrêtent pas de se les passer, je pense qu'il n'y a pas besoin de réfléchir plus longtemps.
–On a vraiment besoin de réfléchir jusqu'à demain les filles ?
–Pas vraiment non.
–Pas du tout même.
–Madame, pas la peine d'attendre demain, nous nous proposons pour l'adoption de ces trois fillettes.
–C'est super, je prends note, je présente votre dossier tout de suite à la commission.
–Et la commission se réunie quand ?
–Demain en début d'après-midi, je vous tiens au courant dès que j'ai la réponse, pour l'instant, à ma connaissance, vous êtes les seules intéressées par ces trois enfants, les adoptions multiples n'attirent pas grand monde.
Nous sortons du centre, nous allons nous baigner dans cette mer chaude, nous n'avons pas de serviette, mais la chaleur nous sèche bien avant d'arriver à l'appartement.
Nous allons nous allonger sur la plage de sable fin. La méditerranée est une mer chaude, la France a un climat tropical assez chaud, ici, la température ne descend jamais en dessous de vingt-quatre à vingt-cinq degrés en hiver. Le port de Narbonne n'est qu'à dix kilomètre à l'ouest, mon père y avait un bateau, une vielle vedette du vingt troisième siècle avec encore un moteur à hydrogène. C'était pratique, le fournisseur de carburant était la mer, un système pompait l'eau dans un réservoir, fabriquait l'hydrogène qui servait de carburant au moteur, c'était une technologie écologique et surtout presque gratuite. Il l'a malheureusement vendu il y a dix ans, j'ai fait la bêtise de ne pas lui demander de me le réserver, j'avais quinze ans, je ne savais pas où le mettre. Je me souviens de belles balades en mer où de partie de pêche à l'ancienne avec des cannes à pêche et des leurres, parfois vivants.
Je vois arriver Julie, mon amie d'enfance que je n'ai pas vue depuis quatre ans, elle est lesbienne, mais elle, c'est mon amie de toujours, elle est puéricultrice. Quand elle m'aperçoit, elle se précipite vers moi. Elle est toujours aussi belle, grande, élancée, très beaux seins, superbes fesses, pubis lisse et sexe très discret ne laissant voir qu'un trait entre ses cuisses, le tout enrobé d'une peau superbement bronzée. Je suis pour la première fois émues de voir ce magnifique corps, mon sexe réagit, je me lève pour l'embrasser. Elle m'enlace, je frissonne, elle s'en rend compte.
–Salut Charlotte, tu es revenu de la Lune quand ?
–Salut Julie, juste depuis hier, nous débarquons de trente mois extraterrestres. Deux ans sur la Lune et six mois sur Mars, la routine quoi !
–Tu as été sur Mars ?
–Oui, six mois, nous avons remis en route la station Alpha.
–Celle qui avait été abandonnée suite à un virus mortel il y a deux ans ?
–Oui, tout va bien maintenant, elle est de nouveau occupée.
–Quelle chance tu as, mais où est Jules ?
–Ne me parles pas de ce salaud, il s'est marié avec Marie.
–Marie, ta sœur ?
–Oui, ma sœur, ils sont sortis ensemble au moment mon départ pour Mars et elle est tombée enceinte, ils ont un bébé.
–Tu savais bien qu'elle avait flashé grave sur lui ?
–Oui, mais je ne m'attendais pas à ça de sa part, c'est une salope, je ne les vois plus. Mais tu n'y étais pas au cinquante ans de mariage de mes parents toi ?
–Oui bien sûr, j'avais été invité, c'était une super soirée.
–Et rien ne t'a frappé ?
–Ecoute, c'était il y a un an, ce n'est qu'un bon souvenir.
–Je suis sure que tu as vu quelque chose.
–Ok, tout le monde pouvait le voir, ta sœur n'a pas lâché Jules d'une semelle, elle était toujours pendue à son bras et ils sont restés ensemble tout le temps.
–La salope, elle a profité de mon absence pour le draguer. Et ils ont quitté la soirée ensemble je présume ?
–Oui.
–Les salauds, ils ont baisé ensemble deux jours après son retour sur la Terre, je crois que j'ai eu raison de laisser tomber ce connard et de regarder ailleurs.
–Et tu regardes où maintenant ?
–Vers d'autres personnes et tu vas apprécier je pense. Maintenant, les hommes ne m'intéressent plus, je vis avec Malia et Ashley, ces splendides femmes que tu vois étendues sur leurs serviettes. Admet qu'il y a de quoi aimer ce qu'on voit.
–Oui, elles sont magnifiques, mais quand je t'ai enlacé, j'ai senti un frisson parcourir ton corps, c'est le contact de ma peau nue sur la tienne qui t'a fait ça ?
–Oui, et la vue de ton cul magnifique n'a rien arrangé.
–Pourtant, depuis qu'on se connaît, tu ne m'as jamais regardé comme une femme pouvant être ta partenaire.
–Non, j'étais hétéro pure et dure, je détestais les lesbiennes sauf toi bien sûr, tu es mon amie d'enfance. Je les traitais de salopes, gouines, gousses, pétasses, tout plein de petit noms d'oiseaux.
–Pourtant, moi, je te regardais comme une partenaire potentielle, mais je voyais que ce n'était pas ton trip, tu n'avais d'yeux que pour les beaux mecs comme Ciril, Jean, Louis, Alain, Gilles, Hubert et Jules, pour ne citer que ceux, tu les collectionnais tous. En plus, avec ton physique, tu n'avais pas de mal, je connais plein de filles qui voulaient ta peau, elles crevaient de jalousie devant ton succès.
–Oui, maintenant, je n'aime regarder que les belles femmes, et j'aime te regarder, parce que tu es une très belle femme. Tu as un très beau cul et j'aimerais bien bouffer ce qu'il a sous ton pubis bien rebondi, qu'en pensez-vous les filles, on l'invite à déjeuner ?
–Oui évidemment.
–Bien sûr.
–Alors, qu'en dis-tu ?
–Et je présume que je vais passer à la casserole avec vous trois ?
–Evidemment que tu vas passer à la casserole avec nous trois, et plutôt deux fois qu'une d'ailleurs, ça ne t'effraye pas je suppose ?
–Pas du tout, bien au contraire, depuis le temps que je fantasme sur toi, mais d'abord à l'eau.
Nous nous jetons toutes les quatre dans l'eau, Julie prend un peu d'avance, je sens ses mains glisser sur mes fesses, je me retourne pour l'enlacer, la plaquer contre mon corps et l'embrasser. Nos langues font connaissance, elles s'apprécient beaucoup. Une fois sorties de l'eau, nous retournons dans l'appartement. A peine rentrées, elle se jette sur moi, ses mains parcourent mon corps, mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que nous sommes un groupe. Malia et Ashley la prennent par les bras et l'amènent dans notre chambre. Elle se laisse faire, je sens qu'elle nous attend de pied ferme et qu'elle a envie de voir jusqu'où nous irons, elle sait qu'elle va passer un super moment.
–Ici ma chérie, c'est une pour toutes, toutes pour une. Mais ce n'est pas comme les trois mousquetaires, c'est toujours la même chose, tu es et resteras la une, nous sommes et resterons les toutes, à nous quatre ma belle.
Nous nous jetons sur elle, elle ferme les yeux et nous laisse faire, elle comprend que c'est la seule solution. Je me précipite sur son sexe qui exhale une odeur très attirante pendant que mes chéries s'occupent de sa bouche et de ses seins. Je tombe sur des petites lèvres fines et souples, un vagin serré, j'ai du mal à y introduire ma langue, comme celui de Saaya, mais elle, elle est vierge, je me redresse.
–Tu est vierge ?
–Oui, jamais de mec, uniquement des femmes, jamais rien dans mes orifices.
Je replonge sur son sexe, je me délecte de sa cyprine qu'elle m'offre en abondance. Elle se tortille de plus en plus violemment, je remonte sur son clitoris que j'ai du mal à trouver sous son capuchon, il est aussi petit que celui de Saaya. Elle se tend et jouit en me serrant la tête avec ses cuisses. Quand elle se détend, je me libère de ses cuisses immédiatement remplacée par Ashley, je remonte sur ses seins que vient de libérer Malia, elle s'occupe maintenant de sa bouche. Julie se laisse faire avec un plaisir évident, elle se donne à nous sans réserve, elle aime que des bouches s'occupent de son corps. Je lui mordille les tétons quand je la sens jouir une nouvelle fois, elle n'exprime pas sa joie en criant, juste un léger grognement à peine perceptible. Malia quitte sa bouche, je la remplace pendant qu'Ashley lui laisse sa place pour me remplacer. Cette fois elle met un peu plus de temps à jouir, mais elle finit par se tendre une troisième fois et émettre son petit grognement. Nous nous redressons, nous la regardons, elle est sur le dos, les bras en croix, la tête sur le côté les yeux fermés avec un merveilleux sourire. Nous la laissons savourer les ondes de plaisir qui parcourent toujours son corps, jusqu'au bout, sans bouger. Elle ouvre les yeux, nous regarde, son visage exprime la sérénité, la joie d'avoir vécu cet instant de partage avec nous, elle regarde Malia.
–Toi, le canon black, vient t'allonger à côté de moi, la une a deux mots à te dire.
Malia s'allonge à ses côtés, Julie se couche sur elle, elle pose ses lèvres sur son front, son nez, ses lèvres un bon moment, son menton, son cou, ses seins et descend lentement jusqu'à son pubis. Elle commence à se tordre de plaisir, Julie continue jusqu'à ses chevilles, elle remonte en lui écartant un peu les cuisses, sa bouche finit par arriver au but de son voyage. Malia soulève légèrement ses fesses, elle donne son sexe à cette bouche gourmande qui n'attend que ça. Julie lui écarte les cuisses et se déchaîne sur cette vulve liquéfiée. Malia ne résiste pas longtemps, elle laisse son corps décider, elle jouit en laissant échapper un soupir d'aise. Julie reste entre ses cuisses jusqu'à ce qu'elle se détende, elle lève la tête pour regarder Ashley qui comprend et s'allonge le long du corps de Malia. Elle bascule sur son corps et lui fait la même chose, Malia se lève.
–Je vais préparer à bouffer pendant qu'elle vous bouffe la chatte.
Elle se dirige vers la cuisine, Ashley ne met pas longtemps à jouir, je m'allonge le long de son corps, Julie vient sur moi pour répéter ce qu'elle vient de faire à mes deux amours. Je lui laisse mon corps, je sais qu'elle en a envie depuis très longtemps, je suis heureuse qu'elle puisse assouvir un vieux fantasme qu'elle croyait inaccessible, elle doit se demander si c'est vraiment réel. Moi aussi je ne résiste pas longtemps à une langue qui n'a pas loin de douze ans de pratique. Mon corps explose dans un magnifique orgasme. Une fois remise, elle remonte le long de mon corps pour poser ses lèvres sur les miennes. Nous échangeons un baiser tendre, mes mains glissent sur sa peau lisse et douce. Elle se redresse, se lève et m'aide à me relever.
–Je viens de vivre un grand moment, je ne pensais pas qu'il puisse arriver, faire l'amour à ma Charlotte, un fantasme que je pensais irréalisable.
–Tout vient à point à qui sait attendre, tu vois que les vieux dictons ont un fond de vérité.
–Et j'en suis particulièrement heureuse.
–Allez, viens manger avec nous sur la terrasse.
–Ok, mais je vous quitterai à quinze heures, je dois récupérer ma femme et notre fille, elles rentrent de faire des courses à Toulouse par l'Hyperloop de quinze heures quinze.
–Et tu n'es pas allé avec elles ?
–Non, elles allaient acheter mon cadeau d'anniversaire qui est dans huit jours.
–Ok, et ta femme, je la connais ?
–Oui, très bien même.
–Je crois savoir qui c'est, ça ne serait pas la magnifique Emma par hasard, je me souviens que tu étais toujours avec elle, vous étiez inséparables, vous affichiez votre amour, c'est elle n'est-ce pas ?
–Oui, nous nous sommes mariées il y a trois ans, tu étais déjà sur la Lune, nous avons adopté une petite fille rescapée des inondations en Birmanie il y a un peu plus de deux ans.
–Je me souviens de cette catastrophe, des milliers de morts. Elle a quelle age ta fille ?
–Six ans, elle n'avait que quatre ans quand nous l'avons accueilli chez nous.
Les jours passent, nous nous marions le samedi vingt-sept juin deux mille trois cent vingt-cinq, Saaya et Cassie sont nos témoins pour les trois mariages, elles n'ont pu arriver qu'aujourd'hui à cause de leur travail. Saaya est mon témoin pour Malia et moi, celui de Malia avec Ashley et celui d'Ashley avec moi, Cassie est le témoin de l'autre mariée. L'officiant ne sait plus qui est témoin de qui. Nous rigolons en voyant son air ébahi. Nous passons notre nuit de noce que toutes les trois, nous voulons vivre pleinement notre amour, juste entre nous trois. Saaya et Cassie sont dans une autre chambre, la nuit a été torride. Le lendemain, c'est l'odeur du café et du pain frais qui nous réveille, nous nous levons pour voir Saaya et Cassie assises sur le divan de la terrasse, elles s'embrassent. Elles nous sourient quand nous arrivons pour les embrasser.
–Enfin, ça fait une heure qu'on vous attend.
–Pour déjeuner ?
–Mais pas que, vous ne croyez pas qu'on va repartir comme ça, nous n'avons jamais goûté à de jeunes mariées, c'est l'occasion je crois.
–D'abord, petit déjeuner.
L'ambiance est joyeuse, nous sommes heureuses de retrouver Saaya et Cassie, elles vivent maintenant à San Francisco, elles vont se marier elles aussi, nous y sommes invitées, mais c'est moins facile chez elles, il faut que Saaya obtienne sa green-card, l'autorisation de séjour permanent du pays. Après avoir mangé, nous nous retrouvons toutes les cinq dans notre lit, je me jette sur le petit sexe de Saaya, j'adore ses lèvres fines et souples et surtout son petit clitoris. Malia est sur le sexe de Cassie pendant qu'Ashley s'occupe de ses seins. Je reste un long moment sur ce sexe souple et très apetissant, je vois que Saaya y prend beaucoup de plaisir. Quand elle a joui, je me retrouve sur le dos avec sa bouche sur mon sexe pendant que Malia m'embrasse. Cassie est entre les jambes d'Ashley, nous jouissons pratiquement en même temps, Saaya se jette sur Malia pendant que je m'occupe de Cassie. Elle se laisse faire avec un plaisir évident, une fois qu'elle a joui, elle me fait monter sur son corps, elle me regarde dans les yeux.
–Je ne te remercierais jamais assez de m'avoir fait découvrir ma vraie nature, j'ai une vie merveilleuse avec Saaya, et dire que j'ai failli passer à côté de l'être de ma vie.
–Tu sais, je suis dans le même cas que toi, c'est Malia qui m'a ouvert les yeux avec ta complicité d'ailleurs.
–Oui, c'était un pari, et il est devenu gagnant.
Je suis arrachée des bras de Cassie par Ashley qui se jette sur son sexe. Nous faisons l'amour à tour de rôle, j'ai bouffé les sexes de toutes les filles qui m'ont toutes bouffé le mien. Nous sommes sorties faire un tour un peu avant midi, nous avons déjeuné dans un petit restaurant tenu par un couple d'amis, c'est un de mes anciens petit copain, nous sommes restés amis. A quinze heures, Saaya et Cassie doivent nous quitter, elles sont attendues ce soir à vingt heures à Los Angeles pour une soirée caritative, les personnes qui ont vécu sur Mars sont encore assez rares, il n'y a que très peu de personnes qui reviennent sur la Terre une fois être allées sur Mars. Elles devaient y être à dix-huit heures.
Nous avons quitté l'ISA après notre mariage il y a trois ans, nous n'avions pas envie d'être séparées pendant plusieurs années à cause d'une mission lointaine. Nous avons monté une société d'expertise spatiale, nous étudions les futurs projets spatiaux de sociétés privées pour leur dire leur faisabilité. Ce soir, nous sommes toutes les trois allongées sur les transats de la terrasse. Il vient d'y avoir un énorme tremblement de terre de magnitude neuf virgule quatre à Medan une ville de Sumatra suivi d'un énorme tsunami faisant des centaines de milliers de morts dans plusieurs pays. Malgré les progrès de l'humanité et son extraordinaire technologie, la nature est toujours la plus forte. Ça me fait réfléchir à ce que m'a dit Julie avant notre mariage, elle a adopté une petite fille après une catastrophe similaire. Moi aussi j'aimerais m'occuper un enfant, mais je ne veux pas le faire, je ne veux plus qu'un homme me touche comme Malia et Ashley qui sont comme moi, en plus, elles sont vierges.
–Les filles que diriez-vous si une voix d'enfant résonnait dans cet appartement ?
–Tu veux avoir un enfant ?
–Non, en adopter un, il y a plein de gamins abandonnés et il vient d'y avoir un énorme tremblement de terre en Indonésie, il va y avoir une multitude d'orphelins, qu'en pensez-vous ?
–J'avoue que j'aimerais bien m'occuper d'un enfant, c'est vrai que ça me manque un peu.
–Et toi Ashley
–Bien sûr, il aura trois mères, il sera aimé.
–Ok, demain, on se renseigne comment on peut faire, j'aimerais bien que ce soit rapide, nous avons toutes autour de vingt-huit ans, il est temps d'y penser.
–Tu as raison, en attendant, au lit, j'ai envie de bouffe une chatte et de me faire bouffer la mienne par une bouche gourmande.
Nous allons toutes dans la chambre, Malia me saute dessus, elle m'allonge et m'ouvre les jambes pour m'offrir à Ashley. Elle me présente sa vulve à bouffer, je me déchaîne dessus, j'adore son petit clitoris, il est espiègle, il s'échappe de temps en temps comme pour nous narguer. Ma langue s'active sur ses lèvres tandis que celle d'Ashley me titille le périnée, je jouis au milieu de mes amours, je ne croyais pas qu'on puisse être si heureux dans la vie.
Nous faisons des démarches pour adopter un enfant, après plusieurs drames familiaux, une loi internationale, votée il y a un siècle et demi, interdit la séparation des frères et sœur lors d'une adoption. On nous présente plusieurs enfants à adopter, il y a de tout, de tous les continents, Amérique, Europe, Asie, Afrique, la responsable sait que nous sommes ouvertes à tout, il y a Malia avec nous, une black. Parmi toutes les photos présentées, il y en a quelques-unes de deux jumelles d'un peu plus d'un an et leur grande sœur de deux ans qui attirent notre intérêt, leurs parents sont morts récemment. Elles sont adorables, elles sourient sur toutes les photos, elles ont l'air très cool malgré ce qui leur arrive, il est vrai qu'elles ne doivent pas se rendre compte de la situation. Nous sommes trois femmes, pourquoi pas trois enfants. La responsable voit que nos yeux ne quittent pas les photos des trois fillettes, elle sent que nous sommes accrochées, il ne doit pas y avoir beaucoup de personnes intéressées par trois enfant d'un seul coup, car on ne peut plus les séparer. Elle me regarde.
–Elles sont belles ces trois sœurs n'est-ce pas ?
–Oui, adorables, d'où viennent-elles ?
–De Medan, ce sont des rescapées du tremblement de terre, elles étaient chez des amis de leurs parents dont la maison est restée debout. Les parents faisaient leurs courses et ont été emportés par le tsunami qui a suivi le tremblement de terre. Elles sont actuellement à Jakarta, dans un orphelinat d'état, je dois vous dire qu'en ce moment, ce n'est pas la situation idéale pour elles. Les orphelinats sont complètement débordés par l'afflux des enfants malgré l'aide internationale et la compétence des personnels. Je vous laisse réfléchir, j'ai besoin d'une réponse au plus tard demain en fin de matinée.
Je regarde mes amours, leur regard est comme aimanté par les photos de ces trois petites filles, elles n'arrêtent pas de se les passer, je pense qu'il n'y a pas besoin de réfléchir plus longtemps.
–On a vraiment besoin de réfléchir jusqu'à demain les filles ?
–Pas vraiment non.
–Pas du tout même.
–Madame, pas la peine d'attendre demain, nous nous proposons pour l'adoption de ces trois fillettes.
–C'est super, je prends note, je présente votre dossier tout de suite à la commission.
–Et la commission se réunie quand ?
–Demain en début d'après-midi, je vous tiens au courant dès que j'ai la réponse, pour l'instant, à ma connaissance, vous êtes les seules intéressées par ces trois enfants, les adoptions multiples n'attirent pas grand monde.
Nous sortons du centre, nous allons nous baigner dans cette mer chaude, nous n'avons pas de serviette, mais la chaleur nous sèche bien avant d'arriver à l'appartement.
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Commentaires ()
J'adore la tournure que prend l'histoire mais j'ai peur que cela annonce la fin ....