NOTRE FUREUR. NOTRE VÉRITÉ
Chapitre 1
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✦ Xaviernnrs NOTRE FUREUR. NOTRE VÉRITÉ XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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NOTRE FUREUR. NOTRE VÉRITÉ — Chapitre 1

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Xaviernnrs
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NOTRE FUREUR. NOTRE VÉRITÉ

Chapitre 1

Notre fureur. Notre vérité.
C'est une de ces fins de journées de printemps où l'air devient irrespirable à force d'être chargé d'électricité. Un temps lourd, pesant, sous un ciel bas couleur d'étain où l'orage gronde sans éclater, désespérément suspendu. La moiteur poisseuse s'infiltre partout, colle les vêtements aux corps et entrave le moindre geste. Cette lourdeur étouffante ne fait qu'exacerber les maux de ces dernières semaines, rend le manque physique presque douloureux. Les nerfs sont à vif, tendus comme des cordes de piano. Les rares mots échangés lors du retour en voiture et dans l'ascenseur sont à l'image du ciel, chargés de foudre.
— Tu as encore passé ton temps à répondre aux messages de ta pute, c'est ça ? Je t'ai vu connecté hier soir tard. Elle a encore besoin qu'on lui répare son étagère ou tu partages tes nuits d'insomnie avec cette pute ?
Je sens le sang qui me monte aux tempes. Sa jalousie à deux balles pour évacuer les mois de vide, je la connais par cœur, mais aujourd'hui, avec cette chaleur et ce week-end de faux-semblants, elle me rend dingue.
— Arrête ton cinéma, putain ! T'as pas plus ridicule en stock pour notre retour ? Parlons plutôt de ton gentil collègue de bureau, tiens. La grande asperge qui te drague ouvertement au taf et que tu trouves "si serviable". Tu crois que je capte pas ton petit manège à distance ? Toi aussi t'avais la tête et la chatte ailleurs ce week-end !
Dialogue de sourds, brûlant, dangereux.
— Dis-le, tu la kiffes cette chienne ? Tu crèves d'envie de te la faire, hein ?
— Fais pas chier, t'es lourde là ! Je m'en tape complet de cette blondasse. Et toi, je suis sûr que tu mouilles en pensant à l'autre connard qui te reluque.
— Gros con ! Espèce d'abruti, tu me fous le démon. Tu gâches toujours tout, tu m'écœures... j'ai la haine que tu bandes pour d'autres !
— Et toi t'es une sacrée chieuse quand tu t'y mets ! Arrête de me casser les couilles. Tu me gonfles avec tes crises de gamine. Pauv'conne !
On se tourne autour comme deux bêtes en cage dans la pénombre étouffante du salon. Une violence verbale s'installe, mais sous la haine de façade, c'est le manque qui hurle. Les petites piques se transforment en vraies insultes, le venin sort enfin, violent, libérateur. Elle s'approche, le visage tendu, les yeux noirs de colère, les barrières sautent définitivement.
— T'es qu'un connard de merde, Xav ! Un pauvre type frustré et coincé ! Je te déteste !
— Ferme-la, pétasse ! Viens là et ferme-la !
— Tu fais chier... baise-moi, putain d'enculé de merde. Baise-moi !
— Non, toi, tu vas me baiser, salope !
Elle ne recule pas. Elle ne fait pas un pas de plus vers moi non plus, mais son corps reste là, ancré, dangereusement proche, aimanté par une force qui dépasse la raison. À cet instant précis, son cerveau a abdiqué ; ce n'est plus sa tête qui commande le rythme de ses poumons, c'est son ventre qui lui hurle son besoin, une faim viscérale, animale, que les mois de frustration ont rendue folle. Ses narines battent, son décolleté se soulève au rythme d'une respiration saccadée qu'elle ne contrôle plus. Elle me veut, elle en crève, et son corps lui dicte la seule marche à suivre : l'affrontement sauvage. L'orage dehors refuse toujours d'éclater, mais à l'intérieur, la foudre tombe d'un coup. Putain de merde, je la veux aussi, j'en crève. Dans ce foutu salon, il n'y a plus qu'elle, plus que sa peau qui m'appelle, plus que cette envie rageuse de la plier sous moi.
Je fais le pas qui nous sépare. Mes mains s'abattent sur ses hanches avec une rudesse qui la fait tressaillir, mes doigts s'enfonçant dans sa chair comme pour y laisser une empreinte indélébile, une preuve qu'on a fini de jouer la comédie. Un grognement sourd s'échappe de sa gorge, mi-colère, mi-abandon. Elle attrape ma crinière à deux mains, les doigts crispés dans mes cheveux, et me tire vers elle pour planter ses dents dans ma lèvre inférieure. Elle mord, fort, pour jouer les tigresses, pour me faire payer chaque sourire hypocrite du week-end. Le goût du sang stimule le désir, l'électricité poisseuse de la pièce devient respirable. Mes mains glissent, claquent fermement sur ses fesses à travers le tissu de sa robe. Par vengeance, elle tire plus fort sur ma lèvre, et nos gémissements de douleur et de rage se répercutent, étouffés, dans nos bouches grandes ouvertes.
C'est l'anarchie la plus totale. Un craquement sec de fermeture éclair déchire le silence lourd de la pièce. Le tissu cède, s'arrache presque sous l'urgence de nos mouvements, et sa nudité s'offre à moi dans la pénombre moite du salon. Un défi brûlant brille dans ses yeux noirs. Elle ne recule pas d'un millimètre. Ses mains s'agrippent au col de ma chemise, cette foutue fringue qui provient de ma vie d'avant, de cette époque où elle n'existait pas encore. Dans un geste de rage pure, elle tire dessus et l'éventre, envoyant valser les boutons sur le parquet. Elle piétine les lambeaux, effaçant le passé d'un coup de griffe pour ne laisser que nous deux. Puis elle finit de me déshabiller ; mon pantalon de toile et mon boxer sont rudement retirés, jetés au sol sans un regard. Elle me veut nu, vulnérable, entièrement soumis à sa faim.
Dans un élan possessif, sauvage, elle me pousse sur le canapé, me chevauche, prenant tout d'un coup, sans préliminaires tendres, sans chichis. Elle se cambre, se laisse tomber sur moi, guidée uniquement par l'urgence de combler le vide, pour me prouver que malgré ses doutes, c'est elle qui commande ce soir.
La moiteur de nos peaux se mélange, ça glisse, ça cogne. Chaque coup de reins est une explication de texte, une manière de balayer les non-dits de ces dernières semaines. Ma main remonte le long de son dos trempé de sueur, agrippe ses reins pour la caler contre moi, pour m'ancrer profondément dans sa viande. Ses ongles s'enfoncent dans mes épaules, y laissant des griffures rouges qui cuisent sous la chaleur ambiante. Elle enfouit son visage dans mon cou, y laisse la marque de ses dents en poussant un cri rauque. On s'en fout du lit, on s'en fout du reste, il n'y a plus que ce rythme infernal, primitif, qui nous obsède. On se détruit autant qu'on se répare à coups de reins saccadés, de silences lourds et d'insultes étouffées qui se perdent sur nos peaux. Une claque magistrale résonne dans la pièce, ma paume s'imprime sur sa fesse qui rougit instantanément sous l'impact. Elle lâche un juron, accélère le mouvement, le visage tordu par un plaisir violent.
— Putain, qu'est-ce que t'es bonne quand tu fais ta salope.
— Ta gueule, espèce de connard ! Je te hais, tu sais... Baise-moi, putain !
Ses hanches s'agitent, mais ça ne lui suffit pas. Elle le veut encore plus fort, encore plus profond. Dans un mouvement fluide, guidé par son seul instinct, elle se soulève légèrement et se replace avec précision sur sa petite porte, s'alignant sur mon axe pour ne plus perdre un millimètre de ma chair. Elle feule bruyamment, un gémissement lourd, rauque, qui vibre au fond de sa gorge et qui trahit l'ampleur de la décharge qu'elle encaisse. Elle recommence à me chevaucher puissamment, le visage tendu par l'effort et la jouissance, me sentant au plus profond d'elle-même, là où la frustration avait creusé un vide insupportable. Le rythme est effréné, presque punitif. Submergée par la vague, au bord de la rupture, elle lève la main et m'assène une gifle magistrale en plein visage. Le claquement résonne, net, sec, et ma joue rougit instantanément sous l'impact. Ce n'est pas un geste de haine, c'est le canalisateur de son trop-plein de tension, le fusible qui saute sous la pression.
Dans le même élan, elle fourre sa main dans ma nuque, ses doigts s'agrippant sauvagement dans mes cheveux noués. Elle tire sur les longueurs pour me redresser la tête, pour planter ses yeux noirs et brillants de larmes de plaisir dans les miens.
— Regarde... regarde-moi, putain... regarde ce que tu me fais, souffle-t-elle dans un râle saccadé.
Elle ne lâche pas sa prise sur mes cheveux, l'utilisant comme un point d'appui pour accentuer la violence de ses impacts. Le canapé grince sous l'assaut, la moiteur de nos deux corps scelle notre étreinte dans un bruit de succion humide. Chaque coup de reins est une décharge électrique qui remonte le long de notre colonne vertébrale. On se consume ensemble, au milieu des valises abandonnées, dans ce salon qui étouffe sous l'orage.
Loin de rester spectateur sous ses assauts, je réagis avec la même fureur. Mes mains d'homme s'abattent sur ses hanches, les enserrant avec une force telle que je sais déjà que sa peau blanche se marquera dès demain de ces empreintes qui prendront la couleur de l'océan. Je la soulève et la rabats contre moi à chaque impact, dictant un contre-rythme sauvage. D'une main lourde, j'empoigne sans la moindre douceur un de ses seins, le malaxe, le tripote, écrasant la chair chaude avant de pincer et de tirer ce téton turgescent qui pointe sous l'excitation. Elle lâche un cri aigu, un spasme qui la traverse de part en part. Moi aussi, j'ai besoin d'évacuer toute la rage accumulée. Ma main libre se met à pleuvoir en claques régulières et sonores sur ses fesses rebondies. La peau rougit, s'enflamme, claque après claque, tandis qu'elle accélère encore le mouvement, ivre de cette douleur mêlée de plaisir pur.
Pour ne pas sombrer, elle s'accroche à moi comme à une bouée dans la tempête. Elle me veut, elle me mord à l'épaule, enfonce ses dents dans la chair de mon cou pour étouffer ses hurlements. Ses ongles lacèrent mon torse, descendent le long de mes flancs et labourent mon dos en longues griffures sanglantes. C'est un échange de territoire, une guerre amoureuse où chaque blessure est un trophée. On s'essouffle, on se violente avec passion, on se dévore jusqu'à la corde. Le rythme devient frénétique, presque insoutenable, alors que la vague de fond nous submerge enfin tous les deux dans un ultime spasme synchrone, long, lourd et libérateur, qui nous laisse pantelants, vidés de toute notre sève.
Le silence retombe d'un coup sur le salon, seulement troublé par le bruit de nos deux respirations erratiques qui cherchent à retrouver leur souffle. L'orage à l'extérieur n'a toujours pas éclaté, mais ici, la foudre a frappé. Nos corps se séparent lentement, dans un bruit de peau humide qui se détache. Elle se laisse glisser à mes côtés sur le tissu du canapé, épuisée, la tête calée contre mon torse qui se soulève lourdement.
La pénombre moite du salon commence à révéler les stigmates de notre corps-à-corps. Ma joue cuit encore sous l'impact de sa gifle, et je sens les lignes brûlantes de ses griffures dessiner des sillons rouges sur mon dos et mon torse. En posant ma main sur sa hanche, je devine déjà les marques sombres qui, demain, raconteront notre fureur. Sa fesse est encore chaude et rosie par les claques, son sein est quant à lui a viré au rouge, son téton fièrement dressé et sensible. On est marqués, un peu bleuis, mais nos visages sont enfin détendus. La frustration de ces dernières semaines s'est évaporée dans la sueur et la fureur de nos étreintes. Je passe une main douce dans ses cheveux emmêlés, balayant les dernières mèches collées sur son front. Il n'y a plus d'insultes, plus de noms d'oiseau, plus de voisine ni de collègue de bureau. Juste nous deux, nettoyés de toutes les scories du quotidien.
Elle lève les yeux vers moi, un petit sourire fatigué, mais immensément tendre au coin des lèvres, et vient déposer un baiser d'une douceur infinie sur ma lèvre encore un peu douloureuse de sa morsure.
— Je te hais, murmure-t-elle dans un souffle.
— Moi aussi, je t'aime, ma salope sauvage, je lui réponds à l'oreille en la serrant tout contre moi.
Une petite somnolence nous gagne, une torpeur cotonneuse où nos corps lourds profitent de la fraîcheur qui retombe enfin. On reste là, emmêlés dans la pénombre, à écouter nos cœurs ralentir. On s'envoie encore un ou deux échanges de noms d'oiseau, murmurés du bout des lèvres, presque comme des caresses ironiques pour garder le fil de notre jeu.
— T'es vraiment une emmerdeuse...
— Et toi un gros connard...
D'un geste lent, n'ayant pas envie de briser notre étreinte, j'étends le bras pour attraper mon téléphone sur la table basse. Je lance un morceau, doucement, pour habiller le silence du salon. La voix écorchée et puissante d'Alex Hepburn s'élève, les premières notes de Under glissent sur nos peaux encore humides, lourdes de blues et de reproches passés. Marion pousse un soupir d'aise, se niche un peu plus contre moi, tandis que j'ajuste la suite pour que la playlist bascule sur Saez, laissant sa poésie sombre et ses guitares mélancoliques veiller sur notre fin de nuit.
Et puis, le silence revient, bercé par la musique. Les paupières deviennent lourdes. On croit que c'est fini, que la tempête a tout emporté. Mais le sommeil ne vient pas...
Un mouvement, un glissement de peau contre la mienne, et nos yeux se croisent à nouveau. Cette fois, l'électricité a changé de camp. Ce n'est plus la rage du quotidien qui brûle dans nos pupilles, c'est un regard chargé d'un amour inconditionnel. Le vrai. Celui qui accepte tout, les fureurs comme les silences, les bleus comme les baisers. On se lit à livre ouvert dans le noir. La frustration est partie, mais le désir, lui, a survécu à la première vague. Il s'est juste purifié. Un sourire en coin étire mes lèvres. Ma main redescend sur sa hanche encore brûlante.
— Encore, sale con ? souffle-t-elle, le défi au coin des lèvres.
Elle plante son regard sauvage dans le mien, le souffle qui s'accélère déjà, le ventre qui se remet à hurler.
— Putain ouais, encore, p'tite conne !
Elle se redresse d'un coup, me dominant à nouveau, les yeux brillants d'une passion absolue.
— Salaud... BAISE-MOI !
Et là, comme s'il n'attendait que ce signal, le ciel capitule à son tour. Trop d'attente, trop de lourdeur. Un éclair aveuglant déchire la pénombre du salon, suivi instantanément d'un coup de tonnerre fracassant qui fait vibrer les vitres. Les premières gouttes, lourdes et violentes, s'écrasent contre la façade, libérant aussitôt cette odeur d'humus et de terre mouillée qui s'engouffre par la fenêtre entrouverte et emplit la pièce. Puis, c'est le déluge. Une pluie torrentielle s'abat sur la ville dans un vacarme assourdissant, un rideau d'eau opaque qui isole notre bulle du reste de l'univers. Les éléments se déchaînent dehors au même rythme que nos corps se réengagent dedans. Et dans le chaos de cette nuit de printemps, le bruit de la tempête devient notre plus beau complice, masquant aux yeux et aux oreilles du monde le vacarme de nos cris de plaisir.
Notre fureur. Notre vérité.
Nous étions de nouveau vivants, enfin !
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Xaviernnrs
20 septembre 2026 à 15:12
Un orage salvateur, une mise au point musclé plutôt qu'une fade séparation.
Une petite mort pour sceller leur pacte.

A ce jour, un de mes deux textes préférés.

Merci @Wedreca pour ta visite, et ton commentaire.
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Répondre
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Wedreca
20 septembre 2026 à 14:54
Ce n'est plus faire l'amour, à ce niveau-là, c'est carrément un combat à mort... à la petite mort 😉.

Ton texte donne chaud, autant par le sexe que par l'exercice physique 😅.

Bravo, Xav 😊 !
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Répondre
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Xaviernnrs
19 septembre 2026 à 15:37
La vache, plus rapide que l'éclair.
Merci de ta visite @Embruns , de ta lecture, pour ton commentaire qui dit tout !
Pas besoin de plus. Heu si , un pépin pour l'orage si tu est dehors HA HA HA.
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Répondre
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Embruns
19 septembre 2026 à 15:33
Force et honneur !

On se comprend...😉
Soyez respectueux
Répondre

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