Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
(01) Le Ranch JMJ – Un projet de vie — Chapitre 2 · Le recrutement de la famille Mendoza
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
(01) Le Ranch JMJ – Un projet de vie
Chapitre 2 · Le recrutement de la famille Mendoza
Le 23 juin 2019 – En vol pour le Montana
À titre indicatif, je vous rappelle que nous sommes toujours en vol, Johanne, Julie, Gloria, Aya, les jumeaux et moi, à destination de notre ranch au Montana. Margot est réveillée, elle est debout sur moi et me tripote le visage et, surtout, elle me tire la barbe et les cheveux. Vous commencez sans doute à comprendre qu'elle est plus près de son père, comme Sammy est plus près de sa mère. Au cours de ma thérapie, nous avons conclu que le plus grand drame de mon existence n'est ni Sylvie ni Nathalie. C'est la perte de ma grande sœur Margot au début de ma vie adulte.
À titre indicatif, je vous rappelle que nous sommes toujours en vol, Johanne, Julie, Gloria, Aya, les jumeaux et moi, à destination de notre ranch au Montana. Margot est réveillée, elle est debout sur moi et me tripote le visage et, surtout, elle me tire la barbe et les cheveux. Vous commencez sans doute à comprendre qu'elle est plus près de son père, comme Sammy est plus près de sa mère. Au cours de ma thérapie, nous avons conclu que le plus grand drame de mon existence n'est ni Sylvie ni Nathalie. C'est la perte de ma grande sœur Margot au début de ma vie adulte.
C'était mon phare, dans la vie. Bref, lorsque je tiens Margot sur moi, c'est comme si sa simple présence apaisait mes craintes et mes incertitudes. Johanne et elle m'aident à passer à travers cette période tragique de ma vie. Mon accident, mon coma, la mort de Karine et, bien sûr, ma séparation avec Nathalie.
Alors, laissez-moi continuer à vous raconter la suite du commencement de notre nouveau projet de vie…
--- xxxOOOxxx ---
Johanne rompt la conversation et demande:
— La jeune femme, sur le balcon, est-ce ta sœur?
— Oui, pourquoi?
— Est-ce que tu crois qu'elle pourrait garder mes jumeaux quelques heures, demain? Ils n'ont que 18 mois.
— Non, dit le père, mais ma femme le fait souvent.
— …
— KAYA! AMÈNE-TOI.
— Oui, pourquoi?
— Est-ce que tu crois qu'elle pourrait garder mes jumeaux quelques heures, demain? Ils n'ont que 18 mois.
— Non, dit le père, mais ma femme le fait souvent.
— …
— KAYA! AMÈNE-TOI.
Première observation. La dame a le visage dur, sans doute rongé par des années de misère et d'incertitude. Lorsqu'elle arrive près de nous, un petit sourire apparait sur ses lèvres.
— Ma femme s'occupe souvent des jeunes enfants de la tribu. C'est une personne fiable.
— Bonjour! Kaya, je suis Mitch. Je vous présente ma femme, Johanne et notre partenaire d'affaires, Julie.
— Enchanté, nous dit-elle.
— Bonjour! Kaya, je suis Mitch. Je vous présente ma femme, Johanne et notre partenaire d'affaires, Julie.
— Enchanté, nous dit-elle.
Elle a un gros tatou dans son cou; une sorte de soleil avec des branches épaisses. Mais, malgré la dureté de son visage, sa voix est douce et chaleureuse.
— Femme, ils ont besoin de quelqu'un pour s'occuper de leurs gamins, durant quelques heures demain.
— …
— Ils vont acheter des chevaux et je vais conduire leur camion avec leur remorque.
— …
— Vers quelle heure souhaitez-vous partir, demain?
— Vers dix heures, le temps de faire manger et boire les jumeaux, dit Johanne.
— Donc, vous viendrez nous chercher vers neuf heures?
— Vous pouvez venir avec votre pick-up, dis-je.
— Désolé, il est en panne et je n'ai pas terminé les réparations.
— …
— Ils vont acheter des chevaux et je vais conduire leur camion avec leur remorque.
— …
— Vers quelle heure souhaitez-vous partir, demain?
— Vers dix heures, le temps de faire manger et boire les jumeaux, dit Johanne.
— Donc, vous viendrez nous chercher vers neuf heures?
— Vous pouvez venir avec votre pick-up, dis-je.
— Désolé, il est en panne et je n'ai pas terminé les réparations.
Je me tourne vers Aya et lui demande:
— Est-ce qu'un pick-up F150 est considéré comme un poids lourd?
— Ah! Ah! Non… c'est la remorque.
— Parfait, on te ramène avec nous au ranch et tu pars avec une camionnette.
— Ah! Ah! Non… c'est la remorque.
— Parfait, on te ramène avec nous au ranch et tu pars avec une camionnette.
Elle me fait un sourire. Elle doit penser qu'elle vit dans un rêve.
— Est-ce que c'est bon pour tout le monde?
— Oui, à demain, monsieur.
— Appelez-moi Mitch!
— …
— Et toi, Johanne, tu prends le volant.
— Oui, à demain, monsieur.
— Appelez-moi Mitch!
— …
— Et toi, Johanne, tu prends le volant.
Dès que nous reprenons le chemin du retour, je prends mon téléphone portable et j'appelle Geneviève, notre avocate.
— Bonjour, Mitch!
— Bonjour, Geneviève. J'ai besoin que tu me fasses un contrat d'embauche à la vitesse grand V au nom du Ranch JMJ.
— Bon, ça recommence les demandes pour hier? En as-tu parlé avec ton thérapeute de ce problème?
— Oui, il m'a dit que ce n'était pas un problème, mais de l'efficacité.
— Nom, titre et salaire?
— Aya Mendoza, cheffe des cowboys, 125 000 $.
— Cheffe de quoi?
— Des cowboys!
— Tu me niaises?
— Non, c'est sérieux. C'est différent ici. Ce sont les gens qui s'occupent des animaux et de toutes sortes de trucs sur le ranch.
— Dans combien de temps?
— Quarante-cinq minutes, avec les clauses habituelles.
— Je t'envoie ça dans ton courriel.
— Merci, Geneviève.
— Bonjour, Geneviève. J'ai besoin que tu me fasses un contrat d'embauche à la vitesse grand V au nom du Ranch JMJ.
— Bon, ça recommence les demandes pour hier? En as-tu parlé avec ton thérapeute de ce problème?
— Oui, il m'a dit que ce n'était pas un problème, mais de l'efficacité.
— Nom, titre et salaire?
— Aya Mendoza, cheffe des cowboys, 125 000 $.
— Cheffe de quoi?
— Des cowboys!
— Tu me niaises?
— Non, c'est sérieux. C'est différent ici. Ce sont les gens qui s'occupent des animaux et de toutes sortes de trucs sur le ranch.
— Dans combien de temps?
— Quarante-cinq minutes, avec les clauses habituelles.
— Je t'envoie ça dans ton courriel.
— Merci, Geneviève.
Julie, qui est assise derrière Johanne, s'approche de son oreille sur le bord de la fenêtre et lui dit:
— Ça va vite…
— Attends, tu n'as encore rien vu!
— Attends, tu n'as encore rien vu!
Je déplace le rétroviseur de Johanne pour le placer directement sur Aya, qui est assise derrière moi.
— Dis-moi, Aya, est-ce que tu sais lire et écrire?
— Nous ne sommes pas bien nantis, mais nous sommes bien éduqués.
— Désolé. Lorsque nous arriverons au ranch, je te ferai signer ton contrat d'embauche.
— …
— Dans les grandes lignes, ça confirme ton salaire, tes avantages sociaux comme une assurance médicale, tes vacances annuelles et surtout une clause de loyauté totale envers ton employeur.
— …
— Un seul manquement à cette clause a pour effet la terminaison immédiate de ton emploi.
— Et si mon travail n'est pas à la hauteur de vos attentes?
— Il le sera!
— Nous ne sommes pas bien nantis, mais nous sommes bien éduqués.
— Désolé. Lorsque nous arriverons au ranch, je te ferai signer ton contrat d'embauche.
— …
— Dans les grandes lignes, ça confirme ton salaire, tes avantages sociaux comme une assurance médicale, tes vacances annuelles et surtout une clause de loyauté totale envers ton employeur.
— …
— Un seul manquement à cette clause a pour effet la terminaison immédiate de ton emploi.
— Et si mon travail n'est pas à la hauteur de vos attentes?
— Il le sera!
Une dizaine de minutes avant d'arriver au ranch, je reçois le courriel de Geneviève. En arrivant, la jeune Aya est impressionnée par la taille du ranch et la multitude de bâtiments de toutes sortes. Nous arrêtons devant la résidence.
--- xxxOOOxxx ---
Dès que les deux passagers arrière sortent, Johanne abaisse le dossier du siège arrière et le banc s'avance automatiquement afin de lui permettre d'accéder aux sièges des jumeaux. Elle commence par Sammy et me le tend. Je lui jette un regard sévère et elle me répond avec un petit sourire malicieux.
Julie ouvre la porte de la résidence et j'entre le premier avec Sammy. Aya regarde dans tous les racoins. La décoration est rustique et d'un charme incroyable. Nous n'avons pas de mérite, tout était inclus dans la transaction.
Nous montons directement dans la chambre des enfants. Nous les déposons tous les deux dans un immense parc matelassé. Je me tourne vers Aya et lui demande:
Julie ouvre la porte de la résidence et j'entre le premier avec Sammy. Aya regarde dans tous les racoins. La décoration est rustique et d'un charme incroyable. Nous n'avons pas de mérite, tout était inclus dans la transaction.
Nous montons directement dans la chambre des enfants. Nous les déposons tous les deux dans un immense parc matelassé. Je me tourne vers Aya et lui demande:
— Tu peux garder un œil sur eux, cinq minutes?
— Oui, pas de problème.
— Oui, pas de problème.
J'entraîne Julie et Johanne avec moi dans mon bureau. Eh oui, nous avons un espace bureau et, contrairement à mon ancien bureau, celui-ci est très présidentiel. J'ouvre mon ordinateur portable et j'imprime deux copies du contrat de travail d'Aya. Je le consulte rapidement. Je regarde Julie et lui dis:
— C'est ton premier employé, Julie.
— Pourquoi MON employé?
— Parce que le ranch et les animaux, c'est ton carré de sable. Et si je ne me trompe pas, c'est ce que tu souhaites.
— Comment as-tu deviné?
— C'est un don.
— Et Johanne?
— Elle ne chômera pas. Elle est mon assistante personnelle, notre cheffe de la sécurité, elle est toujours sous-emploi avec ma société comme directrice du bureau d'enquête, mère de famille, mon guide spirituel et j'en passe.
— Et toi?
— Je m'occupe du reste.
— Pourquoi MON employé?
— Parce que le ranch et les animaux, c'est ton carré de sable. Et si je ne me trompe pas, c'est ce que tu souhaites.
— Comment as-tu deviné?
— C'est un don.
— Et Johanne?
— Elle ne chômera pas. Elle est mon assistante personnelle, notre cheffe de la sécurité, elle est toujours sous-emploi avec ma société comme directrice du bureau d'enquête, mère de famille, mon guide spirituel et j'en passe.
— Et toi?
— Je m'occupe du reste.
Je prends une grande respiration et ajoute:
— En tout temps, Julie, si tu n'es pas d'accord avec mes décisions rapides, tu me le dis. Je te le répète: «rien ne se passera sans ton accord».
— …
— Toutefois, tu devras, de ton côté, apprendre à vivre avec ma spontanéité.
— Merci, Mitch, non seulement tu me rassures, mais j'ai vu ce que tu as créé au Québec et je te fais totalement confiance.
— J'envisage de mettre un intermédiaire entre Aya et toi.
— Pour quelle raison?
— Parce que nous aurons aussi besoin de travailleurs pour nous occuper de l'entretien et d'une multitude d'autres choses. Regarde l'étendue de la propriété.
— J'imagine que tu as déjà un nom en tête, me dit Johanne avec un petit sourire.
— Martin Jolicoeur!
— Bonne chance pour convaincre Éli.
— Elle a le choix entre tondre la pelouse et conduire un hélicoptère. Le problème, c'est que l'hélicoptère est ici et je ne prévois pas en acheter un autre pour la société.
— Qui est Martin Jolicoeur? demande Julie.
— C'est le mari de ma fille.
— Ah oui! C'est le discret qui est toujours dans l'ombre au domaine.
— Exactement, ça fait un an que je l'observe, il est très fiable, travaillant. Il s'occupait de l'entretien de nos équipements, notre marina, la piscine, etc.
— …
— C'est une étoile, dans son genre, et c'est le temps de la faire briller. On le nommera directeur du ranch et il relèvera de Julie.
— Chéri, tu viens de me prendre au dépourvu, mais je trouve ton choix très brillant.
— Est-ce que ça te va, Julie?
— Tout à fait.
— …
— Toutefois, tu devras, de ton côté, apprendre à vivre avec ma spontanéité.
— Merci, Mitch, non seulement tu me rassures, mais j'ai vu ce que tu as créé au Québec et je te fais totalement confiance.
— J'envisage de mettre un intermédiaire entre Aya et toi.
— Pour quelle raison?
— Parce que nous aurons aussi besoin de travailleurs pour nous occuper de l'entretien et d'une multitude d'autres choses. Regarde l'étendue de la propriété.
— J'imagine que tu as déjà un nom en tête, me dit Johanne avec un petit sourire.
— Martin Jolicoeur!
— Bonne chance pour convaincre Éli.
— Elle a le choix entre tondre la pelouse et conduire un hélicoptère. Le problème, c'est que l'hélicoptère est ici et je ne prévois pas en acheter un autre pour la société.
— Qui est Martin Jolicoeur? demande Julie.
— C'est le mari de ma fille.
— Ah oui! C'est le discret qui est toujours dans l'ombre au domaine.
— Exactement, ça fait un an que je l'observe, il est très fiable, travaillant. Il s'occupait de l'entretien de nos équipements, notre marina, la piscine, etc.
— …
— C'est une étoile, dans son genre, et c'est le temps de la faire briller. On le nommera directeur du ranch et il relèvera de Julie.
— Chéri, tu viens de me prendre au dépourvu, mais je trouve ton choix très brillant.
— Est-ce que ça te va, Julie?
— Tout à fait.
Je fais une pause et dis :
— L'une de vous deux, faites un chèque de 10k$ au nom d'Aya Mendoza.
— Je vais le faire, dit Julie, mais ça prend deux signatures.
— Johanne et toi. Officiellement, je n'existe toujours pas!
— Oui, tu as raison, mon chéri.
— …
— On fait ça, je prends la relève avec les mômes et Julie va revenir avec Aya.
— Je vais le faire, dit Julie, mais ça prend deux signatures.
— Johanne et toi. Officiellement, je n'existe toujours pas!
— Oui, tu as raison, mon chéri.
— …
— On fait ça, je prends la relève avec les mômes et Julie va revenir avec Aya.
Quelques minutes plus tard, les deux femmes reviennent dans le bureau. Je fais assoir Aya sur un fauteuil devant moi et lui remets une copie de son contrat. Elle prend le temps de lire la page en entier, toutes les clauses.
— Vous savez, monsieur, je suis toujours sous le choc. Je faisais du stop et là, je signe un gros contrat de travail avec un salaire et des conditions de travail qui sortent de l'imaginaire.
— Alors, ma belle, tu signes ou pas?
— Avez-vous un crayon?
— Alors, ma belle, tu signes ou pas?
— Avez-vous un crayon?
Je lui tends un crayon et elle signe les deux copies qu'elle me remet. Je plie la feuille en quatre, prends une enveloppe blanche et l'y insère. Julie me tend le chèque et je remets l'enveloppe à Aya.
— C'est ta copie, ma belle.
Je lui remets également le chèque et lui dis:
— Et ça, c'est ton premier mois de salaire.
Elle me regarde et ses yeux s'embrument instantanément. Je me lève et lui serre la main. Julie en fait autant.
— Si nous allons acheter des chevaux, demain, me permettez-vous de visiter l'écurie?
— Oui, Julie va le faire avec toi. Elle connaît déjà tous les recoins de la propriété. Moi, j'ai toujours de la difficulté à m'orienter vers la salle de toilette dans la résidence.
— Oui, Julie va le faire avec toi. Elle connaît déjà tous les recoins de la propriété. Moi, j'ai toujours de la difficulté à m'orienter vers la salle de toilette dans la résidence.
Elles éclatent de rire toutes les deux. Julie me tend une clé de véhicule, assortie d'un bidule au bout.
— Je sais que c'est la clé du gros F350. Pour les autres pick-up qui sont éparpillés un peu partout, il faudra que je voie quelle clé fonctionne avec chaque véhicule.
— Parfait, laisse-lui le 350. Elle, c'est la remorque qui l'inquiète.
— À demain, Aya.
— Merci monsieur.
— Avant de te coucher, tu liras ton contrat. À la toute fin, il y a une clause en très petit caractère qui dit que, si je te prends trois fois à m'appeler, monsieur, au lieu de Mitch, c'est un motif suffisant de renvoi.
— Parfait, Mitch! dit-elle avec un large sourire avant de quitter avec Julie.
— Parfait, laisse-lui le 350. Elle, c'est la remorque qui l'inquiète.
— À demain, Aya.
— Merci monsieur.
— Avant de te coucher, tu liras ton contrat. À la toute fin, il y a une clause en très petit caractère qui dit que, si je te prends trois fois à m'appeler, monsieur, au lieu de Mitch, c'est un motif suffisant de renvoi.
— Parfait, Mitch! dit-elle avec un large sourire avant de quitter avec Julie.
--- xxxOOOxxx ---
Hier soir, comme c'est maintenant la coutume, vers 22 heures, nous étions déjà couchés. Généralement, les jumeaux se manifestent aux alentours d'une heure, puis vers cinq heures du matin, et se lèvent vers sept heures.
Cependant, la nuit dernière, ils ont sauté l'étape de cinq heures du matin. Mais grâce à mon horloge biologique, je me suis levé vers cinq heures. Comme j'apprends à vivre avec ma nouvelle réalité, mon problème de toujours m'inquiéter sur le sort de mon couple est complètement disparu. C'est incroyable l'effet que ça peut vous faire, la paix intérieure, dans votre esprit. Ça change littéralement ta vie.
Alors que je suis en train de boire mon café en regardant par la fenêtre, les petits enclos devant la résidence, une paire de bras m'entoure et une voix toute douce me dit:
Cependant, la nuit dernière, ils ont sauté l'étape de cinq heures du matin. Mais grâce à mon horloge biologique, je me suis levé vers cinq heures. Comme j'apprends à vivre avec ma nouvelle réalité, mon problème de toujours m'inquiéter sur le sort de mon couple est complètement disparu. C'est incroyable l'effet que ça peut vous faire, la paix intérieure, dans votre esprit. Ça change littéralement ta vie.
Alors que je suis en train de boire mon café en regardant par la fenêtre, les petits enclos devant la résidence, une paire de bras m'entoure et une voix toute douce me dit:
— Bonjour, mon chéri. As-tu passé une bonne nuit?
— Excellente, Joe ! (je l'appelle Joe, maintenant)
— Et toi?
— Fais juste t'imaginer l'effet que ça me faisait de dormir dans ton dos à l'époque. Fais juste penser à l'effet que ça me fait maintenant d'être celle qui dort dans tes bras.
— Excellente, Joe ! (je l'appelle Joe, maintenant)
— Et toi?
— Fais juste t'imaginer l'effet que ça me faisait de dormir dans ton dos à l'époque. Fais juste penser à l'effet que ça me fait maintenant d'être celle qui dort dans tes bras.
Notre petit moment tendre est interrompu par les premiers cris de Margot qui sont suivis rapidement par Sammy. Comme ils ont sauté leur boire de cinq heures, ils sont littéralement déchainés tous les deux. Ils hurlent leur vie. Johanne et moi nous précipitons vers leur chambre. Nous les amenons tous les deux dans la cuisine. Pendant que je fais chauffer le lait avec Margot dans mes bras, Johanne s'occupe de leur brasser leur plat de nourriture.
Vers neuf heures, la routine du lever est déjà complétée et les deux enfants sont dans leur parc de jouets. Nous allons nous habiller.
Dès neuf heures trente, on sonne à l'entrée. Je vais ouvrir. Aya entre la première, suivie de son père, sa mère et… sa jeune sœur. Elle nous dit:
Vers neuf heures, la routine du lever est déjà complétée et les deux enfants sont dans leur parc de jouets. Nous allons nous habiller.
Dès neuf heures trente, on sonne à l'entrée. Je vais ouvrir. Aya entre la première, suivie de son père, sa mère et… sa jeune sœur. Elle nous dit:
— Je vous présente ma sœur Tasha.
— …
— Elle voulait venir visiter et tenir compagnie à ma mère pour aider avec les jeunes, si nécessaire.
— Pas de problème. Bonjour, Tasha!
— Je m'appelle Mitch. Quant à elle, c'est Johanne, mon épouse, et Julie.
— Bah! dites donc, elle s'est tapé un vieux riche, la dame.
— …
— Elle voulait venir visiter et tenir compagnie à ma mère pour aider avec les jeunes, si nécessaire.
— Pas de problème. Bonjour, Tasha!
— Je m'appelle Mitch. Quant à elle, c'est Johanne, mon épouse, et Julie.
— Bah! dites donc, elle s'est tapé un vieux riche, la dame.
Julie recrache sa gorgée de café et éclate d'un gros rire cristallin.
— TASHA! lui hurle Aya.
Johanne regarde Tasha et lui répond:
— Ou peut-être que la petite blonde s'est trouvé un homme bien monté et qui sait s'en servir!
Je la regarde avec étonnement. Je ne peux pas croire que cette phrase sorte de la bouche de Johanne.
— Ah! Je ne l'ai pas vu venir celle-là, dit Tasha, en me regardant avec un petit sourire.
Pendant ce temps, la mère, Kaya me scrute avec un petit sourire au coin des lèvres. Johanne le voit et lui dit:
— N'y pense même pas, Kaya!
Elle lui tend la main et l'amène avec elle dans la chambre des jumeaux. Lorsqu'elles reviennent, Johanne dit:
— Je suis prête.
— Parfait, je monte avec Mika, j'ai déjà mon compte avec les femmes ce matin. Prenez l'Escalade.
— Non, dit Julie. On s'en va acheter des chevaux, nous prenons un pick-up.
— Parfait, je monte avec Mika, j'ai déjà mon compte avec les femmes ce matin. Prenez l'Escalade.
— Non, dit Julie. On s'en va acheter des chevaux, nous prenons un pick-up.
Elle me montre un paquet de clés dans ses mains et dit:
— Le premier qui cligne des yeux, nous le prenons.
— Laissez-nous le temps d'arrimer la remorque, dit Mika, et nous vous suivons.
— Laissez-nous le temps d'arrimer la remorque, dit Mika, et nous vous suivons.
--- xxxOOOxxx ---
Une trentaine de minutes plus tard, le convoi se met en route pour une randonnée de cinquante kilomètres. Julie regarde Johanne et demande:
— Allons-nous avoir nos propres véhicules?
— Oui, sans doute. Mais je pense que nous ne sommes pas rendus là. Dans mon cas, je dois vérifier avec Washington si j'agis toujours comme garde du corps de Megan.
— Si c'est le cas, je devrai utiliser un véhicule spécial.
— Oui, sans doute. Mais je pense que nous ne sommes pas rendus là. Dans mon cas, je dois vérifier avec Washington si j'agis toujours comme garde du corps de Megan.
— Si c'est le cas, je devrai utiliser un véhicule spécial.
Johanne regarde Aya derrière dans le rétroviseur et lui demande:
— Suis-je toujours sur le bon chemin?
— Continue sur la même route, je vais t'indiquer où tourner.
— Continue sur la même route, je vais t'indiquer où tourner.
Johanne prend son appareil téléphonique et le remet à Julie. Elle lui dit : «Trouve le nom de Megan dans mes contacts et appelle-la en FaceTime.»
Quelques secondes plus tard, Megan apparaît à l'écran de l'appareil et Julie le tourne vers Johanne. Elle répond:
Quelques secondes plus tard, Megan apparaît à l'écran de l'appareil et Julie le tourne vers Johanne. Elle répond:
— Bonjour, Megan!
— Ah! Allo, Johanne. Comment vont les jumeaux?
— Ils vont bien. Megan, je veux vérifier un truc avec ton père.
— Ça tombe bien, il est encore avec nous, je te le passe…
— …
— Bonjour, Johanne, comment allez-vous?
— Bien, même très bien. Mitch vient de passer à la vitesse Mitch et nous sommes en direction pour nous acheter des chevaux.
— Ah! Allo, Johanne. Comment vont les jumeaux?
— Ils vont bien. Megan, je veux vérifier un truc avec ton père.
— Ça tombe bien, il est encore avec nous, je te le passe…
— …
— Bonjour, Johanne, comment allez-vous?
— Bien, même très bien. Mitch vient de passer à la vitesse Mitch et nous sommes en direction pour nous acheter des chevaux.
Elle tourne son appareil vers Aya derrière et dit:
— Monsieur le Président, je vous présente Aya, notre première employée.
— De quelle tribu êtes-vous Aya?
— Les Blackfeet à Whitefish.
— Enchanté. Vous savez que vous êtes tombée sur le gros lot avec vos nouveaux employeurs.
— Oui, c'est ce que je crois comprendre.
— Johanne, que puis-je faire pour t'aider ?
— C'est concernant la garde rapprochée de Megan. Est-ce que je fais toujours partie des services secrets?
— …
— Et…
— …
— Doit-on se procurer un nouveau véhicule blindé?
— …
— Doit-on prévoir la construction d'une salle pour les armes?
— Tu sais, tout le monde a des armes à feu, aux États-Unis.
— …
— Laisse-moi voir avec Ryan et je vous recontacte.
— …
— Et laisse mes sincères salutations à Mitch. Je cherche déjà une occasion d'aller vous visiter.
— Bonne journée, monsieur le Président et saluez Mélodie de notre part.
— De quelle tribu êtes-vous Aya?
— Les Blackfeet à Whitefish.
— Enchanté. Vous savez que vous êtes tombée sur le gros lot avec vos nouveaux employeurs.
— Oui, c'est ce que je crois comprendre.
— Johanne, que puis-je faire pour t'aider ?
— C'est concernant la garde rapprochée de Megan. Est-ce que je fais toujours partie des services secrets?
— …
— Et…
— …
— Doit-on se procurer un nouveau véhicule blindé?
— …
— Doit-on prévoir la construction d'une salle pour les armes?
— Tu sais, tout le monde a des armes à feu, aux États-Unis.
— …
— Laisse-moi voir avec Ryan et je vous recontacte.
— …
— Et laisse mes sincères salutations à Mitch. Je cherche déjà une occasion d'aller vous visiter.
— Bonne journée, monsieur le Président et saluez Mélodie de notre part.
Lorsque l'appel est rompu, Johanne se tourne vers Julie et dit:
— Tu vois, dans mon cas, j'ai l'impression que la question du genre de véhicule ne se posera pas.
— Dites-moi que je ne rêve pas, dit Aya. Je viens de parler avec le Président des États-Unis.
— Oui, Aya, Mitch et le Président sont des amis intimes. De plus, sa fille est en couple avec l'une des filles de Mitch. Et moi, au Canada, j'étais une de ses gardes du corps.
— …
— Disons que je travaille parfois avec eux lorsque les circonstances l'exigent.
— Avez-vous une formation particulière?
— Je suis une ancienne militaire des forces spéciales de l'armée canadienne.
— Et pourquoi Mitch n'est-il pas monté avec nous? Est-il sérieux quand il dit qu'il en a marre de nous, ce matin?
— Ah! Ah! Non. Je pense qu'il est monté avec ton père pour lui faire passer une entrevue d'embauche.
— …
— Tu sais, Aya, Mitch est un homme qui écoute beaucoup. Même si ça ne paraît pas, il analyse chaque parole, chaque geste.
— …
— Lorsque tu lui as dit hier que ton père faisait tout, ça a fait clignoter une petite lumière dans son cerveau.
— Sérieusement, tu crois qu'il pourrait lui offrir du travail?
— Absolument.
— Dites-moi que je ne rêve pas, dit Aya. Je viens de parler avec le Président des États-Unis.
— Oui, Aya, Mitch et le Président sont des amis intimes. De plus, sa fille est en couple avec l'une des filles de Mitch. Et moi, au Canada, j'étais une de ses gardes du corps.
— …
— Disons que je travaille parfois avec eux lorsque les circonstances l'exigent.
— Avez-vous une formation particulière?
— Je suis une ancienne militaire des forces spéciales de l'armée canadienne.
— Et pourquoi Mitch n'est-il pas monté avec nous? Est-il sérieux quand il dit qu'il en a marre de nous, ce matin?
— Ah! Ah! Non. Je pense qu'il est monté avec ton père pour lui faire passer une entrevue d'embauche.
— …
— Tu sais, Aya, Mitch est un homme qui écoute beaucoup. Même si ça ne paraît pas, il analyse chaque parole, chaque geste.
— …
— Lorsque tu lui as dit hier que ton père faisait tout, ça a fait clignoter une petite lumière dans son cerveau.
— Sérieusement, tu crois qu'il pourrait lui offrir du travail?
— Absolument.
Les femmes poursuivent leur chemin en discutant de choses et d'autres.
--- xxxOOOxxx ---
Mitch et Mika
Les deux hommes suivent le véhicule des trois femmes à l'avant. J'amorce la conservation:
Les deux hommes suivent le véhicule des trois femmes à l'avant. J'amorce la conservation:
— Mika, votre fille Tasha, semble plus extravertie que sa sœur?
— Vous savez, Monsieur, moi, les mots scientifiques, c'est un peu l'inconnu.
— Excusez-moi, je dirais qu'elle est plus excitée ou plus délurée qu'Aya.
— Oui, c'est le jour et la nuit entre les deux. Croyez-moi, vous avez engagé la bonne.
— Est-elle encore aux études ou travaille-t-elle?
— Ouais, elle fait des chambres au petit motel de la halte routière des camionneurs, sur la 2.
— …
— Je pense qu'elle fait aussi de petits extras.
— Quels genres de petits extras?
— Bah, vous savez: «Elle va limer des camionneurs dans leur cabine!»
— Ça ne vous dérange pas, ça ?
— Vous savez, dans notre monde, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
— Vous savez, Monsieur, moi, les mots scientifiques, c'est un peu l'inconnu.
— Excusez-moi, je dirais qu'elle est plus excitée ou plus délurée qu'Aya.
— Oui, c'est le jour et la nuit entre les deux. Croyez-moi, vous avez engagé la bonne.
— Est-elle encore aux études ou travaille-t-elle?
— Ouais, elle fait des chambres au petit motel de la halte routière des camionneurs, sur la 2.
— …
— Je pense qu'elle fait aussi de petits extras.
— Quels genres de petits extras?
— Bah, vous savez: «Elle va limer des camionneurs dans leur cabine!»
— Ça ne vous dérange pas, ça ?
— Vous savez, dans notre monde, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
Mitch fait une pause pour réfléchir et Mika enchaîne:
— Est-ce que ça cause un problème pour Aya?
— Non! Non! Non! Aya, c'est réglé et pour longtemps. Il n'y a aucun souci pour elle, je vous assure.
— Et vous, que faites-vous comme travail, Mika?
— Baaaaah! Je suis comme un journalier à tout faire, sur appel.
— …
— On peut aussi bien m'appeler pour réparer un tuyau de plomberie, un petit problème électrique, construire des ponceaux, manœuvrer de la machinerie lourde.
— …
— On m'appelle même en hiver pour conduire des déneigeuses et même damer des pistes de ski à la montagne.
— …
— Mais parce que j'habite sur la réserve, je suis souvent le dernier sur la liste.
— …
— Mais au bout du compte, ça suffit pour mettre du pain et du beurre sur la table.
— Oui, je comprends. Et la machinerie agricole?
— J'imagine que ça ne doit pas être plus compliqué que le reste.
— Et Kaya, votre femme?
— C'est un peu la même chose que moi. On l'appelle pour s'occuper des tout petits, pour faire du ménage, des choses du genre. Elle fait aussi de l'accompagnement pour les gens âgés sur la réserve. Elle leur prépare des repas, leur donne des bains.
— C'est un peu l'histoire de notre vie.
— Non! Non! Non! Aya, c'est réglé et pour longtemps. Il n'y a aucun souci pour elle, je vous assure.
— Et vous, que faites-vous comme travail, Mika?
— Baaaaah! Je suis comme un journalier à tout faire, sur appel.
— …
— On peut aussi bien m'appeler pour réparer un tuyau de plomberie, un petit problème électrique, construire des ponceaux, manœuvrer de la machinerie lourde.
— …
— On m'appelle même en hiver pour conduire des déneigeuses et même damer des pistes de ski à la montagne.
— …
— Mais parce que j'habite sur la réserve, je suis souvent le dernier sur la liste.
— …
— Mais au bout du compte, ça suffit pour mettre du pain et du beurre sur la table.
— Oui, je comprends. Et la machinerie agricole?
— J'imagine que ça ne doit pas être plus compliqué que le reste.
— Et Kaya, votre femme?
— C'est un peu la même chose que moi. On l'appelle pour s'occuper des tout petits, pour faire du ménage, des choses du genre. Elle fait aussi de l'accompagnement pour les gens âgés sur la réserve. Elle leur prépare des repas, leur donne des bains.
— C'est un peu l'histoire de notre vie.
Notre conversation est interrompue alors que nous entrons dans la cour d'un ranch.
--- xxxOOOxxx ---
Dès que nous sortons du véhicule, Aya vient directement vers son père avec des étincelles dans les yeux.
— Papa! Papa! Je viens de parler avec le Président des États-Unis.
— De quoi parles-tu?
— Oui, Johanne l'a appelé et il a répondu.
— C'est sans doute parce que sa fille est en couple avec une de mes filles, dis-je.
— De quoi parles-tu?
— Oui, Johanne l'a appelé et il a répondu.
— C'est sans doute parce que sa fille est en couple avec une de mes filles, dis-je.
Julie s'amène un peu contrariée et dit:
— Puis, on les achète ou pas, ces chevaux?
— Oui! Oui! Venez! répond Aya.
— Oui! Oui! Venez! répond Aya.
Julie, Aya et son père partent ensemble tandis que Johanne m'entraîne à l'écart.
— Puis, Mitch?
— Je pense que le père est un «must» pour nous.
— …
— Probablement que sa mère aussi; comme un genre de gouvernante. Elle garde les jeunes enfants, cuisine des repas pour les personnes âgées et des gens malades.
— Oui, mais je sais que, pour toi, les domestiques, ce n'est pas ton truc.
— Comme tu peux voir, la vie change et l'on s'adapte.
— Ça pourrait devenir une sorte de gouvernante.
— Oui, tout à fait.
— Et la jeune?
— Elle travaille comme femme de chambre, mais je crois que sa spécialité, c'est de faire des pipes dans les haltes routières. Dans les cabines des camionneurs.
— Et le père, il laisse faire ça?
— C'est du pauvre monde, ma belle.
— …
— Ce n'est pas qu'elle suce des queues, la jeune, qui me dérange. C'est de savoir avec qui elle se tient. Son entourage.
— Je pense que le père est un «must» pour nous.
— …
— Probablement que sa mère aussi; comme un genre de gouvernante. Elle garde les jeunes enfants, cuisine des repas pour les personnes âgées et des gens malades.
— Oui, mais je sais que, pour toi, les domestiques, ce n'est pas ton truc.
— Comme tu peux voir, la vie change et l'on s'adapte.
— Ça pourrait devenir une sorte de gouvernante.
— Oui, tout à fait.
— Et la jeune?
— Elle travaille comme femme de chambre, mais je crois que sa spécialité, c'est de faire des pipes dans les haltes routières. Dans les cabines des camionneurs.
— Et le père, il laisse faire ça?
— C'est du pauvre monde, ma belle.
— …
— Ce n'est pas qu'elle suce des queues, la jeune, qui me dérange. C'est de savoir avec qui elle se tient. Son entourage.
Nous allons retrouver le trio dans la cour. Il y a différents enclos. Aya discute avec le propriétaire à proximité d'un de ces enclos. Elle nous fait signe de venir et dit:
— C'est le genre de cheval que vous recherchez.
— …
— Les prix varient entre 40k$ et 60k$. Ce sont tous des «Quarter Horse» de très haut niveau. Vous avez de l'alezan, du bai, du noir, du palomino, du buckskin, du gris pommelé et même quelques rouans. À ce prix-là, vous choisissez surtout le tempérament et la qualité du dressage. La couleur, c'est juste le bonus.
— Trouve-nous les bons et les femmes choisiront la couleur. Moi, le brun avec la tache blanche dans le visage, ça fera le travail.
— …
— Les prix varient entre 40k$ et 60k$. Ce sont tous des «Quarter Horse» de très haut niveau. Vous avez de l'alezan, du bai, du noir, du palomino, du buckskin, du gris pommelé et même quelques rouans. À ce prix-là, vous choisissez surtout le tempérament et la qualité du dressage. La couleur, c'est juste le bonus.
— Trouve-nous les bons et les femmes choisiront la couleur. Moi, le brun avec la tache blanche dans le visage, ça fera le travail.
Après avoir observé les animaux et laissé Aya les essayer un à un, nous arrêtons finalement notre choix sur quatre «Quarter Horse» soigneusement sélectionnés pour leur tempérament et la qualité de leur dressage. Je choisis un imposant bai foncé portant une large liste blanche sur le visage. Johanne opte pour une magnifique jument «buckskin» à la robe dorée, tandis que Julie jette son dévolu sur un impressionnant gris pommelé. Aya sélectionne pour elle-même un superbe alezan de travail. Quelques signatures plus tard, nous sommes officiellement propriétaires des quatre premiers chevaux du Ranch JMJ.
Avant de quitter, Aya nous fait également acheter tout l'équipement nécessaire. Selles, brides, couvertures, licous, longes, trousses de pansage, et un assortiment d'autres articles qui nous étaient inconnus il y a quelques heures à peine.
Lorsque Julie signe le chèque de la journée, Aya lui annonce que la facture totale approche 250k$.
Julie regarde les quatre chevaux, puis la montagne d'équipement chargée dans la remorque.
Julie regarde les quatre chevaux, puis la montagne d'équipement chargée dans la remorque.
— Je pense que nous venons officiellement d'attraper le virus du cheval.
— Attends de voir la facture du vétérinaire, répond Aya.
— Finalement, je préférais acheter des avions, dis-je pour conclure la discussion.
— Attends de voir la facture du vétérinaire, répond Aya.
— Finalement, je préférais acheter des avions, dis-je pour conclure la discussion.
Une fois que les chevaux sont chargés dans la remorque de même que le matériel dans les deux pick-up, nous prenons le chemin du retour. Je demande à Aya de monter avec son père et je vais monter avec Johanne et Julie.
--- xxxOOOxxx ---
Durant le trajet de retour, je prends le volant. Première chose que je dis:
— Johanne, peux-tu demander à Anthony, qu'il nous fasse un «check», le plus profond qu'il peut sur Mika Mendoza, Kaya Mendoza et surtout Tasha Mendoza, tous les trois de Whitefish au Montana.
— Oui, je lui envoie un texto.
— Bon, Julie, le bonhomme est le candidat que ça nous prend. C'est un travailleur journalier sur appel. Il peut facilement faire de la plomberie, conduire des rétrocaveuses, même des déneigeuses en hiver. Ça nous prend ce genre d'homme.
— Pour sa femme, ce sera à Johanne de décider.
— Quant à la jeune fille, c'est une jeune à problème. Elle fait des ménages dans de petits motels, mais occupe aussi son temps à sucer des queues de routiers, dans les haltes.
— Mitch, je suis d'accord avec toi pour le père et la mère. Quant à la fille, je ne sais pas.
— Je comprends que tu sois inquiète. Moi aussi! En revanche, après avoir écouté le bonhomme, je pense que c'est une famille qui vit dans la misère.
— Est-ce que son père le sait?
— Absolument, ça vient de lui. Il m'a dit: «Tu sais dans notre monde, on fait avec les outils qu'on a!» C'est comme une famille qui vit au sauve-qui-peut.
— …
— Puis, tu sais, ma première action que j'ai faite lorsque j'ai hérité de ma fortune, c'est de créer une fondation pour aider les démunis.
— …
— Donc, dans cette histoire, c'est un peu mon petit côté philanthropique qui remonte à la surface.
— Oui, je lui envoie un texto.
— Bon, Julie, le bonhomme est le candidat que ça nous prend. C'est un travailleur journalier sur appel. Il peut facilement faire de la plomberie, conduire des rétrocaveuses, même des déneigeuses en hiver. Ça nous prend ce genre d'homme.
— Pour sa femme, ce sera à Johanne de décider.
— Quant à la jeune fille, c'est une jeune à problème. Elle fait des ménages dans de petits motels, mais occupe aussi son temps à sucer des queues de routiers, dans les haltes.
— Mitch, je suis d'accord avec toi pour le père et la mère. Quant à la fille, je ne sais pas.
— Je comprends que tu sois inquiète. Moi aussi! En revanche, après avoir écouté le bonhomme, je pense que c'est une famille qui vit dans la misère.
— Est-ce que son père le sait?
— Absolument, ça vient de lui. Il m'a dit: «Tu sais dans notre monde, on fait avec les outils qu'on a!» C'est comme une famille qui vit au sauve-qui-peut.
— …
— Puis, tu sais, ma première action que j'ai faite lorsque j'ai hérité de ma fortune, c'est de créer une fondation pour aider les démunis.
— …
— Donc, dans cette histoire, c'est un peu mon petit côté philanthropique qui remonte à la surface.
Je fais une pause pour lui laisser digérer tout ça. Au bout d'un moment, elle me dit:
— Tu sais, Mitch, je ne sais pas si j'ai l'expérience nécessaire pour diriger tout ce monde.
— Faut que tu comprennes au départ de quelle façon ça fonctionne, Julie. Lorsque Martin sera arrivé, c'est lui qui va absorber le gros du fardeau. Toi, si tu as un projet, tu lui dis et il réalise ton rêve. Parce qu'en réalité, c'est de ton rêve qu'on parle.
— Oui, mais si c'est lui qui me soumet un problème.
— Il suffit de lui demander. Alors, que ferais-tu toi-même avec ça ?
— …
— À 95% du temps, il va te donner la solution et tu lui dis: «Je pense comme toi, faisons ça!»
— …
— Et si tu n'es pas convaincue, tu lui dis que tu dois y penser. Tu viens nous voir, on discute du problème ensemble et l'on choisit la solution qui nous convient.
— Ce n'est pas plus compliqué que ça?
— Non.
— Et pour la jeune, qu'est-ce que tu ferais?
— Moi, je pense que s'il n'y a pas trop de squelettes dans son placard, je lui donnerais une chance, moyennant une période probatoire de six mois.
— «Je pense comme toi, faisons ça!»
— Et pour les salaires, 100k$ pour le père, 70k$ pour la mère et 40k$ pour la fille. On les loge dans un de nos quatre cottages, tout comme Martin et sa famille lorsqu'ils arriveront.
— Ça me va parfaitement.
— …
— Et toi, Johanne?
— Moi aussi.
— Faut que tu comprennes au départ de quelle façon ça fonctionne, Julie. Lorsque Martin sera arrivé, c'est lui qui va absorber le gros du fardeau. Toi, si tu as un projet, tu lui dis et il réalise ton rêve. Parce qu'en réalité, c'est de ton rêve qu'on parle.
— Oui, mais si c'est lui qui me soumet un problème.
— Il suffit de lui demander. Alors, que ferais-tu toi-même avec ça ?
— …
— À 95% du temps, il va te donner la solution et tu lui dis: «Je pense comme toi, faisons ça!»
— …
— Et si tu n'es pas convaincue, tu lui dis que tu dois y penser. Tu viens nous voir, on discute du problème ensemble et l'on choisit la solution qui nous convient.
— Ce n'est pas plus compliqué que ça?
— Non.
— Et pour la jeune, qu'est-ce que tu ferais?
— Moi, je pense que s'il n'y a pas trop de squelettes dans son placard, je lui donnerais une chance, moyennant une période probatoire de six mois.
— «Je pense comme toi, faisons ça!»
— Et pour les salaires, 100k$ pour le père, 70k$ pour la mère et 40k$ pour la fille. On les loge dans un de nos quatre cottages, tout comme Martin et sa famille lorsqu'ils arriveront.
— Ça me va parfaitement.
— …
— Et toi, Johanne?
— Moi aussi.
Je fais une petite pause et demande à Johanne:
— Appelle Geneviève et dis-lui que ça nous prend trois contrats, rapidement. Mika, comme homme d'entretien, Kaya, comme gouvernante et la petite, comme domestique, avec la période probatoire de six mois.
— …
— Fais-lui faire un contrat à 40k$ pour la petite, comme domestique de la maison et un second à 50k$ si elle accepte aussi de nettoyer l'écurie.
— …
— Fais-lui faire un contrat à 40k$ pour la petite, comme domestique de la maison et un second à 50k$ si elle accepte aussi de nettoyer l'écurie.
--- xxxOOOxxx ---
Pendant que Johanne va trouver Kaya dans la résidence, j'accompagne Mika, Julie et Aya pour enfermer les chevaux dans leurs enclos respectifs dans l'écurie. C'est la première fois que je mets les pieds dans ce vaste bâtiment. Je suis surpris par la propreté, tout est absolument impeccable. Une fois notre travail terminé, nous retournons tous vers la résidence. Je marche derrière avec Aya et je prends soin de lui mentionner que j'ai vu l'efficacité de son travail aujourd'hui et que je me réjouis de mon choix. Je sens beaucoup de soulagement dans son attitude.
— Aya, je suis persuadé que nous allons aller loin ensemble.
— Arrêtez, j'en tremble et je crois que je vis dans un rêve.
— J'envisage d'offrir du travail à ton père et à ta mère.
— Vraiment?
— Oui. As-tu des objections, quelque chose que je devrais savoir sur leur compte?
— Pas du tout! Contrairement à la croyance populaire, ils n'ont pas de souci d'alcool.
— …
— Mes parents sont vraiment de bonnes personnes.
— Et Tasha?
— Ça peut être un petit peu plus compliqué.
— …
— Prostitution, peut-être…
— Je le sais déjà. De mauvaises fréquentations?
— Non, c'est une solitaire qui se débat pour survivre.
— Si je lui offre un poste d'aide-ménagère, est-ce que ça cause un problème?
— Je ne croirais pas.
— De toute façon, j'ai demandé à mes gens au Canada de faire des recherches. C'est la spécialité d'une des divisions de mon entreprise.
— Arrêtez, j'en tremble et je crois que je vis dans un rêve.
— J'envisage d'offrir du travail à ton père et à ta mère.
— Vraiment?
— Oui. As-tu des objections, quelque chose que je devrais savoir sur leur compte?
— Pas du tout! Contrairement à la croyance populaire, ils n'ont pas de souci d'alcool.
— …
— Mes parents sont vraiment de bonnes personnes.
— Et Tasha?
— Ça peut être un petit peu plus compliqué.
— …
— Prostitution, peut-être…
— Je le sais déjà. De mauvaises fréquentations?
— Non, c'est une solitaire qui se débat pour survivre.
— Si je lui offre un poste d'aide-ménagère, est-ce que ça cause un problème?
— Je ne croirais pas.
— De toute façon, j'ai demandé à mes gens au Canada de faire des recherches. C'est la spécialité d'une des divisions de mon entreprise.
En entrant dans la résidence, Johanne vient me dire qu'elle est agréablement surprise par Kaya. Elle nous a même préparé un diner avec ce qu'elle a trouvé dans le réfrigérateur. En fait, pas grand-chose. Elle ajoute qu'il n'y a pas eu de souci avec les enfants.
— Tasha a même fait le ménage des chambres à coucher.
— C'est parfait. Des nouvelles d'Anthony?
— Rien pour le père et sa femme. Trois arrestations pour prostitution pour la jeune, mais sans poursuite.
— …
— Elle a été arrêtée par la police de la réserve et c'est très rare que ç'aille plus loin qu'une nuit en prison, pour ce genre de choses.
— C'est parfait. Des nouvelles d'Anthony?
— Rien pour le père et sa femme. Trois arrestations pour prostitution pour la jeune, mais sans poursuite.
— …
— Elle a été arrêtée par la police de la réserve et c'est très rare que ç'aille plus loin qu'une nuit en prison, pour ce genre de choses.
Je les invite à demeurer à diner avec nous. Le repas se déroule rondement, dans une ambiance chaleureuse. Au terme du repas, je les convoque un à un dans le bureau, en compagnie de Joanne et Julie. Je leur offre un emploi selon tout ce qui a été spécifié plus haut. Le père éclate en sanglots, il n'en croit pas ses yeux. Une fois que leurs contrats sont signés, je les invite tous à nous quitter et je reste seul avec la plus jeune.
— Tasha, dis-moi ce qui pourrait me convaincre de t'offrir un poste?
— Je ne sais pas. Qu'est-ce qui vous fait hésiter?
— Peut-être tes trois arrestations pour protestations, sans oublier tes petites prestations avec les «truckers» dans les haltes routières.
— Peut-être que si j'avais la chance de me trouver un bon emploi, je pourrais cesser ces petites prestations. Vous savez, certaines fois, ça peut être une question de survie pour des gens comme moi.
— Je ne sais pas. Qu'est-ce qui vous fait hésiter?
— Peut-être tes trois arrestations pour protestations, sans oublier tes petites prestations avec les «truckers» dans les haltes routières.
— Peut-être que si j'avais la chance de me trouver un bon emploi, je pourrais cesser ces petites prestations. Vous savez, certaines fois, ça peut être une question de survie pour des gens comme moi.
Je dépose deux contrats d'emploi devant elle. Elle jette un coup d'œil et répond sans hésiter.
— Vous savez, faire l'entretien ménager dans la résidence, ce n'est pas un travail de huit heures. Je fais une douzaine de chambres dégueulasses en moins de quatre heures.
— …
— Donc, tu n'as pas de souci à nettoyer les box dans l'écurie et travailler sous la supervision de ta sœur.
— Non, essayez-moi et vous verrez.
— Oui, je te confie un emploi avec une période probatoire de six mois. Nous évaluerons la suite ensemble.
— …
— Si tu atteins mes espérances, c'est possible que je t'offre quelque chose de nouveau sur le site, par la suite.
— Merci pour la confiance, monsieur. Je vais me faire une priorité de ne pas vous décevoir.
— …
— Donc, tu n'as pas de souci à nettoyer les box dans l'écurie et travailler sous la supervision de ta sœur.
— Non, essayez-moi et vous verrez.
— Oui, je te confie un emploi avec une période probatoire de six mois. Nous évaluerons la suite ensemble.
— …
— Si tu atteins mes espérances, c'est possible que je t'offre quelque chose de nouveau sur le site, par la suite.
— Merci pour la confiance, monsieur. Je vais me faire une priorité de ne pas vous décevoir.
En quittant mon bureau avec la bouche fendue jusqu'aux oreilles, la jeune saute dans les bras de la plus vieille et la serre très fort.
Puis, c'est Julie qui enchaine en disant à nos nouveaux travailleurs que ce n'est pas terminé. Elle les amène avec elle vers un de nos cottages et leur dit que c'est maintenant leur nouvelle résidence.
Puis, c'est Julie qui enchaine en disant à nos nouveaux travailleurs que ce n'est pas terminé. Elle les amène avec elle vers un de nos cottages et leur dit que c'est maintenant leur nouvelle résidence.
Le père se tourne vers moi avec les larmes aux yeux et je lui fais un sourire, assorti d'un hochement de tête.
Dans les jours suivants, nous ajoutons quatre nouveaux chevaux d'équitation, de gamme inférieure et Aya nous dit qu'elle y arrive seule et qu'il n'y a pas lieu d'engager de nouveaux cowboys, pour le moment.
Dans les jours suivants, nous ajoutons quatre nouveaux chevaux d'équitation, de gamme inférieure et Aya nous dit qu'elle y arrive seule et qu'il n'y a pas lieu d'engager de nouveaux cowboys, pour le moment.
Puis, arrive notre fameux voyage au domaine. Je demande à Aya de nous accompagner, un peu à la surprise du reste de sa famille. En posant ce geste, je veux aussi signifier que c'est la personne importante pour nous.
--- xxxOOOxxx ---
C'est ainsi qu'en ce 23 juin 2019, Aya se retrouve assise quelques rangées devant moi dans notre Global Express, en direction du Montana. Quelques semaines plus tôt, elle faisait de l'auto-stop sur une route de campagne. Aujourd'hui, elle fait partie de notre famille du Ranch JMJ.
Il nous reste environ une heure de vol avant l'arrivée. Johanne vient chercher Margot, qui dort profondément dans mes bras et la remet à Julie à l'avant. Elle revient s'assoir à côté de moi.
— Comment vas-tu, mon chéri?
— Je crois que ça va aller. J'ai plein d'inquiétudes qui demeurent. J'ai l'impression qu'ils vont se retrouver avec un grand vide au domaine.
— ..
— Tu sais, le départ de Karine, toi, Gloria et moi, il ne reste plus grand monde dans la résidence.
— Moi, c'est toi qui m'inquiètes. Même durant nos relations sexuelles, j'ai l'impression que tu marches sur des œufs.
— …
— Je crois que c'est ma faute. J'ai trop voulu protéger ta santé au début et je pense que j'aurais dû te faire confiance. Après tout, tu es un grand garçon.
— Peut-être, Johanne, je ne sais pas.
— Tu sais, Mitch, lorsque nous en avons parlé, je n'ai jamais exigé la monogamie parce qu'on part de trop loin. Tout ce que je t'ai demandé, c'est de choisir des gens avec qui tu partages de l'affection.
— …
— Je ne pose aucune règle. Le seul souhait que j'aie, c'est que ta famille, incluant moi, soit toujours au sommet de tes préoccupations à la fin de la journée.
— Je crois que ça va aller. J'ai plein d'inquiétudes qui demeurent. J'ai l'impression qu'ils vont se retrouver avec un grand vide au domaine.
— ..
— Tu sais, le départ de Karine, toi, Gloria et moi, il ne reste plus grand monde dans la résidence.
— Moi, c'est toi qui m'inquiètes. Même durant nos relations sexuelles, j'ai l'impression que tu marches sur des œufs.
— …
— Je crois que c'est ma faute. J'ai trop voulu protéger ta santé au début et je pense que j'aurais dû te faire confiance. Après tout, tu es un grand garçon.
— Peut-être, Johanne, je ne sais pas.
— Tu sais, Mitch, lorsque nous en avons parlé, je n'ai jamais exigé la monogamie parce qu'on part de trop loin. Tout ce que je t'ai demandé, c'est de choisir des gens avec qui tu partages de l'affection.
— …
— Je ne pose aucune règle. Le seul souhait que j'aie, c'est que ta famille, incluant moi, soit toujours au sommet de tes préoccupations à la fin de la journée.
Johanne fait une pause et regarde longuement à l'extérieur. J'ai l'impression que nous voyageons depuis le départ, dans le coucher du soleil. Sans doute à cause du décalage horaire.
— Tu sais, Mitch, pour commencer, on peut faire l'amour à trois, avec Gloria et lorsque Éléonore arrivera, nous aviserons. Il n'y a rien de confirmé avec ta fille.
— Je vais t'enlever une épine du pied en disant que j'avais le choix entre ma fille ou une amie de baise. Je vais la challenger en lui demandant ce qu'elle aurait fait à sa place. Comme ça, la glace va être brisée.
— En revanche, j'ai déjà dit à Nathalie que la discussion qu'elle souhaite avoir avec toi, c'est avec moi qu'elle l'aura et nous aviserons par la suite.
— Tu sais, Johanne, je prends notre union et notre projet de vie très au sérieux. C'est vraiment avec toi que je veux finir ma vie. Reste à savoir si tu auras la patience de traverser ma vieillesse avec moi.
— Je n'ai aucun souci avec ça, Mitch. Les enfants et toi êtes mon seul projet de vie. Je pense qu'en conservant le canal de communications ouvert, comme on le fait maintenant, ça va nous mener loin.
— Je vais t'enlever une épine du pied en disant que j'avais le choix entre ma fille ou une amie de baise. Je vais la challenger en lui demandant ce qu'elle aurait fait à sa place. Comme ça, la glace va être brisée.
— En revanche, j'ai déjà dit à Nathalie que la discussion qu'elle souhaite avoir avec toi, c'est avec moi qu'elle l'aura et nous aviserons par la suite.
— Tu sais, Johanne, je prends notre union et notre projet de vie très au sérieux. C'est vraiment avec toi que je veux finir ma vie. Reste à savoir si tu auras la patience de traverser ma vieillesse avec moi.
— Je n'ai aucun souci avec ça, Mitch. Les enfants et toi êtes mon seul projet de vie. Je pense qu'en conservant le canal de communications ouvert, comme on le fait maintenant, ça va nous mener loin.
Elle pause la discussion en jetant un œil par le hublot. À mon tour, je reviens à la charge:
— Gloria, comment va-t-elle?
— Pas forte, elle est vraiment sonnée. Il y a bien sûr l'échec de son mariage et elle est inquiète de ce qu'elle va faire au ranch. Je sens aussi qu'elle tique sur le titre d'assistante personnelle.
— …
— Si tu veux, Mitch, je pense qu'un titre de cheffe de cabinet serait plus approprié.
— C'est un détail, Johanne.
— Je suis d'accord, mais pas pour sa fierté. Et je pense que sa fierté, c'est tout ce qui lui reste actuellement.
— Tu appelleras Geneviève pour refaire son contrat aux mêmes conditions et maintiens le 1% de commission sur ses ventes déjà faites et sur les prochaines. Parce que j'ai peut-être de nouveaux projets et je ne crois pas qu'Alexandra soit de calibre pour les mener à terme.
— Je t'aime, Mitch. Je crois que ce soir, nous devrions la garder à coucher dans notre lit, genre pyjama de flanelle.
— Oui et demain, je vais avec elle et Aya pour lui acheter son propre cheval.
— J'achète. Embrasse-moi, nous allons arriver bientôt.
— Pas forte, elle est vraiment sonnée. Il y a bien sûr l'échec de son mariage et elle est inquiète de ce qu'elle va faire au ranch. Je sens aussi qu'elle tique sur le titre d'assistante personnelle.
— …
— Si tu veux, Mitch, je pense qu'un titre de cheffe de cabinet serait plus approprié.
— C'est un détail, Johanne.
— Je suis d'accord, mais pas pour sa fierté. Et je pense que sa fierté, c'est tout ce qui lui reste actuellement.
— Tu appelleras Geneviève pour refaire son contrat aux mêmes conditions et maintiens le 1% de commission sur ses ventes déjà faites et sur les prochaines. Parce que j'ai peut-être de nouveaux projets et je ne crois pas qu'Alexandra soit de calibre pour les mener à terme.
— Je t'aime, Mitch. Je crois que ce soir, nous devrions la garder à coucher dans notre lit, genre pyjama de flanelle.
— Oui et demain, je vais avec elle et Aya pour lui acheter son propre cheval.
— J'achète. Embrasse-moi, nous allons arriver bientôt.
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L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé: «La curiosité sexuelle de Kaya» qui sera publié le 9 août.
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Commentaires ()
On retrouve le Mitch qui organise très rapidement son nouveau domaine
Une bonne équipe familiale de personnels techniques (domestique) car il y a tout de même 400 hectares à entretenir, à organiser.
Amusant cette petite qui fait des "prestations" auprès des routiers de passage, pour survivre il faut parfois faire avec ce que mère nature a fourni
Sans doute de l'élevage de bovins comme on fait aux USA, ce qui va donner de l'activité aux cowboys supervisés par Aya.
C'est une activité bien loin des sujets administratifs précédents de la vie professionnelle de Mitch (de Julianne, de Julie)
Total changement de vie entre le Canada (le Québec) et le Montana, langue et mode de vie bien différents.
Pas de scéance sexuelle dans ce chapitre "mise en place" , cela ne va pas durer si je lis le titre du chapitre 3.
J'ai hâte de découvrir les prochains chapitres, l'évolution du domaine, l'impact de l'hiver, les futures idées de Mitch, sa position dans cet état (être amis proches de POTUS implique beaucoup de choses) dans le relationnel avec les autorités locales
A dans 3 jours
D'entrée de jeu, Mitch annoncera que Gloria (la tornade blonde) est la numéro deux du conglomérat, ce qui provoquera certaines frictions...
Question sexe, ça revient lentement. Il faut comprendre que pour l'instant, la notion de club libertin est exclue. Donc, nous allons y aller plus doucement. Mais il y en aura... D'ailleurs, le chapitre 4 est intitulé "La maison de l'amour" mais il aurait tout aussi bien s'intituler "le retour de l'homme invisible"... Et oui, le drama s'installe lentement.