Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les jeux d'Anna — Chapitre 6
Auteur
Les jeux d'Anna
Chapitre 6
Le soleil avait disparu derrière l'horizon depuis une heure. La crique était plongée dans une lumière bleutée, presque irréelle. La mer clapotait doucement. L'air sentait le sel et le sable encore chaud.
Anna était debout au centre du petit arc de plage, pieds nus. Elle portait uniquement une fine robe blanche qui flottait à chaque souffle de vent. Sous le tissu, elle n'avait rien. Ses seins se dessinaient clairement, ses tétons déjà durs. Entre ses cuisses, elle sentait l'humidité habituelle depuis qu'Aurélien lui avait annoncé le jeu, plus tôt dans la journée.
— Ce soir, tu seras seulement regardée. Personne ne te touchera. Pas même moi. Tu es l'objet. Rien d'autre.
Elle avait accepté d'un simple hochement de tête, le cœur battant trop fort.
Ils étaient arrivés les uns après les autres.
Le garde-côte, en civil, silhouette large et silencieuse.
Le voisin, le regard déjà brûlant.
Alexandre, plus nerveux, mais les yeux sombres.
Et deux autres hommes qu'Aurélien avait choisis : un collègue au visage fermé et un ami d'enfance au sourire discret. Cinq regards au total, plus celui d'Aurélien qui restait en retrait, un peu plus haut sur les rochers.
Anna les sentait tous. Cinq paires d'yeux fixées sur elle. Une chaleur lourde lui monta du bas-ventre jusqu'à la gorge.
Elle fit glisser les bretelles de sa robe. Le tissu tomba à ses pieds sans un bruit. Elle était nue.
Le vent marin caressa immédiatement sa peau. Ses seins se soulevèrent. Ses tétons se contractèrent encore plus. Elle sentit ses lèvres intimes s'ouvrir légèrement sous l'effet de l'excitation pure. Une goutte de mouille glissa déjà le long de sa cuisse.
Elle s'agenouilla sur le sable encore tiède, puis s'allongea sur le dos. Lentement, très lentement, elle écarta les cuisses. Large. Plus large encore. Jusqu'à ce que son sexe soit complètement exposé à la lueur faible de la lune et aux cinq regards.
Personne ne parlait.
Anna posa une main sur son ventre, puis glissa plus bas. Deux doigts trouvèrent son clitoris déjà gonflé, sensible jusqu'à la limite. Le contact lui arracha un gémissement bas. Elle commença à se caresser en cercles lents, tout en levant les yeux vers le premier homme.
Le garde-côte.
Il avait déjà sorti son sexe. Épais, dur, veineux. Il se masturbait lentement en la fixant. Anna sentit une décharge électrique lui traverser le bas-ventre. Elle frotta plus fort son clitoris, écarta ses lèvres avec l'autre main pour qu'il voie tout. La façon dont elle était trempée. La façon dont son trou se contractait déjà.
Elle glissa deux doigts en elle. Le bruit humide résonna dans le silence. Elle gémit plus fort.
Ses hanches bougèrent d'elles-mêmes. Le sable collait à ses fesses. Le vent caressait ses seins, ses aisselles, l'intérieur de ses cuisses — froid là où sa peau était mouillée de sueur. Chaque sensation était amplifiée par les regards. Elle n'était plus qu'un corps offert, un objet de désir.
Elle passa au voisin.
Il se branlait plus vite, le regard affamé. Anna le regarda droit dans les yeux pendant qu'elle s'enfonçait trois doigts. Ses parois se contractèrent autour de ses doigts. Elle sentait chaque nervure, chaque mouvement. Son clitoris battait sous son pouce. Une vague de chaleur monta, puissante, presque douloureuse.
Elle jouit une première fois en le regardant.
Le cri lui échappa, rauque, libre. Son dos se cambra. Ses cuisses tremblèrent. Un jet clair s'échappa d'elle et mouilla le sable entre ses jambes. Elle continua à se doigter à travers l'orgasme, les yeux toujours fixés sur le voisin qui, à ce moment précis, éjacula en gémissant, de longs jets blancs tombant sur le sable. L'odeur de la mer se mêlait à celle de sa propre mouille. Le grain du sable sous ses fesses lui rappelait qu'elle était réelle, là, ouverte sous le ciel.
Anna n'eut pas le temps de redescendre.
Elle tourna la tête vers Alexandre.
Il se masturbait frénétiquement. Elle se redressa un peu sur un coude, écarta encore plus ses cuisses, et se pénétra plus profondément, plus vite. Les bruits de sa chatte trempée étaient obscènes. Elle sentait le regard des autres hommes sur elle en même temps. Cinq regards. Cinq sexes durs. Elle n'était qu'un spectacle.
Son second orgasme arriva plus vite, plus violent. Elle cria le nom de personne, juste un son animal. Ses seins tressautaient. Son ventre se contractait par vagues visibles. Elle regarda Alexandre jouir, le visage crispé, le sperme giclant en longs filets.
Ensuite le collègue au visage fermé.
Il ne souriait pas. Il regardait avec une intensité froide, presque clinique, qui la déstabilisa une fraction de seconde — quelque chose dans ce regard-là était différent, plus nu que les autres. Anna sentit son souffle se court-circuiter. Elle se força à le fixer et porta son pouce sur son clitoris endolori. L'orgasme fut bref, brutal, arraché plutôt que consenti. Elle gémit la bouche fermée. Lui éjacula en silence, la mâchoire serrée, sans quitter ses yeux.
Enfin l'ami d'enfance.
Il avait le sourire discret du début — mais plus maintenant. Sa main tremblait légèrement. Il semblait presque surpris d'être là, d'en être arrivé là, et cette hésitation visible fit monter en Anna quelque chose de différent : une tendresse étrange, presque protectrice, qui se mêla au désir et la jeta dans un orgasme long, ondulant, qui la laissa haletante, les doigts immobiles, à le regarder jusqu'au bout.
Quand il éjacula à son tour, Anna était affalée sur le dos, cuisses grandes ouvertes, doigts encore enfoncés en elle, le souffle court, les yeux brillants de larmes de plaisir. Elle tremblait de tout son corps. Son sexe battait encore, ouvert, luisant, offert. Le vent continuait de souffler sur sa peau nue. Elle sentait le froid du sable humide sous ses reins, l'air salin dans sa gorge.
Personne ne s'était approché.
Personne ne l'avait touchée.
Aurélien resta en retrait jusqu'à ce que les hommes, un à un, s'éloignent dans le silence. Seulement alors il descendit vers elle. Il ne la toucha toujours pas. Il s'agenouilla simplement à côté et la regarda. Anna tourna la tête vers lui. Dans le peu de lumière qui restait, elle vit qu'il avait les mâchoires légèrement contractées — la façon dont il avait de contenir quelque chose de trop grand pour être dit.
Sa voix à elle était rauque, cassée.
— C'est… c'était trop.
Il sourit doucement.
— Tu étais magnifique.
Elle ferma les yeux. Entre ses cuisses, elle sentait encore les contractions résiduelles, la chaleur, le vide délicieux d'avoir été regardée jusqu'à l'épuisement. Elle était restée ce qu'elle avait choisi d'être ce soir-là : un objet de désir pur. Rien d'autre.
Le vent continua de caresser sa peau nue.
Et pour la première fois depuis longtemps, Anna se sentit complètement, totalement, apaisée.
FIN (de la première partie?)
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()