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✦ thma69 Un corps, deux destins XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Un corps, deux destins — Chapitre 5 · Chapitres 14 à 15

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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thma69
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Un corps, deux destins

Chapitre 5 · Chapitres 14 à 15

Quelques semaines plus tard, Thomas proposa à Gabrielle de sortir à nouveau. Ils retrouvèrent plusieurs amis dans un établissement qu'ils fréquentaient désormais régulièrement. La soirée était animée, la musique résonnait dans les murs avec une insistance qui ressemblait à un cœur battant trop vite. Gabrielle discutait avec Thomas lorsqu'elle remarqua une jeune femme assise un peu plus loin.
Elle était remarquablement féminine. Grande, élégante, avec de longs cheveux bruns qui tombaient sur ses épaules en vagues soyeuses. Sa silhouette était harmonieuse, dessinée avec cette grâce naturelle qu'on ne peut ni apprendre ni imiter. Sa poitrine, sans être volumineuse, était parfaitement proportionnée, renforçant une allure qui ne cherchait pas à provoquer mais qui ne passait pas inaperçue. Sa tenue était sobre mais raffinée, choisie avec suffisamment de soin pour attirer naturellement les regards sans jamais les solliciter.
Gabrielle la regarda quelques secondes. Puis elle entendit Gabriel.
— Elle est magnifique.
Gabrielle sourit intérieurement.
— Je sais.
— Tu la connais ?
— Non.
Quelques minutes plus tard, leurs regards se croisèrent. La jeune femme sourit. Ce sourire n'était pas celui d'une inconnue qui politesse. C'était celui d'une personne qui reconnaît quelque chose en l'autre, une familiarité qui transcende la première rencontre. Gabrielle lui rendit son sourire. Thomas remarqua leur échange.
— Tu veux que je vous présente ?
— Pourquoi pas.
Ils s'approchèrent.
— Gabrielle, je te présente Élise.
— Enchantée.
— Moi aussi.
La conversation s'engagea facilement. Élise avait une personnalité douce, mais une certaine assurance se dégageait d'elle comme une chaleur qu'on sent avant de la voir. Elle parlait naturellement de sa vie et ne cherchait pas à dissimuler son histoire. Ses mots coulaient avec une fluidité qui faisait oublier qu'on venait de faire connaissance. Gabriel ressentit quelque chose qu'il ne parvenait pas à définir. Il était attiré par elle. Pas seulement par son apparence mais également par sa manière d'être, sa voix, son assurance, sa féminité.
Et peut-être surtout par quelque chose de plus difficile à expliquer : Élise semblait avoir trouvé une forme d'équilibre entre différentes parties d'elle-même. Gabrielle le sentit immédiatement. Cette femme n'était pas entière. Elle avait des failles, des cicatrices, des zones d'ombre. Mais elle les portait avec une grâce qui les transformait en beauté.
— Tu es sous son charme, murmura Gabrielle intérieurement.
— Peut-être.
— Beaucoup, même.
Gabriel ne répondit pas. Il n'en avait pas besoin. Gabrielle sentait son silence vibrer en elle comme une corde qu'on pince.
Plus tard, lorsque Thomas partit chercher des boissons, Gabrielle resta quelques instants seule avec Élise. Elles discutèrent de vêtements, de sorties et de leurs expériences respectives. Élise avait cette façon particulière de parler qui mettait immédiatement les gens à l'aise. Elle ne posait pas de questions indiscrètes, mais elle écoutait avec une intensité qui faisait sentir à l'autre que ses mots comptaient. Au moment de se séparer, Gabrielle lui demanda :
— Tu accepterais qu'on se revoie ?
Élise sourit. Ce sourire illuminait son visage d'une lumière intérieure.
— Avec plaisir.
Elles échangèrent leurs coordonnées. Dans la voiture, Thomas conduisait tandis que Gabrielle regardait par la fenêtre. Les lumières de la ville défilaient en traînées colorées, comme des souvenirs qu'on n'arrive pas à fixer. Gabriel resta silencieux.
— Tu n'as rien à dire ? demanda Gabrielle.
— Elle me plaît.
— Je sais.
— Beaucoup.
Gabrielle sourit. Puis elle prit une décision. Elle allait organiser une rencontre. Pas pour elle, pour Gabriel. Et, pour la première fois depuis qu'ils partageaient le même corps, Gabrielle se demanda ce que cela ferait de laisser Gabriel vivre une histoire qui lui appartiendrait véritablement. Elle regarda le téléphone. Le prénom d'Élise apparaissait déjà dans ses contacts. Elle sourit.
— Je crois que je vais vous arranger un rendez-vous.
Gabriel sentit une émotion étrange lui traverser l'esprit. Ce n'était pas de la gratitude. C'était quelque chose de plus profond, de plus troublant. C'était la reconnaissance que Gabrielle n'était plus seulement celle qui vivait les aventures à sa place. Elle devenait celle qui pouvait lui en offrir une.
— Tu ferais ça ?
— Bien sûr.
Elle marqua une pause.
— Après tout, tu m'as laissé rencontrer Thomas.
Gabriel sourit. Pour la première fois, il comprit que leur relation avait franchi un seuil. Ils n'étaient plus seulement deux identités coincées dans un même corps. Ils étaient devenus des complices capables de se donner l'un à l'autre ce que l'autre ne pouvait pas prendre par lui-même.
Gabrielle avait tenu sa promesse. Depuis leur rencontre, Élise occupait régulièrement ses pensées. Elle savait pourquoi elle avait été attirée par elle : sa féminité assumée, sa douceur, mais surtout cette étrange sérénité qui semblait cacher des blessures profondes. Gabrielle avait aussi compris autre chose. Gabriel était attiré par Élise. Et cette fois, elle voulait faire quelque chose pour lui.
— Tu devrais la rencontrer, avait-elle dit.
— Je ne sais pas si c'est une bonne idée.
— Pourquoi ?
— Parce que tu connais déjà ce que je ressens.
Gabrielle avait souri.
— Justement.
Ils avaient donc convenu d'un rendez-vous. Gabriel prit le contrôle du corps ce soir-là. Gabrielle resta présente, comme toujours, mais en retrait. Il avait choisi une tenue sobre : pantalon sombre, chemise claire et veste légère. Il avait volontairement évité tout ce qui aurait pu rappeler la silhouette de Gabrielle. Pourtant, lorsqu'il se regarda dans le miroir avant de partir, il eut une pensée étrange. Il se demanda ce qu'Élise penserait de lui.
Gabrielle intervint aussitôt.
— Tu es nerveux.
— Un peu.
— Je ne t'avais jamais vu comme ça.
— Tu es contente ?
— Oui.
Il hésita.
— Vraiment ?
Cette fois, Gabrielle mit quelques secondes à répondre.
— Oui. Mais je crois que je suis aussi un peu inquiète.
Gabriel comprit pourquoi. Elle avait peur de perdre quelque chose. Même si elle savait que ce sentiment était irrationnel, elle ne pouvait pas l'effacer. Ils partageaient un corps, une histoire, une existence. Laisser quelqu'un d'autre entrer dans cet espace, même de manière différente, créait forcément une forme d'angoisse.
Élise arriva quelques minutes plus tard. Gabriel la reconnut immédiatement. Ses origines italiennes se lisaient dans son teint olive et dans la douceur expressive de son visage. Ses cheveux châtain foncé tombaient sur ses épaules et encadraient deux magnifiques yeux verts en amande. Elle portait une petite jupe sombre, une blouse claire légèrement fluide et des bottines élégantes. Une fine chaîne dorée ornait son cou et de petites boucles d'oreilles complétaient discrètement sa tenue.
Gabrielle resta silencieuse. Puis elle murmura :
— Elle est magnifique.
Gabriel sourit intérieurement.
— Tu le savais déjà.
— Ce n'est pas pareil.
Élise s'approcha.
— Gabriel ?
— Oui.
— Je suis Élise.
Ils se serrèrent la main. Un geste banal mais Gabriel sentit immédiatement quelque chose. Pas une évidence, pas un coup de foudre. Une impression de familiarité, comme si leurs corps se reconnaissaient avant que leurs esprits n'aient eu le temps de s'habituer. Ils commencèrent à parler. Au début, la conversation fut presque maladroite. Gabriel parlait de choses anodines. Élise aussi. Puis, progressivement, les masques tombèrent.
Ils découvrirent qu'ils avaient chacun connu la solitude. Pas nécessairement la même solitude. Mais cette sensation d'être parfois à côté du monde, de regarder les autres vivre à travers une vitre qu'on ne peut pas franchir.
Élise parla de son parcours, de ses difficultés, du regard des autres et de la nécessité de se reconstruire plusieurs fois. Gabriel l'écoutait sans l'interrompre. Il ne cherchait pas à la réparer, ni à lui donner des solutions. Il écoutait simplement, avec cette présence rare qui fait sentir à l'autre qu'il existe, vraiment, dans l'espace partagé.
Puis il finit par parler à son tour. Il resta vague sur Ambre. Il ne pouvait pas lui raconter toute la vérité, pas encore, peut-être jamais. Mais il lui parla de la perte, de la culpabilité, de cette impression d'avoir survécu à quelque chose alors qu'une partie de lui était restée derrière, figée dans le bitume froid d'une nuit qu'il ne pouvait pas oublier.
Élise le regarda longuement. Ses yeux verts semblaient capables de voir au-delà des mots, de lire dans les silences ce que les phrases ne disaient pas.
— Tu portes encore quelqu'un en toi.
Gabriel se figea. À l'intérieur, Gabrielle ressentit la même chose. Elle venait de comprendre qu'Élise avait mis le doigt sur quelque chose de profondément juste. Gabriel répondit doucement :
— Peut-être.
Élise ne posa pas d'autre question. Cette absence de curiosité intrusive toucha Gabriel plus profondément qu'aucune question n'aurait pu le faire. La soirée se poursuivit. Et quelque chose se produisit entre eux. Une confiance, fragile mais réelle, née de la reconnaissance mutuelle de leurs blessures.
En rentrant, Gabriel resta silencieux. Gabrielle finit par parler.
— Elle te plaît.
— Oui.
— Beaucoup ?
— Je ne sais pas encore.
Gabrielle sourit. Mais derrière son sourire se cachait une émotion qu'elle ne voulait pas reconnaître. Elle était heureuse pour lui et pourtant une petite pointe de jalousie venait de naître. Elle n'avait jamais imaginé que Gabriel puisse aimer quelqu'un d'autre. Après tout, depuis qu'elle existait, ils avaient été seuls ensemble. Gabriel avait été son monde et elle était devenue une partie du sien.
— Tu es jalouse ? demanda-t-il.
Gabrielle ne répondit pas immédiatement.
— Un peu.
Il fut surpris.
— Pourquoi ?
— Parce que jusqu'à présent, tu étais à moi.
Gabriel resta silencieux. Puis il répondit :
— Et toi, tu es à moi ?
Elle réfléchit.
— Non.
La réponse était difficile. Mais elle était honnête.
— Tu as Thomas.
— Oui.
— Alors pourquoi ne pourrais-je pas avoir Élise ?
Gabrielle ferma les yeux.
— Parce que je commence seulement à comprendre que nous pouvons avoir des vies différentes.
Cette phrase toucha Gabriel plus profondément qu'il ne l'aurait voulu. Ils venaient de franchir une nouvelle étape. Partager un corps ne signifiait pas partager les mêmes sentiments. Ils pouvaient aimer différemment, chacun à leur manière, chacun dans leur direction.
Quelques jours plus tard, Gabriel revit Élise. Cette fois, ils étaient moins timides. Ils marchèrent longuement dans les rues de Lyon, leurs pas résonnant sur le pavé comme deux tambours qui cherchaient un rythme commun. Ils parlèrent davantage. Élise lui raconta des souvenirs qu'elle n'avait confiés à presque personne. Gabriel lui parla de ses propres blessures, toujours en demi-teintes, toujours en retenant ce qui ne pouvait pas encore être dit.
Lorsqu'ils s'arrêtèrent devant un café, Élise posa doucement sa main sur la sienne. La chaleur de sa peau traversa la sienne comme un courant électrique.
— J'ai l'impression que tu comprends des choses que je n'arrive pas toujours à expliquer.
Gabriel sourit.
— Peut-être parce que je ne suis pas aussi solide que j'en ai l'air.
— Tant mieux.
— Pourquoi ?
Elle haussa légèrement les épaules.
— Parce que moi non plus.
Ils se regardèrent. Puis Élise l'embrassa. Gabrielle ressentit le baiser exactement comme Gabriel. Elle sentit la chaleur des lèvres d'Élise, leur douceur, leur légère humidité. Mais son émotion fut différente. Elle ne ressentit plus de jalousie. Elle éprouva quelque chose qui ressemblait davantage à de la tendresse, à du soulagement. Gabriel avait enfin trouvé quelqu'un. Quelqu'un qui pouvait peut-être l'aider à reconstruire la partie de lui-même détruite par la mort d'Ambre.
Plus tard, Gabriel et Élise se retrouvèrent chez lui. Cette fois, la proximité entre eux devint plus intime. Ils prirent leur temps. Il n'y avait aucune urgence, aucun jeu de séduction destiné à impressionner l'autre. Seulement deux personnes qui avaient besoin de sentir qu'elles n'étaient plus seules. Ils se serrèrent l'un contre l'autre comme deux naufragés ayant enfin trouvé une épave à laquelle s'accrocher.
Ils firent l'amour comme des désespérés, comme si leur vie en dépendait. Gabriel se retrouva assis sur le canapé, Élise à califourchon sur lui, la jupe remontée sur les hanches. Elle dégrafait le pantalon de Gabriel tandis qu'ils s'embrassaient sauvagement, leurs langues se cherchant avec une avidité qui disait tout ce que les mots ne pouvaient pas exprimer. Le sexe de Gabriel, à peine libéré, fut immédiatement empalé par Élise. Gabriel soupira d'aise dans la bouche d'Élise, son sexe serré dans son étroit fourreau, chaque millimètre de la pénétration envoyant des décharges de plaisir dans tout son corps.
Elle commença à onduler du bassin, allant et venant sur le sexe de Gabriel qu'elle serrait fort dans ses bras. Les mouvements d'Élise devinrent plus rapides, plus sauvages, et Gabriel sentait la jouissance approcher, mais il en voulait plus. Il voulait sentir davantage, toucher davantage, perdre davantage. Il fit alors pivoter Élise.
Toujours en elle, il était maintenant au-dessus d'elle tandis qu'elle avait gardé les genoux pliés. Il commença alors de lents va-et-vient, les frottements sur son sexe étaient divins, chaque pénétration créant une friction qui irradiait dans tout son bas-ventre. Gabriel tremblait à chaque mouvement, ses muscles se contractant sous l'effet du plaisir. Mais la passion du moment, la force de leurs sentiments, eurent raison de sa retenue et il accéléra.
Ses cuisses claquaient contre les fesses d'Élise tandis que la pièce s'emplissait du bruit de leur plaisir partagé. Élise avait mis les mains sur les fesses de Gabriel et l'encourageait à la pénétrer plus fort, plus profondément, tandis que son bassin ondulait au rythme de ses assauts. Le sexe de Gabriel n'était plus qu'un membre de plaisir qui irradiait tout son corps, qui lui procurait des ondes de chaleur à chaque fois qu'il pénétrait Élise jusqu'à la garde. Le rythme s'accéléra encore, leurs corps se couvrirent d'une fine pellicule de sueur qui les rendait glissants, visqueux, indissociables. Dans une dernière poussée profonde, Gabriel jouit, et Élise le suivit, son corps se cambrant sous le sien, ses ongles s'enfonçant dans ses épaules.
Dans des tremblements de plaisir, ils s'enlacèrent farouchement, leurs cœurs battant l'un contre l'autre à travers la sueur et la chaleur.
Après, ils restèrent longtemps silencieux. Gabrielle était toujours là. Elle avait tout ressenti. Mais, pour la première fois, elle ne ressentait pas le besoin d'intervenir. Elle comprenait. Gabriel avait besoin d'Élise. Et peut-être qu'Élise avait besoin de Gabriel. À cet instant, Gabrielle comprit quelque chose d'essentiel : aimer Gabriel ne signifiait pas devoir le garder pour elle. Elle pouvait être sa complice, sa sœur d'âme, sa partenaire. Mais elle devait aussi accepter qu'il puisse aimer quelqu'un d'autre. Cette découverte la bouleversa. Parce qu'elle signifiait que leur monde à deux était en train de s'agrandir et qu'à partir de maintenant, Gabriel et Gabrielle devraient apprendre à partager bien plus qu'un seul corps.
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Chapitre 6 · Chapitre 16
Gabriel et Gabrielle partagent un même corps, deux voix intérieures, deux désirs distincts. Lui se rapproche d'Élise, cette femme aux yeux verts qui semble comprendre ses silences. Elle retrouve Thomas, dont la tendresse cache une tension que les mots ne parviennent pas à nommer. Entre douceur et urgence, entre promesses et secrets, deux chemins s'ouvrent — dans une seule existence. Et dans l'ombre, une vérité que personne n'a encore osé regarder en face attend son heure.
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