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✦ thma69 Un corps, deux destins XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Un corps, deux destins — Chapitre 6 · Chapitre 16

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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thma69
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Le dispositif narratif est ce qui retient d'emblée : deux personnages dans un seul corps, deux histoires menées en parallèle, et pourtant chaque scène garde sa propre couleur, sa propre respiration. La séquence avec Élise avance avec une douceur presque méticuleuse, tandis que celle avec Thomas brûle d'une urgence différente. L'auteur tient les deux fils sans jamais les mêler trop vite, et c'est précisément cette maîtrise-là qui donne envie de continuer.

Un corps, deux destins

Chapitre 6 · Chapitre 16

Gabriel avait l'impression de marcher dans une existence qui ne lui appartenait plus entièrement. Depuis sa rencontre avec Élise, quelque chose avait changé. Il repensait à leurs conversations, à son regard, à cette manière qu'elle avait de comprendre ses silences sans chercher immédiatement à les remplir. Gabrielle, elle, observait. Elle ne disait presque rien. Mais Gabriel la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle réfléchissait.
— Tu ne veux pas en parler ?
— De quoi ?
— D'Élise.
Un silence.
— Elle te rend heureux.
Gabriel sourit.
— Oui.
— Alors je suis contente.
Il sentit pourtant une hésitation.
— Mais ?
Gabrielle soupira.
— Mais j'ai peur que tout change.
Gabriel comprit immédiatement.
— Tout changera forcément.
— Je sais.
Elle marqua une pause.
— Ce qui me fait peur, c'est que tu n'aies plus besoin de moi.
Gabriel resta silencieux. Il chercha les mots, les tria comme on trie des pierres précieuses.
— Gabrielle, tu n'es pas une étape de ma vie.
— Alors je suis quoi ?
— Ma partenaire.
Elle réfléchit longuement. Le mot résonnait en elle comme un écho dans une cathédrale vide.
— Alors promets-moi quelque chose.
— Quoi ?
— Ne me demande jamais de disparaître pour pouvoir aimer quelqu'un.
Gabriel ferma les yeux. Il sentit le poids de cette promesse, sa gravité, son importance.
— Je te le promets.
Quelques jours plus tard, Gabriel retrouva Élise. Elle l'attendait devant un petit café. Ses origines italiennes se devinaient toujours dans son teint olive et dans la chaleur de ses traits. Ses cheveux châtain foncé encadraient son visage et ses yeux verts en amande semblaient particulièrement lumineux ce jour-là. Elle portait une petite jupe sombre, une blouse claire et des bottines. Une fine chaîne dorée brillait autour de son cou.
Gabrielle observa longuement la jeune femme.
— Elle est vraiment belle.
— Tu me l'as déjà dit.
— Je sais.
Mais cette fois, il n'y avait aucune pointe de jalousie dans sa voix. Seulement une admiration sincère, celle d'une femme qui reconnaît la beauté d'une autre sans que cela la diminue.
Gabriel s'installa face à Élise. Ils parlèrent pendant près d'une heure. De choses insignifiantes d'abord. Puis de leurs vies. Élise raconta son parcours, les difficultés qu'elle avait traversées, le sentiment d'avoir parfois dû se reconstruire entièrement, brique par brique, comme on reconstruit une maison après un incendie. Gabriel parla d'Ambre. Pas de tout, seulement de ce qu'il pouvait supporter de raconter. Il évoqua la nuit, la violence, la perte. Mais il garda pour lui les détails qui appartenaient encore à sa douleur privée.
— J'ai parfois l'impression, dit-il, qu'une partie de moi est restée cette nuit-là.
Élise posa doucement sa main sur la sienne. La chaleur de ses doigts traversa sa peau comme un baume.
— Je connais cette sensation.
Leurs regards se croisèrent. Cette fois, Gabriel ne détourna pas les yeux. Il laissa Élise voir ce qu'il cachait, ces failles profondes qu'il avait appris à dissimuler derrière des murs de silence.
Lorsqu'ils se retrouvèrent chez Gabriel, l'atmosphère était différente. Ils savaient tous les deux ce qu'ils ressentaient. Mais aucun ne voulait précipiter les choses. Élise posa son sac puis se retourna vers lui.
— Tu es nerveux ?
Gabriel sourit.
— Un peu.
— Moi aussi.
Elle s'approcha. Leurs mains se touchèrent. Puis leurs lèvres. Le premier baiser fut doux, presque hésitant, comme un essai. Ils se séparèrent quelques secondes. Se regardèrent. Puis Élise revint vers lui. Le second baiser fut plus long, plus profond, chargé de tout ce qu'ils avaient retenu pendant leurs précédentes rencontres.
Gabriel sentit son cœur accélérer. À l'intérieur de lui, Gabrielle était parfaitement silencieuse. Elle ne cherchait pas à intervenir. Elle voulait simplement laisser Gabriel vivre ce moment, le sien, celui qu'elle lui avait offert.
Élise passa doucement ses bras autour de lui. Gabriel sentit toute la fragilité de cette étreinte. Ils ne cherchaient pas à jouer un rôle. Ils étaient simplement deux êtres qui avaient besoin de se sentir proches de quelqu'un. Ils s'embrassèrent encore. Leurs gestes devinrent progressivement plus intimes, mais toujours empreints de cette même douceur, cette lenteur qui disait qu'ils n'avaient pas besoin de se presser.
Gabriel prit le temps de demander :
— Ça va ?
Élise acquiesça.
— Oui.
Elle posa son front contre le sien. Leurs souffles se mêlaient, chauds, réguliers, presque synchronisés.
— Ne réfléchis pas trop.
Il sourit.
— J'essaie.
Ils se rapprochèrent encore. Leur baiser se fit plus profond et leurs mains commencèrent à découvrir le corps de l'autre, ce qu'elles n'avaient pas eu le temps de faire lors de leur dernière rencontre. Après avoir doucement caressé le dos d'Élise, Gabriel osa s'aventurer plus bas et découvrit ses fesses rondes et fermes qu'il caressa doucement. Il prit conscience de son corps contre le sien, de sa poitrine contre la sienne, de cette proximité qui devenait de plus en plus insoutenable.
Gabriel quitta alors la bouche d'Élise, descendant doucement en faisant des baisers sur ses lèvres, sur son menton, dans son cou, sur sa peau offerte par l'échancrure de sa blouse qu'il commença à déboutonner lentement. La respiration d'Élise s'était accélérée tandis que ses mains se posaient sur la tête de Gabriel, l'encourageant, le guidant. La blouse ouverte, celui-ci découvrit un joli soutien-gorge blanc en dentelle et broderie qui contenait une poitrine parfaite. Il le dégrafa et il rejoignit la blouse aux pieds d'Élise dont le rythme cardiaque s'était dangereusement accéléré.
Gabriel flatta chaque sein du bout des lèvres, du bout de la langue, s'attardant sur les tétons tendus. Il apprenait à connaître ce territoire inconnu, magnifique, au goût et à l'odeur incomparables. Chaque courbe, chaque texture, chaque réaction d'Élise devenait un souvenir qu'il gravait dans sa mémoire.
Gabriel descendit plus bas, parcourant le ventre d'Élise de baisers. À la frontière de la jupe, il prit le temps de faire glisser la fermeture éclair et elle rejoignit la blouse et le soutien-gorge aux pieds d'Élise. Gabriel découvrit un joli string blanc, assorti au soutien-gorge, en dentelle et broderie. Élise frissonna lorsqu'il le caressa du bout des doigts. Puis sa langue et sa bouche le parcoururent avant de trouver le haut des cuisses, continuant sa descente jusqu'à la lisière des bas clairs. Alors il remonta, retrouva le sexe d'Élise, qui les yeux fermés, les mains sur sa tête, s'offrait à sa découverte.
Gabriel fit glisser le string jusqu'aux pieds d'Élise. Il découvrit une belle vulve entièrement épilée. Élise trembla légèrement et émit un léger gémissement quand il commença à la caresser. Il la parcourut du bout des doigts, sentant l'humidité naissante, la chaleur qui montait. Il remplaça ses doigts par sa langue puis posa doucement ses lèvres sur le haut de la vulve et, du bout de la langue, commença à rechercher le clitoris. Elle avait un goût exquis, il s'attarda là, faisant jouer sa langue sur le clitoris avec une lenteur qui laissait à Élise le temps de savourer chaque sensation.
Puis Gabriel descendit, passant sa langue entre les lèvres d'Élise. La langue de Gabriel s'insinua en elle, Élise gémit tandis que ses mains se crispaient sur sa tête. Il remonta doucement, s'attarda sur le clitoris, jouant de la langue sur toute la remontée. Gabriel commença alors à le titiller plus rapidement, alternant le rythme, l'abandonnant parfois pour la parcourir du bout de la langue. Les gémissements d'Élise indiquaient à Gabriel qu'elle appréciait, ce qui l'encouragea. Une main vint bientôt compléter sa bouche et les deux s'activèrent au diapason. Tandis que sa bouche et sa langue s'attardaient autour du clitoris, un doigt lui caressait les lèvres, passait entre elles, trouvait l'entrée et la pénétra.
Gabriel sentit qu'Élise était au bord de la jouissance. Elle le prévint mais il la garda en bouche, son doigt, rejoint par un second, s'activant en elle. La sentant se raidir, il poursuivit jusqu'à ce que son corps soit secoué par un violent orgasme tandis qu'elle poussait un gémissement de satisfaction qui semblait sortir du plus profond de son être. Gabriel remonta alors pour partager un tendre baiser, goûtant sur ses lèvres le résidu de son propre plaisir.
Élise se dégagea doucement et, sans un mot, le prit par la main et le guida jusqu'au lit. Gabriel s'y allongea et elle entreprit de le déshabiller doucement. Elle lui rendait la pareille en le couvrant de baisers et de coups de langue à chaque centimètre découvert. Une fois Gabriel entièrement nu, Élise s'installa à genoux entre ses jambes et entreprit une merveilleuse fellation. Sa bouche chaude et humide descendait et remontait sur son sexe avec une lenteur calculée qui le rendait fou. Puis sans prévenir, elle le lâcha et se retourna, offrant à Gabriel une vue imprenable sur son intimité. Dans un feulement presque suppliant, elle lui dit :
— Prends-moi.
Gabriel se redressa et se positionna à l'entrée du sexe d'Élise, bien lubrifié par la fellation. Il y entra doucement et s'y enfonça de toute sa longueur. Il y était bien, au chaud, comme s'il était fait pour lui. Il commença alors à aller et venir doucement d'abord, puis un peu plus vite, alternant les rythmes. Élise gémissait à chaque pénétration et émettait parfois un « Ho ! » lorsqu'il s'enfonçait un peu fort en elle. Gabriel redressa Élise jusqu'à ce que son dos soit contre lui et il reprit ses va-et-vient tandis qu'il pouvait caresser ses seins et son clitoris. Élise commença à bouger son bassin, allant au rythme de celui de Gabriel qui sentait la tension monter. Bientôt ils explosèrent dans un orgasme mutuel, leurs corps se cambrant l'un contre l'autre, leurs souffles se mêlant dans un râle commun.
Ils s'effondrèrent, fourbus de plaisir, leurs cœurs battant encore à tout rompre.
Lorsqu'ils se retrouvèrent plus tard enlacés, le silence n'était plus gênant. Il était apaisant. Élise avait posé sa tête contre son épaule. Gabriel caressait doucement ses cheveux. Il se sentait étrangement léger. Comme si, pendant quelques heures, il avait réussi à déposer le poids qu'il portait depuis la mort d'Ambre.
À l'intérieur, Gabrielle ressentait la même émotion. Mais elle comprenait désormais quelque chose d'important. Gabriel pouvait aimer quelqu'un sans que cela diminue ce qui existait entre eux. Elle murmura :
— Je suis contente pour toi.
Gabriel sourit.
— Merci.
Quelques jours plus tard, Gabrielle retrouva Thomas. Cette fois, elle avait choisi elle-même sa tenue avec un soin particulier. Elle portait une petite robe légère à motifs fleuris, une veste courte et quelques bijoux fins. Elle avait passé beaucoup de temps à choisir sa lingerie, comme elle le faisait désormais presque instinctivement. Elle avait longuement hésité avant de choisir un ensemble en satin agrémenté de motifs floraux en dentelle. Elle avait fixé ses bas au porte-jarretelles, chaussé ses escarpins à talons moyens puis elle avait souri devant le miroir.
Gabriel avait ri.
— Tu es devenue impossible.
— Peut-être.
Mais il savait que ce choix avait une signification. Gabrielle ne s'habillait plus pour jouer à être une femme. Elle s'habillait parce qu'elle aimait être Gabrielle.
Thomas lui ouvrit la porte. Son sourire apparut immédiatement.
— Tu es magnifique.
— Tu trouves ?
— Je n'ai aucun doute.
Elle entra. Ils parlèrent un moment, mais Thomas semblait préoccupé. Gabrielle finit par poser une main sur son bras.
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Rien.
— Thomas.
Il détourna les yeux.
— Tu m'as manqué.
Elle se rapprocha.
— Toi aussi.
Il l'embrassa. Ce baiser n'avait rien de la découverte de leur première rencontre. Il était chargé de tout ce qu'ils avaient vécu depuis, des nuits passées ensemble, des silences, des absences, des choses qu'ils ne s'étaient pas dites.
Gabrielle passa ses bras autour de lui. Thomas la serra contre lui. Elle sentit alors toute la tension qu'il retenait, cette rigidité dans ses épaules qui disait qu'il portait quelque chose de trop lourd.
— Tu peux me parler, murmura-t-elle.
— Je sais.
Mais il ne parla pas. Il l'embrassa encore. Gabrielle comprit qu'il cherchait, lui aussi, un refuge. Ils restèrent longtemps ainsi, sans chercher à résoudre leurs problèmes. Puis leur proximité devint plus intime. Gabrielle sentit Gabriel présent en elle. Mais cette fois, il ne dit rien. Il savait que ce moment appartenait à Gabrielle.
Elle se laissa aller à la tendresse de Thomas et à ses caresses. Ses mains sur ses fesses la rendaient folle et leur baiser se fit plus profond. Ils devaient évacuer la tension du moment, Gabrielle avait envie de Thomas, maintenant, tout de suite. Alors, elle déboutonna son pantalon, libéra son sexe, se retourna contre lui en relevant le bas de sa robe jusqu'à sentir son sexe entre ses fesses. Gabrielle fit quelques mouvements du bassin jusqu'à ce que le sexe de Thomas atteigne l'entrée de son sexe, juste protégé par la fine lanière de son string. Thomas la déplaça et, sans plus de barrière, il franchit le seuil.
Gabrielle poussa un petit gémissement de satisfaction et vint à sa rencontre jusqu'à ce qu'il soit au fond d'elle. Alors elle se sentit rassurée, comblée, pleine. Thomas commença à aller et venir fortement en elle, à chaque coup profond, ils avançaient de quelques pas sous la violence de l'impact. Gabrielle avait le ventre en feu et les sens en ébullition sous ces assauts. Ils butèrent bientôt sur le canapé et Gabrielle y tomba à genoux sans que le sexe de Thomas ne la quitte. L'attrapant fermement par les hanches, il entreprit de la pilonner, il bougeait comme pris d'une rage folle. Ses mains ramenaient et éloignaient les hanches de Gabrielle en rythme de ses assauts, les rendant plus rapides et plus profonds. La rage de Thomas se propagea à Gabrielle et ils la criaient autant qu'ils criaient leur plaisir.
Ils ne tinrent pas longtemps à cette cadence et ils furent rattrapés par un orgasme violent qui les propulsa, tremblants et essoufflés, dans le canapé.
Leur étreinte avait cette intensité particulière des personnes qui savent qu'elles risquent de se perdre mais qui veulent, pour quelques heures encore, croire que tout peut être simple. Gabrielle se blottit contre Thomas qui avait les yeux fermés. Elle passa doucement ses doigts dans ses cheveux.
— Tu me caches quelque chose.
Il ne répondit pas.
— Je le sais.
Après un long silence, il murmura :
— Oui.
Gabrielle sentit Gabriel se tendre intérieurement. Elle resta calme.
— Est-ce que ça concerne Vidal ?
Thomas ouvrit les yeux. Cette réaction suffit. Gabrielle comprit. Elle ne posa pas d'autre question, pas encore. Elle voulait préserver ce moment mais, au fond d'elle-même, elle savait que leur histoire venait de changer.
Lorsqu'elle rentra, Gabriel reprit peu à peu conscience du monde extérieur. Il resta silencieux. Gabrielle aussi. Puis il demanda :
— Tu l'aimes encore ?
— Oui.
— Malgré ce que tu sais ?
Elle réfléchit.
— Je ne sais pas encore ce que je sais.
Gabriel acquiesça.
— Et Élise ?
— Je l'aime aussi.
Un silence. Puis Gabrielle eut un petit rire.
— Voilà où nous en sommes.
— Deux histoires d'amour.
— Un seul corps.
Gabriel sourit.
— Et deux cœurs.
Cette fois, Gabrielle ne répondit pas. Elle regarda intérieurement les deux visages qui occupaient désormais leur vie : Élise et Thomas. L'une représentait peut-être une nouvelle chance pour Gabriel. L'autre était devenu à la fois son amour et le lien le plus dangereux avec l'enquête. Et quelque part entre les deux se trouvait une vérité qu'ils n'avaient toujours pas découverte.
Thomas savait quelque chose sur Vidal. Peut-être même sur Morel. Et peut-être savait-il également ce qui s'était réellement passé la nuit où Ambre était morte.
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