Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Marseille : l’accueil des sens — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Marseille : l’accueil des sens
Chapitre 3
Eusèbe se mit à tourner autour du beau mâle nu et totalement bandé. Il ne cacha pas son admiration. Son érection moulée dans son petit short l'exprimait majestueusement. Voyant le gland fuir à nouveau, il rigola :
— Eh bien mec ! On voit que tu aimes cela ! Tu n'arrêtes pas de mouiller !
— Je te renvoie le compliment ! C'est quoi cette tâche sur ton short ? Cette bosse indécente ?
— C'est la marque du plaisir que Marseille a de t'accueillir parmi nous ! Tu sais que je vais t'enculer ?
— J'y compte bien !
— Réponse franche ! J'aime cela !
— Tu aimeras encore plus me prendre… Avant que je ne m'occupe de ton fessier que j'espère être bien bronzé…
— Il est à ta disposition, beau pédé. Nous sommes généreux, nous les Marseillais !
Eusèbe s'avança pour se pencher et avaler à nouveau le bonbon dégoulinant. Il récolta le suc, suçota le gland et se redressa pour emboucher savoureusement son locataire. Alors que les langues, friponnes, se bagarraient, les doigts d'Eusèbe passèrent et repassèrent dans la raie d'Armand. Le jeunot gémit de plus belle tout en remuant et en écartant comme il pouvait ses fesses. Tel un héron sur une patte, il levait une jambe pour faciliter le cheminement inter-fessier.
Espiègle, Eusèbe prit tout son temps pour échauffer le sillon et faire hurler de désir l'anus en manque. Pendant ce temps le sexe raide d'Armand, secoué de spasmes, frappait contre le short. Etant de taille équivalente, le gland qui se remettait à ruisseler tapa contre son frère, au niveau de la tâche qui s'élargit encore.
Au milieu de leur baiser farouche, la gorge rauque d'Armand éructait des « prends-moi ! » étouffés entre les lèvres. Les yeux rieurs du Marseillais répondaient que cela allait venir, mais que la douce torture n'était pas encore terminée.
Armand se rebella en s'écartant pour arracher le débardeur de celui qui le faisait craquer. Il arrêta son geste en jetant des flammes admiratives devant le torse puissant et l'abondante pilosité du gars. Sa langue passa sur ses lèvres. Eusèbe sourit : le petit jeune resplendissait de plus en plus de son désir mâle !
Alors qu'il tentait de déboutonner le short, Eusèbe l'arrêta et le fit reculer contre la cloison. Il se colla contre lui, poitrine contre poitrine, et l'embrassa fougueusement. Peu lui importait que le sexe trempé tâche son ultime vêtement : il était déjà indécent.
Armand tenta à nouveau de déboutonner le short. Il stoppa d'un coup en sentant une main s'emparer de ses couilles lourdes et de les serrer.
— Pas de cela mon beau ! C'est moi qui fixe la règle du jeu ! Veux-tu que je les serre ?
— Non ! Sans façon !
— Te voilà redevenu raisonnable… Retourne-toi !
Aussitôt Armand se tourna vers la cloison et recula son fessier en écartant les jambes, prêt à encaisser toute forme de mitraille anale.
Eusèbe était aux anges. Le minot n'était plus du tout farouche ! Son corps suppliait qu'il s'occupe de lui !
— Regarde sur ta droite et sur ta gauche… Tu vois les deux patères au mur ?
— Oui. Celles-là ?
— Exactement. Ta mère aussi les avait repérées. Je l'entends encore dire que tout était bien pensé pour pouvoir suspendre tes manteaux… Elle avait raison sur un point : tout a été pensé. Mais pas pour suspendre des manteaux : on n'en a presque jamais besoin ici ! En revanche, vois-tu le grand miroir complètement sur ta droite et le plus petit au fond sur ta gauche ?
— Le vicelard… Oui… Je nous vois bien dedans… dit Armand en reculant davantage encore son bassin et en tournant la tête vers les miroirs judicieusement placés. Oui, je nous vois… Hummm…
— Et les patères, particulièrement solides, servent aux enculés à se tenir… Tu vas pouvoir t'accrocher, beau pédé, quand je vais butiner ton petit cul, et admirer en différents plans notre enculade !
— J'ai hâte !
— Mais d'abord te préparer !
Eusèbe s'accroupit sous le fessier pour immédiatement plonger son visage entre les fesses et déchainer sa langue contre la corolle anale. Armand réussit de justesse à attraper les deux patères et à se retenir tout en criant son indicible plaisir.
La langue le fourragea avec férocité, perçant l'œillet, assouplissant l'anus qui s'ouvrait de plus en plus, accompagnée par un gémissement puissant montant régulièrement dans les aigus.
Les mains refermées sur les fesses pour les pétrir autant que pour les ouvtir, Eusèbe se régalait. Ce petit cul était délicieux à dévorer ! Sa langue s'enfonçait de plus en plus, écrasant son nez entre les fesses, rendant difficile sa respiration. Mais le besoin de chair fraiche était le plus fort : il ne stoppa son anulingus qu'après de très longues minutes de plaisir intense pour chacun d'eux.
Aussitôt Eusèbe fit pivoter Armand pour avaler son sexe ruisselant de sperme et récolter son dû. Conscient que le jeunot était au bord de l'orgasme, il n'insista pas et se redressa pour retourner à nouveau le magnifique corps incandescent et enfoncer sans coup férir un majeur dans le conduit parfaitement assoupli.
Armand grogna lubriquement tout en se penchant vers le bas, offrant sa croupe à toutes les initiatives possibles. Le visage d'Eusèbe fondit dans son cou qu'il dévora avec les lèvres et la langue. Soumis, Armand s'abaissait de plus en plus.
Alors qu'il était quasiment à angle droit à sentir le doigt le coïter et le masser de l'intérieur, Eusèbe souffla à son oreille :
— Regarde la cloison devant toi… Vois-tu une grosse tâche sur la peinture ?
— Oui… Il y a de l'humidité ici ?
— Par cette chaleur ? Oui ! Cette chaleur corporelle ! Cette chaleur des sens ! De l'humidité, oui : toutes les giclées des mâles qui ont été enculé ici et qui ont joui en se faisant ramoner le cul ! Des dizaines et des dizaines de gars depuis trois ans que j'ai refait ce studio. Un spermodrôme ! Ce que tu as sous les yeux est un spermodrôme ! le spermodrôme du David du Prado ! Un mur en plâtre imbibé de semence mâle ! Défense absolue de nettoyer ! Je veux que, copulation après copulation, ce mur soit la marque des hommes qui jouissent ! As-tu compris ?
— Oh que oui !
— Tu vas offrir aujourd'hui ton premier présent à ce spermodrôme ! Une bandaison de crème aïllère ! Un aïoli debout qui, comme toute enculade, fait un peu mal au départ et beaucoup de bien ensuite. Es-tu prêt ?
— A me faire prendre là tous les jours pour asperger ce mur de tout mon sperme ? Oui !
— Tant mieux ! Mais pas tous les jours, vois-tu. Il faut partager les rôles… Si tu es un bon producteur et que cela dégouline, tu pourras lécher les coulures de ton sperme… Seul ou avec ton enculeur…
— Tu aimes cela, toi aussi ?
— Bien sûr ! Le « toi aussi » m'indique que tu es comme moi gourmand de sperme. Tant mieux. Je crois que nous allons parfaitement nous entendre !
— Une entente fellatoire et enculatoire, j'espère…
— C'est bien comme cela que je l'entendais… Entre autres plaisirs masculins…
A plusieurs reprises la langue d'Eusèbe était venue lubrifier le conduit que le doigt fourrageait toujours, accompagné d'un deuxième. L'anus s'élargissait encore. Armand regardait la tâche en se soumettant à la délicieuse préparation, gémissant à la fois du plaisir tactile et des incessants baisers sur sa peau trempée de sueur. Ils étaient tous deux en nage. Armand souhaita que cet instant dure à jamais.
Eusèbe acheva pourtant l'échauffement anal et ordonna au bougre de se retourner. Face à face, leur être rayonnaient de désir. Eusèbe ordonna :
— Mets ta main dans ma poche !
Sans comprendre ce que voulait son délicieux amant, Armand glissa une main dans une poche. Il n'y trouva rien d'autre que le délicieux contact d'un braquemart dur comme du bois. Et bien gluant… Il le caressa du bout des doigts avant d'essayer de le serrer. Eusèbe gloussa.
— L'autre poche, idiot !
Amusés, ils s'embrassèrent voluptueusement. Armand retira sa main. Avant qu'il ait pu contourner le corps d'Eusèbe, celui-ci s'agenouilla et dégusta son gland recouvert d'un succulent nappage séminal. Il se redressa trop vite au goût des deux pour écarter les bras et laisser l'étudiant replonger sa main dans l'autre poche. Non sans avoir offert ses lèvres que l'autre lécha avec gourmandise.
Armand trouva un étui dont la taille, la forme et la matière lui firent immédiatement s'écrier :
— Une capote ! Enfin !
— Pas du tout joli pédé ! Tâte d'abord avant de clamer ton espérance de puceau en manque de queue dans ton joli petit cul !
— Je ne suis pas puceau…
— Mais tu as besoin d'une queue dans ton petit cul de pédé, non ?
— Une bonne queue de pédé comme celle que je tripote du bout des doigts, oui ! Une queue qu'un pédé excité a besoin d'enfoncer entre mes belles fesses fragiles !
— T'inquiète ! Je vais y aller avec grâce ! Alors, qu'est-ce que c'est ?
— Du lubrifiant ? C'est tout mou dans l'étui.
— Bingo ! Du lubrifiant. Que tu vas étaler sur ma queue avant de la prendre dans ton petit cul. Tu sais que je vais te prendre à cru ? Sans capote, c'est meilleur, mais bien lubrifié.
— Sans capote ? Est-ce que c'est…
— Raisonnable ? Oui. Jouissif ? Encore plus. Je suis totalement clean. Pas d'inquiétude. Et je suis sous PrEP. Zéro risque. Et toi ? Avant que je ne t'encule, tu me confirme que tu es safe ?
— Je n'ai pas assez d'expérience pour ne pas l'être… Mais je préfère avec capote…
— Ne t'inquiète pas je te dis. J'ai enculé à peu près tous les mâles de l'immeuble, de l'immeuble dans lequel je vis comme toi et eux. Crois-tu que je prendrais le risque de transmettre une saloperie à un mec à côté de qui je vis ? Sans compter que je tiens à ce que mes locataires payent le loyer ! Je rigole… Rassure-toi, sous PrEP nous sommes tous clean. Je t'en fournirai. Tu verras. C'est simple, sans effet secondaire, et cela permet de forniquer aussi souvent qu'on le veut !
— Et qu'on le peut…
— Ici tu pourras ! Avec moi, avec les autres gars. Avec les petits copains que tu te feras parmi les étudiants. Tu es à croquer, tu sais ? Tu vas avoir beaucoup de succès ! C'est pour cela qu'il faut que je m'occupe en premier de tes petites fesses de pédé en manque ! Tu le sors cet étui ? Ou bien tu te contentes de caresser ma queue du bout des doigts ?
— Vu l'état dans lequel tu m'as mis…
— C'est l'accueil marseillais je te dis ! Allez, agenouille-toi et débarrasse-moi de ce short qui dégouline de sperme ! C'est entre tes fesses que ma semence doit s'étaler !
Avec des yeux lançant des flammes de désir, Armand s'exécuta. Il abaissa lentement le short de coton gris moulant et détrempé. En descendant, l'élastique de la ceinture fit pression sur le gland qu'il décalotta davantage. Le bonbon rose, presque ovale, était recouvert d'une épaisse semence exhalant son merveilleux parfum si masculin. Armand n'hésita pas une seconde avant de finir de baisser d'un coup le short et d'attraper entre ses lèvres le membre qui surgissait.
Ils grognèrent pareillement de plaisir. Le grognement d'Eusèbe devint gémissement aigu. Celui d'Armand resta le son grave d'une bête en rut qui tétait l'extrémité vitale.
Eusèbe eut le plus grand mal à extirper son sexe de la bouche affamée. Il se retrouva dos contre la cloison, haletant, le sexe vibrant encore de plaisir, seul, face à un Armand fixant la superbe nudité mâle de son amant. Il le trouva plus beau que jamais dans la faiblesse toute relative de l'homme qui s'écarte de la bataille pour reprendre des forces avant de s'y jeter à nouveau, avec une fougue qu'il espérait sans fin.
Aucune trace de bronzage. Un pubis glabre. Le marseillais n'était pas un hâbleur. Oui il bronzait nu pour hâler chaque partie de son anatomie, surtout celles que la société bien-pensante empêche de montrer ! Quelle aberration de cacher la plus sauvage des beautés naturelles !
Armand n'avait pas lâché l'étui de lubrifiant. Il l'ouvrit avec les dents, regardant farouchement ce dard qu'il voulait plus que jamais sentir en lui. Il voulut grogner bestialement, mais c'est un ronronnement grave qui sortit de sa gorge quand il s'approcha en marchant à quatre pattes, cambrant excessivement son dos. Eusèbe le trouva plus désirable que jamais. Il se promit alors de le prendre en levrette la prochaine fois. Il savait que, dans leur état de fébrilité absolue, ce serait gâcher que de le faire maintenant. La levrette n'a d'intérêt que comme point de départ d'une longue et farouche chevauchée !
Armand lécha les couilles rasées qui finirent de remonter pour se mettre à l'abri. Il enroula sa langue autour de la hampe avant de sucer gracieusement le membre érigé, comme pour le saluer, pour prêter un hommage vassalique d'homme libre à homme libre, mettre ses fesses et tout son corps à la disposition de ce magnifique phallus et de tout le corps de celui qu'il choisissait comme Maître de son plaisir.
La cérémonie d'hommage dura juste le temps nécessaire. Eusèbe posa ses deux mains sur les épaules nues et accepta l'augure. Il passa ses doigts en peigne dans la crinière de celui qu'il allait enculer sans réussir à chasser l'envie puissante de se laisser lui-même prendre par un aussi bel éphèbe.
Armand se redressa. Il se tinrent par la queue en s'embrassant avec une fougue tendre et sincère. Armand fit couler du gel dans sa paume et enveloppa l'éperon magnifique pour l'étaler consciencieusement. Il prit son temps, lèvres collées à celles de son cavalier, avant de faire couler du lubrifiant au bout de ses doigts qu'il enfourna avec une étonnante facilité dans son conduit rectal, son anus ayant décidé de capituler en s'ouvrant en grand. Etonné par la réaction de sa corolle anale, Armand se dit que, peut-être, l'anus répond spontanément aux stimuli de la libido. Il enfonça deux doigts en lui, heureux de constater qu'en plus de la raideur de son épieu actif il était un passif généreux avec ses amants. L'air ambiant de Marseille ?
Il écarta Eusèbe pour se replacer devant la cloison, empoigner les deux patères, écarter bien les jambes, reculer son bassin : jamais il ne s'était senti aussi prêt à être enculé !
Son regard se fixa sur les tâches imprégnées dans le mur. Oui il participerait à cette œuvre d'art contemporain ! Oui il jouirait là, imbibant le mur en plâtre de sa semence, la mélangeant à celle de tant d'autres enculés !
Tout à sa fierté d'être bientôt sodomisé par ce beau marseillais et de pouvoir éjaculer à cet endroit précis, il attendait l'intromission, sans réaliser que sa peau frémissait d'impatience.
Mais, diable, que pouvait faire Eusèbe si ce n'est admirer ce petit cul si rond et délectable, cet anus frétillant, cette soumission si parfaite ? L'œuvre sous ses yeux était si sublime qu'il ne pouvait pas être empressé ! Il avança ses bras pour caresser la douce peau velue. Les flancs, les épaules, le dos. Armand ronronnait de plus belle, se cambrait follement, reculait son fessier jusqu'au contact avec le dard.
Alors, dans une totale communion, Eusèbe avança son bassin, balaya le sillon charnu pour en prendre possession, pénétra la couronne anale, enfonça sans coup férir son sceptre dans le conduit qui l'aspirait.
Ils ne s'en rendirent pas compte mais ils crièrent d'un seul cœur le bonheur enfin atteint. Eusèbe pénétrait le nouveau territoire qui s'offrait à lui en laissant libre le passage au fur et à mesure de la poussée. La douleur de l'intromission se convertissait immédiatement en un puissant feu de sensations chaleureuses. Tous deux voulurent que cette pénétration, leur première, le vrai accueil de Marseille la sudiste pour ce minot nordiste, dure éternellement.
Les mains d'Eusèbe qui s'étaient accrochées aux hanches n'eurent bientôt plus besoin d'appui. L'une caressa alors le flanc alors que l'autre attrapait la crinière pour basculer la tête en arrière et avancer sa bouche vers celle, haletante et sonore, de l'enculé.
Quand leurs lèvres fondirent les unes contre les autres, Armand sentit le ventre glabre se coller à ses fesses replètes. Enfin le mâle était entièrement en lui, le possédant jusqu'à la la garde ! Ils étaient unis de la plus somptueuse des manières. Enculeur et enculé n'étaient plus qu'un, un seul corps ruisselant de sueur, un seul être à l'Olympe du plaisir.
Armand ouvrit les yeux et vit l'intensité du regard amant.
Ils s'embrassèrent avec une sauvagerie totale alors que le vit bien enfoncé demeurait statique. Pas les mains d'Eusèbe qui remontaient sous le corps enculé pour s'emparer des tétons et les maltraiter.
Armand geignit et susurra :
— Je suis tout à toi !
— Oui mon beau, tu es à moi comme je suis à toi ! Tu es une merveille ! Bienvenue à Marseille !
Tout en prononçant cette dernière phrase, Eusèbe s'était reculé avant de se réenfoncer d'un coup sec dans le cul illuminé, provoquant le claquement sourd, si agréable à écouter, de l'enculade.
C'en fut trop pour Armand qui, sans aucun contact manuel, explosa et se mit à asperger le mur d'un foultitude de répliques séminales toutes plus généreuses et puissantes les unes que les autres. Si Armand vivait tout entier son orgasme, Eusèbe, lui, eut la présence d'esprit de tourner la tête pour admirer dans le miroir la magnificence des éjaculations.
Des hommes, il en avait fait jouir plus d'un. Des orgasmes, il en avait regardé lubriquement plus d'un. Mais des extases aussi fastueux que celui-là, jamais il n'en avait encore admiré ! Le bel Armand était une beauté corporelle d'une absolue pureté, surtout quand de son sexe jaillissait sa semence destinée à être partagée ! Le bel amant était d'une générosité totale avec qui l'accouplement n'était pas qu'un acte animal, mais une représentation artistique de premier plan !
Il prit son temps pour s'émerveiller des dernières répliques, pour s'enthousiasmer de la grâce du corps qui se rendait, pour accompagner ce que l'homme a de plus intime à offrir.
Armand qui regardait vers le ciel en le louant de tant de bonheur finit par lentement abaisser sa tête pour voir ses dernières petites giclées presque timides, presque pudiques, presque enfantines. Ses yeux se figèrent sur les coulures le long de la cloison. Il sourit, altier, radieux, béat. Oui, il avait été digne du lieu, digne du phallus majestueux en lui, digne de l'accueil du marseillais. Tous ses sens mis en exergue par l'ambiance qu'avait su créer Eusèbe lui avait permis d'atteindre le Nirvana, et surtout de répondre bravement au défi qui lui avait été lancé.
Oui. Armand était fier de lui !
Oui. Eusèbe était totalement satisfait de lui !
Le regard plongé sur le mur n'avait pas échappé aux yeux inquisiteurs de l'enculeur. Il lisait dans les pensées du jeune mâle extasié. Il souriait. Il pouvait être satisfait : son jeune locataire, tout frais et naïf qu'il était, se révélait être bien au-delà de ses espérances.
Se sentant probablement observé, Armand tourna la tête vers le miroir dans lequel il croisa le regard de celui qui avait encore son dard tout entier enfoncé en lui. Ils se sourirent. Ils se comprirent. Eusèbe hocha la tête, tourna la tête vers le cou gracile, caressa une fois de plus la peau trempée de sueur qui exhalait un merveilleux parfum enrichi des effluves séminales, et se décida.
Il ne donna que trois coups de mitraille dans le cul rayonnant avant d'éjaculer en criant, répandant à son tour une abondante semence, mais dans la chair si belle et si pure. Armand encaissa en l'encourageant, fou de joie de se sentir pour la première fois ensemencé par un si beau mâle.
Le torse d'Eusèbe pivota lentement avant de reposer sur le dos qui le reçut solidement. Armand sentait le phallus frémir encore nerveusement entre ses fesses, les poumons en feu chercher de l'air contre sa peau, le murmure de bonheur qu'Eusèbe n'arrivait pas à contrôler qui sortait de sa gorge.
Oui, à nouveau Armand se sentit fier ! Fier de son éjaculation. Fier de son enculade. Fier d'avoir été fécondé d'aussi belle manière. Il se promit que dorénavant il ferait tout pour rendre la pareille aux hommes qu'il croiserait. Eusèbe en tête. « En tête à queue » pensa-t-il joyeusement.
Oui, Armand se sentit pour la première fois heureux d'être pédé, heureux de loger dans un immeuble de pédé, heureux de voir ses inhibitions glisser hors de son être comme son sperme glissait encore le long de la cloison qui n'arrivait pas à tout absorber.
Lentement Eusèbe décula. Le sperme se mit à s'écouler. Armand s'en inquiéta, ce qui fit rire davantage encore Eusèbe qui admirait la beauté de l'indignité consommée.
— Ne t'inquiète pas, tu es magnifique comme cela, mon foutre débordant de ton merveilleux petit cul !
— C'est ton sexe qui est merveilleux !
— Tu le prendras encore, sois-en certain ! En attendant, laisse-moi nettoyer le tien.
Eusèbe se pencha pour avaler le gland et le nettoyer en bouche des dernières traces séminales. Il constata avec joie que le sexe du jeunot avait à peine mollit. Cela promettait des nuits d'orgasmes multiples !
Il l'entraina dans la cabine de douche pour lui rincer les fesses en prenant bien soin de passer et repasser sa main partout. La gêne d'Armand se transforma vite en amusement. Cela l'amena à pousser son propriétaire au fond de la cabine et à le laver à son tour, pétrissant avec délectation sa chair alors qu'ils s'embrassaient allègrement.
Ils durent bien cesser leurs tendresses tactiles et se sécher vaguement. Eusèbe retourna vers la table où étaient posés les papiers.
— Voyons voir, il faut achever cet état des lieux ! Alors. Deux testicules. Où sont-ils ?
Eusèbe plongea sous Armand avant qu'il ne puisse réagir et lécha ses bourses avec passion. Après quelques minutes il se retrouva les fesses en l'air contre le sol quand Armand le repoussa pour aller lire l'état des lieu, penché sur la table, fesses écartées et reculées.
Eusèbe plongea sur elles, les écarta et se remit à lécher l'anus qu'il avait si bien envahi. Armand gémit et se laissa faire jusqu'au moment où il clama :
— Une queue ! Il y a une queue !
Il se retourna. Eusèbe avala son sexe et le pompa. Mais le locataire désapprouva en expliquant qu'il devait trouver une bonne queue bien dure dans le studio. Alors le propriétaire se releva et Armand put se pencher pour trouver ce qui ne figurait quand même pas sur l'état des lieux.
Ils s'amusèrent un bon moment en se suçant tout en faisant réellement le point. Enfin ils signèrent le document et chacun prit son exemplaire. Ils se regardèrent. Ils s'embrassèrent. Longuement.
Eusèbe se décida à ramasser ses vêtements et ses papiers pour s'approcher de la porte d'entrée.
— Tu ne vas pas repartir à poil ? s'exclama Armand, surpris et inquiet.
— Bien sûr que si ! Tu verras, des gars nus tu en verras quelques-uns dans cet immeuble. Les lesbiennes du deuxième ne s'en offusquent même pas. Alors, toi… Et il se peut que parfois tu tombes sur deux homos en train de se faire plaisir dans l'escalier…
— Hein ? Comment ?
— J'ai déjà assisté à des gâteries. A des enculades aussi. C'est normal ici. Pas de fausse pudeur. C'est un immeuble de…
— Pédés ! Je sais !
— Je vais donc confirmer à chacun que je ne me suis pas trompé sur ton compte. Ils seront d'une part rassurés, et d'autre part d'autant plus accueillants avec toi !
— Ah oui, mais je n'ai pas envie de me faire tout l'immeuble !
— Non mon beau ! Si tu le veux bien, tu restes encore à ma disposition, le temps que j'avance dans ton éducation marseillaise…
— Avec joie ! Cela me va !
— Alors installe-toi, je reviens en fin de journée. Tu m'enculeras ?
— Si c'est ce que tu veux !
— C'est ce que je veux. Et puis demain je te présenterai à mon grand-père.
— Ah ?
— Il est cool. Et il aime beaucoup les beaux gosses. A ce soir mon beau !
Armand regarda les belles fesses de son propriétaire disparaitre derrière la porte qui se refermait. Il resta un petit moment, nu, statique, au milieu de son studio, revivant avec émerveillement l'accueil si sensuel et si chaud de son loueur marseillais. Gay il l'était et le savait depuis longtemps. Les ébats entre hommes il les avait déjà découverts et appréciés. Mais une telle liberté corporelle, sexuelle, sensuelle, jamais il n'avait imaginé cela possible.
Son regard se posa sur la large tâche du mur en plâtre, sur les patères, sur les miroirs. Il sourit. C'était tout bonnement incroyable ! Il avait plongé avec délectation dans ce jeu sans tabou, s'offrant comme jamais à un homme qu'il avait désiré comme jamais. Jamais il n'avait autant eu envie, besoin, d'un phallus en lui. Jamais il n'avait ressenti d'aussi intenses sensations anales.
Il n'avait pas été si souvent sodomisé. Mais là il s'était senti en terrain connu, conquis. Conquis par le superbe corps d'un homme doux et viril. Était-ce cela la vie gay ? Tous les pédés étaient-ils comme Eusèbe ?
Il savait bien que non. Qu'il lui fallait être prudent, attentif, sélectif. Il savait que son petit corps fin attirerait les hommes en mal d'amours Grecs ou Phocéens. Mais Eusèbe l'avait baisé non comme un fantasme éphébique, mais pour ce qu'il était vraiment en tant qu'individu.
Tant de promesse dans cette ville, dans cet immeuble, dans ce studio ! Se retrouver, jeune homo timide dans une ville inconnue, hébergé dans un immeuble d'homos ! Quelle incroyable chance !
Il se sentit tout à coup prêt à toutes les audaces sexuelles. D'ailleurs son membre s'était redressé et imaginait les ébats les plus fous, avec Eusèbe, avec des hommes plus mûrs, en groupe…
Tout cela promettait !
Et surtout, il comptait bien accueillir cette chance de tout son être et de tout son corps !
Fin
— Eh bien mec ! On voit que tu aimes cela ! Tu n'arrêtes pas de mouiller !
— Je te renvoie le compliment ! C'est quoi cette tâche sur ton short ? Cette bosse indécente ?
— C'est la marque du plaisir que Marseille a de t'accueillir parmi nous ! Tu sais que je vais t'enculer ?
— J'y compte bien !
— Réponse franche ! J'aime cela !
— Tu aimeras encore plus me prendre… Avant que je ne m'occupe de ton fessier que j'espère être bien bronzé…
— Il est à ta disposition, beau pédé. Nous sommes généreux, nous les Marseillais !
Eusèbe s'avança pour se pencher et avaler à nouveau le bonbon dégoulinant. Il récolta le suc, suçota le gland et se redressa pour emboucher savoureusement son locataire. Alors que les langues, friponnes, se bagarraient, les doigts d'Eusèbe passèrent et repassèrent dans la raie d'Armand. Le jeunot gémit de plus belle tout en remuant et en écartant comme il pouvait ses fesses. Tel un héron sur une patte, il levait une jambe pour faciliter le cheminement inter-fessier.
Espiègle, Eusèbe prit tout son temps pour échauffer le sillon et faire hurler de désir l'anus en manque. Pendant ce temps le sexe raide d'Armand, secoué de spasmes, frappait contre le short. Etant de taille équivalente, le gland qui se remettait à ruisseler tapa contre son frère, au niveau de la tâche qui s'élargit encore.
Au milieu de leur baiser farouche, la gorge rauque d'Armand éructait des « prends-moi ! » étouffés entre les lèvres. Les yeux rieurs du Marseillais répondaient que cela allait venir, mais que la douce torture n'était pas encore terminée.
Armand se rebella en s'écartant pour arracher le débardeur de celui qui le faisait craquer. Il arrêta son geste en jetant des flammes admiratives devant le torse puissant et l'abondante pilosité du gars. Sa langue passa sur ses lèvres. Eusèbe sourit : le petit jeune resplendissait de plus en plus de son désir mâle !
Alors qu'il tentait de déboutonner le short, Eusèbe l'arrêta et le fit reculer contre la cloison. Il se colla contre lui, poitrine contre poitrine, et l'embrassa fougueusement. Peu lui importait que le sexe trempé tâche son ultime vêtement : il était déjà indécent.
Armand tenta à nouveau de déboutonner le short. Il stoppa d'un coup en sentant une main s'emparer de ses couilles lourdes et de les serrer.
— Pas de cela mon beau ! C'est moi qui fixe la règle du jeu ! Veux-tu que je les serre ?
— Non ! Sans façon !
— Te voilà redevenu raisonnable… Retourne-toi !
Aussitôt Armand se tourna vers la cloison et recula son fessier en écartant les jambes, prêt à encaisser toute forme de mitraille anale.
Eusèbe était aux anges. Le minot n'était plus du tout farouche ! Son corps suppliait qu'il s'occupe de lui !
— Regarde sur ta droite et sur ta gauche… Tu vois les deux patères au mur ?
— Oui. Celles-là ?
— Exactement. Ta mère aussi les avait repérées. Je l'entends encore dire que tout était bien pensé pour pouvoir suspendre tes manteaux… Elle avait raison sur un point : tout a été pensé. Mais pas pour suspendre des manteaux : on n'en a presque jamais besoin ici ! En revanche, vois-tu le grand miroir complètement sur ta droite et le plus petit au fond sur ta gauche ?
— Le vicelard… Oui… Je nous vois bien dedans… dit Armand en reculant davantage encore son bassin et en tournant la tête vers les miroirs judicieusement placés. Oui, je nous vois… Hummm…
— Et les patères, particulièrement solides, servent aux enculés à se tenir… Tu vas pouvoir t'accrocher, beau pédé, quand je vais butiner ton petit cul, et admirer en différents plans notre enculade !
— J'ai hâte !
— Mais d'abord te préparer !
Eusèbe s'accroupit sous le fessier pour immédiatement plonger son visage entre les fesses et déchainer sa langue contre la corolle anale. Armand réussit de justesse à attraper les deux patères et à se retenir tout en criant son indicible plaisir.
La langue le fourragea avec férocité, perçant l'œillet, assouplissant l'anus qui s'ouvrait de plus en plus, accompagnée par un gémissement puissant montant régulièrement dans les aigus.
Les mains refermées sur les fesses pour les pétrir autant que pour les ouvtir, Eusèbe se régalait. Ce petit cul était délicieux à dévorer ! Sa langue s'enfonçait de plus en plus, écrasant son nez entre les fesses, rendant difficile sa respiration. Mais le besoin de chair fraiche était le plus fort : il ne stoppa son anulingus qu'après de très longues minutes de plaisir intense pour chacun d'eux.
Aussitôt Eusèbe fit pivoter Armand pour avaler son sexe ruisselant de sperme et récolter son dû. Conscient que le jeunot était au bord de l'orgasme, il n'insista pas et se redressa pour retourner à nouveau le magnifique corps incandescent et enfoncer sans coup férir un majeur dans le conduit parfaitement assoupli.
Armand grogna lubriquement tout en se penchant vers le bas, offrant sa croupe à toutes les initiatives possibles. Le visage d'Eusèbe fondit dans son cou qu'il dévora avec les lèvres et la langue. Soumis, Armand s'abaissait de plus en plus.
Alors qu'il était quasiment à angle droit à sentir le doigt le coïter et le masser de l'intérieur, Eusèbe souffla à son oreille :
— Regarde la cloison devant toi… Vois-tu une grosse tâche sur la peinture ?
— Oui… Il y a de l'humidité ici ?
— Par cette chaleur ? Oui ! Cette chaleur corporelle ! Cette chaleur des sens ! De l'humidité, oui : toutes les giclées des mâles qui ont été enculé ici et qui ont joui en se faisant ramoner le cul ! Des dizaines et des dizaines de gars depuis trois ans que j'ai refait ce studio. Un spermodrôme ! Ce que tu as sous les yeux est un spermodrôme ! le spermodrôme du David du Prado ! Un mur en plâtre imbibé de semence mâle ! Défense absolue de nettoyer ! Je veux que, copulation après copulation, ce mur soit la marque des hommes qui jouissent ! As-tu compris ?
— Oh que oui !
— Tu vas offrir aujourd'hui ton premier présent à ce spermodrôme ! Une bandaison de crème aïllère ! Un aïoli debout qui, comme toute enculade, fait un peu mal au départ et beaucoup de bien ensuite. Es-tu prêt ?
— A me faire prendre là tous les jours pour asperger ce mur de tout mon sperme ? Oui !
— Tant mieux ! Mais pas tous les jours, vois-tu. Il faut partager les rôles… Si tu es un bon producteur et que cela dégouline, tu pourras lécher les coulures de ton sperme… Seul ou avec ton enculeur…
— Tu aimes cela, toi aussi ?
— Bien sûr ! Le « toi aussi » m'indique que tu es comme moi gourmand de sperme. Tant mieux. Je crois que nous allons parfaitement nous entendre !
— Une entente fellatoire et enculatoire, j'espère…
— C'est bien comme cela que je l'entendais… Entre autres plaisirs masculins…
A plusieurs reprises la langue d'Eusèbe était venue lubrifier le conduit que le doigt fourrageait toujours, accompagné d'un deuxième. L'anus s'élargissait encore. Armand regardait la tâche en se soumettant à la délicieuse préparation, gémissant à la fois du plaisir tactile et des incessants baisers sur sa peau trempée de sueur. Ils étaient tous deux en nage. Armand souhaita que cet instant dure à jamais.
Eusèbe acheva pourtant l'échauffement anal et ordonna au bougre de se retourner. Face à face, leur être rayonnaient de désir. Eusèbe ordonna :
— Mets ta main dans ma poche !
Sans comprendre ce que voulait son délicieux amant, Armand glissa une main dans une poche. Il n'y trouva rien d'autre que le délicieux contact d'un braquemart dur comme du bois. Et bien gluant… Il le caressa du bout des doigts avant d'essayer de le serrer. Eusèbe gloussa.
— L'autre poche, idiot !
Amusés, ils s'embrassèrent voluptueusement. Armand retira sa main. Avant qu'il ait pu contourner le corps d'Eusèbe, celui-ci s'agenouilla et dégusta son gland recouvert d'un succulent nappage séminal. Il se redressa trop vite au goût des deux pour écarter les bras et laisser l'étudiant replonger sa main dans l'autre poche. Non sans avoir offert ses lèvres que l'autre lécha avec gourmandise.
Armand trouva un étui dont la taille, la forme et la matière lui firent immédiatement s'écrier :
— Une capote ! Enfin !
— Pas du tout joli pédé ! Tâte d'abord avant de clamer ton espérance de puceau en manque de queue dans ton joli petit cul !
— Je ne suis pas puceau…
— Mais tu as besoin d'une queue dans ton petit cul de pédé, non ?
— Une bonne queue de pédé comme celle que je tripote du bout des doigts, oui ! Une queue qu'un pédé excité a besoin d'enfoncer entre mes belles fesses fragiles !
— T'inquiète ! Je vais y aller avec grâce ! Alors, qu'est-ce que c'est ?
— Du lubrifiant ? C'est tout mou dans l'étui.
— Bingo ! Du lubrifiant. Que tu vas étaler sur ma queue avant de la prendre dans ton petit cul. Tu sais que je vais te prendre à cru ? Sans capote, c'est meilleur, mais bien lubrifié.
— Sans capote ? Est-ce que c'est…
— Raisonnable ? Oui. Jouissif ? Encore plus. Je suis totalement clean. Pas d'inquiétude. Et je suis sous PrEP. Zéro risque. Et toi ? Avant que je ne t'encule, tu me confirme que tu es safe ?
— Je n'ai pas assez d'expérience pour ne pas l'être… Mais je préfère avec capote…
— Ne t'inquiète pas je te dis. J'ai enculé à peu près tous les mâles de l'immeuble, de l'immeuble dans lequel je vis comme toi et eux. Crois-tu que je prendrais le risque de transmettre une saloperie à un mec à côté de qui je vis ? Sans compter que je tiens à ce que mes locataires payent le loyer ! Je rigole… Rassure-toi, sous PrEP nous sommes tous clean. Je t'en fournirai. Tu verras. C'est simple, sans effet secondaire, et cela permet de forniquer aussi souvent qu'on le veut !
— Et qu'on le peut…
— Ici tu pourras ! Avec moi, avec les autres gars. Avec les petits copains que tu te feras parmi les étudiants. Tu es à croquer, tu sais ? Tu vas avoir beaucoup de succès ! C'est pour cela qu'il faut que je m'occupe en premier de tes petites fesses de pédé en manque ! Tu le sors cet étui ? Ou bien tu te contentes de caresser ma queue du bout des doigts ?
— Vu l'état dans lequel tu m'as mis…
— C'est l'accueil marseillais je te dis ! Allez, agenouille-toi et débarrasse-moi de ce short qui dégouline de sperme ! C'est entre tes fesses que ma semence doit s'étaler !
Avec des yeux lançant des flammes de désir, Armand s'exécuta. Il abaissa lentement le short de coton gris moulant et détrempé. En descendant, l'élastique de la ceinture fit pression sur le gland qu'il décalotta davantage. Le bonbon rose, presque ovale, était recouvert d'une épaisse semence exhalant son merveilleux parfum si masculin. Armand n'hésita pas une seconde avant de finir de baisser d'un coup le short et d'attraper entre ses lèvres le membre qui surgissait.
Ils grognèrent pareillement de plaisir. Le grognement d'Eusèbe devint gémissement aigu. Celui d'Armand resta le son grave d'une bête en rut qui tétait l'extrémité vitale.
Eusèbe eut le plus grand mal à extirper son sexe de la bouche affamée. Il se retrouva dos contre la cloison, haletant, le sexe vibrant encore de plaisir, seul, face à un Armand fixant la superbe nudité mâle de son amant. Il le trouva plus beau que jamais dans la faiblesse toute relative de l'homme qui s'écarte de la bataille pour reprendre des forces avant de s'y jeter à nouveau, avec une fougue qu'il espérait sans fin.
Aucune trace de bronzage. Un pubis glabre. Le marseillais n'était pas un hâbleur. Oui il bronzait nu pour hâler chaque partie de son anatomie, surtout celles que la société bien-pensante empêche de montrer ! Quelle aberration de cacher la plus sauvage des beautés naturelles !
Armand n'avait pas lâché l'étui de lubrifiant. Il l'ouvrit avec les dents, regardant farouchement ce dard qu'il voulait plus que jamais sentir en lui. Il voulut grogner bestialement, mais c'est un ronronnement grave qui sortit de sa gorge quand il s'approcha en marchant à quatre pattes, cambrant excessivement son dos. Eusèbe le trouva plus désirable que jamais. Il se promit alors de le prendre en levrette la prochaine fois. Il savait que, dans leur état de fébrilité absolue, ce serait gâcher que de le faire maintenant. La levrette n'a d'intérêt que comme point de départ d'une longue et farouche chevauchée !
Armand lécha les couilles rasées qui finirent de remonter pour se mettre à l'abri. Il enroula sa langue autour de la hampe avant de sucer gracieusement le membre érigé, comme pour le saluer, pour prêter un hommage vassalique d'homme libre à homme libre, mettre ses fesses et tout son corps à la disposition de ce magnifique phallus et de tout le corps de celui qu'il choisissait comme Maître de son plaisir.
La cérémonie d'hommage dura juste le temps nécessaire. Eusèbe posa ses deux mains sur les épaules nues et accepta l'augure. Il passa ses doigts en peigne dans la crinière de celui qu'il allait enculer sans réussir à chasser l'envie puissante de se laisser lui-même prendre par un aussi bel éphèbe.
Armand se redressa. Il se tinrent par la queue en s'embrassant avec une fougue tendre et sincère. Armand fit couler du gel dans sa paume et enveloppa l'éperon magnifique pour l'étaler consciencieusement. Il prit son temps, lèvres collées à celles de son cavalier, avant de faire couler du lubrifiant au bout de ses doigts qu'il enfourna avec une étonnante facilité dans son conduit rectal, son anus ayant décidé de capituler en s'ouvrant en grand. Etonné par la réaction de sa corolle anale, Armand se dit que, peut-être, l'anus répond spontanément aux stimuli de la libido. Il enfonça deux doigts en lui, heureux de constater qu'en plus de la raideur de son épieu actif il était un passif généreux avec ses amants. L'air ambiant de Marseille ?
Il écarta Eusèbe pour se replacer devant la cloison, empoigner les deux patères, écarter bien les jambes, reculer son bassin : jamais il ne s'était senti aussi prêt à être enculé !
Son regard se fixa sur les tâches imprégnées dans le mur. Oui il participerait à cette œuvre d'art contemporain ! Oui il jouirait là, imbibant le mur en plâtre de sa semence, la mélangeant à celle de tant d'autres enculés !
Tout à sa fierté d'être bientôt sodomisé par ce beau marseillais et de pouvoir éjaculer à cet endroit précis, il attendait l'intromission, sans réaliser que sa peau frémissait d'impatience.
Mais, diable, que pouvait faire Eusèbe si ce n'est admirer ce petit cul si rond et délectable, cet anus frétillant, cette soumission si parfaite ? L'œuvre sous ses yeux était si sublime qu'il ne pouvait pas être empressé ! Il avança ses bras pour caresser la douce peau velue. Les flancs, les épaules, le dos. Armand ronronnait de plus belle, se cambrait follement, reculait son fessier jusqu'au contact avec le dard.
Alors, dans une totale communion, Eusèbe avança son bassin, balaya le sillon charnu pour en prendre possession, pénétra la couronne anale, enfonça sans coup férir son sceptre dans le conduit qui l'aspirait.
Ils ne s'en rendirent pas compte mais ils crièrent d'un seul cœur le bonheur enfin atteint. Eusèbe pénétrait le nouveau territoire qui s'offrait à lui en laissant libre le passage au fur et à mesure de la poussée. La douleur de l'intromission se convertissait immédiatement en un puissant feu de sensations chaleureuses. Tous deux voulurent que cette pénétration, leur première, le vrai accueil de Marseille la sudiste pour ce minot nordiste, dure éternellement.
Les mains d'Eusèbe qui s'étaient accrochées aux hanches n'eurent bientôt plus besoin d'appui. L'une caressa alors le flanc alors que l'autre attrapait la crinière pour basculer la tête en arrière et avancer sa bouche vers celle, haletante et sonore, de l'enculé.
Quand leurs lèvres fondirent les unes contre les autres, Armand sentit le ventre glabre se coller à ses fesses replètes. Enfin le mâle était entièrement en lui, le possédant jusqu'à la la garde ! Ils étaient unis de la plus somptueuse des manières. Enculeur et enculé n'étaient plus qu'un, un seul corps ruisselant de sueur, un seul être à l'Olympe du plaisir.
Armand ouvrit les yeux et vit l'intensité du regard amant.
Ils s'embrassèrent avec une sauvagerie totale alors que le vit bien enfoncé demeurait statique. Pas les mains d'Eusèbe qui remontaient sous le corps enculé pour s'emparer des tétons et les maltraiter.
Armand geignit et susurra :
— Je suis tout à toi !
— Oui mon beau, tu es à moi comme je suis à toi ! Tu es une merveille ! Bienvenue à Marseille !
Tout en prononçant cette dernière phrase, Eusèbe s'était reculé avant de se réenfoncer d'un coup sec dans le cul illuminé, provoquant le claquement sourd, si agréable à écouter, de l'enculade.
C'en fut trop pour Armand qui, sans aucun contact manuel, explosa et se mit à asperger le mur d'un foultitude de répliques séminales toutes plus généreuses et puissantes les unes que les autres. Si Armand vivait tout entier son orgasme, Eusèbe, lui, eut la présence d'esprit de tourner la tête pour admirer dans le miroir la magnificence des éjaculations.
Des hommes, il en avait fait jouir plus d'un. Des orgasmes, il en avait regardé lubriquement plus d'un. Mais des extases aussi fastueux que celui-là, jamais il n'en avait encore admiré ! Le bel Armand était une beauté corporelle d'une absolue pureté, surtout quand de son sexe jaillissait sa semence destinée à être partagée ! Le bel amant était d'une générosité totale avec qui l'accouplement n'était pas qu'un acte animal, mais une représentation artistique de premier plan !
Il prit son temps pour s'émerveiller des dernières répliques, pour s'enthousiasmer de la grâce du corps qui se rendait, pour accompagner ce que l'homme a de plus intime à offrir.
Armand qui regardait vers le ciel en le louant de tant de bonheur finit par lentement abaisser sa tête pour voir ses dernières petites giclées presque timides, presque pudiques, presque enfantines. Ses yeux se figèrent sur les coulures le long de la cloison. Il sourit, altier, radieux, béat. Oui, il avait été digne du lieu, digne du phallus majestueux en lui, digne de l'accueil du marseillais. Tous ses sens mis en exergue par l'ambiance qu'avait su créer Eusèbe lui avait permis d'atteindre le Nirvana, et surtout de répondre bravement au défi qui lui avait été lancé.
Oui. Armand était fier de lui !
Oui. Eusèbe était totalement satisfait de lui !
Le regard plongé sur le mur n'avait pas échappé aux yeux inquisiteurs de l'enculeur. Il lisait dans les pensées du jeune mâle extasié. Il souriait. Il pouvait être satisfait : son jeune locataire, tout frais et naïf qu'il était, se révélait être bien au-delà de ses espérances.
Se sentant probablement observé, Armand tourna la tête vers le miroir dans lequel il croisa le regard de celui qui avait encore son dard tout entier enfoncé en lui. Ils se sourirent. Ils se comprirent. Eusèbe hocha la tête, tourna la tête vers le cou gracile, caressa une fois de plus la peau trempée de sueur qui exhalait un merveilleux parfum enrichi des effluves séminales, et se décida.
Il ne donna que trois coups de mitraille dans le cul rayonnant avant d'éjaculer en criant, répandant à son tour une abondante semence, mais dans la chair si belle et si pure. Armand encaissa en l'encourageant, fou de joie de se sentir pour la première fois ensemencé par un si beau mâle.
Le torse d'Eusèbe pivota lentement avant de reposer sur le dos qui le reçut solidement. Armand sentait le phallus frémir encore nerveusement entre ses fesses, les poumons en feu chercher de l'air contre sa peau, le murmure de bonheur qu'Eusèbe n'arrivait pas à contrôler qui sortait de sa gorge.
Oui, à nouveau Armand se sentit fier ! Fier de son éjaculation. Fier de son enculade. Fier d'avoir été fécondé d'aussi belle manière. Il se promit que dorénavant il ferait tout pour rendre la pareille aux hommes qu'il croiserait. Eusèbe en tête. « En tête à queue » pensa-t-il joyeusement.
Oui, Armand se sentit pour la première fois heureux d'être pédé, heureux de loger dans un immeuble de pédé, heureux de voir ses inhibitions glisser hors de son être comme son sperme glissait encore le long de la cloison qui n'arrivait pas à tout absorber.
Lentement Eusèbe décula. Le sperme se mit à s'écouler. Armand s'en inquiéta, ce qui fit rire davantage encore Eusèbe qui admirait la beauté de l'indignité consommée.
— Ne t'inquiète pas, tu es magnifique comme cela, mon foutre débordant de ton merveilleux petit cul !
— C'est ton sexe qui est merveilleux !
— Tu le prendras encore, sois-en certain ! En attendant, laisse-moi nettoyer le tien.
Eusèbe se pencha pour avaler le gland et le nettoyer en bouche des dernières traces séminales. Il constata avec joie que le sexe du jeunot avait à peine mollit. Cela promettait des nuits d'orgasmes multiples !
Il l'entraina dans la cabine de douche pour lui rincer les fesses en prenant bien soin de passer et repasser sa main partout. La gêne d'Armand se transforma vite en amusement. Cela l'amena à pousser son propriétaire au fond de la cabine et à le laver à son tour, pétrissant avec délectation sa chair alors qu'ils s'embrassaient allègrement.
Ils durent bien cesser leurs tendresses tactiles et se sécher vaguement. Eusèbe retourna vers la table où étaient posés les papiers.
— Voyons voir, il faut achever cet état des lieux ! Alors. Deux testicules. Où sont-ils ?
Eusèbe plongea sous Armand avant qu'il ne puisse réagir et lécha ses bourses avec passion. Après quelques minutes il se retrouva les fesses en l'air contre le sol quand Armand le repoussa pour aller lire l'état des lieu, penché sur la table, fesses écartées et reculées.
Eusèbe plongea sur elles, les écarta et se remit à lécher l'anus qu'il avait si bien envahi. Armand gémit et se laissa faire jusqu'au moment où il clama :
— Une queue ! Il y a une queue !
Il se retourna. Eusèbe avala son sexe et le pompa. Mais le locataire désapprouva en expliquant qu'il devait trouver une bonne queue bien dure dans le studio. Alors le propriétaire se releva et Armand put se pencher pour trouver ce qui ne figurait quand même pas sur l'état des lieux.
Ils s'amusèrent un bon moment en se suçant tout en faisant réellement le point. Enfin ils signèrent le document et chacun prit son exemplaire. Ils se regardèrent. Ils s'embrassèrent. Longuement.
Eusèbe se décida à ramasser ses vêtements et ses papiers pour s'approcher de la porte d'entrée.
— Tu ne vas pas repartir à poil ? s'exclama Armand, surpris et inquiet.
— Bien sûr que si ! Tu verras, des gars nus tu en verras quelques-uns dans cet immeuble. Les lesbiennes du deuxième ne s'en offusquent même pas. Alors, toi… Et il se peut que parfois tu tombes sur deux homos en train de se faire plaisir dans l'escalier…
— Hein ? Comment ?
— J'ai déjà assisté à des gâteries. A des enculades aussi. C'est normal ici. Pas de fausse pudeur. C'est un immeuble de…
— Pédés ! Je sais !
— Je vais donc confirmer à chacun que je ne me suis pas trompé sur ton compte. Ils seront d'une part rassurés, et d'autre part d'autant plus accueillants avec toi !
— Ah oui, mais je n'ai pas envie de me faire tout l'immeuble !
— Non mon beau ! Si tu le veux bien, tu restes encore à ma disposition, le temps que j'avance dans ton éducation marseillaise…
— Avec joie ! Cela me va !
— Alors installe-toi, je reviens en fin de journée. Tu m'enculeras ?
— Si c'est ce que tu veux !
— C'est ce que je veux. Et puis demain je te présenterai à mon grand-père.
— Ah ?
— Il est cool. Et il aime beaucoup les beaux gosses. A ce soir mon beau !
Armand regarda les belles fesses de son propriétaire disparaitre derrière la porte qui se refermait. Il resta un petit moment, nu, statique, au milieu de son studio, revivant avec émerveillement l'accueil si sensuel et si chaud de son loueur marseillais. Gay il l'était et le savait depuis longtemps. Les ébats entre hommes il les avait déjà découverts et appréciés. Mais une telle liberté corporelle, sexuelle, sensuelle, jamais il n'avait imaginé cela possible.
Son regard se posa sur la large tâche du mur en plâtre, sur les patères, sur les miroirs. Il sourit. C'était tout bonnement incroyable ! Il avait plongé avec délectation dans ce jeu sans tabou, s'offrant comme jamais à un homme qu'il avait désiré comme jamais. Jamais il n'avait autant eu envie, besoin, d'un phallus en lui. Jamais il n'avait ressenti d'aussi intenses sensations anales.
Il n'avait pas été si souvent sodomisé. Mais là il s'était senti en terrain connu, conquis. Conquis par le superbe corps d'un homme doux et viril. Était-ce cela la vie gay ? Tous les pédés étaient-ils comme Eusèbe ?
Il savait bien que non. Qu'il lui fallait être prudent, attentif, sélectif. Il savait que son petit corps fin attirerait les hommes en mal d'amours Grecs ou Phocéens. Mais Eusèbe l'avait baisé non comme un fantasme éphébique, mais pour ce qu'il était vraiment en tant qu'individu.
Tant de promesse dans cette ville, dans cet immeuble, dans ce studio ! Se retrouver, jeune homo timide dans une ville inconnue, hébergé dans un immeuble d'homos ! Quelle incroyable chance !
Il se sentit tout à coup prêt à toutes les audaces sexuelles. D'ailleurs son membre s'était redressé et imaginait les ébats les plus fous, avec Eusèbe, avec des hommes plus mûrs, en groupe…
Tout cela promettait !
Et surtout, il comptait bien accueillir cette chance de tout son être et de tout son corps !
Fin
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