Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'hôtellerie — Chapitre 6 · Surprise
Auteur
L'hôtellerie
Chapitre 6 · Surprise
Après mon temps libre et ma découverte des dorures parisiennes. Je rentre à l'hôtel.
Métro, réception, clé, ascenseur et enfin la chambre pour un repos bien mérité avant la soirée du personnel.
Je referme la porte derrière moi sans un bruit. La chambre baigne dans une pénombre ambrée, les lumières de Paris filtrent entre les rideaux et dessinent des bandes dorées sur les murs.
Et là, surprise....
Sur le lit, il dort, nu, étendu sur le ventre dans les draps blancs, un bras replié sous l'oreiller, la peau mate dans cette lumière de fin de journée.
Je reste immobile un long moment.
Il ne reste que la ligne de ses épaules, la courbe de ses reins, le creux de sa nuque où retombent quelques mèches sombres.
Je m'approche et m'assieds au bord du matelas. Ma paume se pose au bas de son dos, à plat, et je la laisse là un instant pour sentir sa chaleur. Puis elle remonte, très lentement, le long de sa colonne, vertèbre après vertèbre, jusqu'à la base de sa nuque. Il frissonne. Sa peau se couvre d'un léger grain sous mes doigts, et un soupir lui échappe avant même qu'il ouvre les yeux.
Ses paupières battent, puis se soulèvent, voilées de sommeil.
— Je voulais te faire une surprise… je me suis endormi, murmure-t-il, la voix encore lourde.
Je me penche et laisse mes lèvres effleurer son oreille.
— C'est une très bonne surprise.
Il sourit contre l'oreiller. Je me redresse, et sous son regard qui s'éveille, je défais ma cravate, la laisse glisser sur le sol. Les boutons de ma chemise cèdent un à un, puis la ceinture, le tissu qui tombe. Il s'est retourné sur le flanc pour me regarder, la tête dans la main. Ses yeux descendent sur ma poitrine, mon ventre, et s'attardent, sans pudeur, avec cette lenteur gourmande qui me fait sourire.
— Viens, dit-il simplement.
Je le rejoins. Le lit s'enfonce sous mon poids, et il m'attire contre lui. Nos torses se rencontrent, peau contre peau, la chaleur de l'un dans l'autre, nos jambes qui s'emmêlent. Je sens son cœur battre contre le mien. Il passe une main dans ma nuque, me tire vers lui, et nous nous embrassons.
C'est un baiser lent, profond, qui a le goût de toute la journée passée loin l'un de l'autre. Ma main descend le long de son flanc, épouse la ligne de sa hanche, remonte. Il se cambre légèrement sous ma paume, et ce simple mouvement m'arrache un souffle.
Je roule sur lui, le surplombe, et je descends. Mes lèvres tracent un chemin dans son cou, sur sa clavicule, sur la pointe de son épaule, là où sa peau est la plus douce. Il enfouit ses doigts dans mes cheveux, murmure mon prénom, comme une prière. Je prends mon temps, découvrant à nouveau chaque détail de lui, la cicatrice minuscule sous la côte, la ligne de poils fins qui descend de son nombril, la façon dont son ventre se creuse quand je souffle sur sa peau.
Je suis sur lui, je sens son membre de plus en plus dur contre mes fesses. Je m'enfonce sur lui.
Je gémis. Sa grosse queue me comble. Je la fais glisser en moi. Je la sens palpitante en moi.
Il me retourne d'un geste soudain, riant, et c'est à son tour de me couvrir de baisers et de donner des coups de rein. Il maîtrise sa bite.
Ses mains sont larges, assurées, elles me parcourent comme s'il voulait me réapprendre. Je ferme les yeux, me laisse porter, le souffle de plus en plus court. Il y a dans nos gestes un mélange d'impatience et de tendresse, cette envie de tout dévorer et celle de faire durer.
Nos corps trouvent leur rythme, un va-et-vient de caresses, de bouches, de souffles mêlés, de mots chuchotés à moitié dans le noir. Les draps glissent, la lumière de la ville danse sur nos peaux moites. À un moment, il plonge son regard dans le mien, et je n'ai plus besoin de rien d'autre que de le sentir en moi.
La nuit se resserre autour de nous, brûlante, et nous nous perdons l'un dans l'autre, sans retenue, jusqu'à ce que plus rien n'existe que lui, que nous.
Nous finissons par jouir ensemble, lui dans mon cul et moi sur son ventre. Nous restons enlacés, le souffle apaisé, les cœurs qui ralentissent. Il est allongé contre mon flanc, la tête sur ma poitrine, un doigt qui trace des cercles paresseux sur mon ventre, dans mon foutre encore chaud. Je caresse ses cheveux humides.
— Alors, cette journée ? me demande-t-il.
— Pleine de surprises...
— Pleine de surprises...
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