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Couverture de L'hôtellerie, par Paula.abdul
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'hôtellerie — Chapitre 5 · Sous les dorures

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Paula.abdul
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L'hôtellerie

Chapitre 5 · Sous les dorures

Quelques mois plus tard
Quelques mois avaient passé depuis cette nuit improbable à Marseille.
J'avais repris mon quotidien à l'hôtel, entre les plannings, les arrivées tardives, les réclamations et les petits-déjeuners à contrôler. Mon histoire avec le jeune homme de Bellevue suivait son cours, discrète, faite de retrouvailles et de messages échangés à des heures improbables.
Quant au politicien, je n'avais plus eu de nouvelles de lui.
Jusqu'à ce déplacement professionnel à Paris.
Notre groupe hôtelier organisait une réunion avec plusieurs directeurs d'établissement. Une journée de présentations, de chiffres et de stratégies commerciales, suivie d'un après-midi libre. Après des heures passées à parler de taux d'occupation et de rentabilité, j'avais décidé de profiter du soleil parisien.
Je flânais rue du Bac, dans ce quartier où les façades élégantes et les bâtiments ministériels semblaient appartenir à un autre monde que celui de mon hôtel marseillais.
Une grande voiture sombre s'arrêta devant une imposante porte cochère en bois.
Un homme en descendit.
Je le reconnus immédiatement.
Le candidat.
Enfin, le candidat d'autrefois : sa carrière avait manifestement pris un tournant, et son allure n'avait plus rien du jeune homme venu discuter dans une chambre d'hôtel à quatre heures du matin.
Il me reconnut lui aussi.
Un sourire discret, un signe de la main, puis il disparut derrière la lourde porte gardée par des fonctionnaires de police.
Je poursuivis ma promenade, amusé par cette coïncidence.
À peine une minute plus tard, un jeune homme en costume impeccable sortit du bâtiment et s'approcha de moi.
— Monsieur M. ?
— Oui ?
Il me tendit un petit papier plié.
Quelques mots y étaient inscrits :
« Suivez mon assistant. »
Je relevai les yeux, surpris.
Le jeune homme m'indiqua une porte latérale.
— Si vous voulez bien me suivre, monsieur.
Ma curiosité l'emporta.
Nous traversâmes un magnifique jardin à la française, puis empruntâmes un passage discret, loin de l'entrée principale. À l'intérieur, un escalier de bois grinçait sous nos pas. Nous montâmes jusqu'à un palier où mon guide s'arrêta devant une grande porte.
Il frappa.
— Entrez, monsieur M.
Je poussai la porte.
Et je découvris un bureau spectaculaire : plafond orné de dorures, boiseries anciennes, lourdes tentures et mobilier d'époque Louis XIV. Le genre de pièce où l'on imaginait les décisions importantes se prendre à voix basse, loin des regards.
Il se tenait debout derrière son immense bureau, le dos tourné vers moi.
— Alors, lança-t-il, ça vous change de Marseille-Belle-de-Mai et de Bellevue, n'est-ce pas ? Vous appréciez Paris ?
Je souris.
— C'est certain que les tours de la cité sont assez différentes de ce décor. Mais je dois vous avouer que Marseille me paraît parfois beaucoup plus accueillante que ces bureaux dorés.
Il eut un petit rire.
— Toujours aussi franc, monsieur le directeur adjoint.
Il retira lentement sa veste et la posa sur le dossier d'un fauteuil.
— Et moi, je manque à tous mes devoirs d'accueil.
Il se débarrassa de ses chaussures, desserra sa cravate et se retourna enfin.
Son regard avait conservé cette même malice que j'avais découverte dans la chambre.
— Après tout, vous avez fait le déplacement. Il serait regrettable que vous repartiez sans avoir reçu un accueil digne de ce nom.
Je m'approchai de lui.
— Et quel accueil aviez-vous prévu, monsieur le ministre ?
Il esquissa un sourire.
— J'espérais que vous me le diriez.
Je m'arrêtai devant lui. Pendant quelques secondes, nous nous observâmes en silence. Je repensai à notre première rencontre, aux circonstances étranges qui nous avaient rapprochés et à la manière dont il avait découvert mon secret sans jamais chercher à me juger.
— Vous avez toujours eu le goût des mises en scène, remarquai-je.
— C'est presque une compétence professionnelle.
Je ris.
Il posa une main sur ma nuque et m'embrassa. Je répondis à son baiser, surpris par l'intensité de ce moment après tant de mois sans nous voir.
Le personnage public avait disparu. Il ne restait que l'homme, avec ses envies, ses contradictions et cette curiosité qui semblait ne jamais le quitter.
Je le repoussai doucement pour le regarder.
— Vous m'avez fait venir ici uniquement pour ça ?
— Non, répondit-il. Je vous ai fait venir parce que je voulais vous revoir. Le reste dépend de nous.
Cette réponse me plut davantage que je ne voulais l'admettre.
Je lui souris, puis l'attirai de nouveau vers moi.
Défis sa ceinture, descendis son pantalon et découvris un jockstrap qui entourait son cul où un plug était logé.
— Monsieur le ministre, vous attendiez quelqu'un ?
— Toujours être prévoyant en politique, monsieur M., me répondit-il.
Il se pencha sur son bureau, le cul en évidence.
— "Alors Paris, Paris, on t'encule", c'est de la tchatche marseillaise ?
J'ouvris ma braguette, sortis ma bite déjà gonflée de plaisir.
Je retirai le plug du jeune ministre et le pénétrai d'un coup.
— Votre cul est plus accueillant que votre ville.
Je le baisai de longues minutes sur son bureau.
Il gémit, je sens son cul se contracter sur ma bite.
— Alors monsieur le ministre, on a joui ?
— Je viens de signer des décrets de façon originale, me répondit-il.
Je continuai de le baiser jusqu'à ce que mon jus aille au fond de lui.
Je me suis retiré, remis ma bite dans mon pantalon.
Je laissai le ministre les fesses à l'air sur son bureau et des documents souillés de son jus encore chaud.
Je remis ma chemise en ordre et ajustai ma veste devant un miroir.
— Vous savez, monsieur le ministre, dis-je en récupérant mes affaires, je crois que je vais sortir par la grande porte.
Il leva un sourcil.
— Ah oui ?
— Bien sûr. Après un accueil pareil, je pense l'avoir mérité.
Il éclata de rire.
— Vous n'avez décidément peur de rien.
— Je dirige un hôtel à Marseille. Vous n'imaginez pas ce que cela demande comme sang-froid.
Il se leva et vint me raccompagner jusqu'à la porte.
Avant que je parte, il glissa une carte dans ma main.
— Si jamais vous repassez à Paris.
Je la regardai, puis relevai les yeux vers lui.
— Vous savez que je ne suis pas un de vos collaborateurs.
— Heureusement, répondit-il. Vous êtes beaucoup plus difficile à gérer.
Je souris, rangeai la carte dans ma poche et franchis le seuil.
Cette fois, je traversai les couloirs sans me presser, redescendis l'escalier ancien et ressortis par la grande porte cochère.
Le soleil éclairait toujours la rue du Bac. Les touristes passaient, les voitures circulaient et personne ne pouvait deviner ce qui venait de se dérouler derrière ces murs.
Je repris ma promenade parisienne avec un sourire que j'avais du mal à dissimuler.
À Marseille, j'avais appris à ne pas me fier aux apparences.
À Paris, je venais de découvrir que même les hommes les plus puissants pouvaient avoir leurs petits secrets.
Et je commençais sérieusement à me demander lequel de nous trois — le ministre, mon habitué de Bellevue ou moi-même — allait provoquer le prochain rebondissement.
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Chapitre 6 · Surprise
Après une journée libre à découvrir les dorures de Paris, le narrateur regagne enfin son hôtel, pressé de savourer un repos bien mérité. Mais la chambre n'est pas tout à fait vide : sur le lit, quelqu'un dort, baigné de la lumière de la ville qui filtre entre les rideaux. Qui a ainsi investi les draps blancs, et que cherche-t-il à faire naître dans ce silence troublant ? Une chose est sûre : la soirée du personnel attendra.
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